Plot: Bella est la patiente d'Edward et ils fantasment l'un sur l'autre depuis des années mais tout change le jour où Bella se décide à mettre le grappin sur Edward et elle obtiendra plus que ce qu'elle voulait. **Langage cru et lemon poussés. Vous êtes prévenus!**

AN: J'ai changé le titre du précédent chapitre en «Devinez qui vient dîner?» Je sais, vous vous en fichez mais merci à melacullen qui m'a fait la suggestion!

**************************************************

Ch 4 :Devinez qui vient dîner ce soir (2)

EPOV

Comme j'ai rencontré officiellement la famille de Bella, vous pourriez croire, et à raison, que logiquement ce serait son tour d'y passer. Heureusement, cette veinarde s'en tire facilement car moi, je n'ai que mes parents, une sœur distante et un frère qui ne fait pas peur à lui présenter. Et encore, je pense que le seul petit hic qu'elle risque d'affronter sera Rosalie. Rose est une grande sœur parfaite. Même pour moi qui suis de sa famille, je peux dire en toute franchise qu'elle est magnifique et qu'elle est la personnification même de la réussite professionnelle. Elle aurait pu faire dans le mannequinat ou même dans la mode mais elle a préféré suivre sa première passion qui est les automobiles. Et voilà, à vingt-cinq ans et aucun autre bagage que ses propres connaissances, elle s'est frayée un passage dans le milieu très macho et fermé pour travailler comme concessionnaire dans un grand parc auto (Volvo, pour ne pas le citer.)

Donc, comme je ne l'ai pas encore dit mais vous avez dû le deviner, ce soir, Bella vient dîner chez nous. C'est marrant de voir comme elle flippe rien qu'à l'idée de se trouver à la même table que mon père. Pour elle, il restera toujours, je la cite, "l'homme qui l'a vue toute nue les quatre fers en l'air". Ha ha ha! Pourtant, ça ne la gêne pas quand c'est moi qui la vois comme ça! Quoiqu'elle rougit quand même un peu quand je fais allusion à nos sexcapades.

Bella, c'est une contradiction à elle toute-seule. Autant elle est timide et réservée dans la vie de tous les jours, autant au lit, elle s'enflamme et ose me donner des ordres que je ne peux jamais refuser. Même son langage s'en fait ressentir. Il n'y a qu'au lit (ou dans un cagibi, ou sur le canapé, ou sur le sol…) qu'elle me sort des grossièretés à faire rougir un moine et je n'ai pas honte d'avouer que dans ces cas-là, elle me fait bander comme un taureau à en faire bleuir mes boules. Fuck, rien que d'y penser, voilà mes bourses qui recommencent à se gonfler de désir. Même après un mois passé à bécoter ma belle, je n'arrive pas à dompter mon corps à cause d'elle. Je crois qu'elle me mène littéralement par le bout de la queue et quelquefois, c'est grave, rien que de penser à elle et à ses courbes délicieuses rend la partie inférieure de mon corps toute folle. Sexy Eddie a de plus en plus d'emprise sur moi et ça me fait peur. Bientôt, si je le laisse faire, Normal Eddie aura totalement disparu de la surface de la terre et le pire, c'est qu'il est complètement amadoué par Vilaine Bella.

Ha ha ha! Quand je me rappelle de cette discussion qu'on a eue, un jour, où on se dévoilait qu'on avait nommé nos facettes sages et moins sages de nous-mêmes! Vilaine Bella et Gentille Bella, hein? Hum… Elle adore Sexy Eddie comme j'adore Vilaine Bella mais même sans ces démons, Normal Eddie et Gentille Bella accordent leurs violons à la perfection. Cette femme-là, je l'aime! Et ce soir, je suis sûr qu'elle va faire un tabac dans ma famille.

BPOV

J'ai le trac. Mes mains tremblent, mes jambes flageolent, je me demande comment je fais pour réussir à tenir debout et le comble: je transpire comme un porc. Bon dieu! Je vais forcément mourir avant la fin de ce fichu dîner. C'est pas possible d'avoir autant le cœur qui bat à cent à l'heure comme ça! C'est comme si je faisais une crise cardiaque à chaque seconde. C'est ça, je vis une mort latente et c'est pas la panacée, ça, c'est moi qui vous le dis.

Alice a insisté pour venir m'aider mais en vérité, la connaissant comme si je l'avais faite moi-même, je sais qu'elle veut surtout jouer à Barbie Bella avec moi. C'est son dada, ça. Elle m'achète des vêtements hors de prix que je ne porterai probablement qu'une fois et elle passe des heures à me faire essayer tous ses achats. Après ça, elle m'installe devant la coiffeuse et je suis obligée de me laisser faire. Ca ne sert à rien de se débattre. La seule et unique fois que j'ai essayé, elle m'a enfoncé une aiguille (ne me demandez pas d'où ça sortait par pitié!) dans le bras et ça faisait tellement mal que j'ai sursauté fort, me cognant contre son menton. Comme si ça ne suffisait pas, elle s'est mordue la lèvre et a perdu une de ses dents. Pauvre Alice! J'ai eu mal pour elle sur le moment mais fuck, qu'est-ce qu'elle voulait me faire avec cette aiguille?

Donc, il est quatorze heures et nous venons seulement de finir de déjeuner. J'ai invité Alice et comme d'habitude, elle s'est chamaillée avec James sur tout et n'importe quoi. Ces deux-là, ils pourraient être frère et sœur. Si, si! Il est autant surprotecteur et chiant dans le genre mafioso avec elle qu'avec moi. En même temps, ça se comprend, nous avons connu Alice toute notre vie. Techniquement, elle partage notre vie depuis le jardin d'enfants mais on ne va pas faire tout un plat pour quelques malheureuses années, si?

La scène habituelle se passe dans le salon alors qu'avec Renée, nous débarrassons la table.

« Fuck, James, rends-moi cette foutue télécommande!

Je n'ai même pas besoin de passer la tête par la porte pour savoir que James a le malheureux engin enfermé dans son poing et qu'il le brandit bien trop haut pour qu'Alice puisse l'attraper. Je suis même sûre qu'elle est en train de sauter pour essayer de l'avoir mais en vain.

« Ha ha ha! T'oublies, ma petite Ally qu'ici, c'est notre télé alors soit tu arrêtes ton cirque et tu regardes tranquillement Scarface avec moi, soit tu aides ma sœur en cuisine! »

Je roule des yeux. Pas besoin de se demander d'où vient l'inspiration de mon frère pour jouer les mafieux. La dernière fois, c'était le Parrain qu'Alice a dû supporter. Elle n'aime pas trop faire la vaisselle. Non seulement, comme elle dit, "on finit toujours par se tâcher" mais aussi, c'est pas bon pour la santé des doigts…

Evidemment, Alice se rebiffe quelques secondes mais elle finit par se résigner et le calme revient tandis qu'elle prend place dans le canapé avec James. Phil et Renée sont partis faire quelques courses mais bizarrement, je me doute que non seulement ils vont revenir les mains vides mais qu'en plus, comme d'habitude, ils auront leur expression ahurie qui veut dire "on s'est envoyés en l'air comme des sauvages et on n'a pas honte de prendre notre pied."

J'ai enfin fini ma vaisselle et ça coïncide avec la page de pub dans le film. Je m'essuie les mains et m'apprête à rejoindre Alice et James quand je les surprends en pleine conversation.

« Ally, dis-moi… la fille qui travaille avec toi… à la boutique… »

« Oui? »

Comme Alice, je suis amusée. C'est rare, non, en fait, nous n'avons jamais vu James perdre tous ses moyens comme ça. Ouh… James a le béguin, on dirait! Je m'approche sur la pointe des pieds et me colle contre le mur. Je ne veux pas perdre une miette de ce qui va suivre.

« Euh… elle est… euh… l-libre? »

Wouah! Il perd peut-être ses mots mais il sait ce qu'il veut, lui! Et pourtant, il ne s'est rendu au travail d'Alice qu'une fois, parce que je ne pouvais pas venir la chercher alors il a sûrement vu Victoria à cette occasion. C'était la semaine dernière.

« Victoria? »

La vicieuse! Elle fait exprès de le faire mariner! Il est temps qu'on lui fasse payer ses manières de mafioso! Héhéhé!

« Elle a rompu avec son petit-ami il y a deux semaines alors oui, elle est libre. »

Il ne s'est pas passé une seconde durant laquelle je les ai rejoints avant que James ne réagisse au quart de tour. Il se redresse et prend Alice par les épaules en plongeant son regard profondément dans le sien. Fuck! Il est vraiment accroché!

« Ally, ma petite Ally, faut que tu m'aides! Je suis amoureux, tu comprends? »

D'un côté, j'ai envie de rire à en attraper mal aux côtes et de l'autre, je suis éberluée. Amoureux? En n'ayant vu Vic que quelques secondes?

« Mowgli, lâche un peu Alice! Tu vas lui faire mal! »

Il desserre sa poigne et Alice se masse les épaules. Qu'est-ce que je disais?

« James, tu sais que je t'adore mais qu'est-ce que tu veux que je fasse, hum? Tu m'as mis plein de bâtons dans les roues quand j'ai commencé à fréquenter Jazz et maintenant, tu veux mon aide? »

Si je ne connaissais pas Alice, je penserais qu'elle le pense vraiment mais elle a trop bon cœur. En plus, James prétend être amoureux et on ne peut pas passer à côté de ça car c'est la première fois qu'il montre autant d'intérêt pour une fille. Etonnant pour l'ex-quaterback de notre lycée, n'est-ce pas

Non. En fait, elle bluffe mais c'est pour lui faire payer les tortures qu'il a imposées à nos chéris respectifs. Oui, il a même essayé de faire fuir son meilleur ami, Jasper, à cause d'Alice. Comment? En racontant par le plus menu détail les frasques d'Alice en ce qui concernait les vêtements comme la fois où elle nous a forcés à nous déshabiller dans la buanderie pour nous retrouver en sous-vêtements, par un après-midi d'hiver froid, parce que nous nous étions tachés avec du vin. Exactement! Alice est complètement folle quand il s'agit de fringues mais c'est comme ça qu'on l'aime, notre Alice.

« S'il te plaît, Ally, pour ton grand frère d'adoption? »

Je ne me retiens plus de rire. Toutes ses années d'observation de notre elfe pour amadouer les adultes vont être récompensées.

« J'y crois pas, t'as finalement appris à faire son regard de chat potté! »

Il se tourne vers moi, une lueur d'excitation au fond des prunelles. Oh oh! Je sens que je vais devoir m'y coller aussi, moi.

« Bella, ma petite sœur adorée, tu vas aider ton grand-frère, hein? Tu vas pas me laisser tomber. S'il te plaît, Bella? »

Qu'est-ce que je disais? Tiens, il me refait son regard de cocker. Je soupire. J'ai envie de le torturer un peu quand même.

« Mowgli, mon cher Mowgli, si tu veux faire la cour à Vic, il va falloir que tu nous promettes, à Alice et moi, que tu vas faire des efforts titanesques pour arrêter de nous surprotéger. »

« Mais Bell's! Je fais quoi, moi, s'ils vous font du mal? »

Il arbore un air si triste que je m'attendris. Après tout, ce n'est pas de sa faute s'il se comporte comme un père pour nous puisque Renée et Phil ont préféré être des amis plutôt que des parents.

« Bon, si jamais Edward ou Jasper nous blessent, et ça nous étonnerait énormément, n'est-ce pas Alice? »

Je me suis interrompue un court instant, le temps qu'Alice acquiesce de la tête, la main sur l'épaule de notre James.

« Tu feras comme tout grand frère qui se respecte, tu auras le droit de leur coller un pain mais juste ça, d'accord? Pas de genou ou de bras cassé et pas d'envoi à l'hôpital! Tu comprends? »

Ah! Quand il a entendu qu'il pourrait quand même cogner nos chéris s'il le faut, un grand sourire s'est dessiné sur ses lèvres. Au fond, même s'il veut jouer les gros bras, James a un grand cœur et il se sent le devoir de protéger ses proches.

« Deal! »

« Cool alors maintenant, on va aller dans ta chambre et tu vas me laisser te relooker avant d'aller voir Vic! »

La réaction d'Alice était à prévoir. J'ai envie de crier de joie, elle a oublié que j'avais mon rendez-vous avec Edward ce soir. Au lieu de jouer à Barbie Bella, James va connaître sa douleur avec Alice et Barbie James. Oui! Alors qu'ils s'engouffrent dans la chambre de mon frère, elle se retourne vers moi.

« Au fait Bella, je te retrouve dans deux heures pour t'aider qu'Edward n'arrive. »

Shit. Moi qui croyais m'en sortir indemne. James me fait les yeux ronds et me crie silencieusement "HELP!". Il peut rêver, ça sera une petite compensation de toutes les fois qu'il m'a laissée me dépêtrer toute seule et toc, prends ça dans les dents!

Je me prépare à m'affaler sur le canapé quand la petite tête échevelée d'Alice apparaît par-derrière le mur.

« Bella? Ne t'avise pas de t'esquiver avant! »

Je n'y avais pas pensé!

EPOV

Essayant tant bien que mal de tenir convenablement l'énorme bouquet de roses que j'ai acheté en route pour ma dulcinée, j'actionne le loquet de la porte et suis accueilli par un James fagoté comme un pingouin. Je reste bouche bée. Tout de suite, voir un James mal à l'aise, ça tue le mythe du James tueur que je connais. J'ai envie de rire. Qu'est-ce qu'il s'est passé pour que…

« Bonsoir Edward, ma sœur ne va pas tarder à descendre. »

« Bonsoir James, tu es très élégant. »

Toujours faire des compliments à sa belle-famille, ça me fait gagner des points. James sourit brillamment, j'ai bien fait de sortir ça, même s'il y a un fond de raison derrière.

« Merci Edward. »

Nous poireautons dans le hall face à face. Je m'impatiente, que fait ma Bella? Sexy Eddie veut rejoindre sa belle mais avec James devant moi…

« Ah! Edward? Qu'est-ce que tu fais ici? Je ne m'attendais vraiment pas à te voir avant dimanche soir. Oh, c'est donc toi l'Edward de Bella? »

Pffiu… Je suis essoufflé pour Alice. Comment fait-elle pour débiter autant de paroles aussi vite? Je reprends mes esprits et rassemble mes mots. Qu'est-ce que fait ma belle-sœur ici?

« Oui, je l'emmène rencontrer la famille ce soir mais et toi… »

« Edward! Tu m'as manqué! »

Je n'ai pas eu le temps de finir ma phrase que ma douce se jette dans mes bras. Je la serre contre moi et je hume son parfum fraisé qui me rend fou. Je l'examine ensuite. Fuck, Alice a encore fait du bon travail. Je reconnais sa marque dans l'habillement de ma Bella. En temps normal, elle n'accepterait jamais de porter de maquillage ou de bas nylon. Sexy Eddie se réveille et se demande si Vilaine Bella a un porte-jarretelles en-dessous de sa robe sexy et moulante. Sexy Eddie crie comme une fillette en dansant frénétiquement et je me retiens pour ne pas bander. Pense à autre chose, pense à autre chose…James en robe de grand-mère… Jazz au lit avec Alice…. Ah non! Pas ça! Ouf! Sexy Eddie est parti se cacher et se brûler les yeux. Ca lui apprendra!

« Allons-y maintenant avant que James ne nous vomisse dessus.»

Elle me tire par le bras vers la sortie tandis que je m'interroge.

« Pourquoi? »

« Je t'expliquerai dans la voiture. Allez, viens! »

« Bell's, je te préviens. Si… »

« Mowgli, rappelle-toi notre accord! »

Elle lui jette un regard menaçant. Enfin, ça devrait l'être mais moi, je ne peux m'empêcher de la trouver mignonne. On dirait un chaton qui se prend pour un puma! Chose étonnante, son frère, lui, baisse la tête et en ronchonnant dans sa barbe, il s'éloigne de nous rapidement rejoint par Alice.

« J'accompagne James. Passez une bonne soirée tous les deux et euh…. Edward, ça ne t'embête pas si j'envoie Emmett pour chercher mon écharpe? »

Emmett, c'est le grand frère d'Alice et cela fait des semaines qu'elle essaye de le caser avec Rose. Elle n'arrête pas de répéter qu'ils sont faits l'un pour l'autre mais malheureusement, à cause des aléas du temps, ils ne se sont jamais rencontrés. Emmett a fait ses études de commerce à Washington, Rose à Seattle. Jusqu'à il y a quelques semaines, il travaillait au Texas, comme commercial pour une compagnie pétrolière tandis que Rose est restée à Seattle.

« Enfin, Alice, si ce n'est que ça, je peux très bien te la rendre maintenant et… »

« Non, non, non. Tu restes comme tu es! Pas de mais! Allez, à demain! »

Elle part comme une tornade et Bella joue avec ses mains nerveusement. Je me demande si elle sait que le petit-ami de sa meilleure amie est mon frère. Oh! Après tout, ce n'est pas un secret.

Nous nous mettons en route et j'essaye de la dérider et de la détendre mais rien n'y fait. Sexy Eddie emploie tous les moyens possibles et imaginables pour qu'elle pense à autre chose mais elle demeure de marbre. Dépité, il repart dans son coin et commence à bouder. "Vous n'aurez qu'à m'appeler quand vous aurez besoin de moi! Je vais pas me casser le cul pour rien." Effectivement. Même Docteur Cul' se lasse d'être tendu pour rien. Lui aussi, il voudrait qu'on le détende!

Nous arrivons à destination et en bon gentleman, j'ouvre la portière de ma belle. Elle pose son pied lentement et écarquille les yeux en découvrant la villa.

« Oh fuck, t'as vraiment grandi dedans? »

Je ne comprends pas sa réaction. Comment ça?

« Oui, pourquoi? »

« C'est magnifique! C'est grandiose, c'est …. Fuck! »

« Content que ça te plaise. Viens. Tu n'as pas encore vu l'intérieur. »

« Peut-être mais rien que l'extérieur… waouh! Un tel mélange d'art nouveau et de romantisme, ça me laisse rêveuse. »

Je ris. Non seulement je suis surpris par sa connaissance de l'architecture mais en plus son admiration non feinte pour la maison m'émerveille.

« Content que ça te plaise alors, Bella. Cela faisait des années, n'est-ce pas? Je te présente ma femme, Esmé et voici Rosalie et Jasper, mes autres enfants. »

Bella a sursauté au son de la voix de mon père et j'ai pris un malin plaisir à la voir rougir. Qu'est-ce qu'elle est craquante quand ses joues rosissent comme ça! Rapidement, son regard s'est fait curieux en apercevant Esmé qui lui souriait chaleureusement. Pareil avec Rose qui arborait un air crispé. Elle ne paye pas de mine comme ça mais Rose est timide avec les personnes qu'elle rencontre à peine. Les gens la croient froide mais en fait, il faut seulement voir derrière sa carapace. Puis, elle voit enfin Jasper. J'obtiens alors la réponse de ma question.

« Jazz? Qu'est-ce que tu fais là? »

« Eh bien, je suis le frère d'Edward. Ne me dis pas que tu ne le savais pas depuis toutes ces années? »

Un éclair de compréhension traverse ses petites prunelles chocolat. Apparemment, elle n'avait pas fait le lien. Pourtant, ce n'est pas comme si les Cullen couraient les rues. Nous éclatons tous de rire devant le Oh stupéfait de ma douce et nous pénétrons dans la maison. Bella ne cesse de s'extasier devant les meubles et la décoration et c'est comme ça que tout naturellement, elle se met Esmé dans la poche. Je savais qu'elle s'entendrait avec ma mère. Bella me rend heureux alors Esmé l'apprécie forcément d'emblée mais là, je crois qu'elle adore ma petite-amie. Jasper et Carlisle ne sont pas des problèmes. Non. C'est Rosalie qui se referme sur elle-même.

Nous passons à table et tout se passe à merveille jusqu'à ce qu'Esmé lui demande ce qu'elle pense de mes talents de pianiste. Je ne sais pas ce que Bella a compris mais elle recrache presque son verre et manque de s'étouffer. Elle rougit furieusement et lève les yeux timidement vers ma mère.

« Pardon? Je n'ai pas bien entendu? »

Ma mère répète sa question et Bella balbutie qu'elle n'a jamais eu l'occasion de m'entendre jouer. Evidemment. Nous nous occupons à autre chose lorsque nous nous voyons! Sexy Eddie se prend à rêver et à souhaiter que le dîner se termine rapidement. Il veut être cajolé.

Rose se déride lorsque Bella aborde en toute innocence le sujet des voitures et elles entament à elles-deux un débat enflammé auquel je n'y comprends absolument rien mais savoir que Bella s'y connaît en bagnoles est tellement sexy que je crois que je ne vais pas savoir terminer ce repas sans lui sauter dessus.

BPOV

Le Jasper d'Alice est le frère d'Edward??? Comment j'ai fait pour ne jamais faire le rapprochement. Jasper Cullen. Edward Cullen. Il n'y a pas photo pourtant mais j'ai pas tilté. Des fois, je me demande où est ma tête.

Lorsqu'Esmé m'a demandé ce que je pensais des talents de pianiste d'Edward, j'ai compris autre chose à ma plus grande honte. J'ai cru entendre "qu'est-ce que tu penses du pénis de mon fils?". Je sais, je sais, c'est vraiment pas croyable et il a fallu que je m'étouffe presque en prime.

Je pense que le dîner se passe pas mal. Les parents d'Edward sont chaleureux et très souriants, Jasper est déjà comme un frère pour moi et Rosalie est sympathique derrière sa façade de glace. Le seul point noir qui pourrait gâcher la soirée serait que je me ridiculise, encore. Fuck, je dis ça mais ça risque de me porter poisse en plus. Taisons-nous et mangeons le dessert. Renée adorerait ça, ce sont des cannelés avec de la crème anglaise.

EPOV

Carlisle est en train de nous resservir du vin alors que Bella et les deux autres femmes de ma vie discutent avec animation en débattant sur l'éducation des enfants. Bella se destine plus tard à être institutrice et ça tombe bien parce que Rose et Esmé adorent les gosses. Quand je dis que Bella est la femme idéale! Elle s'y connaît en voitures, a la fibre maternelle, est intelligente, cultivée, sexy… Si je ne l'épouse pas, c'est Rose qui m'étripera. Elle qui rêve tant d'avoir une sœur! Bella, c'est la voix de la sagesse alors qu'Alice, c'est l'exubérance à l'état pur et Rosalie a besoin de ces deux côtés pour…

Je suis interrompu dans mes pensées par la maladresse de Bella. Quelquefois, on pourrait vraiment croire qu'elle a deux bras gauches mais c'est ce qui la rend si vulnérable et attachante. Ce coup-ci, elle a par inadvertance, son verre de rouge sur la nappe blanche d'Esmé.

« Je suis désolée, je suis une telle calamité! Je… Je vous en rachèterai une, je vous le promets! Je… »

« Ne t'inquiète pas Bella, on va mettre du sel dessus et je suis sûre que ça partira au lavage. Et puis, il n'y a pas mort d'homme.»

« Oui mais bon… »

Elle ne continue pas sa phrase ou plutôt si, en marmonnant. Elle fait une moue et passe la fin du repas à se confondre en excuses. Je ris sous cape sous son regard outré. Elle est si mignonne quand elle est penaude!

Ding Dong. Je me rappelle qu'Emmett devait passer. Est-ce lui? Déjà? Esmé va ouvrir la porte et nous entendons sa grosse voix tonitruante.

« Bonsoir! Alice m'a envoyé chercher son écharpe! »

« Entre, Emmett, je vais chercher Bella. Elle saura mieux que moi où elle se trouve. »

Bruits de pas qui se rapprochent. Boum, boum, boum. Emmett n'est pas très discret, on l'entend à des kilomètres à la ronde! Rosalie lève la tête de son assiette.

« Qui est Emmett?»

« C'est le frère d'Alice. Elle t'en a déjà parlé, tu sais? Il bosse comme commercial. »

« Ah oui, ça me revient! »

D'ailleurs, quand on parle du loup, le voilà qui déboule dans la salle à manger et il court tout droit vers Bella. C'est marrant de voir un mastodonte comme lui fondre et se jeter sur ma chérie pour la soulever comme si c'était une plume!

« Bella! Ca faisait un bail! Qu'est-ce que tu deviens? Jazz, j'espère que tu n'as pas maltraité ma petite sœur, hum? »

Wouah, dans le genre grand-frère protecteur, il n'est pas mal non plus. Avec James, ils ont dû faire fuir des tonnes de prétendants pour leurs petites sœurs préférées. Ils se considèrent vraiment comme une familia. Emmett est un nounours mais il peut se montrer menaçant lui aussi. Je me demande s'il est courant pour moi et Bella…

« Ahem… »

Rosalie a calmé les choses. C'est vrai qu'elle n'apprécie pas être en-dehors des conversations. Emmett se tourne vers elle et leurs regards se croisent pour ne plus se quitter. Si nous étions dans un dessin animé, nous verrions des feux d'artifice exploser autour d'eux. Finalement, Alice avait raison. Nous sommes en train d'assister à un coup de foudre.

« Oh, excusez-moi d'être passé devant vous sans vous voir. Si je vous avez vue avant, je peux vous jurer que je me serais arrêté pour vénérer votre beauté. »

Je n'ai jamais connu l'Emmett dragueur mais fuck, si j'étais une femme, je serais en train de me pâmer d'admiration! Sans déc. Rose a l'habitude de ce genre de compliments mais chose inhabituelle, elle rougit et lui sourit timidement. C'est le début d'une belle histoire d'amour…

Finalement, il reste avec nous pour le dessert et tout le long du repas, avec Rose, ils se dévorent littéralement des yeux. Je sens que nous sommes de trop.

Je raccompagne ma belle chez elle et je suis tenté de monter par la fenêtre pour ne pas la quitter. Je ne cogite que quelques instants avant qu'elle se retourne vers moi, les yeux brillants de désir et là, je sais que je vais le faire. Tant pis si je dois me sauver en catimini à l'aube, ça en vaut la peine.

Lorsque je la rejoins après m'être légèrement égratigné, elle est assise devant sa coiffeuse et elle se retourne, surprise par mes petits coups frappés à sa fenêtre. Ses yeux s'écarquillent dans une moue affriolante puis une expression de désir prend place. Sexy Eddie est de retour! Oh yeah!

« Edward, qu'est-ce que tu fais là? »

« Tu me manquais déjà. »

Je m'avance vers elle et l'embrasse à pleine bouche. Elle me répond avec ferveur et elle frémit lorsqu'elle sent mes mains sur sa peau soyeuse. Prenant avantage de la situation, j'effleure ses seins durcis d'une main pendant que l'autre, descend directement dans son pantalon de pyjama pour arriver sur sa chatte.

« On ne devrait pas, mes parents… mon frère… »

Je sais ce qu'elle essaye de dire. Elle a peur qu'on nous surprenne mais je la rassure.

« Alors, ne fais pas de bruit. »

Elle tente de lutter et de résister mais elle ne fait aucun mouvement pour arrêter mes caresses et au moment où mes doigts massent son clitoris, elle rejette la tête en arrière en gémissant doucement.

« Regarde-moi. »

Sexy Eddie est autoritaire mais elle n'a pas l'air de s'en plaindre. Au contraire. Elle rouvre ses yeux et nos regards se fixent l'un sur l'autre. Le sien est le reflet du mien. Désir, besoin de l'autre.

« Je te veux. »

Ce n'est pas une question ou un ordre. C'est un constat.

« Mais… »

Ma Bella, pourquoi protestes-tu? Nous savons très bien que…

« Tu me veux autant. »

Je caresse avec insistance ses lèvres intimes et elle halète.

« Mais Edward, nous ne pouvons pas… »

« Si, nous pouvons. »

Je ne sais pas ce qui lui prend à Sexy Eddie mais ma queue est largement gonflée et prête à exploser. Je n'attends pas qu'elle retrouver ses esprits pour objecter quoi que ce soit et je plonge directement deux doigts en elle. Elle est tellement humide que je suis sûr qu'elle ne va plus résister longtemps et me supplier de la prendre.

Je fais des va-et-vient de plus en plus vite et avec ébahissement, je l'observe alors qu'elle jouit, les yeux fermés et criant muettement. J'aime l'expression sereine et stone qu'elle a lorsqu'elle atteint son paroxysme et la sensation de son fluide en train de me tremper la main est paradisiaque. Je la fixe intensément et lèche un à un mes doigts, me délectant de sa saveur.

Quelques secondes plus tard, elle me sourit et je sens sa petite main m'enserrer l'engin. Vilaine Bella est réveillée et elle veut jouer. Lentement, elle se baisse et se met à genoux. Sa tête n'est plus qu'à quelques centimètres de mon gland et j'anticipe déjà la chaleur et l'humidité de sa délicieuse petite bouche.

Je soupire d'extase lorsqu'enfin, elle me prend dans sa gorge et que je sens sa langue lécher chaque centimètre carré de mon gland et jouer avec. En même temps, ses lèvres impriment des mouvements sur ma verge de plus en plus rapides et je sens que je vais exploser. Je prends sa chevelure entre mes mains et la guident contre moi. Fuck, c'est trop bon!

Elle va toujours plus vite et bientôt, je n'en peux plus et je déverse mon liquide chaud en elle tandis qu'elle lape jusqu'à la dernière goutte.

Je reste toujours aussi dur. La voir avaler mon foutre comme ça m'excite encore plus. J'ai envie de la prendre sauvagement maintenant. Je me baisse pour l'atteindre et je la fais s'allonger sur le sol. Ses bras m'enserrent le dos et j'entre en elle aussi facilement que dans du beurre. Nos langues se mélangent et dansent avidement tandis que je m'enfonce toujours plus au fond d'elle. J'étouffe ses cris et ses halètements avec ma bouche tandis qu'elle s'accroche à moi comme une bouée.

Elle passe ses jambes souplement autour de ma taille et mes mains trouvent et se posent sur son cul. Je le palpe et ça ne fait qu'accroître encore plus mon excitation.

Mes mouvements se font de plus en plus rapides, forts et passionnés puis erratiques au fur et à mesure que je sens ma jouissance venir.

Des vagues de plaisir intenses m'emportent avec elles alors qu'elle me mord l'épaule pour ne pas crier à pleins poumons. Ca ne fait pas mal, au contraire, ça ajoute à mon climax et c'est foutrement bon!

Je retombe à côté d'elle et pendant quelques minutes, nous ne disons rien. Pas besoin. C'était autant intense pour elle que pour moi.

Nous nous glissons dans son lit et nous enfouissons sous les couettes. Je n'ai pas envie de partir. Je sais qu'il le faudra mais pour l'instant, je veux rester encore un peu avec ma douce. Nous allons nous endormir lorsque des bruits étranges nous parviennent.

Un lit qui grince, des poum poum insistants.

« OH OUI, JAMES! ENCORE! »

Non! Ne me dites pas que…?

« FUCK VIC, JE VAIS JOUIR! »

Grincements de lit de plus en plus forts et l'apothéose.

« OH PUTAIN OUI! »

Puis le silence revient.

Nous nous regardons, complices et epoustouflés. Oh. Mon. Dieu!

Ca casse définitivement le mythe, là. L'image d'un James menaçant s'est dissipée. Je ne pourrai plus jamais le regarder dans les yeux.

**************************************************

AN : Pour celles qui voulaient un lemon dans un ascenseur, je vous annonce que c'est déjà fait. Allez dans mon profil et cherchez « Love me, hate me but please don't leave me. »

2: Au menu du prochain chapitre, lemon dans une cabine d'essayage. Question: qu'est-ce que c'est le truc de la douche italienne? Ne vous inquiétez pas, toutes vos suggestions auront un chapitre consacré pour chacune d'elles. Alors, si vous avez d'autres idées, je me ferai un plaisir de les mettre en scène. Yes!

3 : Une review pour un teaser car les reviews, c'est addictif et ça booste le moral pour l'inspiration.