Plot: Bella est la patiente d'Edward et ils fantasment l'un sur l'autre depuis des années mais tout change le jour où Bella se décide à mettre le grappin sur Edward et elle obtiendra plus que ce qu'elle voulait. **Langage cru et lemon poussés. Vous êtes prévenus!**
AN: J'aime pas le titre de chapitre mais j'ai pas trouvé mieux. Une suggestion ?
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Ch 3 :Devinez qui vient dîner?
EPOV
Après deux longues semaines de torture, je suis fier d'annoncer que j'ai réussi à résister à cette tentatrice démonique. Fuck my life, elle m'a fait tous les coups possibles et inimaginables pour me faire craquer. Alors qu'une Bella naturelle me rend complètement fou de désir, une Bella séductrice me fait carrément perdre tous mes moyens. Je suis comme lobotomisé après ses petits tours.
Vous croyez qu'avec le temps, elle a fini par se dire "ah oui, c'est vrai. Je dois prendre soin de moi-même"? Eh bien non, même pas. C'est mal la connaître.
Dès le lendemain de sa chute, elle s'est pointée au cabinet avec un imperméable et en-dessous, qu'est-ce qu'elle portait? Rien du tout! FUCK! Heureusement que je suis têtu parce que je n'aurais pas hésité à la sauter sauvagement sur le bureau. Ou par-terre. Ou sur la banquette. Avec un corps pareil, elle ne pouvait pas espérer s'en tirer avec un seul coup quand même. Avec énormément de difficultés, j'ai tenu bon grâce à mon mantra : pense à Bella. Pense à Bella. Pense à Bel… mais SHIT! Pourquoi fallait-elle qu'elle me rende la tâche et plus que ça, aussi dure?
Les jours suivants, même habillée, fallait qu'elle me place une allusion subtile dans tout ce qu'elle disait et quand elle ne parlait pas, elle mangeait en me regardant suggestivement. FUCK, résiste Edward. Te laisse pas être mené par le bout de la queue. N'oublie pas ton mantra… Vous n'imaginez pas le calvaire qu'elle m'a fait mener durant ces quinze jours! J'étais épuisé physiquement mais elle, c'était carrément une torture mentale. Sans parler de Lauren Mallory qui n'a toujours pas compris que j'en avais rien à faire de son minou. Qu'est-ce qu'elle peut me barber celle-là! Foutredieu, je vais finir par lui envoyer un pompier si elle continue à venir tous les jours à me casser les burnes, je suis sûr que ce n'est pas Tyler, le sergent de la caserne qui va s'en plaindre. Depuis le temps qu'il fantasme sur elle. Je me demande bien pourquoi d'ailleurs.
Bref, deux longues semaines se sont écoulées depuis que Bella s'est tordu la cheville sous la douche. J'aurais bien voulu savoir comment mais elle a refusé en rougissant, ce qui n'a pas arrangé ma curiosité. Si seulement je pouvais lire dans ses pensées! J'ai subi mon enfer personnel en résistant aux assauts répétés de ma Bella et en prenant des douces froides à répétition plusieurs fois par jour et aujourd'hui, j'allais devoir affronter le regard de sa famille. Je soupire. Jamais je n'aurais imaginé pouvoir être autant stressé que maintenant. Je soupire encore. Faut-il vraiment que je le fasse? Oui, parce que Bella ne veut pas vivre plus longtemps dans la dissimulation. Je soupire une énième fois. Qu'est-ce qu'on ne fait pas par amour!
Amour??? Je ne prends pas plus d'une minute, montre en main pour y réfléchir. Oui, amour. Ce qui n'était que du désir et du sexe s'est progressivement transformé en amour. Comment? Pourquoi?
Et pourquoi pas d'abord? Lorsque j'avais rencontré Bella, sa beauté m'avait subjugué au point d'éclipser Tanya. Bella n'était pas le genre de déesse intouchable au physique lisse. Elle, elle dégageait quelque chose de plus. Quelque chose qui vous attrapait littéralement dans ses filets et ne vous relâchait jamais. Ensuite, derrière son corps à se damner et s'il fallait le faire, autant que je le fasse avec application, l'on découvrait une vulnérabilité et une sensibilité exacerbée, voire à fleur de peau. Après ça, c'en est fini de moi. Je suis complètement et irrémédiablement amoureux d'Isabella "Bella" Swan.
Encore un soupir. Dans quel pétrin je me suis fourré? Je n'ai pas peur de la réaction de Renée. Elle est totalement déjantée et quelquefois, j'ai l'impression que c'est elle, l'enfant à côté de Bella. Elle acceptera forcément notre relation. Phil, c'est moins évident mais il suivra l'avis de sa femme. Ces deux-là sont fusionnels. Vous en prenez un, l'autre suit forcément.
Charlie… c'est tendu mais il passe encore. En fait, je compte sur son sens du devoir en tant que shérif pour ne pas dégainer son flingue sur moi. J'espère m'en tirer au mieux avec un beau coquard.
Non, celui dont je crains sa réaction, c'est son frère. Il faut dire qu'il se montre assez protecteur, limite possessif avec elle. Là, ça risque de faire mal. Voilà la raison de tous mes soupirs. Le coquard, c'est pas grave. Je suis sûr que Bella trouverait ça sexy. Mais j'ai peur pour mes boules. C'est que je ne veux pas me faire castrer, moi. Je suis amoureux, oui, mais pas fou!
Pour une fois, Sexy Eddie se tait. Pire, il a disparu de la circulation. Le lâche! Ne reste plus que Normal Eddie et lui n'est pas plus rassuré. Bon, il faut que j'arrête de flipper comme ça. J'ai encore un travail à assurer.
Je jette un coup d'œil sur mes moniteurs qui donnent sur la salle d'attente. Un, deux… cinq patients avant de rejoindre ma douce. Avec un peu de chance, l'un d'eux me piquera avec une aiguille infectée et je finirai à l'hôpital avant de pouvoir les affronter. Pfff…. Du courage Edward!
Je ne pas boire quand je travaille mais on va faire comme si et j'ouvre ma porte, enfin prêt à accueillir proprement mes patients.
« Madame Cope, comment allez-vous? »
« Docteur Cullen, j'ai attendu une heure! Comment voulez-vous que j'aille? »
Mes yeux se lèvent au ciel tous seuls. Ca commence bien! Si c'est ça, je les envoie tous bouler et je rentre chez moi! Hippocrate, tu fais chier! Soigner, je veux bien, mais les supporter alors qu'ils se plaignent, franchement, faut vraiment être patient ou con, c'est comme on veut, pour passer ses journées à ça!
Discrètement, je sors l'écouteur de mon lecteur mp3 et le rentre dans mon oreille. Non, ne me faites pas les gros yeux. De toutes façons, je sais très bien que cette vieille peau va me raconter sa vie pendant une heure. Je lui fais un gros sourire et elle commence son récit.
*The Cranberries : Just my imagination*
Elle ne s'est pas interrompue une seule fois. La musique me détend et me fait sourire malgré moi mais malgré les regards qu'elle me lance de temps en temps et les Ah polis que je place aux moments inappropriés, elle n'a rien compris. Il faut croire que plus on vieillit, plus on est con. J'espère que je ne serai jamais comme ça. Ou sinon, je souhaite mourir avant que ce ne soit trop tard.
Pendant qu'elle débite ses boniments, mon esprit dérive vers Bella et tout de suite, Sexy Eddie se rappelle à ma mémoire. Le couard! Fais ton malin, va! On verra c'est qui qui fuira tout à l'heure!
Je trouve quand même un temps de pause pour lui faire comprendre que puisqu'elle n'est de toute évidence pas malade, elle doit partir et après m'avoir râlé dessus et pesté comme une forcenée, elle libère enfin le champ. Ouf!
Je décroche l'interphone. Avec un peu de chance…
« Angéla, vous pouvez annuler tous mes rendez-vous, s'il vous plaît? Madame Cope m'a épuisé.»
Bruits de pages qui tournent. Sûrement l'agenda et le planning.
« Je suis désolée Docteur mais les personnes qui restent sont celles que vous avez décommandé il y a deux semaines.»
« Bon… Soit… Faites-moi une faveur, amenez-moi un café et de l'aspirine alors. »
Je n'ai jamais entendu ma voix parler aussi monocordement et sans enthousiasme. D'ailleurs, je ne suis pas le seul car Angéla glousse à l'autre bout du combiné.
« Docteur, voyons!»
Vous pourriez croire qu'elle flirte avec moi mais ce n'est pas le cas. Angéla est une excellente secrétaire et elle est folle amoureuse de son Ben. D'ailleurs, ils sont mariés depuis quelques mois déjà et ils sont tous les deux de bons amis. Angéla est assez timide mais une fois qu'elle se découvre, vous ne pouvez pas passer à côté de son sens de l'humour contagieux et de sa bonne humeur. Si j'avais été au lycée avec elle, elle aurait certainement été ma meilleure amie.
Moins de cinq minutes après, elle franchit le pas de la porte avec un café brûlant et une boîte de comprimés. Gentille et attentionnée Angie! Il faudra que je pense à augmenter son salaire. Je ne voudrais pas qu'on me la vole!
SHIT! Je manque de me brûler la langue en voulant aller trop vite. Je recrache illico le liquide bouillant et je tâche ma blouse. Manquait plus que ça! Encore heureux que ce soit pas ma chemise, sinon, ça ferait le plus mauvais effet sur ma future belle-famille…
Attendez! Rembobinez…. Oui, là: future belle-famille??? Ca fait même pas un mois que tu couches avec Bella et tu parles de mariage? C'est officiel, je suis atteint gravement. Bon, allez, encore quatre patients plus malades que moi à supporter et je pourrai enfin m'enfuir. Youpi!
****
Pffiuu! Je m'éponge le front maculé de sueur et verrouille la porte. Finie! Cette journée est finie! Mais maintenant, va falloir que j'affronte les Swan. Je me demande comment Bella s'est arrangée pour que je rencontre sa famille au complet, Charlie y compris. C'est un réel mystère.
BPOV
* La scène se passe trois jours avant *
Il est sept heures du matin et je descends dans la cuisine totalement défoncée. Je me suis endormie tard et forcément, j'ai dû lancer le réveil contre le mur trop durement quand il a sonné. Quand je l'ai retrouvé, il était en mille morceaux. J'allais encore devoir en racheter un.
Clopin-clopant, je trottine vers ma mère et m'affale sur une chaise en attendant qu'elle me serve mon petit-déjeuner. Je sais, je suis une grande fille, j'ai vingt ans, je peux bien me faire à manger toute seule. Oui mais quand on est aussi fatigué que je le suis en ce moment, avoir une mère, c'est bien pratique. Sauf quand elle se trompe de dosage dans le café et qu'au lieu de vous servir un expresso allongé, elle vous donne un mélange de lait et de… je l'ignore mais ce n'est pas ragoûtant. Je grimace mais comme Renée s'est donné beaucoup de mal, je fais bonne figure pour la rassurer. Après tout, je ne vais pas en mourir.
Pourquoi je suis autant fatiguée? Ca, c'est la faute d'Edward. S'il me donnait un peu ce que je voulais, je n'aurais pas besoin de me satisfaire toute seule sauf que maintenant que j'ai goûté à la "médecine" d'Edward, ça prend nettement plus de temps à faire son effet. Je crois que je suis devenue impuissante. Je n'arrive plus à me rendre heureuse, c'est grave, docteur?
J'attends que tout le monde soit installé à table avant de lâcher la bombe. Comme on dit, c'est comme un sparadrap, faut faire ce qu'on a à faire vite et bien.
« Euh… dites, je peux vous présenter mon petit-ami vendredi soir? »
Bien, Bella, non seulement t'as bégayé comme une collégienne en rougissant mais en plus, tu leur annonces que tu te tapes un homme et que tu veux le leur présenter! Avec ça, s'ils ne font pas de crise cardiaque…
Je fais taire Vilaine Bella. Après tout, elle n'aurait pas pu faire mieux, elle non plus. J'observe la réaction de ma famille. Tant que j'y suis, j'en profiterai pour appeler Charlie tout à l'heure.
Renée me sourit tendrement. Un sur quatre, non, on va dire deux puisque je sais que Phil réagira comme elle. Elle me saute au cou en criant avec exubérance et lui, l'observe avec une étrange lueur dans les yeux. Gagné! Même si je me serais bien passé de voir ce signe avant-coureur de sexe effréné.
Mon frère fronce les sourcils et en oublie de terminer sa tartine. Là, c'est grave. Jamais il ne négligerait sa nourriture comme ça.
« Et c'est qui, l'heureux veinard, petite sœur? »
Je roule des yeux, désabusée.
« Grand frère, tu sais que je t'adore, hein? Mais tu vas arrêter ton numéro de mafioso qui protège sa familia, compris? Je suis majeure et vaccinée depuis un bail. En plus, tu le connais depuis des années.»
Gentille Bella est d'accord avec moi sur ce coup-là. C'est vrai, quoi. Il est gentil et adorable mais dès qu'un homme pose les yeux sur moi, il devient un vrai homme des cavernes. Vivement qu'il se trouve une femme, ça l'occupera et ça me fera les pieds! S'il savait que ça fait belle lurette que j'ai perdu ma virginité, avec un de ses amis proches d'ailleurs. Bon, maintenant Jasper est en couple avec Alice mais ça n'empêche pas que nous sommes restés proches.
« D'accord, d'accord. Alors, c'est qui? »
Tous se tournent vers moi. Qu'est-ce que je dois faire? Je leur dis comme ça? Vilaine Bella a une idée de génie. S'il faut le faire, autant jeter d'une pierre deux coups.
« Attendez, j'appelle papa en même temps. Comme ça, vous serez tous au courant en même temps. »
Je compose le numéro. J'espère que Charlie sera de bonne humeur parce que sinon, ça risque de ne pas être drôle.
« Allô? »
Première chose, à l'entendre, on dirait que je l'ai réveillé. J'ai la poisse! Je crois que je vais le faire sauter au plafond avec tout ça, moi!
« Salut papa. Attends, je mets le haut-parleur, je souhaite te demander quelque chose. »
Je fais exprès de laisser traîner en longueur. Je sais que j'ai insisté auprès d'Edward pour ça mais ça ne veut pas dire que je suis pressée non plus.
« Papa, t'es toujours là? »
« Oui, alors, qu'est-ce qui se passe? »
J'inspire un grand coup et m'arme de courage.
« Alors, ce qu'il se passe, c'est que j'ai un petit-ami et que je veux que vous le rencontriez tous ensemble. »
« D'accord mais? »
Je fronce les sourcils. Je sens que la partie est loin d'être gagnée.
« Mais? Qu'est-ce qui te fait dire qu'il y a un mais? Edward est quelqu'un de tout à fait correct et de droit. »
« STOP! »
Ca, c'est Renée qui a crié.
« Edward? Le seul Edward que je connaisse, c'est le médecin. Ne me dis pas que…? »
D'accord, je ne le dis pas. Mauvaise erreur!
« QUOI? Edward Cullen???? »
Ouh, mes pauvres oreilles! Ils ont tous crié en même temps! Ca fait autant de dégâts que si j'avais la gueule de bois.
« Cullen? Le Cullen qui t'a planté une aiguille dans les fesses quand tu étais bébé? »
Un très court instant, Vilaine Bella se met à rêver à son aiguille. C'est qu'elle est sacrément en manque! Gentille Bella la chasse à coups de balais. Ce n'est pas le moment de fantasmer sur le dard d'Edward!
« Non papa, tu confonds avec Carlisle, son père. Edward n'a que 30 ans. C'est un excellent médecin, tu le sais déjà mais c'est vraiment quelqu'un de bien! »
Et en prononçant mon petit speech, c'est tout le monde que je vise du regard. Surtout mon abruti de grand frère macho qui joue les gros durs. Mon père est le premier à retrouver la parole. Il n'en a pas l'air comme ça, mais au fond, il est très sensible alors je sais que je peux compter sur lui-même si je suis à des kilomètres de lui. Je ne suis pas sa fille pour rien!
« Ahem. D'accord, Bella. Quand veux-tu que je sois là? D'ailleurs, à quoi rime cette rencontre? Nous le connaissons déjà tous!»
« Oui mais je veux que vous le voyiez en tant qu'Edward et non Docteur Cullen. »
J'ajoute mentalement que ce privilège m'est réservé et à moi seule. Je sais qu'il n'y a que moi qui peux le faire bander rien qu'en lui murmurant à l'oreille "Docteur Cullen" en lui caressant le bras.
Ma mère commence à émerger.
« Ok, Charlie, tu pourras être là samedi soir, disons vers 19 heures? »
Merci maman! Sinon, on y sera encore ce soir! Renée, elle peut vous sembler immature et irréfléchie mais en réalité, elle est très intuitive et plutôt que de tergiverser, elle est très douée pour prendre des directives. C'est son point fort, même si dans le temps, ça a fait souffrir énormément Charlie. Je crois que si Sue n'avait pas été là pour lui, il ne s'en serait jamais sorti. Le seul point faible là-dedans, c'est que ça m'a valu de gagner un deuxième frère, Jacob, qui prend son rôle très au sérieux mais au moins, lui, il a une petite-amie pour m'aider dans mes coups. Merci Vanessa!
« Hum… Oui. En ce moment, c'est plutôt calme alors je pense pouvoir me libérer plus tôt. On dînera avec Edward alors? »
« Oui et vous avez tous intérêt à bien vous comporter. »
Renée acquiesce suivie par Phil mais Charlie n'a encore rien dit. Je sais qu'il attend d'être samedi soir avant de se faire mon propre avis.
« Mowgli… »
J'essaye tant bien que mal de prendre un air menaçant mais le seul résultat que j'obtiens, c'est qu'il se retient de rire par égard pour moi. Néanmoins, quand je l'appelle comme ça, ça veut dire que je suis sérieuse à cent pourcent et donc, il opine calmement de la tête.
« Merci. »
Maintenant, je n'ai plus qu'à sautiller jusqu'au téléphone pour préparer Edward mentalement à ce qui l'attend.
EPOV
Je suis passé acheter une fleur avant de me rendre chez les Swan. La fleuriste m'a affirmé qu'elle serait du meilleur effet mais je suis dubitatif. Est-ce que vraiment une orchidée rouge peut faire la différence? Ce rouge me semble un peu violent mais passons.
J'arrive devant leur porte. Je vérifie que ma chemise est bien boutonnée, qu'il n'y a pas de faux-pli, que tout est parfait et je m'immobilise. Peut-être que j'aurais dû enfiler un gilet pare-balles?
Sexy Eddie me pousse à avancer. Après, j'aurai ma suprême récompense. Enfin, j'espère. Je dois assurer.
Ding Dong.
Le temps passe trop vite. Même pas une seconde ne s'est écoulée que la porte s'ouvre déjà. Bella me fait face avec un sourire crispé. Ca, c'est pas bon. Ou alors, elle doit être autant nerveuse que moi. J'espère que c'est ça ou sinon, je m'enfuis tout de suite.
« Edward! Nous t'attendions. Entre! »
La tension est palpable. Boum, baboum. Boum baboum. Je sens mon cœur me quitter et se sauver sans moi. Tel un automate, je la suis et mes pieds me mènent à l'intérieur.
« Bonjour Edward! J'espère que vous avez faim. Renée nous a fait livrer des pizzas. »
Ah oui, c'est vrai qu'elle est nulle en cuisine. Je me demande de qui Bella tient son talent culinaire du coup parce qu'apparemment, Charlie se nourrit aussi de conserves.
« Oui, merci Phil. »
Je sais que Bella a dit à ses parents de me tutoyer mais pour eux, je comprends que ce soit bizarre. Ce n'est pas comme si j'avais rencontré Bella au lycée ou en faculté. Cela fait cinq and que je suis leur médecin et ce n'est pas évident de changer de statut du jour au lendemain.
« On passe à table? »
Charlie nous presse mais je sais que c'est parce qu'il est mal à l'aise. Surtout que ce doit être l'une des rares fois qu'il se trouve dans la même pièce que Renée et Phil depuis leur divorce. Nous nous installons, Bella se trouve à ma droite et ses parents en face de moi. Sur ma gauche, il y a son frère. Heureusement qu'elle me tient la main parce que je ne suis pas rassuré avec lui. Pour ne pas arranger les affaires, voilà qu'elle colle son pied contre le mien. Ca va être un long, long dîner.
« Bon, les questions habituelles seraient de savoir comment vous vous êtes rencontrés mais comme ce n'est pas la peine…. Ca vous amuse de coucher avec vos patientes? »
Je la voyais venir, celle-là. Bella lance un regard meurtrier vers son frère mais nous savons tous qu'il n'est pas le seul à attendre à une réponse à ça. Les trois parents me fixent étrangement. Si on était dans un Tex Avery, on verrait leurs oreilles tendues et allongées vers moi.
Je repose ma serviette sur mes genoux et soupire avant de prendre une grande inspiration.
« Non. Bella n'est déjà plus ma patiente et ensuite, je ne suis pas un playboy. Je tiens réellement à elle et je n'ai pas l'intention de la laisser de sitôt. »
Je m'en suis bien sorti, non? Je jauge leur réaction. Ils semblent rassurés mais en même temps, je sais qu'ils sont inquiets. Le dîner se passe plutôt bien si on oublie ces circonstances et même Charlie se montre plus civilisé. De toutes les femmes qui m'entouraient, il a fallu que je craque pour une de mes patientes et fille de shérif de surcroît. Pas mal, Edward. Bella est géniale mais pourquoi a-t-il fallu que son père soit Charlie? Je penche la tête légèrement. Ouf! Il n'a pas son arme! Une autre vérification… C'est bon, la batte de Phil est hors de portée aussi.
« Edward, tu veux bien m'aider à ramener les assiettes dans la cuisine? »
Pourquoi?!? Je suis gentil, je suis serviable et tout mais qu'est-ce que veut me dire Renée qu'elle ne veut pas que les autres entendent?
Je me retiens de soupirer et je m'exécute. Autant en finir tout de suite. Je la suis et nous posons la vaisselle dans l'évier. Elle se retourne vers moi. Ca y est, ça commence!
« Edward, je ne le dirai qu'une seule fois. Tu m'as comprise? »
Hé, elle m'a tutoyé! C'est bon signe, n'est-ce pas? Ne crions pas victoire tout de suite. J'opine lentement dans l'attente du pire. On ne sait jamais!
« Prends soin de Bella. Elle semble forte et autonome mais elle est très sensible alors ne t'avise pas de jouer avec ses sentiments! Je ne veux pas voir mon bébé avec le cœur brisé.»
Je dois être mort et reposer au paradis! Ou alors, Renée est vraiment en train de me donner sa bénédiction! Sexy Eddie entame une danse de la victoire tandis que Normal Eddie approuve gravement les dires de Renée.
« Je ne le permettrai jamais. J'aime trop Bella pour ça. »
Oh oh! J'ai vraiment osé dire ça à voix haute? FUCK! Je suis fou à lier! Même Sexy Eddie me foudroie du regard. Il a fallu que je gâche tout, me reproche-t-il avec raison. Normal Eddie baisse la tête, honteux. Je n'ai plus qu'à me passer une corde au cou.
« Tant mieux, c'est ce que je voulais entendre. »
Ou pas. Pffiuu… Je suis soulagé. Renée qui a dû sentir ma tension me sourit avant de quitter la pièce. Bella me rejoint juste après.
« Ca va, Edward? Tu es bien pâle! »
Elle passe les bras autour de mon cou et se blottit contre moi. Je savoure le plaisir de la sentir et je ferme les yeux de contentement.
« Ne t'inquiète pas, Bella. C'est juste un coup de barre. »
« Coup de barre, hein? », me reprend-elle en levant ses sourcils avec un sourire malicieux.
Je saisis tout de suite le double-sens de mes propos et mû par un besoin irrépressible d'embrasser ma belle, je laisse libre court à mes envies. Bientôt, nos langues sont en train de se chevaucher et si ça ne tenait qu'à moi, je le chevaucherais toute entière sur la table de cuisine. Vivement ce soir.
Nous n'entendons pas les pas qui se rapprochent et s'immobilisent devant nous, tout occupés à nous embrasser fiévreusement.
« Non mais c'est dingue, ça! Vous pouvez pas laisser ma sœur respirer un peu? »
Nous nous séparons immédiatement en sursautant mais je regrette déjà le goût sucré de sa langue. SHIT. Il pouvait pas choisir un autre moment, cet abruti?
« JAMES JULIUS SWAN! FOUS-MOI UN PEU LA PAIX, HOLY FUCKING SHIT! »
Wow! Cette facette de Bella est carrément bandante! La voir s'énerver et pousser des jurons à tout-va! FUCK! Voilà que je me mets à bander comme un taureau, ça risque de devenir douloureux avec ça! Mais qu'est-ce qu'elle est sexy, bordel!
Conscient qu'il a peut-être exagéré, il détale vite fait comme un lapin et nous reprenons nos esprits. Il y a encore, quoi, une heure maxi avant que je ne puisse l'avoir à moi tout seul sans qu'on ne nous interrompe.
****
Enfin, c'est fini! FUCK, c'était long! Bella a argumenté auprès de ses parents et nous allons passer notre première nuit ensemble. Je suis aux anges et Sexy Eddie a viré Normal Eddie sur le chemin du retour. Je ne serais pas étonné de recevoir des contraventions pour excès de vitesse. Wow, j'ai bien dû monter jusqu'à 200 kilomètres/heure. Jamais je n'ai eu autant hâte de rentrer et ça ne s'est pas arrangé avec Bella qui m'a déboutonné le jean pour me prendre la queue à pleine main et la branler pendant que je conduisais. J'ai bien cru que j'allais m'évanouir tellement c'était bon. FUCK, elle m'avait manqué sur le point-là. C'est tellement mieux que mes soirées solitaires!
On arrive à destination et je ne prends même pas le temps de jouer les guides. J'emmène Bella directement dans la chambre. Elle verra bien le reste de la maison, un jour!
Nous nous arrêtons juste devant le lit. Je suis tellement fébrile que j'ai peur de jouir là, tout de suite sans avoir pris ma Bella comme il se devait.
Je contemple longuement son visage.
« Ta beauté m'époustoufle. Je veux être sûr de l'avoir mémorisé par cœur. »
Elle rit et le son cristallin de sa voix suffit pour me faire fondre, comme à chaque fois. Si ma sœur Rosalie était là, elle me traiterait de mauviette mais qu'est-ce que je m'en fous! L'amour, ça vous change radicalement, c'est prouvé!
Un feu prend naissance dans mon bassin tandis qu'elle m'ôte ma veste et la balance négligemment sur le sol. Bordel, qu'est-ce qu'elle est sexy même sans le vouloir! Elle déboutonne ma chemise et en même temps qu'elle la fait glisser pour rejoindre ma veste, ses lèvres se collent aux miennes. Je déchire presque sa robe et ô bonheur, elle ne porte pas de soutif! Je prends ses seins fermes en main et joue avec. Je les malaxe, je les palpe, je pince ses tétons durcis par le désir. Bon sang, ils sont plus que durs, c'est des vrais petits rocks!
Je caresse gentiment sa nuque et le bas de son dos et elle pose ses petites paumes sur moi. Partout où ses doigts vont, ça s'enflamme. Le feu se propage et gagne en intensité mais je tiens bon. Puis, je romps le baiser et commence à attaquer tous les endroits de son corps à découvert. Elle halète lorsque mes dents mordillent le creux de son cou et elle me serre contre elle, ce qui alimente toujours le feu un peu plus.
Je retrouve le contact de sa poitrine et je lèche et mâchouille ses mamelons, la faisant gémir et s'arquer comme une furie. Je l'aide à s'étendre sur le matelas et j'envoie bouler mes chaussures. Pendant ce temps, j'essaye de retrouver mon self-control.
Bella a compris ce qui se passe et elle ne l'entend pas de cette oreille.
« Laisse-toi aller », murmure-t-elle à mon oreille.
Ca me fait frémir de délice et je me tourne vers ses yeux de biche.
« S'il te plaît mon amour, pour moi? »
FUCK! Elle m'a appelé mon amour! D'un côté, j'ai envie de danser comme une fillette tellement je suis content et de l'autre, j'ai envie de la baiser sauvagement et de ne plus me retenir. Qui suis-je pour lui refuser ce plaisir?
« Pour toi, mon amour », je lui réponds avec ferveur.
Bientôt, je repars à l'assaut de ses lèvres de feu et je laisse complètement mon besoin d'elle avoir raison de moi. Je lui arrache sa culotte avec les dents et là voilà, complètement nue, à ma merci.
Elle commence à sucer mon cou et à le dévorer gentiment et je pose ma main sur son sein. Je sais qu'elle adore ça. Effectivement, elle gémit et j'en profite pour descendre lentement le long de son corps et prendre son autre sein en bouche.
« OUI! »
Oui, mon bébé, tu vas beaucoup crier pour moi. Sans crier gare, j'insère un doigt en elle et constate qu'un véritable torrent circule en elle. FUCK, elle me trempe la main et j'adore ça! Un long gémissement guttural s'échappe de sa bouche tandis qu'elle prend mes cheveux en main et me pousse contre elle.
Sans savoir comment, elle nous fait basculer et je me retrouve en-dessous d'elle. Elle baisse ses yeux pas si innocents que ça vers mon boxer et elle sourit quand elle constate qu'une énorme bosse lui barre la vue. Ou pas. Après avoir effleuré ma virilité, elle la fait sortir de sa prison et très vite, elle la prend dans sa bouche. Entièrement. FUCK FUCK FUCK! Je sens sa langue aller et venir très vite sur mon gland et je crois bien que rien qu'avec ça, j'ai dû lâcher du pré-sperme. J'agrippe les couvertures pour tenir bon. Elle doit arrêter parce que sinon, la nuit risque d'être écourtée.
« Bella, s'il te plaît. »
J'ai bégayé mais elle semble aimer me faire perdre mes moyens. Elle me sourit, espiègle. Elle va me le payer, de m'avoir fait la supplier pour rien. Je crois qu'elle va remonter et qu'elle va enfin s'enfoncer ma queue mais au lieu de ça, elle replonge et bientôt, je déverse ma semence au fond de sa gorge et FUCK! C'est trop bon de se faire pomper comme ça!
Elle n'attend même pas que j'aie récupéré mes esprits et réclame des baisers que je m'empresse de lui donner. Elle commence à onduler son bassin contre moi et là, je trouve enfin comment je vais me venger.
Je m'étends sur elle et amène mon engin à son entrée sans la pénétrer. Je contente de frôler son trou et ça la rend folle.
« Tu l'as cherché, ma petite vicieuse. »
Elle écarquille les yeux et commence à pousser des cris de frustration. FUCK, ça me fait perdre la tête. Reprends-toi, Edward, ou tu ne vas pas faire long feu. Contre toute attente, c'est Sexy Eddie qui m'encourage mais c'est parce qu'il veut jouer toute la nuit.
Elle s'accroche à mes bras et s'impatiente mais je refuse de céder maintenant. Je lui souris, vainqueur.
« Tu sais ce que je veux, bébé. Dis-le. »
Elle me griffe le dos et m'embrasse fiévreusement. Je sais qu'elle ne va pas résister longtemps encore et c'est trop bon!
« S'il te plaît, Edward. FUCK, tringle-moi!»
Il n'en faut pas plus pour que je m'enfonce enfin en elle, provoquant notre gémissement simultané. Elle se cambre et penche la tête en arrière. J'adopte un rythme lent avant d'accélérer en cadence avec ses coups de rein. Notre jouissance vient presque trop vite.
Je sens mes muscles se contracter, mon cœur bat tellement vite qu'on dirait qu'il est détraqué et mon souffle est erratique. Nous sommes trempés de sueur et ça rend le moment tellement plus savoureux. FUCK, c'est vraiment trop bon!
Nous reprenons lentement notre souffle et elle pose sa tête au creux de mon épaule.
« C'était … intense! »
« Je ne te le fais pas dire, ma puce. Tu vois que ça valait le coup d'attendre deux semaines, hum? »
Elle soupire en appuyant son corps nu contre le mien et en passant une jambe autour de moi.
« Peut-être mais je n'ai plus la patience d'attendre aussi longtemps. Va falloir que tu t'y fasses. J'ai besoin que tu me prennes au moins trois fois par jour, mon amour. »
Mon amour! J'adore le son que ça donne dans sa merveilleuse bouche!
« Avec plaisir. Autant de fois que tu le voudras. »
Et je le pense.
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AN : Je sais que j'avais dit que je ne continuerai DCMB qu'après avoir fini ma 1ere fic mais il faut dire merci aux LRQA, aux vilains canards, aux anonymes et une fois n'est coutume, au seul et unique mec qui me lit. * Pointe son doigt et rit diaboliquement* I can see you!
2: Je vous propose un défi. Oui, maintenant que mon esprit de compétition est réveillé (d'ailleurs, si vous avez le temps, lisez mon OS et votez pour moi à partir du 8 novembre. Chaque voix compte, on ne le dira jamais assez!), je me sens d'humeur à mettre du lemon à toutes les sauces. Cages d'ascenseur, bureau… Proposez-moi et je m'engage à vous satisfaire. Sinon, je ne peux pas vous rembourser mais je ferai de mon mieux quand même.
3 : Une review pour un teaser car les reviews, c'est comme danser une valse à quatre temps avec Darcy, on en veut toujours plus.
