Plot: Bella est la patiente d'Edward et ils fantasment l'un sur l'autre depuis des années mais tout change le jour où Bella se décide à mettre le grappin sur Edward et elle obtiendra plus que ce qu'elle voulait. **Langage cru et lemon poussés. Vous êtes prévenus!**

AN : Moi qui avais peur de vous choquer, j'ai été soulagée quand j'ai eu le retour de vos gentilles reviews. Merci du fond du cœur pour vos encouragements. Du coup, ce chapitre sera plus soft mais plus long; c'est cadeau!

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Ch6 :Séance nocturne

BPOV

Nous sommes devant le perron et je suis en train de fouiller dans mon sac à main. Je le retourne dans tous les sens mais rien n'y fait: je ne retrouve pas mes clefs. En soi, pas de panique, je sais que James est à la maison et que je pourrai refaire un double du trousseau mais par principe, quand même! Où peuvent-elles bien être passées?

Edward me rassure en caressant doucement le bas de mon dos.

« Ne t'inquiètes pas, bébé. Elles sont sûrement cachées dans une des innombrables poches de ton sac. »

Comme si je n'avais pas bien cherché! Gentille Bella lève les yeux au ciel. Je ne suis pourtant pas si distraite! Vilaine Bella commence à ronronner sous le toucher délicat des doigts d'Edward. Des images de tout à l'heure me reviennent en tête. Hum… C'était la chose la plus excitante que j'ai faite de toute ma vie et le moment le plus inten… Oh… Non?... Si….

« OH NON! »

Fuck, fuck, fuck. Je vais devoir me taper cette garce de Tanya pour récupérer mes clefs. Je me prends la tête entre les mains.

« Bébé, qu'est-ce qui t'arrive? »

Vilaine Bella prend les commandes pendant une seconde. Elle adore les petits surnoms qu'Edward nous donne mais… Je me secoue la tête. Ce n'est pas le moment.

« J'avais le trousseau à la boutique. Je suis sûre qu'il a dû tomber pendant nos ébats. »

Je prends un air déterminé même si je n'en mène pas large et je me décide à y aller. Vilaine Bella tente de me réconforter. Ce sera l'occasion de lui clouer le bec!

« Attends, pas si vite! »

Bah? Pourquoi il me prend le bras? Je me retourne vers lui, interrogatrice.

« Où penses-tu aller comme ça? »

« Au magasin, pourquoi? »

Il écarquille ses yeux et me fait son sourire en coin qui me fait chavirer à chaque fois. Il va m'éblouir longtemps comme ça? Ne serai-je donc jamais immunisée?

« D'accord mais on en vient juste et je dois t'avouer que je suis un peu fatigué. Prenons la voiture, on ira plus vite. »

Je me jette sur ses lèvres et lui plante un baiser passionné. Je ne pensais pas qu'il m'accompagnerait mais le fait qu'il veuille me conduire, je ne sais pas pourquoi mais je trouve ça trop mignon. Il est si attentionné!

« Je prends ça pour un oui, alors! »

Vilaine Bella se réveille. Elle a envie de jouer avec lui. Je me passe la langue sur les lèvres et avec un regard aguicheur:

« Tu sais bien que tu peux tout prendre… quand tu veux, où tu veux… »

Docteur Cul' se réveille. Apparemment, mes mots ne lui ont pas échappés, le coquin.

Nous nous mettons en route et je m'installe sur le siège en cuir. Je m'affale, plutôt. Dieu que c'est confortable! Je pourrais y dormir. Cependant, mon homme démarre le contact et nous prenons la route rapidement. Une idée germe dans l'esprit sinueux de Vilaine Bella. Et si je jouais avec ses nerfs?

Doucement, l'air de rien, j'avance ma main vers lui. Je rencontre sa cuisse. Ferme et virile à la fois. A chaque fois qu'elle bouge, j'ai envie de la palper et de la découvrir. Je tourne mon visage vers lui et je reste bouche bée quand je constate que sa mâchoire est crispée, que ses yeux sont d'un noir de jais et que ses mains s'agrippent au volant. Je souris. On dirait que je n'en ai pas fait assez.

Lentement, je remonte le long de son pantalon et j'arrive avec délectation sur sa bosse. En plein dessus. Je l'entoure de ma paume et celle-ci grossit encore plus. Fuck, à cette allure-là, il va finir par faire exploser ses boutons. Alors, avec délicatesse, je les défais un à un.

« Bella… », gronde-t-il.

Pense-t-il vraiment que ça va m'arrêter? Au contraire, je m'amuse comme une folle.

« Oui? »

Je joue l'innocente mais nous savons très bien où ça va nous mener et je dois confesser que je fais tout pour cela. Tout à coup, une secousse se fait sentir et je bascule sur mon siège. Heureusement que j'ai pensé à boucler ma ceinture de sécurité. Edward se gare sur le bas-côté et il se penche dangereusement sur moi après s'être libéré de son entrave.

« Edward? Que fais-tu? Nous sommes en plein sur une bande de sécurité. Et si quelqu'un arrivait? On pourrait nous voir… »

Il me fait taire en prenant ma bouche contre la sienne. C'est le moyen le plus radical pour faire revenir le silence. J'étouffe un cri de surprise et d'excitation. Sa main s'est faufilée sous ma robe et il a plongé deux doigts en moi sans prévenir. Fuck! Ils sont froids mais au lieu de m'inciter à m'enfuir, je bouge mon bassin, les faisant pénétrer plus en profondeur.

« Ca, c'est pour me rendre fou comme tu le fais… », susurre-t-il à mon oreille, la voix rauque.

Rien que d'entendre le son caverneux de son timbre me rend toute chose. J'en mouille encore plus. Il entreprend des mouvements rapides de va-et-vient et au moment où je vais jouir, il se retire. Comme ça. Sans préambule.

« Quoi? »

Je n'en crois pas mes yeux! Il a osé! Je le fusille du regard tandis qu'il se lèche les doigts. Je voudrais rester en colère mais je suis hypnotisée. Quel spectacle!

« Maintenant, tu vas rester sage ou bien je te promets que tu perdras à ton petit jeu. Comprends-tu, Isabella? »

Vilaine Bella est dans de mauvais draps. Master Eddie a fait son come-back et ce n'est pas pour lui déplaire, au contraire. Comme je n'ai pas répondu, il refait plonger un doigt en moi et le ressort aussitôt. Cet homme sera ma mort, je vous le jure!

« Oui, maître. »

« Bonne fille. Maintenant, touche-toi. Je veux te voir jouir en pensant à ce que je pourrais te faire. »

Gentille Bella s'écrie "Il plaisante, là, j'espère !" mais Vilaine Bella lui obéit, envoûtée par sa voix de ténor. J'imagine sa langue passer sur le coin de mon cou avant de descendre sur ma poitrine. Tout à coup, je me sens oppressée. Mon soutien-gorge me serre trop. Je le dégrafe expertement et mes seins rebondissent dans ma main. J'ai chaud. Pour ne pas arranger les choses, il m'encourage en me murmurant des choses à faire rougir le marquis de Sade.

« J'ai envie de te baiser comme une bête. »

Je suis complètement trempée et prête. Je suis tellement excitée que mon bas-ventre me fait mal. Je sens que j'ai besoin de me libérer et vite.

Sans d'autre préliminaire, j'insère en moi directement trois doigts. Je suis tellement ouverte que c'est à peine si je les sens.

« Hum… Je sens que tu es ouverte, n'est-ce pas, Isabella? Tu voudrais que ce soit ma queue gorgée de désir qui cogne ainsi en toi, n'est-ce pas?

Je pompe toujours plus fort. Avec l'adrénaline qui court dans mes veines, je ne m'aperçois même pas qu'il a découvert mes seins et les tête comme un nouveau-né. Il me palpe et me mordille les tétons.

« Oui, Isabella. Continue comme ça, parce que ce soir, ce ne sera plus ta main entre tes cuisses. Je me ferai un plaisir de te défoncer jusqu'à la moelle. »

« PUTAIN! »

Master Eddie et Sexy Eddie combinés… c'est jouissif! Mieux, c'est totalement délirant. Lorsque j'ai recouvré mon orgasme, Edward me contemple, goguenard. Je devrais lui rendre la pareille mais je suis trop extatique pour cela.

« Edward… »

Je suis à bout. Si j'étais debout, je ne tiendrais plus sur mes jambes. Il me caresse tendrement le visage avec un sourire doux. J'aime le contact de sa peau chaude et parfaite sur moi. Je ferme les yeux.

« Repose-toi mon amour. La soirée va être longue. »

****

« Donc, si je comprends bien, vous pensez avoir perdu vos clefs? Ici? »

Tanya me pose cette foutue question pour la troisième fois, goguenarde. J'ai envie de la frapper. Combien de fois va-t-elle me faire répéter ça? En tout cas, ce n'est pas comme ça qu'elle va se faire passer pour plus intelligente qu'elle ne l'est devant Edward. Ce n'est pas à son avantage. Je rassemble mes esprits. Je dois rester calme si je veux pouvoir entrer dans cette fichue cabine.

« Vous allez arrêter votre cirque, oui? Nous savons très bien que vous prenez un malin plaisir à me faire chier parce que c'est moi que ce Dieu vivant s'est fait dans cette cabine! »

Bon, pour la politesse et le contrôle de moi-même, je repasserai… Mais l'expression qu'elle arbore sur son visage est imparable. Tout simplement hilarante. Visualisez-vous le tableau du Cri de Munch. Vous y êtes? Ajoutez à ça un gloss grossièrement appliqué et qui dépasse et vous l'avez! Je me retiens de rire. Edward, lui, n'a pas bougé. Il me tient la main mais elle tremble. Je n'ai pas besoin de me retourner pour savoir que si on n'a pas bougé d'ici deux minutes, il va éclater de rire et se rouler par-terre.

« Mais… mais… euh… »

Edward se lâche. Il part dans un grand rire tonitruant et se tient les côtes. Je lève les yeux au ciel. Vraiment pas intelligente, celle-là. Elle aurait mieux fait de se faire greffer un cerveau plutôt que ces ballons. C'est vrai, quoi? Ils me font plus penser à des minis-melons et c'est vraiment pas sexy. Pamela a une concurrente dans la bêtise.

« Mais quoi? Vous croyez que j'ai pas remarqué que vous allumiez mon petit-ami? Franchement, dans le genre subtil, on a fait mieux. Malheureusement pour vous, ce soir, celle qui va jouir à en perdre la voix grâce à cet apollon, c'est moi! Maintenant, je vais récupérer mes putains de clefs et vous n'aurez qu'à vous consoler en matant le charmant petit cul de mon chéri que vous n'aurez jamais! »

Je sais… Je n'ai pas été élégante sur le coup-là mais en même temps, elle l'a bien cherché, fuck. Je rentre rageusement dans la boutique et je brandis victorieusement mon trousseau qui était caché bien sagement sous la banquette. Je suis rassurée. Je n'aurai pas à raconter à mes parents et James comment j'ai fait pour le faire tomber là.

« Allons-y, chéri. L'air est pollué ici. Tu ne trouves pas que ça pue? »

Je n'ai aucun regret. J'ai sûrement été méchante mais qu'est-ce que ça soulage! Ca lui apprendra à mater les hommes des autres. Faut bien que quelqu'un la remette à sa place. Main dans la main, nous sortons et au moment de disparaître, je ne peux m'empêcher de me retourner vers elle pour lui décocher un dernier regard assassin. Boum. Clou enfoncé complètement. J'ai gagné. Game over la Tanya. Non mais!

EPOV

« Edward, qu'est-ce que tu penses commander? », me demande Emmett.

« Je ne sais pas encore, je suis seulement en train de me décider. »

Nous aurions dû aller au cinéma mais lorsque nous nous sommes tous retrouvés, les plans ont changé….

Un peu plus tôt dans la soirée :

« Edward… »

« James… »

S'il veut jouer au plus menaçant, il a gagné mais ça ne veut pas dire que je vais me laisser abattre pour autant. En plus, je n'ai pas encore dévoilé ma carte "Vicky". Nos regards s'ancrent l'un dans l'autre et l'espace d'une seconde, je me prends à penser que James serait parfait dans un rôle de bad boy au cinéma. Oui, avec son physique et ses yeux à glacer d'effroi, sa carrière est assurée.

« Bella… », glousse ma dulcinée.

Cela fait détendre l'atmosphère et nous rions tous avec elle. Elle a le don pour tirer le meilleur de nous-mêmes et c'est ce qui fait qu'elle est si spéciale.

« Bella, ma chère sœur, t'as toujours un humour foireux! », s'exclame James.

« Probablement mais en attendant, rappelle-toi que j'ai ta vie entre mes mains ce soir. Tu ne voudrais pas que Vic apprenne quelques histoires sur toi, n'est-ce pas? Hum? »

Ils passent leur temps à se chamailler mais au fond, tout le monde sait très bien qu'ils s'adorent. James n'est pas méchant. Il est juste un grand frère affreusement protecteur qui a trop regardé les films de mafiosos, selon les dires de sa sœur.

« Ca me rappelle… Toi aussi, tu en as à apprendre sur Bella! », adresse-t-il à mon encontre.

« Je serais ravi de connaître un peu plus le passé de ma belle.»

Avant qu'elle n'ait le temps de se rebiffer, la sonnerie retentit. Bella envoie un regard d'avertissement qui veut dire "Fais gaffe à toi! Je te surveille!" et je ricane discrètement. Petit chaton. Même dans la boutique, j'étais impressionné par sa hargne. En temps normal, elle ne me fait pas peur mais là… qu'est-ce qu'elle était sexy! Une vraie tigresse! Si je m'étais écouté, je l'aurais emmenée à nouveau dans cette cabine pour la faire mienne.

« Bonsoir Bella! »

Vous avez déjà entendu quatre personnes s'exclamer à l'unisson? C'est assez impressionnant surtout avec la voix de soprano d'Emmett. Alice doit être extatique car son plan pour caser son frère et ma sœur a marché à merveille. Je fixe Jasper. Il semble étrangement mal à l'aise. Ce sentiment se dissipe cependant rapidement lorsque je le vois plaisanter avec James.

« Et maintenant? A quelle heure commence la séance? », demande Rosalie.

Bonne question. Nous nous tournons tous vers Bella.

« Pourquoi vous me regardez tous? »

« Parce que c'est toi qui a décidé qu'on irait voir le film », chantonne Jasper.

Elle rougit. Je sens qu'elle n'a pas pensé à regarder les horaires des séances.

« Juste une seconde, je vais vous dire ça. »

Elle ouvre son Blackberry et tapote rapidement sur son clavier. Ses lèvres se crispent dans un sourire tendu et elle revient à nous.

« On vient de rater la première séance. La prochaine est à dix heures. »

« Quoi? Qu'est-ce qu'on va faire jusque-là? », intervient James.

Celui-ci jette un coup d'œil sur Victoria qui prend sa main dans la sienne et caresse lascivement son dos de manière suggestive. Beurk! Je n'avais pas besoin de voir ça, moi.

« Et si on allait manger? Ca pourrait être marrant! Y a ce nouveau restau italien au coin de la rue qui a l'air pas mal et puis, on pourra parler et rire. », propose Alice avec enthousiasme.

Elle tente de convaincre ma douce et James avec son regard de chat potté, avec succès. Je suis plus qu'amusé par la situation. Apparemment, elle arrive comme ça à ses fins avec tout le monde. Emmett s'y met également.

« Allons-y. J'ai faim. Faut dire que je me suis bien dépensé cette après-midi, hein ma Rosie? »

Quoi? Je ne savais pas qu'ils en étaient déjà à ce stade! Ils ne perdent pas de temps non plus, eux.

« Pitié, Emmett. Je n'ai pas envie de connaître les détails de la vie sexuelle de ma sœur! »

« Oui, je confirme. Ce n'est déjà pas drôle d'entendre son frère en pleine action alors en parler… », adresse Bella à un James et à une Victoria rougissante.

James se reprend et interpelle Bella. Il se passe nerveusement la main dans ses cheveux en même temps.

« Quoi? De quoi tu me parles? »

« Voyons Mowgli, ne fais pas l'innocent. Rappelle-toi, avant-hier soir… »

Zut! Elle m'a grillé ma carte Joker. Je vais faire comment pour faire chanter James maintenant? Attendez… Mowgli? Il faudra que j'apprenne d'où lui vient ce surnom.

« Quoi? Mais comment…? Oh et puis, allons manger. »

****

« Edward, qu'est-ce que tu penses commander? », me demande Emmett.

« Je ne sais pas encore, je suis seulement en train de me décider. »

Nous nous sommes installés il y a quelques minutes et un brouhaha discret nous entoure. Je devrais être mal à l'aise mais curieusement, c'est comme si nous étions tous en famille. Comme nous sommes autour d'une table ronde, il n'y a pas de bout de table et donc, personne n'est exclu. L'ambiance est conviviale et bon enfant.

« Et toi, ma puce, que penses-tu prendre? »

Je reste estomaqué que ma sœur se laisse appeler "ma puce". Elle doit réellement avoir craqué pour Emmett. D'habitude, elle aurait donné un grand coup de pied là ou je pense à celui qui aurait osé la traiter comme une poupée.

« Grand frère, tu vas demander ça à tout le monde? », plaisante Alice.

« Oui. Comme ça, je saurai ce qui vaut la peine d'être mangé! », rétorque Emmett, vexé.

Il croise les bras sur la poitrine, comme un gamin à qui on aurait refusé une sucette mais Rose le déride en lui souriant tendrement. Elle semble forte mais au fond, elle a un cœur gros comme ça. Tout le monde sait qu'elle craque pour les enfants et Emmett en est un, à sa manière. A partir de là, ils ne peuvent que s'entendre.

« Moi, je crois que je vais opter pour les lasagnes », nous sort Jasper. « Il paraît qu'elles sont à se taper le cul par-terre, ici. »

« C'est vrai, on en parlait, l'autre jour, au boulot avec Alice et Jacob. Une cliente nous en a parlé et on s'est dit qu'on devrait essayer, pour voir.»

« J'espère que ses goûts culinaires sont meilleurs que ses goûts vestimentaires. Elle portait une horrible doudoune verte avec une jupe jaune banane. Affreux », se lamente Alice en secouant la tête.

« Ally, tu sais bien que tout le monde ne peut pas partager ton sens de la mode », ironise James.

« Exact et c'est pour ça qu'il a fallu qu'elle t'aide pour charmer Vic », tacle Bella.

Nous rions tous tandis que James rumine sa vengeance. Une serveuse s'approche de nous avec son calepin et prend notre commande. Après qu'elle se soit éloignée, Rosalie laisse échapper un grognement en fronçant les sourcils.

« Qu'est-ce que t'as, sœurette? », tente de la calmer Jazz.

« Cette bimbo a osé mater mon Emmett ».

« Je suis ton Emmett? », s'amuse l'intéressé.

« Oui et elle n'a aucun droit sur toi. Pourquoi? Tu voudrais me contredire? »

Lorsqu'elle est énervée, chacun sait qu'il ne faut pas la chercher encore plus. Ses foudres sont douloureuses. J'ai des cicatrices datant de l'enfance pour le prouver.

« Non, parce que dans ce cas, tu es autant mienne que je t'appartiens. Je suis juste content de t'entendre le dire. »

Tout à coup, je ne sais pas comment ils ont fait mais le regard qu'ils s'échangent est tel que nous nous sentons de trop. L'atmosphère se trouve soudainement chargée d'une tension incroyable et nous nous retrouvons bouche bée pour assister à cette démonstration d'amour. Si, jusque là, je n'ai jamais cru au coup de foudre véritable, c'est désormais chose faite. Nous aurions dû écouter Alice et l'aider à les faire se rencontrer plus tôt.

Nos plats arrivent enfin et Victoria change le sujet de la conversation, nous ramenant à une conversation plus légère.

« Ainsi donc, tu as aidé James à me séduire, Alice? »

« Oh oui et ça n'a pas été une mince affaire, crois-moi! » s'enflamme-t-elle.

« Hé! », se rebiffe James.

C'est drôle de les voir interagir. Je comprends maintenant Bella lorsqu'elle déclare qu'Alice est une sœur pour elle et James. Ils se chamaillent, se taquinent mais le font tous avec le sourire. La scène est charmante à voir.

« Pas de hé qui tienne, James! Même un pantin se laisse plus faire que toi. »

« Je n'aurais pas autant gesticulé si tu ne m'avais pas planté d'aiguille autant de fois dans la peau. »

« Une aiguille? Pourquoi tu as eu besoin d'une aiguille? », s'interroge Jasper.

« Pour retoucher des vêtements qui en avaient besoin », répond Alice nonchalamment.

« Oui, des vêtements que tu as fini par ranger dans le placard pour me faire mettre un costume de pingouin qui lui, n'a pas eu besoin d'être recousu», reprend James.

« Moi, je l'ai bien aimé, ce costume de pingouin », badine Victoria en plongeant son regard dans celui de James.

Je me retiens de lever les yeux au ciel ou d'éclater de rire mais Bella prend un malin plaisir à faire souffrir son frère.

« C'est sûr, je m'en suis aperçue. »

Bella est peut-être diabolique mais qu'est-ce qu'elle est sexy! Note à moi-même: ne jamais m'attirer sa rancune car elle est particulièrement tenace. Par contre, ça risque de se retourner contre elle car James m'interpelle.

« Edward, tu savais que Bella craquait pour toi depuis la première fois qu'elle t'a vu? »

J'observe du coin de l'œil ma douce qui rougit en plantant furieusement sa fourchette dans ses raviolis.

« Ah bon? Intéressant… »

Effectivement, ça fait plaisir de savoir que mes sentiments ont été partagés tout ce temps.

« James, nous avons un accord. Rappelle-toi », le menace-t-elle.

« Oui mais rien ne stipule que je ne peux pas lui raconter de vieilles histoires », la nargue-t-il.

« Tu sais, on peut être deux à jouer à ça. Vic, James a craqué sur toi dès qu'il t'a vue et il nous a suppliées, Alice et moi, de l'aider à te conquérir. »

« Tu aurais dû le voir. Il était trognon avec son regard de chien battu! », s'esclaffe Alice.

« Jazz, tu savais qu'Alice a peur de dormir dans le noir? », se venge James.

« Hé! C'était un compliment que je faisais! »

« Un compliment qui me fait passer pour un petit garçon, merci bien. »

« C'est pour ça que tu as cette veilleuse! »

« Jazz, tu sais que je t'aime mais tu ne vas pas t'y mettre quand même? »

« Vous êtes mignons tous les deux! », se pâme Rose.

Tout le monde se tourne vers elle. Comptez sur ma sœur pour sortir des choses incongrues aux moments les moins attendus mais elle a le mérite de nous faire tous rire.

Alice se tient le ventre et l'œil pétillant, elle lance tout à trac:

« Détends-toi James, arrête de prendre cet air de mafieux. Rappelle-toi que tu n'es pas notre padre.»

« Pourquoi dis-tu cela tout à coup? », s'attriste-t-il.

Je me rends compte alors que James a besoin de protéger sa famille car sinon, il se sentirait inutile. Finalement, ses proches, tous ceux qu'il aime sont sa raison d'être. Alice, sentant son désarroi, se lève et se faufile derrière James pour l'enlacer tendrement.

« Tu es comme un frère pour moi, tu le sais? Mais il est temps que tu penses à ton bien-être. Bella et moi avons grandi. Nous sommes majeures et vaccinées alors maintenant, tu dois te concentrer un peu sur la merveilleuse femme que tu as apparemment fait monter au septième ciel cette nuit. »

Le moment intime passe pour laisser place à leurs chamailleries fraternelles et James donne une pichenette sur le nez d'Alice. Celle-ci lui tire la langue, joueuse et retourne aux côtés de Jasper.

« Ally, t'avais pas besoin de me préciser que vous étiez vaccinées. Je vais faire des cauchemars maintenant! », couine James. « Comme si j'avais besoin de vous imaginer donner votre vertu à vos hommes! Bon Dieu, ayez pitié de moi.»

« Pff… Pauvre de toi! Tu sais, maintenant on peut te le dire, hein, mais ça fait belle lurette que nous ne sommes plus innocentes », lâche-t-elle en sirotant tranquillement son soda.

« Comment ça, belle lurette? Edward, ça fait longtemps que tu fréquentes ma sœur? »

Quoi? Pourquoi il faut que ça retombe sur moi? Et puis, moi aussi, je veux savoir! Ou pas. Si! Non! Oh le dilemme. Je ne sais pas.

« Mais non, gros bêta. C'est avec Jazz que notre Bella a perdu sa fleur. »

« QUOI? »

Nous nous sommes tous écriés en chœur mais James et moi avons été les plus bruyants.

« Ben quoi? On peut le dire maintenant. Nous sommes tous adultes, non? Et puis, c'était il y a des années. Bien avant que Jazz et moi ne nous mettions en couple. »

Je reste silencieux, ruminant mes pensées et procédant rapidement à quelques calculs mentaux. J'ai rencontré Alice quand elle allait avoir ses dix-sept ans. Mais je sais qu'elle connaît Jasper par l'intermédiaire de James car ils sont très bons amis et ils ont été amis avant de s'avouer leurs sentiments… Donc… Comme Bella et Alice ont maintenant vingt ans, ça doit s'être passé il y a une demi-dizaine d'années.

Lorsque je pense ces derniers mots, ma jalousie qui menaçait d'exploser pour laisser le champ libre à Psycho-Eddie disparaît et je jauge la réaction de Bella.

Ma douce rougit de l'attention de tous sur elle et elle baisse les yeux obstinément, n'osant affronter le regard de son frère ou le mien, je ne saurais dire. J'ai envie de prendre sa main mais elle la garde sous la table. Je devine avec amusement qu'elle doit être en train de les tordre dans tous les sens car c'est ce qu'elle fait toujours lorsqu'elle est nerveuse ou stressée.

« Jasper, comment tu as pu faire ça à ma petite sœur? »

James arbore un tel air menaçant que je ne peux m'empêcher de soupirer de soulagement. Au risque de paraître insensible au sort de mon frère, je suis bien content que ce soit adressé à Jasper et non à moi. Un James méchant, ça fait déjà peur de loin mais de près… Ce n'est pas pour déplaire à Victoria qui le dévore littéralement des yeux et le déshabille mentalement. Je suis prêt à parier ma main qu'un Master James la rendrait folle.

« James, voyons… »

« Ah non, pas de "voyons" entre nous, Jasper. C'est de ma petite sœur qu'on parle, là. Non. De mes sœurs. Tu avais vraiment besoin de te taper les deux? »

« CA SUFFIT! »

Bella qui n'avait pas dit le moindre mot, sort de ses gongs et elle tape du poing sur la table pour appuyer ses paroles.

« James, tu sais que je t'adore mais là, tu es insupportable. Tu te rends compte qu'on a vingt ans? Vingt putains d'années et tu nous traites toujours comme des petites filles. »

« Mais Bella… »

« Non. Pas de "mais Bella" qui tienne. J'approuve ce que t'a dit Alice tout à l'heure. Tu dois nous laisser, non, tu dois accepter le fait qu'on ait grandi et que désormais, nous construisons nos vies par nous-mêmes. Quand nous étions petites, tu étais là pour vérifier que notre petite roue tenait bien à notre vélo mais maintenant, tu dois accepter qu'on pédale toutes seules et qu'on puisse tomber. Tu comprends, James? »

Rosalie attire mon œil. Manifestement, la démonstration d'autorité de Bella la laisse pantoise. Bella est assurée d'avoir le respect de ma sœur. Emmett sourit, amusé. Il se rend sûrement compte maintenant que James est son parfait pendant. Ils ont exactement les mêmes réactions. Quant à Jasper, s'il pouvait se cacher dans un trou de souris, je sais qu'il le ferait immédiatement. Je me demande s'il appréhende la réaction de James le plus, ou la mienne. Comment pourrais-je lui en vouloir? A l'époque, je ne connaissais même pas Bella et je me doute bien qu'elle a eu des petits-amis. Mais alors, Jasper et elle ont été un couple? Je dois absolument en avoir le cœur net.

« Oui, petite sœur. Mais Bella, tu sais que je t'aime, hein? Je ne veux que ton bonheur. »

« Je t'aime aussi, grand frère même si quelquefois, t'es chiant et lourd comme tout. »

Pendant qu'ils s'embrassent, je pose ma serviette sur la table.

« Je vous laisse, je dois me rendre aux toilettes. »

BPOV

Je suis des yeux la silhouette d'Edward qui s'éloigne lentement. Un sentiment d'anxiété et d'inquiétude m'étreint. Je ne sais pas ce qu'il pense et ça m'angoisse. Et si je le dégoûtais? Et s'il ne voulait plus de moi? Il ne m'a pas adressé un seul mot depuis mon échange houleux avec James et ça ne fait qu'ajouter à ma peur. Je me lève et vais le rejoindre. Je ne peux pas rester plus longtemps dans cette incertitude. Alice et Jazz me font un clin d'œil. C'est signe qu'ils comprennent et qu'ils couvriront mes arrières si les autres s'aperçoivent que nous tardons trop longtemps.

Je me faufile discrètement dans les wc pour hommes où je retrouve mon Edward en train de cogiter sans faire attention à ce qui l'entoure. Il n'a même pas remarqué que je me trouvais là.

« Edward? »

Il sursaute et manque de se coincer Docteur Cul' dans la fermeture éclair de son pantalon. Il pousse un juron en rougissant – jamais je ne l'avais vu aussi cramoisi – puis il recouvre son calme avant de se tourner vers moi, de me prendre par le bras et de me pousser dans une cabine proche. Je remarque qu'il a oublié de verrouiller la porte mais je n'ai pas le temps de lui en faire la remarque.

« Bella? Qu'est-ce que tu fais là? »

Je ne réponds pas à sa question. Au lieu de ça, je baisse les yeux et je lui demande nerveusement:

« Tu m'en veux autant que ça, Edward? »

« Quoi? Mais…? Pourquoi tu crois que je t'en veux, mon amour? »

Mon amour… J'aime le son de sa voix lorsqu'il m'appelle ainsi.

« Parce que… tu ne m'as pas regardée une seule fois ou parlé de toute la soirée et tu t'es replié sur toi comme une huître quand Alice a lâché la bombe alors… »

Pourquoi il faut que ma voix me lâche à un moment pareil? Voilà que je me mets à parler comme une petite souris, c'est le comble!

« Rassure-toi, ma belle. Il en faut plus que ça pour me fâcher. C'est vrai que j'étais jaloux, au début, mais c'était il y a des années. Ce qui compte, c'est que j'ai devant moi une femme merveilleuse et elle est à moi. »

« Mais? »

« Pourquoi mais? »

« Je te connais. Tu as un regard particulier lorsque tu rumines tes pensées. Alors, dis-moi? »

Il détourne le regard et se mord la lèvre inférieure. Je ne devrais pas avoir de telles idées impures mais je n'y peux rien. J'ai envie de le manger tout cru.

« Bella… »

Il hésite. J'appuie mon regard sur lui et essaye de passer mon message en même temps par mes prunelles. Il peut tout me dire, tout me demander. Je serai toujours honnête avec lui. Il ne se décide toujours pas alors je tente ma chance et le presse gentiment en lui caressant tendrement le visage.

« Oui? »

« Tu… Est-ce que… As-tu été amoureuse de Jasper? »

D'où lui vient cette interrogation? Oh… D'accord, je comprends.

« Ecoute Edward et regarde-moi bien dans les yeux. Je n'ai jamais été amoureuse de Jasper. Je n'ai même jamais été amoureuse tout court. J'ai eu des petits-amis mais ça s'arrête là. C'est juste que… j'avais seize ans. J'étais jeune et bête. Tout le monde autour de moi vivait des histoires d'amour et moi, je fantasmais sur Darcy et Heathcliff. Un jour, il y a eu cette fille au lycée, Jane Volturi qui m'a sorti mot pour mot et je cite "tu mourras vieille fille aigrie et seule" et ça m'a fait déprimer. Mes parents étaient en plein divorce alors c'était tout le temps la bagarre à la maison, James avait entraînement jusqu'au soir et Alice… Je ne sais plus où elle était. J'étais dans le salon, me morfondant devant mes héros de films irréels et Jasper a sonné. Bien sûr, je lui ai ouvert et il a tout de suite su que j'allais mal, même si je tentais de faire bonne figure. Nous avons parlé. Enormément et je ne sais pas… Ca s'est fait naturellement. Avec le recul, je réalise que c'était pour de mauvaises raisons mais ça m'a remis les idées en place. J'ai réalisé que Jane avait tort et que je ne finirais pas comme Renée et Charlie. C'est bête mais même si ce n'était pas du tout un acte d'amour, ça m'a… soulagée. Oh non, maintenant, tu vas penser que je suis facile mais j'aurais fini par te le dire, surtout sachant maintenant que Jasper est ton frère mais seulement, je m'imaginais te le faire savoir autrement et pas devant autant de personnes. Je jure que je te l'aurais dit si Alice ne l'avait pas dévoilé et que… »

Edward interrompt mon monologue en m'embrassant avidement. Je ne le vois pas mais je sens son sourire contre moi et un poids quitte mes épaules. Dire que je suis soulagée est bien en-deçà de la vérité. Je retrouve mon Edward.

« J'ai compris mon bébé. »

Non. Je ne veux pas qu'il comprenne mais qu'il sache.

« Edward, aujourd'hui, je peux t'affirmer avec une certitude absolue que je n'ai jamais été amoureuse si ce n'est de toi. C'est comme si je t'avais toujours attendu car désormais, je n'imagine plus ma vie sans toi. Tu es ma vie. »

Je me blottis dans ses bras, savourant la sensation de ses bras autour de ma taille.

« Et tu es la mienne, ma Bella. »

Tiens, pourquoi je me sens si serrée tout à coup? Je manque même de m'étouffer.

« JAMES! Qu'est-ce que tu fais là? »

Je rêve! Mon grand frère s'est incrusté dans notre câlin et nous couvre de ses bras puissants.

« Excuse-moi petite sœur, je ne savais pas à quel point tu souffrais. J'aurais dû être là pour toi. »

« Peut-être mais ce n'est pas la peine de rattraper ce retard maintenant! »

Sitôt la surprise passée, je dois bien avouer que malgré ses manières brusques et sa tendance à m'épier comme un chasseur, j'adore mon frère, avec sa possessivité et son manque de tact.

« Bella, tu n'as pas ton mot à dire. Rappelle-toi que tu te trouves dans les toilettes des hommes! »

Je rougis. Je n'y pensais plus… Bon d'accord, si. Fuck, moi qui pensais pouvoir profiter de mon homme…

« Heureusement que vous n'étiez pas en train de faire des folies parce que tu en aurais entendu parler longtemps, crois-moi. »

Il lit dans mes pensées maintenant? J'ai intérêt à me sauver vite fait sinon Edward risque d'en pâtir.

« Je vous laisse. Je vais rejoindre les autres. »

« Attends, sœurette? »

Je suis sur le seuil de la porte et pendant une seconde, je me pose la question de savoir si je m'arrête ou si j'écoute ce qu'a mon frère à dire. Finalement, la curiosité l'emporte, pour le meilleur.

« Oui, James?

« Je suis heureux que tu aies trouvé ta moitié. Assure-toi qu'il t'aime et fait ton bonheur autant que toi, tu l'aimes. D'accord? »

Je cours vers lui et me jette dans ses bras. Par ses derniers mots, il a implicitement donné sa bénédiction à Edward et nous a souhaité le meilleur du monde. Ca, c'est mon grand frère!

« C'est promis, James. Je t'adore! »

« Moi aussi, tu le sais bien, Bella », souffle-t-il en caressant mes cheveux.

« Vous êtes trop mignons tous les deux! », rit Edward en se joignant à notre câlin.

« Hé, c'est pas parce que tu es dans notre famille que ça veut dire que je vais prendre un homme dans les bras. Bas les pattes, homme! »

Je me dépatouille d'eux et les laisse se chamailler sans moi. Je suis heureuse, ma vie est parfaite. Je rejoins mes amis engagés dans une discussion animée sur qui est le plus beau de tous les personnages masculins du film que l'on va voir et curieusement, chacun d'eux ne remporte qu'une voix au suffrage. Rob n'a que mon soutien, Alice craque pour Jackson, Rose pour Kellan et Vic pour Cam. Moi qui pensais que Rob gagnerait haut la main.

« Bon, au lieu de débattre des heures, et si on y allait? On aura des bons sièges comme ça? »

Comptez sur Jazz pour désamorcer les dialogues houleux avant qu'ils n'aient lieu. Il ferait un excellent politicien car il possède une éloquence à clouer le bec à Platon. Au lieu de ça, il a choisi de faire carrière comme psychologue dans sa propre clinique et il faut dire qu'il a bien réussi dans sa vie.

EPOV

"Tu...me...quittes?"


"Oui"

"Ce sera comme si je n'avais jamais existé"…

Mais il est bête ou quoi ce gars??? La femme qu'il aime vient de passer un anniversaire merdique et lui, il ne trouve pas mieux comme cadeau que de la quitter?! Fuck, s'il était en face de moi, je le frapperais et lui ferais comprendre que son raisonnement est tout à fait infondé et qu'il a tout faux.

« Edward, pourquoi tu te crispes autant? Desserre un peu tes poings », me chuchote Bella.

Je me tourne vers elle. L'obscurité nous entoure mais je distingue clairement son visage et ses yeux remplis d'amour. Je me plonge dans mes pensées. Si nous nous trouvions dans la situation des héros des films, je ferais tout pour la protéger mais je ne pourrais jamais penser qu'elle ou moi serions heureux loin l'un de l'autre. Comment peut-on se blâmer autant lorsque les choses qui arrivent se portent hors de notre contrôle? Pas étonnant que le bonhomme se traite de lion masochiste…

Elle me prend la main et appuie sa tête sur mon épaule. Elle tremble légèrement. Je porte ma paume à ses joues. Elle pleure. Enfin, elle se retient pour ne pas laisser couler plus ses larmes. Je dépose un baiser attendri sur son front tandis qu'elle s'agrippe à mon bras posé à côté d'elle.

« Je ne te quitterai jamais », lui promets-je solennellement.

Elle me serre encore plus fort. L'émotion est trop forte pour elle et elle se laisse aller doucement contre moi. Elle enfouit son visage au creux de mon cou, pensant sans doute que la scène sera moins dure mais même dans le noir, je la trouve adorable. Cependant, je n'aime pas la voir triste, même si ce n'est que pour un film. Je veux lui rendre le sourire ou au moins lui changer les idées.

Je l'embrasse. D'abord doucement puis elle se fait pressante et se rapproche de moi subrepticement. Je romps le baiser et nous nous contemplons en souriant. Les autres sont toujours rivés sur l'écran mais je suis embêté par le fait que James ait choisi de s'installer à côté de ma douce.

« J'ai envie de toi », me glisse-t-elle à l'oreille.

Je ne réponds pas. Elle a posé sa main sur mon pénis et je suis sûr qu'elle sent que je bande. Elle me lance un de ses sourires irrésistibles qui me font oublier le reste du monde et me mordille l'oreille avant de me laisser en plan, mâle en chaleur et fou de désir. Elle se redresse sur son siège et redirige ses yeux vers l'écran. Cette femme sera ma mort un jour mais pour l'heure, elle ne s'en tirera pas aussi facilement. Surtout avec cette robe qui se relève sur sa cuisse nue.

L'air de rien, j'avance mon bras vers elle et vise directement sous sa robe. Elle tressaille au contact de ma peau froide contre la chaleur de ses jambes et continue à ignorer mon traitement. Je ravale mon rictus, je veux la punir comme elle le mérite.

Je trouve son intimité et la caresse. Elle ferme les yeux et inspire profondément sans un bruit.

« Bonne fille », lui murmure-je.

Elle écarte discrètement ses cuisses et mon majeur la pénètre lentement. Elle est tellement trempée que ça glisse aussi facilement que dans du beurre. Fuck, je bande tellement que j'ai l'impression que je vais faire sauter les boutons de mon pantalon. Elle commence à me malaxer les boules et je retiens de justesse un gémissement.

« Si tu n'arrêtes pas immédiatement, je le retire de toi. »

C'est radical car elle cesse de me masser tout en les gardant dans sa paume. Rien que le fait de les sentir prises en main suffit à m'exciter comme un taureau.

J'explore son entrejambe. J'écarte ses lèvres humides et je sens son clitoris pointer fièrement sous l'effet de mes caresses. Il est complètement dur et j'entreprends de le masser sur toute sa petite longueur.

Je décèle le tressautement de ses épaules tandis qu'elle fait toujours mine de s'intéresser au film mais je sais qu'elle n'est pas insensible à ce que je lui fais.

« Aimes-tu avoir ma main sous ta jupe? N'as-tu pas honte de me mouiller comme ça? »

Je ne sais pas ce qui me prend en ce moment mais je me sens d'humeur dominatrice. Lorsque je l'ai soumise dans la boutique, l'adrénaline courait dans mes veines telle que j'aurais juré pouvoir jouir indéfiniment et je n'ai jamais eu autant de plaisir qu'en la prenant comme un animal. Mais quand Vilaine Bella m'a fait comprendre qu'elle voulait être explorée complètement, dans tous les sens du terme, ça m'a rendu fou. Complètement. La raison n'avait plus cours. J'aime découvrir et vivre avec elle de nouvelles choses et c'est grisant de s'adonner à des jeux pendant nos sexcapades.

« Reste silencieuse», lui ordonne-je.

J'insère directement deux doigts en elle et très vite, j'en ajoute un troisième. Elle est tellement excitée que je sais qu'elle ne fera pas long feu avant que je ne la fasse atteindre le septième ciel. Je sens déjà ses parois se contracter autour de moi et je ne peux que souhaiter être à la place de ma main pour m'enfoncer en elle.

Je vais de plus en vite et elle serre ma cuisse, me faisant comprendre qu'elle est proche. Elle se mord la lèvre inférieure et elle atteint enfin son paroxysme, se figeant comme une statue et me griffant la jambe. Fuck, c'est trop excitant. Je veux la prendre. Maintenant!

Elle rouvre ses petites prunelles chocolat et la voix rauque, elle m'intime de la rejoindre dans les toiletttes. Gentil Eddie affirme que l'on risque de nous surprendre mais Sexy Eddie et Docteur Cul' rétorquent que tout le monde est concentré sur le film et qu'on fera vite. Ce sont les derniers qui gagnent et je la suis aussi avidement qu'un âne après sa carotte.

****

Lorsque je lui fais face, je constate que ses iris étincellent et que ses lèvres sont rougies par le désir. Ni une ni deux, je me jette sur elle et je relève sa robe, ne prenant même pas le temps de lui ôter sa culotte. Je l'écarte et je la goûte. Elle s'arque en criant doucement et ses mains se plantent dans mes cheveux.

« OUI! »

Elle étouffe ses gémissements et ondule son bassin contre moi. Je la lape comme un chat et elle replie ses genoux autour de moi. Je prends ses seins en main et les serre fortement. Elle se cambre et goguenard, je l'observe alors qu'elle rejette sa tête en arrière.

« Ne te retiens pas. Je veux t'entendre crier mon prénom. »

« Oui, Edward! Edward… »

Je me relève et me positionne entre ses cuisses en prenant ses seins en bouche. Je la pénètre d'un coup de rein et ses lèvres forment un O à se damner. Je n'en peux plus, je ne peux plus attendre et je la prends sauvagement sur le sol.

« Oui, baise-moi Edward. »

« Fuck, Bella. Je vais te défoncer jusqu'à la moelle, oui. »

« OUI! Encore! »

Je la pénètre toujours plus profondément et plus fort. Elle crie mon prénom sans fin et très vite, je viens me déverser en elle alors que ses murs se referment autour de ma queue.

« Putain, Bella! »

Nos langues se mélangent pendant que je me vide en elle et je me délecte de sa saveur. Délicieuse. Elle me serre contre elle en me tenant par le bas du dos et ses jambes m'enveloppent contre nos deux bas-ventres soudés.

Nous attendons quelques minutes, le temps de retrouver nos esprits et je me retire d'elle. Nous nous relevons et tentons de nous refaire une tenue mais mes cheveux ont décidé de rester indomptables. Elle rit en passant la main dedans et colle son front contre le mien. Ses bras entourent mon cou et nous restons comme ça, dans un silence confortable.

« Je t'aime Edward ».

Ce n'est pas dit parce que nous venons de faire l'amour mais parce que nos âmes se sont reconnues parmi les autres. Elle est mienne comme je suis sien.

« Je t'aime aussi, Isabella. Toujours. »

Nous finissons quand même par retrouver nos sièges pour suivre la fin du film et peut-être que je m'imagine des choses, mais je suis sûr que j'ai vu Emmett et Jazz me faire un clin d'œil. Oh mon Dieu, j'espère qu'ils ne nous ont pas surpris! … Après réflexion, ce n'est pas grave s'ils nous ont entendus, tant que James, lui, ne sait pas ce que je viens de faire avec ma douce. Ma douce qui se trouve être sa petite sœur.

****

" Avant toi, ma vie était une nuit sans lune. Très noire, même s'il y avait des étoiles – des points de lumière et de raison…Et puis, tout à coup, tu as traversé mon ciel, comme un météore. Tout brûlait, tout brillait, tout était beau. Quand tu as disparu, quand le météore est tombé derrière l'horizon, tout s'est de nouveau assombri. Rien n'avait changé, sauf que mes yeux avaient été aveuglés par la lumière. Je ne distinguais plus les étoiles, et ma raison ne signifiait plus rien. "

Ces lignes sont belles mais je ne décolère pas. Qu'est-ce qu'il a été con de quitter sa "lune"! Je ne comprends pas comment on peut quitter l'amour de sa vie pour un prétexte bidon!

Bella me serre la main. Je me détends. Après tout, je peux comprendre qu'il pensait vraiment qu'elle s'en sortirait mieux sans lui… Quoique… Pourquoi il n'a pas demandé à sa voyante de sœur de sonder le futur pour voir si elle serait vraiment heureuse?

****

« J'ai adoré ce film. C'était si triste! », soupire Alice à la sortie du cinéma.

« J'ai plus aimé les scènes avec les motos. Quoique, les termes techniques utilisés sont erronés », tempère Rose.

« Moi, j'ai adoré la confrontation avec les trois méchants à la fin », s'enthousiasme Emmett.

« Evidemment, dès qu'il y a une bagarre, toi… », nous moquons Jasper et moi.

« Ben, je suis d'accord avec Emmett, moi », approuve James.

« Et toi, Vic? Quel a été ton moment préféré? », demande Bella.

« Moi ça a été… », commence-t-elle avant d'être coupée par l'arrivée d'un inconnu.

« Bella? », fait-il.

Je le détaille des pieds à la tête. Il est plutôt grand, le teint mat, des yeux sombres mais vifs… Il est assez bien bâti dans son genre. Son seul défaut est de n'avoir d'yeux que pour ma petite-amie en ce moment-même. Jaloux Eddie menace de faire son apparition pour lui mettre une dérouillée.

« Jacob? »

[Oui, je sais. J'ai osé couper là! Que je suis vilaine!]

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AN : Depuis le chapitre dernier, j'ai décidé de relever plusieurs défis en même temps. Ca le fait ou pas?

2 : Pour répondre à la question des âges. Dans la famille Cullen, Edward est le plus vieux (30 ans) suivi de Jasper (27) puis de Rosalie (26). Bella et Alice ont 20 ans, Emmett 28, James 27 et Victoria 26.

Reviews=teasers.