Plot: Bella est la patiente d'Edward et ils fantasment l'un sur l'autre depuis des années mais tout change le jour où Bella se décide à mettre le grappin sur Edward et elle obtiendra plus que ce qu'elle voulait. **Langage cru et lemon poussés. Vous êtes prévenus!**
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Ch 2 :Accident de douche
BPOV
Je suis en train de prendre ma douche. Evidemment, je n'arrête pas de penser à Edward. Cela fait une semaine que nous avons eu cette " consultation" et je ne l'ai pas revu depuis ni appelé. Ne me blâmez pas, c'est pareil pour lui. Je n'ai littéralement eu aucune nouvelle de lui, à mon grand dam. Je me demande ce qu'il pense. C'était quoi pour lui, du sexe? Seulement ça? Un instant, je suis toute chaude et rougissante en pensant à lui et l'instant d'après, j'ai envie de pleurer. Je donnerais tout pour être télépathe. Et le pire, c'est que je ne sais pas d'où vient ce stylo rose! Ca me tracasse à un point tel que ça me coupe tous mes rêves. Bigre! Avec ça, j'ai encore utilisé toute l'eau chaude. C'est ma mère, Renée qui va encore criser.
La radio est en train de fonctionner à fond dans la salle de bain pendant que je passe un dernier coup de jet d'eau pour éliminer le savon. Tiens, ils passent ma chanson préférée.
* The Who : Won't get fooled *
Mes oreilles se dressent façon Tex Avery et mes mini-mois se déhanchent frénétiquement sur la musique. Elles m'entraînent avec elles et nous entamons une ronde improvisée dans la cabine de douche. Si, si, c'est possible quand on a un beau-père qui est joueur de baseball professionnel et qui donc gagne assez de sous pour payer une salle de bain aussi grande que le salon. Vive les douches spas!
Vilaine Bella chante à tue-tête alors que Gentille Bella bouge ses hanches de façon provocante en imaginant Edward avec elle dans la douche pleine de vapeur et qui sent bon la fraise. Rien de tel pour se mettre dans l'humeur sexuelle.
Zzip.
Mince, ils ont osé couper la chanson avant la fin. Ils sont payés pour quoi à la radio? Ca les tuerait de laisser arriver la chanson à leur fin? Je suis énervée. Ils m'ont interrompu en pleine danse érotico-sensuelle avec mon Edward. Désolée, Eddie, tu pourras reposer tes douces et larges mains sur mes hanches plus tard, si tu te décides à m'appeler et je me réserve le droit de poser ma tête sur son beau torse musclé en compensation de l'attente que tu me fais vivre, homme cruellement sexy.
Bon, il est temps que je sorte d'ici, je recommence à avoir froid. Mes bras se couvrent déjà de chair de poule et si j'attends encore, mes dents claqueront à m'en faire décrocher la mâchoire. J'enroule une serviette autour de moi et en pensant à mon prochain plan pour approcher Edward pour discrètement savoir ce qu'il peut bien penser de moi ou d'un nous, soyons folles, je remarque trop tard que j'ai oublié de remettre le tapis de douche à la sortie de la cabine et forcément, avec mon sens inexistant de l'équilibre légendaire, je me retrouve affalée par terre après m'être cogné la tête sur la porte. J'ai juste eu le temps d'entendre un gros BOUM et de pousser un énorme juron avant de m'écrouler.
Je rouvre les yeux; je n'y crois pas, je me suis évanouie! Purée, c'est la première fois que ça m'arrive. Tiens, c'est marrant, le sol est bien confortable maintenant. Pas du tout froid, au contraire, c'est chaud et moelleux. Je commence à ne plus voir flou et là, deux gros yeux sont en train de me fixer. Enfin, ils ne sont pas gros mais ils sont drôlement près de mon visage. Je dois avoir pris un sacré coup sur la caboche car ma mère a son visage tout distordu.
« Maman? »
« Chérie, tu m'as fait peur! J'ai bien cru que tu n'allais pas te réveiller! »
Renée est la première à flipper quand elle entend un coup de tonnerre mais franchement! Comme si on pouvait mourir en tombant dans la douche! Au pire, on se cache une jambe, la belle affaire!
« Maman, c'est bon. Il y a eu plus de peur que de mal, tu vois? »
« Tu plaisantes? J'étais en bas quand j'ai entendu cet énorme grondement et tu aurais dû t'entendre, ma fille! Pire qu'un charretier! Heureusement que tu as encore oublié de fermer la porte de la salle de bain, sinon, j'aurais été obligée de faire venir les pompiers. »
« Ah non! Pas ça! Pas pour un truc aussi insignifiant! »
« Un truc insignifiant qui t'a fait rester dans les vapes pendant dix minutes! Maintenant, arrête de discuter et tu vas laisser le Docteur Cullen t'examiner. J'ai dû l'appeler en urgence pour venir ici tellement j'ai eu peur alors fais-moi plaisir, veux-tu? »
Quand elle dit "veux-tu", ça veut dire que c'est un ordre et que je ne peux pas répliquer. Oui, le "veux-tu" est contradictoire. Je me masse les tempes, éberluée.
Oh my god, dix minutes??? Comment j'ai fait pour m'évanouir comme ça? Dix minutes, c'est encore plus long que quand j'ai glissé sur une peau de banane en CP. Oui, je sais, c'est cliché mais n'empêche, ça fait drôlement mal. A la fin, j'ai quand même été récompensée parce que Carlisle m'a donné une sucette pour me féliciter de mon courage. Bon d'accord, j'ai maintenant 20 ans mais les sucettes, je n'y résiste pas. Peut-être que cette fois encore, il m'en donnera une? C'est bizarre mais j'ai l'impression persistante que j'ai oublié quelque chose, mais quoi?
J'entends des pas venir vers moi alors que je me tiens la tête entre les deux bras. C'est ce que je fais toujours pour réfléchir. Alice en rit toujours parce que ça donne l'impression que je souffre mais ça marche pour moi alors pourquoi changer? Mais qu'est-ce que j'ai bien pu zapper? Telle est la question.
« Bella, tu vas bien? Tu as mal quelque part? »
Tiens, c'est bizarre. C'est pas la voix de Carlisle, ça. Elle est grave et de velours aussi mais celle-là est nettement plus attractive. Oh là là, une flopée entière de petits papillons est en train de pousser dans mon ventre et pourquoi j'ai la tête qui tourne maintenant? Oh non, ça tourne, ça tourne, j'ai l'impression d'être à la foire. Je lève les yeux, enfin, j'essaye. Je fais face à une jungle. En tout cas, c'est tout comme. Des magnifiques yeux vert émeraude dans lesquels je me noie. Réponds, bon sang. Gentille Bella prend les rennes en attendant que Vilaine Bella arrête de voir des étoiles dans les yeux.
« Manège! »
A chaque fois qu'elle a la situation en mains, celle-là, faut toujours qu'elle sorte des bêtises en rougissant comme une lycéenne. Je ne comprends pas: à quoi ont servi ces cours de théâtre que j'ai pris pour vaincre ma timidité? Je suis frustrée après moi-même.
Pendant que je rumine et maudis mon sort, j'entends vaguement ma mère et nous nous retrouvons tout seuls. Il tâte mon front et ses yeux ne quittent jamais les miens. Et là, BAM, comme une seule vague, ça me revient. Ses iris verts, ses mains qui font réagir mon corps au quart de tour, ce regard inquiétant et profond… Oh-my-god. Edward. Edward dans la salle de bain avec moi. Bon, il est habillé mais je ferai avec. Oh… Attendez… C'est moi qui suis toute nue, non?
« AAAH! »
Ne cherchez pas si on a tué un cochon. C'est moi qui viens de pousser un cri strident. Je suis sûre que ça a dû alerter les chiens du quartier. Je me lève abruptement. Un éclair me traverse et je reperds l'équilibre. Je suis sûre qu'au moment de me concevoir, Charlie ou Renée ou les deux, quelqu'un a dû tomber en plein paroxysme. C'est pas possible d'être à ce point gauche, c'est rageant. Je m'attends à rentrer, encore, durement en contact avec le sol mais rien ne vient. Je suis carrément en train de flotter dans les airs! Youpi, je lévite! A moi les millions! Avant ça, je dois me débarrasser de ma migraine infernale et c'est bizarre mais mon pied droit me fait atrocement souffrir aussi. Shit! C'est râpé pour mon jogging.
« Bella? »
Je n'ai pas envie d'ouvrir les yeux, sinon, je risque d'atterrir. Profitons-en tant que je peux encore voler, ça risque de disparaître. Quelque part au fond de moi, Gentille Bella et Vilaine Bella dansent la gigue en chantant joyeusement. Ca a des avantages finalement, de tomber sur la tête. Ca ouvre les capacités du cerveau. Si ça a marché pour John Smith, pourquoi pas moi?
« Oui? »
« Regarde-moi. »
Comment vous voulez résister à un tel ton? Je fonds complètement et je lui obéis.
« Oh. »
Je suis déçue. Envolés les millions, retour à Forks. Banale et insignifiante petite ville. Mais…
« Maman? »
Est-ce que j'arriverai un jour à former des phrases entières avec Edward? Sujet, verbe, complément? Parce que là, c'est fort de café quand même entre "manège", mon cri de surprise, "oui" et "maman", ça ne va pas très loin.
« Je l'ai envoyé te chercher des glaçons et une compresse. »
Et mes habits? Je ne vais pas rester nue toute la journée quand même. Même avec ma serviette, j'ai froid, moi! Et en même temps, étant dans ses bras comme un bébé, je suis comblée. Ce n'est pas exactement ce que j'imaginais quelques minutes avant en dansant, mais c'est mieux parce que c'est la réalité.
Nous restons dans notre contemplation visuelle pendant un long moment avant que ma mère ne revienne bruyamment.
« C'est bon, je les ai! Qu'est-ce que je peux faire, Docteur Cullen? »
Si j'avais été sur mes pieds, j'aurais sursauté mais lui, je ne sais pas comment il fait, son visage est impénétrable.
« Guidez-moi à la chambre de Bella, il semble que sa cheville soit tordue en plus de sa bosse. Elle a failli tomber en se relevant. »
Mince alors, je ne m'en étais pas rendue compte. Je comprends maintenant pourquoi j'ai eu cet éclair.
« Je comprends maintenant (tiens, elle lit dans mes pensées?) pourquoi j'ai entendu ma fille crier! »
Ah non, finalement, elle a tout faux. Elle ose rire?! Mère indigne! Elle sera privée de dîner ce soir, pour la peine. Non mais! Je vais lui apprendre, moi, à se moquer de son unique enfant! Je croise les bras et lui montre que je suis blessée. Dans tous les sens du terme. Elle hausse les épaules et ouvre le chemin. Ce faisant, tout le long de ma promenade improvisée, je ne peux m'empêcher d'admirer le visage fin et délicat d'Edward et ses bras forts qui me soutiennent comme si j'étais une plume. J'ai tout chaud maintenant. J'ai envie de l'embrasser.
EPOV
Je ne l'ai pas appelée depuis la semaine dernière. J'avais peur de sa réaction, peur qu'elle regrette cette journée et ça m'aurait brisé le cœur car moi, j'étais extatique. Lorsque nous nous sommes quittés, Bella a jeté un coup d'œil sur les écrans qui se trouvent sur le côté de mon bureau et elle a ri joyeusement. J'aime le son de sa voix de crécelle, c'est un petit soleil pour éclairer mes journées monotones et j'en ai bien besoin en ce moment. Je ne sais pas ce qui leur arrive mais les patients sont de plus en plus exigeants et, il faut bien le dire, cons. Je ne sais pas ce qui me retient de les frapper pour leur mettre du plomb dans la cervelle. Un coup, c'est une mère qui veut que je fasse la morale à son fils, l'autre coup, c'est le vieux solitaire qui veut juste parler et se sentir moins seul. D'accord, j'ai prêté le serment d'Hippocrate pour aider les gens mais ça ne veut pas dire que je veux qu'ils me déchargent toute leur misère dessus! Je suis médecin, pas un surhomme, moi!
Et puis voilà, depuis la semaine dernière, je n'arrive plus du tout à travailler sur mon bureau. Les images n'arrêtent pas d'affluer et ça me perturbe.
Je suis surpris en pleine consultation par la sonnerie de mon téléphone. Pas le professionnel, parce que ça arrive souvent mais le personnel. Là, ca veut dire que c'est grave et urgent. Numéro inconnu. Au moins, ça veut dire que c'est pas ma famille. Quoique, maintenant, ils ont Carlisle s'il arrivait quelque chose. Je décroche.
« Docteur, il faut que vous veniez vite! Maintenant! Ma fille… douche…. Tombée…. Bosse…. Evanouie… Ne sais plus quoi faire…. Oh mon Dieu…. Morte…. Phil…. Ambulances…. »
Tout va trop vite pour moi: comment peut-on parler autant en si peu de temps? La dame qui me tient au téléphone me donne le tournis avec ses élucubrations. Visiblement, elle est en pleine crise de panique.
« Attendez, je ne comprends rien à ce que vous dites. Parlez clairement, je vous prie. »
« Docteur, c'est Bella, elle… »
Bella? Ma Bella? Oh non! Qu'est-ce qui a bien pu lui arriver?
« J'arrive, je serai là dans cinq minutes. »
Je raccroche et commence à enfiler mon manteau. Madame Mallory est là, les yeux ronds.
« Et moi alors? »
« Je ne suis pas pompier. Appelez-les pour s'occuper de votre chat. Il ne risque pas de descendre comme ça de votre arbre!»
Je sais, j'ai été dur mais ça fait des mois qu'elle vient pour me parler de "son minou dont il faut que je m'occupe impérativement." Je ne suis pas celui qui devrait faire la morale mais Sexy Eddie n'apparaît que dans certains moments, avec certaines personnes et ce n'est sûrement pas Lauren Mallory qui va le faire venir comme ça. Elle n'est pas Bella.
Je suis sûr que je vais me prendre une amende pour excès de vitesse. Franchement, pourquoi donner la possibilité aux voitures d'atteindre 110 km par heure en une seconde si on ne peut pas en profiter? Ils sont contradictoires, ces parlementaires!
Trois minutes chrono! Je suis fort, j'ai battu mon record. Je ne compte pas la minute que j'ai perdue quand j'ai renversé ce puma, il n'avait rien à faire au milieu de la route! Je ne sonne même pas à la porte et j'entre directement. Renée est là, en train de faire une crise d'hystérie dans tous les sens.
« Renée? »
Elle se précipite dans mes bras et s'agrippe à mon col.
« Docteur! Elle est au premier, dans la salle de bain. AAAH, j'ai oublié de la rejoindre! »
Elle me lâche et là, elle court, non, elle vole vers l'étage, en me laissant sur place, sidéré. Je n'ai rien compris à ce qu'il se passe. Je regarde mon poignet, si je retourne au cabinet, j'aurais encore une heure à passer à supporter les patients. Bon, après ça, je prends ma journée. En attendant, qu'est-ce que je fais? Après une ou deux minutes à faire semblant de réfléchir – en fait, c'est tout décidé. Je veux la revoir. – je suis la direction de Renée. J'arrive sur le pas de la porte. Ca embaume la fraise, comme Bella. Je ne peux me retenir de humer intensément son odeur. Je n'y peux rien, pour moi, la fraise est synonyme de Bella.
Je constate tout de suite qu'une énorme bosse s'est formée sur son crâne et ça m'inquiète: elle a dû se faire énormément mal et j'ai peur qu'un caillot de sang ne vienne compliquer les choses. Je prends note mentalement de lui faire passer des radios pour en être sûr.
« Ah, enfin, Docteur (elle est culottée, celle-là, c'est elle qui ma planté comme un clou), vous voilà. Qu'est-ce qu'il faut faire? Elle est encore assommée. »
C'est ce que je vois. Elle n'a même pas compris que j'étais là. Je l'entends confusément grogner et divaguer.
« Carlisle…. Sucette…. Bobo… »
A quoi elle pense? En même temps que je me pose cette question, Dr Cul' se dresse tout seul. Quand je dis qu'il est facile. Tout ça pour le mot "sucette"! Pfff… Bella est vraiment la seule femme qui peut transformer des mots innocents en aphrodisiaques. Et puis quelque chose m'interpelle. Bella… nue… serviette…trempée… Sexy Eddie en prend pour son grade. Si Renée n'était pas là, il se serait carrément jeté sur Bella. Bon, je n'ai qu'à l'envoyer ailleurs.
« Renée, allez chercher des glaçons et une compresse. Je m'occupe de votre fille.»
Je tente de dissimuler ma voix rauque et je rougis comme un collégien. Il y a de quoi: je me trouve dans une salle de bain qui sent la fraise à saturation avec une Bella à ma merci et complètement nue et trempée, avec ça, vous pensez vraiment que je peux rester de marbre?
J'ai de la chance, Renée nous laisse et je reprends mes esprits. Je suis là comme professionnel, pas comme l'amant de Bella.
« Bella, tu vas bien? Tu as mal quelque part? »
Elle semble désorientée.
« Manège! »
Je suis perdu. Je ne comprends rien à ce qu'elle dit. Elle doit tenir ça de sa mère.
« AAAH! »
Pourquoi elle a crié comme ça? Elle se relève et esquisse un pas en direction de la porte. Son pied flanche et elle se retrouve dans mes bras. Elle garde ses yeux fermés et peu à peu, son visage se détend. Elle jubile. Qu'est-ce qui se passe dans sa petite tête?
« Bella? »
« Oui? »
« Regarde-moi. »
Sexy Eddie a parlé, appâté par la rougeur de ses joues et par son sourire adorable. Normal Eddie est parti se terrer dans un coin en attendant que Sexy Eddie arrête de lui pincer les bras. Il n'aime pas être malmené et en même temps, il ne peut pas s'empêcher de l'admirer pour la confiance qu'il a en lui.
« Oh. »
Et pouf, Normal Eddie revient botter en touche Sexy Eddie. Pourquoi elle a l'air si déçu? Je la lâche tout de suite, si c'est ça, moi. Je suis vexé, tiens.
« Maman? »
Non, c'est pas moi. J'essaye de deviner le sens de sa question.
« Je l'ai envoyé te chercher des glaçons et une compresse. »
Je me perds dans ses prunelles délicieusement chocolat. Moi qui adore le sucré! Nous ne parlons plus. Le silence se fait mais je me sens bien avec elle. Je n'ai pas envie de partir et elle ne fait aucun geste pour se dégager de mes bras. J'ai envie de l'embrasser passionnément et de lui montrer qu'elle m'a manqué.
« C'est bon, je les ai! Qu'est-ce que je peux faire, Docteur Cullen? »
Je ne l'ai pas entendue revenir. Je ne peux m'empêcher de gronder intérieurement. Je n'aime pas être dérangé lorsque je suis avec Bella. Même si c'est sa mère.
« Guidez-moi à la chambre de Bella, il semble que sa cheville soit tordue en plus de sa bosse. Elle a failli tomber en se relevant. »
Sexy Eddie applaudit Normal Eddie. Futé, le petit! Je n'écoute pas les babillages de Renée lorsque je la suis. Toute mon attention est reportée sur Bella dont la température de son corps est anormalement élevée. J'espère qu'elle n'a pas de fièvre. Je n'ose pas la regarder. Si je le fais, je sais que je serai incapable de contenir Sexy Eddie plus longtemps.
Enfin, nous arrivons. Renée s'excuse vaguement de devoir nous laisser car elle doit s'absenter.
« Phil m'attend et nous devons dîner en ville. Vous avez mon numéro si vous avez besoin de quelque chose. »
C'est drôle, sa panique est vite partie et je me sens comme une babysitter. Je l'écoute patiemment, en fait, je fais semblant de le faire, débiter ses recommandations et pouf, elle n'est plus là. Je pose Bella sur son lit et me retourne vers la porte. Où est-ce qu'elle a posé ses glaçons et la compresse? J'aurais dû faire attention à regarder s'il y avait une armoire à pharmacie dans la salle de bain. Je jette un coup d'œil vers Bella. Elle m'observe les yeux grands ouverts. Un vrai regard charmeur mais je dois résister. Je dois m'occuper de sa cheville. En trois aller-retour entre sa chambre, le couloir et la salle de bain, j'ai bandé sa cheville déjà gonflée et pansé sa bosse. Bon, ce n'est pas très esthétique mais j'ai fait avec ce que j'avais. D'ailleurs, je ne comprends pas pourquoi l'armoire à pharmacie était remplie de gâteaux. Ca sent le régime à plein nez, ça. Peu importe, après avoir appelé Angéla, ma secrétaire pour lui faire prendre rendez-vous à la clinique de mon frère, Jasper, pour Bella, je suis déjà rasséréné et je sais qu'il faut qu'on ait cette discussion car sinon, je ne serais pas tranquille.
« Pourquoi tu ne m'as pas appelée? »
Je sursaute, je ne m'attendais pas à ce qu'elle en prenne l'initiative. A quoi je m'attendais? A ce qu'elle me saute dans les bras? Ses yeux flamboient, je sens que Bella est en colère. Va falloir que je rattrape le coup et bien. Normal Eddie, à toi! Sexy Eddie file lâchement le flambeau et part se cacher loin des cris.
« Je suis désolé, Bella. J'avais peur de ta réaction.»
J'ai été trop franc. Elle baisse sa tête et je jurerais qu'elle est prête à pleurer, ça me brise le cœur.
« Pourquoi? T'avais peur que je te re-saute dessus? Que je me jette sur toi avec aucune honte et que je te déshabille en te suppliant de me prendre sauvagement? »
Nooon! Sexy Eddie est en train de revenir en force et il est prêt à la prendre au mot. Reprends-toi, bon sang!
« Non, au contraire. J'avais peur que tu regrettes ce qu'il s'est passé et de t'entendre me dire que tu allais changer de médecin à cause de moi. »
Pendant un instant, je suis sûr qu'elle va me crier dessus ou exploser de rage. Puis, très vite, son rougissement cramoisi s'atténue et elle sourit timidement. Cette femme-là, je me demande si elle n'est pas lunatique. Elle se lève et clopin-clopant, se précipite vers moi et m'enserre la taille de ses deux bras avant de m'embrasser en riant.
« Idiot, Edward. Bien sûr que je vais changer de médecin et bien sûr, c'est parce que tu es en cause, mais je ne regrette rien de rien. Je veux te revoir, moi.»
Elle m'embrasse mais j'essaye quand même de ne pas perdre la tête. Je veux comprendre.
« Donc tu veux changer de médecin (*kiss*)… à cause de moi (*kiss*…hum, ses lèvres)… mais tu veux me voir? Je ne pige pas.»
« T'es sûr que t'es médecin, Edward. »
Je sais qu'elle se moque gentiment mais je suis totalement dans le flou. Je fronce les sourcils. Je crois que je boude mais je suis tellement vexé que je m'en fiche complètement. Sa petite bouche tentatrice butine sur mon visage grognon.
« Edward, regarde-moi dans les yeux. »
Malgré moi, je m'exécute. Impossible de rester en colère quand un tel ange vous fixe comme ça avec un sourire aux lèvres rien que pour vous.
« Tu es le mieux placé pour savoir qu'en tant que médecin, tu as une déontologie à respecter et que tu ne peux pas fréquenter une patiente, non? »
Si. Je n'y avais pas pensé. J'ai envie de me frapper la tête tellement je peux être idiot quelquefois. Lentement, alors que l'idée que je pourrai la voir en public, l'emmener dîner aux chandelles et lui tenir la main s'ancre en moi, je sens mon visage et mes joues se contracter. Ca y est, je souris comme un bêta et je réponds avec ferveur à ses baisers. Je la soulève et la porte vers le lit. Je ne vais quand même pas oublier sa pauvre cheville. Je dois prendre soin de ma Bella.
BPOV
Sa langue se fait douce. Il m'embrasse d'une autre manière que la dernière fois; il est tendre et sensuel. Si je me faisais confiance, je croirais presque déceler de l'amour dans ses actes.
De l'amour??? C'est grave là, je commence à prendre mes rêves pour la réalité. Je suis bonne à me faire soigner mais si c'est Edward qui s'en charge, ce serait parfait!
Un feu ardent prend naissance au creux de mes reins, dans ma poitrine, entre mes cuisses, partout où il pose ses mains. J'ai envie de plus. Je deviens folle de désir. Sans que je ne puisse contrôler les sons qui sortent de ma bouche rebelle, je perçois très vite des gémissements. Punaise, c'est moi qui fais ça? Je rougis entre deux baisers passionnés. J'ai honte.
« Non, ne te retiens pas. Je veux t'entendre. »
Qui suis-je pour lui refuser ce plaisir? Gentille Bella a parlé trop tard parce que Vilaine Bella n'a pas attendu qu'elle accepte pour s'exécuter docilement. Des fois, elle me fait même penser à un chaton. C'est limite si je ne m'attends pas à la voir, roulée sur le dos, les pattes en l'air, miaulant pour avoir des caresses sur le ventre.
Sa voix rauque me sort de mes tergiversations. Je le sens butiner chaque parcelle de mon cou et, alors que je suis à deux doigts de bouger mes mains de ses cheveux que je ne me lasse pas de caresser, il murmure à mon oreille:
« Tu es si belle, Bella. Tu me coupes le souffle à chaque fois que je te vois.»
Ce n'est pas une caresse mais le son caverneux de ses paroles fait le même effet à Vilaine Bella et elle se complait dans cette position. Hey! Il n'y a pas qu'elle qui peut s'amuser! A mon tour. Ejectée, Vilaine Bella. C'est ma place!
« Edward… »
J'aime prononcer son prénom. Ca change radicalement de Docteur Cullen. C'est plus intime. J'ai l'impression d'être une privilégiée et j'en suis fière. Je suis sûre qu'il sait ce que c'est. Il n'a jamais osé m'appeler Bella jusqu'à maintenant. Malgré tous mes rappels à l'ordre, c'était toujours Isabella et ça me frustrait parce que même si je n'aime pas entendre mon prénom en entier, venant de sa bouche, c'est délicieusement excitant.
« Tu as une peau de pêche qui me donne affreusement envie de la caresser du bout de doigts.»
Ce faisant qu'il parle, ses mains mettent en pratique ce qu'il vient d'énoncer. Ses yeux verts se plantent dans les miens et instantanément, je sens une connexion entre nous. Invisible mais qui nous relie fortement comme si des milliers de fils étaient connectés entre nous.
« La naissance de tes seins m'incite à poser ma tête entre eux et à me nicher comme un nouveau-né. »
Il défait douloureusement lentement ma serviette et l'entrouvre juste assez pour que je puisse sentir sa joue contre ma poitrine. J'essaye de respirer régulièrement. Même lui doit sentir contre lui mon cœur et ses battements erratiques. Il sourit. Je lui réponds de la même manière. Je suis heureuse. Mon médecin personnel est en train de me chouchouter de la meilleure façon qui soit. C'est mon rêve devenu réalité. Il relève sa tête. Son regard est sombre. Il pense à la même chose que moi. Délicatement, il fait passer la serviette complètement à mes pieds. Je suis nue, soumise à son jugement appréciateur et je n'en éprouve aucune gêne. Je me sens désirable, je me sens belle. Il me fait avoir confiance en moi. Je n'ai pas froid. Au contraire, j'ai l'impression qu'un volcan a pris corps dans le mien. Sa langue suit le sillon de mon ventre jusqu'à la limite de mon bassin et ses mains m'agrippent fermement sur le côté, comme pour m'empêcher de m'enfuir. Comme si je le voulais!
« J'aime ta saveur sucrée. Une fois que j'ai commencé à te lécher, je ne veux plus arrêter et je pourrais passer des heures à te laper de la tête aux pieds.»
Je me cambre pour lui permettre un meilleur accès vers mon sexe. Il ne se fait pas prier et pendant qu'il me masse fortement mais gentiment mes seins, exactement comme j'aime ça, ses lèvres se collent à mes parois intimes et sa bouche fait corps avec mon clitoris pour explorer ma féminité. Je voudrais bouger mais je suis comme paralysée. Mon corps ne me répond plus, submergé par une vague incroyable de plaisir. Je sens, alors que je ne m'y attendais pas, un de ses doigts me pénétrer avec fougue.
« FUCK! »
Je n'ai jamais pensé que l'on pouvait jouir instantanément mais Edward déjoue toutes mes convictions. Purée, c'est la première fois que je fais une combustion intense comme ça et en plus, il n'a fait que l'entrer. Il n'a pas bougé.
Lentement, je le sens aller et venir en moi. J'ai l'impression d'être couchée sur un rocking-chair et d'être bercée les yeux fermés. Les étoiles défilent à toute allure autour de moi et au moment où j'atteins mon paroxysme, il commence à me faire crier en introduisant son majeur avec l'index et à pomper vite et fort. C'est efficace pour faire balancer le rocking-chair dangereusement. Et il courbe ses doigts, comme pour dire "viens là" et forcément, je leur obéis. Je viens. C'est… Il n'y a pas de mots pour décrire ça. Je vois un feu d'artifice au-dessus de nous et il explose joyeusement.
Lorsque les dernières lueurs du feu disparaissent dans la nuit noire et que je reprends mes esprits, je baisse ma tête. Edward se lèche les babines, fier de lui mais ce qui me rend absolument folle, c'est de le voir engloutir les doigts qui étaient auparavant en moi et voir sa langue les parcourir goulûment avec ce regard irrésistible.
« Edward, viens là.»
Je le prends par son col et l'amène à mon niveau. Nos bouches s'emmêlent et ne forment qu'une, entamant un ballet vers une destination que nous connaissons tous les deux. Je veux l'avoir en moi mais pour ça, il faut que je lui enlève ses vêtements.
Connaissant mes intentions, il m'arrête en souriant pour me rassurer.
« Non, Bella. Je veux prendre soin de toi. Tu en as pour deux semaines avec ta cheville et je ne veux pas que tu te surmènes, c'est compris? »
J'ai envie de lui répondre et de me rebiffer mais le "c'est compris?" sur ce ton foutrement autoritaire et professionnel me rend toute chose. J'essaye vainement de lui faire la moue-qui-fait-craquer comme Alice me l'a appris mais il ne fléchit pas. Il m'embrasse tendrement.
« Deux semaines, bébé, c'est pas la mort. Je serai là pour tes bons soins. »
Bébé… Là pour mes bons soins…. Les rouages de mon pauvre cerveau malmené fonctionnent à toute allure et des tonnes d'images explicites se projettent dans mon esprit. Il sourit, espiègle.
« Complètement pour toi, bébé.»
Je réponds à son sourire de la même manière, béate. Vilaine Bella est en train de réfléchir avec Gentille Bella en ébauchant des tonnes de plans. Des vraies petites ingénieures.
« Je compte bien profiter de toi, Docteur Cullen.»
Une lueur singulière passe dans ses superbes prunelles émeraude. Ses traits se contractent et un rictus se forme. J'ai trouvé la chose à dire pour l'exciter. Quel dommage que je sois au repos forcé pendant deux longues semaines soit quinze interminables jours! Il va tâter de ma médecine, lui. Même Gentille Bella lui tire la langue. C'est toi qui a arbitrairement décidé ça, mon coco.
« Oh putain, Bella! »
Il se jette sur mes lèvres en me serrant contre son pénis en érection. Va-t-il résister ou succomber?
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AN : Je sais que le langage est cru. C'est voulu. Je n'aime pas du tout dire des grossièretés, encore moins les écrire – d'ailleurs, je me suis forcée la main pour ça – mais je vais tâcher de faire des efforts. Vous me dites si ça passe mieux en anglais?
2 : Comme ça se veut fun et décalé, vous n'aurez pas de longues lignes descriptives ou d'analyse. Les faits, rien que les faits. Et vous avez de la chance les louloutes, y a deux jours, le chapitre n'était même pas écrit. Il m'a fallu toute la soirée, montre en main, pour taper ce chapitre. Je sais, il est court mais faut faire un choix. Vous voulez 6000 mots et avoir un chapitre toutes les semaines ou bien 10 000 mots et l'avoir que trois semaines après? It's up to you, girls!
3 : Merci à toutes pour vos reviews! You guys rock! La vache, 47 reviews pour un premier chapitre, je suis aux anges! J'espère que vous aimerez autant ce chapitre! Ca m'a mis la pression pour le rendre aussi drôle que le premier. Et congrats à EstL pour avoir su que je pensais à Dr Jekyll et Mister Hyde pour le jeu de mots et le titre. Et, je me répète mais… merci mille fois aux lectrices revieweuses qui assurent, en abrégé, ça fait LRQA, aux anonymes que je vais inciter à créer des comptes pour recevoir les teasers, et les vilains canards.
4 : Le deal, c'est comme d'habitude pour celles qui me connaissent. Une review pour un teaser car c'est ce qui m'incite à écrire toujours plus. J'y peux rien, moi, si vos reviews sont une source d'inspiration ;)
