Plot: Bella est la patiente d'Edward et ils fantasment l'un sur l'autre depuis des années mais tout change le jour où Bella se décide à mettre le grappin sur Edward et elle obtiendra plus que ce qu'elle voulait. **Langage cru et lemon poussés. Vous êtes prévenus!**

AN: Le chapitre était sensé arriver plus tôt mais, je ne sais pas comment, mes 22 pages ont été complètement effacées et j'ai dû retrouver la motivation pour retaper le chapitre. Oui. Et à la seconde écriture, je me suis aperçue que j'avais tapé une fin complètement différente que celle que j'avais prévue. Je vous laisse découvrir.


Ch7 :Toy's Я Us, nous voilà!

« Bella? », fait-il.

Je le détaille des pieds à la tête. Il est plutôt grand, le teint mat, des yeux sombres mais vifs… Il est assez bien bâti dans son genre. Son seul défaut est de n'avoir d'yeux que pour ma petite-amie en ce moment-même. Jaloux Eddie menace de faire son apparition pour lui mettre une dérouillée.

« Jacob? »

EPOV

Les yeux de l'indien détaille Bella de haut en bas. C'est qui ce bouffon qui reluque MA petite-amie des pieds à la tête? De quel droit il se permet d'apprécier comme ça ce qu'il voit?

« J'y crois pas! », s'exclame-t-il en rougissant.

« Regarde-toi! Tu es splendide. J'adore ta robe, c'est bien une Prada, c'est ça? Oh my god, je rêve ou c'est des Jimmy Choo que je vois là? Kyaa, t'es sublime, Bella», s'enthousiasme-t-il.

Je reste éberlué. Les dernières secondes qui viennent de se dérouler ont du mal à être appréhendées par mon cerveau. Je ne bouge pas d'un poil. Ce Jacob me rappelle étrangement Alice.

« Jacob! Ca faisait un bail que je t'avais pas vu! », s'exclame James en enlaçant Jacob.

Le traître! Je pensais qu'il m'aimait bien.

« Seulement quelques semaines mais que veux-tu, le boulot et Mike… Mais assez parlé de moi. Oh, et regarde-toi, tu es superbe! Ce jean te va à merveille! »

Je manque d'avaler ma langue. Ce Jake parle Prada et Jimmy Choo, il glousse comme une fille et me mate depuis quelques minutes. Oh. Mon. Dieu. Ne me dites pas que? Si? Il est gay?!

« C'est bon, Jake. J'entends assez parler de vêtements avec Alice. Tu n'as pas besoin de t'y mettre non plus. »

« Ha ha ha, Jingle Bells, toujours aussi drôle. Mais dis-moi, qui est ce canon à côté de toi? », interroge-t-il en me faisant un clin d'œil.

Alors là, Gentil Eddie ne sait pas s'il doit être flatté et être rassuré que ce ne soit pas un ex de Bella ou s'il doit être macho et se la jouer homme viril et pas "de ce bord-là". En tout cas, Jaloux et Psycho Eddie sont définitivement partis… jusqu'à la prochaine fois….

« Hum hum… », intervient Rosalie. « On pourrait peut-être faire les présentations, non? »

« Désolée, Rosalie. Alors, vous tous, je vous présente Jacob, mon cousin et Jacob, voici mon petit-ami Edward, sa sœur Rosalie, son frère Jasper qui est le petit-ami d'Alice et Emmett qui est son frère. Enfin, je pense que tu as dû déjà entrapercevoir Emmett et Jazz au magasin. »

Magasin? Et là… Des bribes de conversation du dîner me reviennent. Oui! Il me semble qu'Alice et Victoria ont parlé d'un Jacob en mentionnant une conversation avec une cliente. Maintenant, je comprends pourquoi Alice se jette au cou de Jacob en gloussant comme une collégienne. Il faut dire qu'elle ne manque pas d'exubérance!

« Est-ce que je rêve ou bien cette merveilleuse bécane est la tienne? », enchaîne Rose, les yeux brillants de convoitise.

« Oui, quand je l'ai eue, c'était une vraie épave mais je l'ai retapée tout seul! Enfin, avec l'aide de Mike quand même», rit Jacob.

Je me demande comment ça se fait qu'il soit le cousin de Bella et James. Je veux dire, Jacob est aussi brun et métissé que James et Bella ont la peau diaphane. Ce sont des antipodes mais ils sont de la même famille? Je cherche à comprendre comment c'est possible. Comme s'il lisait dans mes pensées, Jasper prend la parole.

« Cousin? De sang? »

« Nope. Cousin par alliance. Son père, Billy a épousé en secondes noces notre tante Heidi, la sœur de notre mère, après la mort de sa première femme, Sarah. Nous avons grandi ensemble. Jake, c'est notre petit frère », explique James.

Si James n'était pas procureur, je l'enjoindrais de se lancer dans l'enseignement car il se révèle doué pour cela. Peut-être est-ce dans le ton ou dans son charisme, mais il manie à la perfection l'art du discours.

« Oh! », compatit l'assemblée.

Jacob baisse la tête. Visiblement, il n'aime pas être au centre de l'attention. Là-dessus, je retrouve un côté de ma belle. Contrairement à James, tous deux préfèrent nettement rester dans l'ombre.

« Sinon, t'as passé combien de temps à retaper cette Harley 1450? T'as dû investir beaucoup dedans, non?», relance Rose pour changer de sujet de conversation et par la même, alléger l'ambiance qui s'est alourdie.

Elle se montre efficace car les épaules se relèvent et les sourires reviennent. Ils ne sont plus crispés mais plus… indifférents. C'est vrai qu'à part Rose et Emmett, personne n'entend rien à ce jargon.

« Je ne te le fais pas dire. J'ai dû y mettre au moins trois paies entières là-dedans sans compter le nombre de mois passés à chercher des pièces, à arpenter les garages et à bricoler... Même Mike en avait tellement marre qu'il m'a menacé de me priver de sexe et de me faire coucher sur le canapé si je ne revenais pas passer mes nuits avec lui », éclate de rire Jacob à ce souvenir.

Yep, si je n'étais pas sûr de mon hypothèse avant, là, je viens de me la faire confirmer. Jacob est définitivement gay. Ca fera un homme de moins à éliminer. Gentil Eddie et Sexy Eddie dansent la java en s'ouvrant une bouteille de champagne.

Je soupire tandis que Jazz m'observe avec un regard étrange. Remarquant que je réponds à son examen de la même manière, il sourit narquoisement et me lance un clin d'œil. Je lève les yeux au ciel, agacé. Mon frère est très sensitif, voire empathe mais si c'est une qualité, recherchée pour un homme, cela se révèle agaçant lorsque je ne veux pas qu'il sache ce que je ressens. Je peux être jaloux en paix quand même, non? A-t-il vraiment besoin de partager cela? Je sais que c'est injuste, que ce n'est pas de sa faute mais il n'en reste pas moins que je suis vexé qu'il m'ait surpris dans cet état-là.

« Ah, chéri, t'es là. T'aurais pu rester devant le kiosque quand même! Je t'ai cherché partout! »

Celui qui vient d'arriver aux côtés de "chéri", ça doit être Mike. Blond, les yeux bleus, une carrure athlétique… l'archétype du sportif qui fait craquer les lycéennes. Il porte même un blazer avec son nom dessus. Je me demande comment son homosexualité est vécue dans son entourage. Pour Jacob, ça doit être relativement aisé car étant entré dans le monde du travail avec des femmes, il ne doit pas subir de pression mais au lycée, c'est différent. Il y a les intellos, les gens cools, les sportifs, les bizarroïdes, les asociaux mais dans mon temps, les gays n'étaient pas acceptés alors lorsque quelqu'un se découvrait cette orientation, il ou elle la refoulait pour faire partie du moule. Cependant, Mike semble extraverti et heureux alors j'ose espérer que les temps ont changé…

Mike a beau être intervenu en râlant, aux sourires et aux regards qu'ils s'échangent amoureusement, on sait tout de suite qu'ils sont fous l'un de l'autre. D'autant plus qu'ils se prennent tendrement la main. Nous restons discuter avec le petit couple. Enfin, Rosalie se charge surtout de l'interrogatoire auquel elle soumet Jacob et finalement, Bella fait signe à celui-ci de fuir tant qu'il est encore temps. Connaissant ma sœur, elle serait capable de continuer ainsi toute la nuit.

« Bon, on va y aller. Passez une bonne soirée. J'ai été enchanté de faire votre connaissance. Tu es prêt mon amour?»

Mike se contente de hocher la tête en signe d'approbation et tous deux montent sur la moto avant de démarrer en trombe. Alors qu'ils s'apprêtent à nous quitter, Mike se retourne vers Alice et timidement:

« Alice, est-ce que tu accepterais de me conseiller? Je ne suis pas très doué en mode, et je n'ose pas demander à Jake. Il est trop difficile à suivre pour moi. »

Je ne sais pas comment Jake est mais Alice est une tornade. Il ne peut pas être pire qu'elle. Le pauvre ne sait pas dans quoi il met les pieds.

« Bien sûr Mike. Comme ça, tu verras Jake en même temps », déclare-t-elle en leur faisant un clin d'œil.

« Eh bien, bonne nuit tout le monde!», lance Jake en secouant sa main.

Nous les saluons de la même manière tandis qu'ils s'éloignent. Si nous étions dans un film, il ne manquerait plus que le soleil couchant pour la touche de romantisme… Oh non! … Voilà que je pense comme une femme, maintenant! Sexy Eddie ricane et me nargue. "A trop fréquenter Bella, t'as perdu tes couilles". Gentil Eddie hausse les épaules. "Peut-être mais je suis heureux comme ça" et je suis d'accord avec lui. Jamais je n'ai été aussi heureux avec une femme.

« On devrait rentrer aussi. J'ai envie de profiter de ma Rosie », déclare Emmett tout à trac.

Eberlués, nous nous tournons vers lui et éructons.

« Non, pas de détails, c'est ma sœur », repoussons-nous Jazz et moi en chœur.

« Pff… J'en ai entendu des pires avec vous! » dédaigne Rosalie.

« Comment ça? » demande Victoria par curiosité.

« Ah si vous saviez… C'est horrible de grandie entouré d'hommes avec les hormones en ébullition! »

Elle dramatise quand même, ma sœurette. C'était pas si terrible que ça!

« Et moi alors? Vous imaginez, vous, d'avoir Bella et Alice comme sœurs? C'est vrai qu'Alice n'est pas vraiment liée à nous par le sang mais c'est tout comme et vous la connaissez!» proteste James.

Nous nous concertons d'un seul coup d'œil, complices. Bella en un mot? Maladroite. Alice? Pikachu. Avec ça, nous devons bien avouer que James a dû avoir énormément de travail pour s'opposer à l'énergie débordante d'Alice et protéger Bella de la mort.

« C'est vrai! On compatit » se moque Jasper.

« Hé! » se rebiffe l'intéressée en frappant le bras de Jazz, joueuse.

Bella en fait de même avec moi.

« Pourquoi je prends aussi? J'ai rien dit! », me plains-je.

« Oh Edward, arrête de chouiner et conduis-toi en homme! », nargue Emmett.

« Bien dit! Yeah! »

Emmett et James se tapent dans la main puis s'échangent un clin d'œil. En les voyant ainsi, je réalise qu'avec James et Emmett, Alice et Bella n'ont pas dû avoir une enfance et une adolescence de tout repos. Emmett est un gros nounours et James… un parrain de la mafia. Pas étonnant qu'elles n'aient pas eu beaucoup de petits-amis avant, même si ce n'est pas pour me déplaire. Mais malgré cela, sachant que leurs parents sont souvent absents, je suis rassuré et heureux qu'elles aient grandi autant entourées d'amour que Jazz, Rose et moi l'avons été.

Nous nous mettons en route et nous nous dispatchons rapidement, nos routes se séparant. Emmett et Rose partent bras dessus-bras dessous et il est aisé de deviner qu'Emmett a hâte de sauter sur Rose. La discussion qu'elle a eue avec Jack l'a de toute évidence émoustilllé. Je me demande si elle lui a déjà dit qu'elle bossait comme gestionnaire de parc autos ou pas. Quoiqu'en y repensant, ces deux-là ont de drôles de formes de préliminaires. Parler voitures et motos!

Alice saute sur le dos de Jasper.

« Jasper chéri, ces talons me font atrocement mal », gémit-elle.

« Ally, ma petite Ally, si c'est autant douloureux, tu n'as qu'à pas les mettre », reprend James.

« OH! »

Nous avons tous crié en même temps. Seul Jasper reste stoïque, le visage impassible.

Il a osé! Tout le monde sait qu'il ne faut jamais contrarier une femme. Encore moins lorsque la dite femme est Alice. Celle-ci rougit furieusement puis se remet sur ses pieds avant de marteler le torse de James qui a les larmes aux yeux tellement il rit.

« Ne jamais dire du mal de mes chaussures! Encore moins quand ce sont des Manolo, espèce d'inculte décérébré sans goût!», crie Alice avant de grogner de frustration.

Elle finit par s'éloigner en marmonnant inaudiblement et elle regrimpe sur Jasper. Celui-ci s'assure qu'elle a bonne prise et nous salue avant de se retourner et de partir. Comme Emmett et Rose sont chez nous, je présume que, voulant rester seuls, ils vont aller chez Alice.

« Hue mon Jazzy!», s'agite-elle en pointant la direction à prendre de son doigt.

James est toujours en train de s'esclaffer quand Alice se retourne pour nous saluer et tirer la langue à James.

« Wouah, vous êtes vraiment comme une famille », constate Victoria, amusée.

« Non, pas comme. Nous sommes une famille », répond James qui a retrouvé son sérieux.

« Comme c'est mignon! » soupire Victoria.

Je ne peux m'empêcher d'être d'accord avec elle. Nous finissons par rentrer tous les quatre ensemble. Je souris aux anges. Rien que le fait de tenir la main de ma douce et de me promener ainsi avec elle me remplit de bonheur. Non. Le bonheur, c'est que notre couple soit reconnu et accepté par nos deux familles. Je n'aurais jamais pu rêver de mieux.

Nous arrivons chez les Swan-Dwyer. James prend Victoria par la main et l'amène directement à sa chambre en nous adressant à peine un rapide hochement de tête et un "bonne nuit" à la va-vite. Bella et moi pouffons discrètement. Nous saurons rapidement s'ils écouteront les doléances de Bella ou pas en ce qui concerne leurs bruits.

A notre tour, nous nous rendons dans sa chambre. C'est la première fois que j'y suis officiellement introduit. Je me sens nerveux. Je ne suis pas adolescent mais savoir que je suis dans la chambre de ma dulcinée et que je n'ai pas eu à grimper par la fenêtre pour ça est grisant.

Passé le seuil, nous nous déchaussons et après s'être éclipsée dans la salle de bains, Bella me rejoint sous les draps et se blottit contre moi.

« OUI VIC! CONTINUE! »

« Oh non, pas ça, fuck! » gémit Bella en se cachant sous la couette.

Je ris doucement et la rejoins dans sa tanière.

« Ma pauvre chérie. »

« Ne te moque pas. Tu serais pareil si c'était Rosalie ou Jasper à leur place. »

« Ha ha ha. En ce qui concerne Jazz ça fait longtemps que j'y ai droit. Rose peut dire la même chose. Elle n'avait pas tort quand elle disait avoir entendu "pire". La pauvre. »

Nous nous esclaffons tous les deux et je serre ma belle dans mes bras en déposant des baisers partout sur son visage. Nos langues se rejoignent dans une danse sensuelle et notre embrassade se rompt. Nos regards se fixent l'un sur l'autre.

« A quoi penses-tu?», s'enquiert ma dulcinée à voix basse.

« J'étais en train de songer à quel point tu me rends heureux, Bella. Je me sens entier avec toi. »

Elle m'embrasse avec fougue avant de sourire brillamment et de prendre mon visage entre ses deux mains.

« C'est exactement ce que je me disais aussi. Je t'aime Edward. »

« Je t'aime aussi Isabella. Maintenant, dors mon amour. Nous avons eu une longue journée. »

Et sous les cris du couple voisin, j'enveloppe le corps menu de ma tendre avec le mien et c'est comme ça, collés l'un à l'autre, que nous parvenons à nous endormir.

**Six mois plus tard**

BPOV

« Jaloux? Moi? Qu'est-ce que…? C'est quoi ces conneries? Je m'en fiche complètement s'il a le béguin pour moi! », pleurniche Emmett.

« Ce qui n'est pas le cas, putain! Combien de fois dois-je le répéter pour que ça rentre dans ta petite tête! », s'enflamme James.

Mettez James et Emmett dans une même pièce et je vous garantis qu'il n'y aura plus d'adultes à votre retour. Eux ensemble, c'est pire qu'une cour de marmaille. Dire que ça a débuté de manière anodine…

**FLASK-BACK**

« Alors, les enfants, souvenez-vous qu'en cas d'urgence, nos numéros sont affichés sur la porte du frigo et j'ai aussi ajouté ceux de l'hôtel », recommande notre mère pour la énième fois.

« Ne t'inquiète pas, maman. Tout ira bien. Je veillerai sur la maison », presse James en menant Renée vers la porte d'entrée avec délicatesse.

Je me demande comment James fait pour montrer autant de patience devant une Renée en panique. Elle nous fait ce cinéma à chaque fois qu'elle accompagne Phil à ses matches et en plus, on a droit à son côté mère-poule qui ressort inévitablement. Lorsqu'elle est comme ça, j'ai toujours l'impression de retomber en enfance parce qu'elle nous assomme alors d'innombrables conseils et de paroles. Quand comprendra-t-elle que nous sommes maintenant adultes?

« Je vois que vous ne voulez plus de votre vieille mère. Je m'en vais dans ce cas mais James, s'il te plaît, veille sur ta sœur et empêche-là de remettre le feu à la maison. »

« Maman, c'était il y a des années! J'étais toute jeune. Ca ne risque plus d'arriver maintenant! », rétorque-je.

Cette mésaventure, elle me la ressort également à chaque fois. D'accord, j'ai mis le feu par accident à la maison quand j'avais 15 ans en oubliant mon plat dans le four. D'accord, on a dû faire venir les pompiers et dormir dans une caravane pendant trois mois après cela en attendant que l'assurance couvre les dégâts mais est-ce que pour autant, il faut qu'on me rappelle à quel point je peux être distraite et maladroite? C'est vrai, j'ai fait fort sur ce coup-là mais de l'eau est passée sous les ponts, non?

« Ha ha ha, je connais bien ma petite fille, sinon, je ne dirais pas cela à la légère, n'est-ce pas? »

Je ronchonne. Après tout, elle n'a pas tort mais cela ne fait pas pour autant plaisir à entendre.

« Je pars maintenant. Je vous aime, mes enfants adorés. Venez me faire un câlin. Vous allez me manquer durant ces trois jours. »

« On t'aime aussi maman. Faites attention sur la route et cette fois, assure-toi de ne pas oublier tes affaires dans l'avion», chantonne-je alors que nous entamons un câlin collectif.

« Ha ha, très drôle », riposte Renée. « Soyez prudents, je vous aime », conclut-elle en prenant sa valise et en se dirigeant vers Phil.

Après un dernier salut avec son bras, Renée monte enfin dans la voiture où Phil l'attend depuis déjà une bonne quinzaine de minutes. La Chevrolet disparaît enfin au bout de la rue. James prend son portable et compose le numéro.

« C'est bon, vous pouvez venir. »

Nous ne sommes plus des enfants mais si nos amis avaient été présents quelques instants plus tôt, Renée serait encore restée des heures et elle aurait inévitablement mis Phil en retard.

Moins de dix minutes après son coup de fil, on sonne à la porte d'entrée. James se précipite presque en courant dans le hall puis ralentit la cadence, le temps de retrouver son souffle et d'ouvrir la porte.

« Hey James! Ca a été rapide cette fois. Nous avions parié qu'elle partirait dans au moins une demi-heure. Enfin, eux. Moi, j'avais confiance en toi et j'ai gagné! », claironne Emmett.

« Salut tout le monde. Vic, tu m'as manqué», souffle James en rapprochant Victoria par la taille pour l'enlacer amoureusement.

Celle-ci est donc venu avec Emmett, mais aussi Alice, Jazz, Edward, Rose, Jack et Mike… toute la troupe, en somme. Six mois ont passé depuis notre sortie au cinéma. Ils sont passés tellement vite qu'il me semblait que c'était hier. Nous avons bâti tous ensemble une complicité incroyable et rapidement, Jake et son petit-ami se sont infiltrés dans notre gang. C'était une évidence car Rosalie a trouvé en Jake son parfait compagnon de jeux quand il s'agit de bricoler des vieilles autos et également parce que Mike est encore plus féru de mode qu'Alice qui l'a pris sous son aile. Depuis peu, Victoria l'a engagé comme vendeur et ce travail le rend heureux comme tout car cela lui permet de passer plus de temps avec son chéri et de papoter avec ses mentors qui sont Alice et Vic.

Vous penseriez que Victoria est jeune pour posséder sa propre boutique mais elle est compétente et elle recèle en elle des trésors d'ingéniosité imparables pour se démêler des situations inextricables, sans compter qu'on oublie rapidement qu'elle est la patronne. En effet, Vic est le modèle de l'humilité et de la gentillesse même si elle peut se révéler féroce en affaires. Elle ne nous fait pas sentir qu'on est inférieur à elle mais lorsqu'on la cherche, c'est une vraie lionne. Madame Mallory peut en dire quelque chose là-dessus. La pauvre n'ose plus mettre les pieds dans sa boutique!

Bref, Victoria est une femme géniale, une bonne amie et elle rend mon frère heureux alors quand il m'a annoncé qu'il allait la demander en mariage, je n'ai pas été étonnée. Personne ne l'a été. Et maintenant, ils sont fiancés et nous assisterons à leur union dans quelques semaines seulement.

« Toi aussi, James. »

« Allez, les amoureux, dégagez le passage. J'ai ma vessie qui va exploser, moi », presse Rosalie en se frayant un passage.

« Attends Rosie. Tu veux que je t'aide? »

C'est drôle de voir Emmett aux petits soins avec Rosalie. Rectification, c'est drôle de voir Rosalie, la femme qui m'impressionnait auparavant par son physique de mannequin et sa froideur, se laisser chouchouter. Ils ont emménagé ensemble il y a cinq mois après la fameuse nouvelle et on ne peut plus les voir l'un sans l'autre. Tous deux sont inséparables.

« Emmett chéri, je suis enceinte. Pas handicapée. Je peux encore aller aux wc toute seule », achève-t-elle en courant vers le cabinet.

Je compatis pour Emmett. Les sautes d'humeur de Rosalie sont incontrôlables et il est le premier à en pâtir. Malgré cela, depuis qu'il a appris qu'il allait être père, tous deux rayonnent de bonheur et leur joie déteint sur nous tous.

« Bonjour mon amour, tu sais que tu m'as manqué, toi?» questionne-je Edward.

Il s'approche de moi avec son sourire taquin et sans crier gare, me soulève comme si j'étais aussi légère qu'une plume. Surprise, je ris et jette mes bras à son cou avant de l'embrasser tendrement. Il me repose à terre et m'enlace. Je savoure le fait de sentir son odeur. Je la connais par cœur mais je ne me lasse pas de l'humer.

« Hé, y en a qui crèvent de froid, là!», nous interrompt Mike en pénétrant le seuil avec Jake.

« Mike, un peu de cœur! Tu ne vois pas qu'ils sont en train de se retrouver après… douze longues heures de séparation», intervient Jasper.

Je lève les yeux au ciel. Il ne paie rien pour attendre. Cependant, Mike a raison. L'hiver est maintenant bien avancé et j'ai hâte de refermer la porte d'entrée. Alice se plante devant moi, hilare.

« Tu sais, les ados normaux organisent des fêtes quand les parents partent. Et vous, vous organisez un déjeuner? »

« Que veux-tu Ally, on ferait tout pour goûter à la cuisine de Bella, n'est-ce pas Edward?», répond James.

« Tout ce que ma belle me donne, je le prends», déclare-t-il sans détacher ses yeux des siens.

Je le jauge. Non seulement il est totalement sérieux mais Vilaine Bella perçoit un double sens dans ses propos. Elle fond devant tant de sex-appeal et ne demande qu'une chose: se retrouver seule avec Sexy Eddie et entamer une danse sensuelle avec lui.

« Et puis, sa cuisine est nettement meilleure que celle de Renée. Pas étonnant que dès qu'elle part, vous ne pensez qu'à manger », renchérit Jake.

« Manger? J'ai bien entendu? C'est prêt? Je crois que je pourrais manger un éléphant! Allons-y!», décide Rosalie en entrant résolument dans la salle à manger.

« Eh bien! Tu la nourris pas, Emmett ou quoi? », interroge-je.

« Bien sûr que si! Mais Emmett Junior est un gros mangeur! », ajoute-t-il fièrement en bombant le torse.

« Alors, c'est sûr? C'est un garçon? », sautille Alice.

« Personnellement, je pense que c'est un garçon parce qu'il lui donne beaucoup de coups alors pour moi, ce sera un bon footballeur. Mais Rosie mise sur une fille parce que le bébé adore écouter le disque de Whitney Houston pour s'endormir. »

« J'en déduis que vous n'avez pas encore vu votre médecin », plaisante Vic.

« Non. Nous ne le verrons que demain et là, on saura si… »

« VOUS VENEZ, OUI? JE SUIS TOUTE SEULE, LA! », nous rappelle à l'ordre Rosalie.

****

« Bella, ton pad thai est fabuleux! Je t'adopte officiellement comme ma maman. »

« Merci Rose même si je ne pense pas qu'Esmé approuverait cela », réponds-je.

« Hmmph! Je suis enceinte alors j'ai tous les droits! », chantonne-t-elle.

Je jette un coup d'œil circulaire. Jake et Mike sont en train de se tenir la main sous la table – enfin, j'espère – Emmett a passé ses bras autour des épaules de Rose et lui masse les épaules, James et Vic ont disparu dans la cuisine depuis un moment. Combien de temps faut-il pour ramener une bouteille d'eau? Alice et Jazz picorent dans l'assiette de l'autre. Ils feraient mieux d'échanger leur assiette, cela leur éviterait de se piquer avec leur fourchette et Edward écoute attentivement notre échange. Même s'il ne me l'a jamais dit, je sais qu'il est heureux que je m'entende bien avec sa famille et que Rose m'accepte.

« Et maintenant, le dessert. C'est moi qui l'ai fait. Vous m'en direz des nouvelles », claironne James en revenant avec un énorme plat sur lequel est posé un framboisier.

Je n'ai même pas posé les yeux sur Vic une minute que je ne suis pas dupe. Elle a des cheveux qui veulent clairement dire "Je viens de me faire tirer juste à côté de vous et j'en suis fière" et ce regard qui signifie "Même pas honte. J'ai pris mon pied et je le referais sans hésiter".

Je pense que tout le monde l'a vu mais le framboisier attire inexorablement l'attention. Comment résister aux pâtisseries de mon frère? Elles sont absolument divines et à se "taper le cul par terre".

Pendant qu'on savoure le gâteau et après que tout le monde se soit extasié, une fois encore, sur l'œuvre de James, celui-ci, curieux s'enquiert de l'enjeu du pari qu'Emmett a gagné.

« Eh bien, si mon frère perdait, il devait se rendre se trimballer toute la journée avec nous, avec un panneau disant "Câlins gratuits" et ne parler aux gens qu'en proférant des insultes. »

Rien que le fait d'imaginer la scène est tellement drôle que je manque de m'étouffer. Edward, mon médecin personnel, se retrouve obligé de me tapoter dans le dos et après avoir retrouvé mon souffle et mes esprits sous les regards blasés de mes amis, je reprends contenance.

« Et donc, comme tu as gagné, qu'est-ce que tu as choisi comme gage? »

Son œil se fait brillant et avec enthousiasme, il annonce:

« Tous ensemble, on fait la tournée des Toy's Я Us! Pour enfants… »

Ca va, ce n'est pas si terrible, comparé à ce que voulaient les autres….

« Et pour adultes! »

… Fuck.

****

Nous sommes en route vers le centre-ville. Carlisle a prêté à Edward les clefs de son Espace et nous nous acheminons tranquillement dans le premier magasin de la liste d'Emmett. Heureusement pour nous, elle se trouve assez courte. Contrairement à sa sœur, lui, se contente de deux magasins sur la centaine qui se trouve à Seattle. Qui aurait cru qu'il y avait autant de sex-shops dans notre coin.

« Mike, Jake, vous ne pouvez pas arrêter de vous embrasser une seconde? C'est perturbant», chouine Emmett.

« Laisse-les, Em'. Ils peuvent s'aimer librement, non? Et ils sont mignons comme tout. »

« James, tu es peut-être de ce bord-là mais il y a une limite entre s'aimer et se déshabiller devant des témoins. »

« Oui, comme il y en a une entre choisir des jouets innocents et d'autres qui sont complètement l'opposé », riposte James.

« Oh, James chéri, arrête de râler. Tu vas adorer cette sortie, je te le garantis. Je suis certain que tu pourras trouver ton bonheur, même! », continue de provoquer Emmett.

« Quoi? Que? Pff… Emmett, tu m'énerves! »

« Sache que si jamais, tu changes de bord, nous, on sera content de t'accueillir », affirme Jake, hilare.

« Oui, si tu veux, on pourra même t'aider à te trouver un petit-ami. On connaît justement un gars sympa, Laurent. En plus, il travaille au Barreau et… », plaisante Mike.

« Hé, c'est sympa pour moi! » proteste Vic.

« Ne t'inquiète pas, Vic. Si James change de bord, moi et Bella, on t'accueille à bras ouverts », la rassure Alice.

J'opine de la tête mais furtivement, je vois les traits de mon chéri qui se crispent et ses mains se contracter autour du volant. Je fronce les sourcils. Qu'est-ce que cela veut dire?

« Ca suffit, là. Arrêtez ça. Je. Ne. Suis. Pas. Gay. Et Victoria peut en attester, hein ma puce? »

« Tout à fait. Mais, même si c'était le cas, ça changerait quelque chose? Ou bien, ça cache certainement un truc, non, Emmett? »

« Toi, tu es digne d'être ma femme. Tu sais que je t'adore? », se jette James sur Vic.

« Pas autant que moi, James.»

Tous deux s'embrassent sous nos rires. Mike et Jake sont pliés en deux tandis qu'Edward tente tant bien que mal de garder le contrôle du volant.

« Alors, Emmett, serais-tu jaloux?», taquine Jazz.

« Jaloux? Moi? Qu'est-ce que…? C'est quoi ces conneries? Je m'en fiche complètement s'il a le béguin pour moi! », pleurniche Emmett en se réfugiant dans les bras de Rose.

« Ce qui n'est pas le cas, putain! Combien de fois dois-je le répéter pour que ça rentre dans ta petite tête! », s'enflamme James.

**END FLASH-BACK**

Rose secoue la tête, elle semble désolée. Elle soupire bruyamment puis comme Edward a fini de se garer et qu'il a détaché sa ceinture, signe que nous pouvons descendre, elle finit par réprimander, gentiment quand même, Emmett.

« Emmett chéri, je veux bien croire que tu n'es pas jaloux mais dans ce cas, arrête de faire l'enfant et aide-moi à sortir de là au lieu de te lamenter comme ça. »

« Tout de suite, Rosie.»

On peut dire qu'elle l'a bien éduqué! "Tout de suite, Rosie" En l'espace de plus de vingt ans, je n'ai jamais entendu Emmett parler ainsi avec un tel air de contrition. On sent qu'elle sera une bonne mère. Aimante mais sachant se faire respecter. Il est vrai qu'elle a de l'entraînement grâce à Emmett.

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« Les filles, vous avez vu comme c'est énorme? », crie Rosalie en brandissant un gigantesque gode au dessus-de sa tête.

Cela ne serait pas gênant si nous ne nous trouvions justement pas à l'opposé du rayon où elle est, d'autant plus que des clients l'observent, intéressés. Les garçons sont je-ne-sais où alors nous n'avons plus qu'à nous débrouiller toutes seules. Cependant, Rose remarque leurs yeux rivés sur elle et retrousse ses lèvres. C'est signe qu'elle va s'énerver.

« Quoi? Vous voulez ma photo? Je suis enceinte, vous voyez? J'ai plus droit au sexe jusqu'à six mois après mon accouchement alors je m'amuse comme je peux, ça vous pose un problème? »

« Non, non, madame. Faites comme chez vous, ne vous formalisez pas pour nous », répondent-ils d'une toute petite voix.

Ils battent en retraite rapidement après la tirade de Rose pendant que nous rions allègrement. Ne jamais contrarier une femme enceinte. Encore moins lorsqu'elle s'appelle Rosalie Cullen et qu'elle est en manque.

Nous continuons de flâner au milieu des articles et sans que je ne me rende compte, je me retrouve séparée de mes amies. Je ne suis pas pour autant dépaysée mais je reste néanmoins intimidée. Godes, vibromasseurs, lotions, costumes… tout ce qui m'entoure est un appel à la luxure et Vilaine Bella a le cerveau littéralement disjoncté à force d'imaginer les jeux auxquels elle pourrait se livrer avec Sexy Eddie.

Tout à coup, une chose rouge fluo attire mon œil à cause de sa forme bizarre. Ni une, ni deux, je me dirige droit dessus et le prends en main.

« C'est bizarre, pourquoi ce gode a deux têtes? », je m'interroge.

Tout à mon examen, je n'ai pas entendu Edward s'approcher derrière moi et je sursaute en me cognant le crâne contre son menton lorsqu'il répond:

« Ca, c'est pour les filles qui veulent s'amuser ensemble. »

Revenue de ma surprise et de ma douleur, je fais face à Edward qui se masse le menton avec une grimace.

« Edward, tu m'as fait une de ces peurs! »

« Je crois que je me suis mordu la langue», argumente-t-il.

Il continue à se masser et prends l'article de mes mains en même temps. Vilaine Bella a la langue qui pend. La vision d'Edward avec ce faux pénis la rend toute chose et toutes sortes de visions m'assaillent. Cependant, il y a quelque chose que je ne comprends toujours pas.

« Mais comment ça marche? »

Edward se retient difficilement de rire à ma question qui peut sembler naïve et je lui en suis reconnaissante. Au moment où il va répondre, Vic le prend de cours en intervenant.

« Passe-le moi, je vais te montrer. »

Interloquée, je ne peux que la regarder se l'attacher à l'aide d'une sangle autour de la taille. Lorsqu'elle a fini, elle fait appel à Rosalie qui, fatiguée, s'est assise sur le sol, pour l'assister. Toutes deux se font face et miment l'acte de plaisir.

« Oh non, Rose. Comment tu peux oser faire ça devant ton frère?», s'exclame Edward, horrifié, qui se cache les yeux.

« Sois pas coincé, Eddie, voyons. On ne fait que s'amuser. Encore heureux qu'on ne le fasse pas en vrai », raille Rosalie.

« Pincez-moi. Je suis mort et monté au paradis », débarquent James et Emmett.

Celui-ci reste silencieux mais à son regard assombri, nous savons que la scène ne le laisse pas indifférent. Le pauvre, il doit être autant frustré que Rose.

Nous nous re-séparons et cette fois, Edward et moi restons ensemble.

« Tu penses prendre quelque chose? », me demande-t-il.

« Oui, d'ailleurs, nous y sommes. »

Nous sommes au rayon des huiles et autres lotions de massage. Un massage, c'est toujours bien, non? Et puis, c'est assez inoffensif et lorsque nous passerons à la caisse, je sais que je ne rougirai pas comme une pivoine et que je ne serai pas morte de honte devant mon frère et mes amis. J'empoigne donc un flacon parfumé à la fraise, car c'est mon arôme préféré et un autre tutti frutti. Je ne me lasse pas de les sentir. D'ailleurs, j'aime tellement leur odeur qu'impulsivement, je prends un deuxième et un troisième flacon de chaque.

« Eh bien, on peut dire que tu aimes ces senteurs. Tu as intérêt à ne pas les acheter pour rien», me prévient Edward.

Vilaine Bella prend la relève pour jouer un peu avec ses nerfs.

« Alors, nous nous assurerons de tout utiliser n'est-ce pas, mon amour? »

Pour appuyer ses dires, elle se passe la langue sur les lèvres en levant ses yeux vers lui innocemment. Ma main frôle délibérément sa cuisse et je reprends ma promenade, fière de l'effet produit et de la bosse qui se forme dans son pantalon. Je ne culpabilise même pas.

Rapidement, il émerge de sa rêverie et revient à mon niveau. Il passe le bras autour de moi et sa main se retrouve dans la poche arrière de mon jean. Je souris en coin. Il aime particulièrement toucher mes fesses, après mes seins et mes hanches.

Nous croisons Mike et Jake qui ont les bras chargés de… en fait, je ne sais pas vraiment de quoi mais ce qui est sûr, c'est que j'ai instantanément reconnu le double-gode que j'étudiais tout à l'heure. Un frisson de dégoût me parcourt. Imaginer mon cousin en train de faire ça…. Beurk!

Tout à mes pensées, je remarque qu'Edward tient maintenant quelque chose. Un panier avec mes articles et d'autres. Comment a-t-il fait? Non, tout d'abord….

« Chéri, qu'est-ce que c'est? »

Il me scrute intensément avant de relâcher ses épaules. Soupesant chaque mot, il satisfait enfin ma curiosité.

« Ca, c'est du lubrifiant et ça va avec ça. »

C'est étrange. On dirait une espèce d'œuf, pour simplifier et il y a une petite télécommande avec. Je dois aborder un air sceptique car Edward rit doucement.

« Tu ne sais pas ce que c'est, n'est-ce pas, ma douce et naïve Bella? »

Je secoue la tête négativement, toujours les sourcils froncés.

« C'est un vibromasseur, ma belle. »

« Quoi? Ce n'est pas un peu petit? », poursuis-je.

« Ha ha ha! Ah ça, non! »

Il se penche vers mon oreille et me chuchote sur un ton de confidence:

« C'est un vibromasseur anal. Il est fait spécifiquement pour ça.»

Quelques secondes se passent avant que je ne percute enfin ce que cela implique et là, je me mets à virer au rouge cramoisi. Finalement, je ris nerveusement. Je me sens si bête! Edward interprète mal mon comportement et se méprend sur les raisons.

« Tu as confiance en moi, mon amour? »

« Bien sûr. Avec tout mon être. »

« Alors sois sûre que je ne ferais jamais rien qui puisse te faire du mal et que si tu es trop mal à l'aise, je n'ai qu'à reposer les articles. »

« Je le sais, Edward mais ne le fais pas. En fait, l'idée me plaît énormément. C'est juste que je me disais que tu dois me prendre pour une cruche, non? »

Il m'enlace et colle son front contre le mien, plongeant ses yeux émeraude qui me font tant défaillir dans les miens, qui ne sont que marron. Rien de spécial.

« Ne redis jamais ça de toi. Pour moi, tu es la plus merveilleuse des femmes, Bella. »

Comment un homme aussi parfait que lui arrive à voir en moi ce que je discerne chez lui? C'est un rêve que je vis avec lui.

Nous continuons nos emplettes et Edward attrape une boîte rectangulaire sur laquelle est inscrite "cravache". Je pense deviner son but mais je n'ose réclamer une confirmation. Après tout, je le saurai bien assez vite. Normalement.

Nous passons finalement à la caisse et j'évite d'entrevoir les articles déposés par James et Vic sur le tapis. Avec distraction, je remarque qu'il en fait de même. Alice clape ses mains et me glisse à l'oreille que je ne vais pas le regretter. Oh non. Je n'ai même pas envie de savoir de quoi elle parle.

« Emmett, pourquoi tu n'as que des sous-vêtements mangeables? », interroge Jake.

Emmett part dans un grand rire tonitruant et désigne Rose.

« Demande-lui. C'est elle qui a tout pris. »

« Eh bien, avant d'être des sous-vêtements mangeables, c'est quand même des bonbons et j'en avais envie », confie-t-elle.

Qu'elle ait une fringale, je peux comprendre mais de là à acheter vingt paquets de cela! Et le plus frustrant dedans, c'est qu'elle n'a même pas pris beaucoup de poids. Seulement dix kilos alors que quand ce sera moi, je suis sûre que je ressemblerai à une grosse baleine. Le monde est injuste.

« Merci Bella, ça fait plaisir de savoir que je suis encore jolie. »

Je m'aperçois avec horreur que j'ai pensé à voix haute. Je sens la chaleur m'envahir le visage jusqu'aux oreilles et il est aisé de savoir que j'ai rosi.

« Mais je te le dis tout le temps, Rosie! », se rebiffe Emmett.

« Oui et ça me fait plaisir, bien sûr. Mais l'entendre de la part d'une personne du même sexe que moi, c'est gratifiant et bon pour mon moral », riposte-t-elle.

Après moult discussions et plaisanteries le long du tapis roulant, nous reprenons enfin le chemin du retour afin de déposer les couples respectifs Jazz/Alice chez elle, Mike/Jake chez Mike, d'ailleurs il faudra qu'on se rappelle d'y retourner pour profiter de sa piscine. C'est juste dommage que les beaux temps ne soient que dans six mois. Quand à James et Vic, ils couchent chez elle donc Edward et moi avons la maison pour nous tous seuls et j'ai hâte d'être rentrée. Je suis exténuée.

EPOV

Après avoir ramené l'espace à Carlisle, main dans la main, Bella et moi savourons le simple plaisir de marcher côte à côte. Bella boude toujours un peu car j'ai lourdement insisté pour porter son petit sac mais il faudra bien qu'elle comprenne qu'elle peut compter et s'appuyer sur moi. Je sais qu'elle est indépendante, c'est une qualité précieuse, mais je veux qu'elle sache que je suis là. Je me plante devant elle et me penche sur son visage. Nos nez se frôlent et un début de sourire apparaît.

« Mon bébé, arrête de me faire cette moue. C'est absolument et insupportablement tentateur de voir tes petites lèvres comme ça. »

« Hum? Alors tant mieux! Tu mérites d'être puni. »

Son regard se fait espiègle et elle me tire la langue, après quoi, elle sourit. Je ne peux que lui répondre de la même manière.

« Ne t'inquiètes pas ma Vilaine Bella, j'ai bien l'intention de te rendre la pareille avec ma cravache, ce soir… »

Ma voix est devenue rauque en un rien de temps et je constate que mes paroles ne la laissent pas indifférente car elle rougit. Je suis tellement en symbiose avec elle que je peux décrypter toutes ses formes de rougissement et là, je sais que c'est d'excitation.

Nous reprenons notre marche quand j'entends mon prénom.

« Edward? »

Je suis tétanisé. Oh non. Pas elle. Pas ça.

« Edward! Je sais que tu m'as entendue! Arrête-toi! »

« Edward? C'est qui cette fille? », interroge Bella.

Oh non. Pourquoi il faut que tout arrive en même temps? Mes pensées tourbillonnent dans ma tête. Tout est si confus. Nous étions si tranquilles et heureux!

« Bonsoir Jane», lance-je froidement quand je réalise que je ne peux plus fuir.

« Edward», fait-elle laconique.

C'est dans ces moments-là que j'ai envie de lire dans les pensées pour savoir ce qu'elle mijote. Et Bella, qu'est-ce qui lui passe par la tête en ce moment? Celle-ci prend les devants et tend la main à Jane.

« Bonsoir, nous n'avons pas été présentées. Je suis Bella Swan et vous? »

« Jane Volturi. Je suis la fiancée d'Edward. »

Fuck my life.

[Moi, vilaine?]


AN : Vous avez cru que l'histoire arrivait à la fin, hein? Eh ben, non! C'est là que ça bouge réellement. Héhéhé. Bon, j'ai dit que je postais hier mais hier, c'était le 18. Bon, ça, vous le savez mais c'était sortie Cinéma! Nope. Pas pour New Moon (malheureusement) mais pour 2012. Mais j'aimerais bien qu'une âme charitable me donne ses premières impressions sur NM.

2 : Une question que l'on m'a posée. Pourquoi Edward est 10 ans plus vieux que Bella? C'est pour l'expérience. * Se frotte les mains à la Homer Simpson*

Reviews=teasers.