Plot: Bella est la patiente d'Edward et ils fantasment l'un sur l'autre depuis des années mais tout change le jour où Bella se décide à mettre le grappin sur Edward et elle obtiendra plus que ce qu'elle voulait. **Langage cru et lemon poussés. Vous êtes prévenus!**
Eh non! Désolée pour l'update. J'avais dit que je posterais avant Noel mais là où j'ai coupé, ça faisait un trop méchant cliffhanger pour vos petits coeurs donc comme je suis toujours en écriture, pas de nouveau chapitre avant la rentrée. C'est loin, je sais, mais entre la famille et les vacances, je n'ai plus de temps à moi. Bref, je vous souhaite à toutes de très bonnes fêtes de fin d'année.
Ch9 :Je te retrouverai (1)
BPOV
Je ne veux pas en voir plus. Je referme brusquement le clapet de mon ordinateur. Les larmes inondent mon visage. Je sens mon cœur se briser en mille morceaux dans ma poitrine; je me sens oppressée. Comment j'ai pu me tromper à ce point? L'amour que je lisais dans ses yeux était faux! Qu'est-ce que j'ai été bête! J'ai envie de me frapper la tête contre les murs, de dormir et ne plus jamais me réveiller, de fuir et partir loin d'ici. Loin de lui, loin de la douleur.
Je prends alors ma décision. Je me rhabille à la hâte, rassemble quelques affaires dans un sac et je sors de la chambre pour dévaler l'escalier vers le rez-de-chaussée. C'est un miracle que je ne me ramasse pas d'ailleurs.
« Maman, Phil, je m'absente quelques jours. »
Je cours et referme la porte vivement après que ma mère a commencé à crier:
« Pas si vite jeune fille, où… »
Je n'ai pas envie de parler, encore moins de bouger alors je me force. Tremblante, je peine à sortir mes clefs de mon sac et lorsque j'arrive enfin à démarrer, j'ai la vue tellement brouillée que je ne vois plus rien.
Je roule au hasard des rues et très vite, je me retrouve sur l'autoroute. Je roule toujours et sans but. Mes pleurs gagnent en intensité alors que les souvenirs affluent dans mon esprit.
La première fois que j'ai vu Edward. Je suis tombée instantanément sous son charme. Pendant des mois, son visage m'a obsédée mais j'étais trop jeune. Alice m'a conseillé de considérer Edward comme un modèle pour mes petits-amis, ce que j'ai fait. La première fois qu'il m'a touchée. C'était pour un rappel de vaccin et alors qu'il me plantait l'aiguille dans le bras, je ne faisais que repenser à ses doigts froids qui m'avaient électrisée. Je n'ai même pas senti la douleur et lorsqu'il a fini, il a dû passer sa main devant mes yeux pour me faire revenir à la réalité. La première fois que j'ai rêvé de lui. J'étais tellement dans les nuages le lendemain, en cours de physique, que je me suis trompée dans un dosage, ai renversé de l'acide sur moi et ai fini à l'hôpital en urgence. Mais j'ai été bénie alors car Edward a déboulé à mes côtés et m'a passé un savon. Au fond de moi, j'étais heureuse qu'il s'inquiète ainsi pour moi. La première fois que nous avons fait l'amour. Pour certains, ce moment serait dénué de romantisme mais pour moi, c'était la libération de mes sentiments pour lui. Je ne pouvais plus me retenir et ce jour-là, ce n'est pas que mon corps que je lui ai donné mais mon cœur, mon âme.
Je me souviens de nos moments heureux. Le jour où j'ai rencontré ses parents officiellement comme la petite-amie d'Edward, j'étais tellement stressée que je n'ai pas dormi de la nuit. Le jour où nous avons fait notre première sortie collective avec nos amis et notre famille, je n'en ai rien montré mais pour la première fois de ma vie, je me suis sentie entière et à ma place. Le jour où Rose nous a annoncé être enceinte alors qu'Emmett lui tenait tendrement la main, tout le monde a éclaté de joie et s'est précipité autour d'eux mais moi, ce qui m'a marquée, c'est quand Rose s'est avancée vers moi et d'une voix tremblante, a déclaré: "Je sais qu'Emmett est comme un grand frère pour toi alors je suis sûre que tu sauras être une super tata et réfréner les ardeurs d'Alice."
Tous ces moments, tous ces instants de joie me paraissent maintenant si idéaux, si lointains que je redouble de pleurs. J'accélère mon allure, éblouie par les phares derrière moi. Je crois que je me suis dirigée vers les falaises qui mènent au chalet de Charlie.
Je rebondis violemment me tapant la tête contre le toit de ma Chevrolet; le sol se fait caillouteux et cela n'arrange pas mes affaires que ce soit en pente montante et escarpé. Cependant, je ne fais que penser encore et encore à Edward. Pourquoi? Pourtant, je pensais qu'on était heureux!
Je n'ai plus envie de penser. Je voudrais juste… ne plus souffrir. Mais… A quoi bon fuir?
Je ne peux pas partir comme ça. Je dois voir Edward. Je suis certaine qu'il a une explication à me fournir. Logique Bella revient au galop. Mon Dieu, qu'est-ce que j'ai fait? Je suis partie comme ça en pleine nuit. Cela fait un an que je fréquente Edward et le connaissant, sachant qu'il exècre Jane, il ne me tromperait pas. Encore moins avec elle. J'aurais dû aller le voir. Mais il n'est pas trop tard.
Je cherche la pédale de frein pour faire demi-tour mais je m'aperçois avec horreur que je ne vois plus rien autour de moi. Il fait noir partout. Où sont les lampadaires? J'allume mes feux et débraye. Cependant… Il est trop tard.
Je rate le virage et continue mon chemin tout droit mais… il n'y a rien. Que du vide. Je suis sortir de la route et suis en chute libre. Après avoir crié par réflexe, Je n'ai le temps de penser qu'à une chose.
« Edward… »
Je l'aime tellement…
J'entends très vite un bruit lourd mais je ne relève pas. Je ne peux plus bouger et mes yeux se ferment tous seuls. Je ne vois plus rien, n'entends plus rien, ne sens plus rien. Silence complet.
Alors, c'est ça de mourir…
[A celles qui me trouvaient cruelles de couper là où j'ai coupé la dernière fois, ça n'aurait pas été encore plus cruel de couper là? Hum?]
EPOV
« Ne bouge pas ma belle. Je me débarrasse de cet intrus et je suis tout à toi. »
Je me lève à contrecœur et détache mes yeux de la femme de ma vie pour enfiler mon peignoir. Etait-ce trop demander que de me laisser passer la soirée tranquille avec ma Bella, même si ce n'est que virtuel? Fuck, la journée a été un vrai enfer alors ce n'était pas trop vouloir que de me reposer, si?
Je suis fatigué, je n'ai jamais été aussi épuisé et je n'ai même pas encore eu le temps de faire ma demande à Bella. Dieu sait que je ne fais que chercher cette occasion mais il semble bien que le moment n'est jamais romantique ou alors, quand il l'est, je n'ai pas ma bague avec moi. J'étais déjà stressé avant mais plus le temps passe, plus j'ai peur que Bella refuse de m'épouser ou de ne jamais pourvoir au moins le lui demander.
Soupirant et maugréant, je me dirige en traînant des pieds vers la porte. Je jette un coup d'œil à l'horloge murale. Dix heures du soir. Qui est l'abruti qui ose venir comme ça à cette heure-ci? Si jamais c'est encore un de ces vieux arrogants bourrés, je jure de le prendre par le col et de le balancer moi-même par la fenêtre. J'ouvre la porte.
Qu'est-ce qu'elle vient encore faire là? J'aurais dû ignorer ses coups et rester assis avec ma belle. Elle m'a déjà bien assez collé pour tout le weekend. Fichtre, tous les croûtons s'intéressaient à elle et elle, il fallait que ce soit moi qu'elle veuille et du coup, toute la journée, alors que je faisais de mon mieux pour me dépêtrer de Jane, les autres vieux accouraient comme des toutous autour d'elle et de moi par la même occasion. Moi qui ne pensais qu'à ma chérie…
« Alors Edward, tu oserais laisser une demoiselle sur le pallier? », interroge Jane de sa voix la plus séductrice.
L'effet escompté n'est pas obtenu. Au lieu de ça, je grimace de dégoût et j'inspire lentement. Même Sexy Eddie soutient Gentil Eddie. "Du calme, Edward. Ca ne se fait pas de frapper une femme… Même si elle te prend la tête. "
« Oui. Sans remords. »
J'espère qu'elle comprendra que sa présence n'est pas désirée et alors que je m'apprête à refermer la porte, elle force le passage et se fraye un chemin dans ma chambre en faisant descendre son imperméable. Je suis tellement estomaqué que je ne réagis pas lorsque je comprends qu'elle se trouve en porte-jarretelle devant moi. Je suis stupéfait et complètement abasourdi. J'ai l'impression de me trouver dans un mauvais film et de ne pas pouvoir bouger.
« Voyons, Edward. Ta petite-amie n'est pas là. Tu es seul, je suis seule. Tu te rappelles le pied qu'on prenait ensemble? Ose me dire que ta Bella m'égalise. »
Quoi? Mais que? FUCK! QU'EST-CE QU'ELLE FOUT AVEC SA MAIN DANS MON PANTALON???
« Je constate que Dr Cul' n'est pas insensible, lui! »
Et là, je réalise avec horreur qu'elle pense être responsable de mon état! FUCK! Mon sang afflue lentement dans mon cerveau énervé. Enragé, je la repousse sans la ménager et elle tombe lourdement sur le sol. Elle s'est peut-être blessée mais là, qu'est-ce que je m'en fiche! Qu'elle aille au diable. Je l'ai assez supportée comme ça!
« Jane, j'ai essayé d'être courtois avec toi mais comme tu es trop idiote ou folle pour t'en rendre compte, je ne vais pas passer par quatre chemins: tu me rebutes. Quand j'entends ta voix ou que je te vois, je n'ai qu'une envie, c'est de détaler loin de toi et de ta pauvre carcasse. Fuck, tu m'as interrompu alors que je discutais avec ma fiancée et tu sais quoi? C'est pour elle que je bande! Tu me laisses complètement insensible. Je m'en moque d'être gentil avec toi ou de te respecter maintenant, tu m'as assez pourri la vie comme ça. Et maintenant, disparais ou je te jure que… »
« Que quoi?», me provoque-t-elle. « Tu crois t'en sortir comme ça? Sache qu'on ne refuse rien à Jane Volturi et tu t'en mordras les doigts alors vas-y, frappe-moi. Tu le paieras très cher! »
Je ne souhaite rien d'autre que d'exaucer ce vœu en cet instant mais péniblement, je me contiens. Si je le fais, rien n'empêchera Jane de courir au poste de police le plus proche et de porter plainte contre moi pour coups et blessures ou que sais-je, pire. Je tremble de colère mais la contenant, d'une voix calme à faire trembler le pire des monstres, je lui intime seulement:
« Sors d'ici. »
Heureusement pour elle, elle prend ses cliques et ses claques et m'obéit non sans crier, voire hurler:
« Tu me le paieras Cullen! Tu regretteras de m'avoir rejetée comme ça! »
Elle disparaît enfin de ma vue avec perte et fracas et je soupire. Je suis soulagé d'avoir ôté cette épine de mon pied qui me gâchait la vie. Je referme enfin la porte et me dirige vers mon ordinateur.
« Désolé mon bébé mais, comme tu v… »
Je m'interromps lorsque je réalise que l'écran est devenu noir. Que? Je bouge la souris, tapote sur le clavier mais il reste obstinément sombre. Alors je comprends…. Et si? NON! FUCK! Il faut que je lui parle!
Je prends mon téléphone fébrilement et attends qu'elle décroche. Deux, trois, quatre essais plus tard, le résultat est toujours le même. Son mobile sonne dans le vide. FUCK! Je panique. Et si elle avait mal interprété ce qu'elle a pu voir? Et si elle me détestait maintenant? Qu'est-ce que je dois faire?
Dans un éclair de lucidité, j'appelle James car je sais qu'il sera plus à même pour me conseiller vis-à-vis de la situation.
« Allô? », me répond la voix endormie de James.
Je jette un coup d'œil à ma montre. Il se fait tard mais peu importe, le temps presse.
« James! C'est Edward! Tu dois absolument m'aider! Je me suis foutu dans des ennuis pas possibles! »
« Edward? Qu'est-ce qui se passe? Ca ne peut pas attendre? »
« Non. »
A partir de là, je raconte par le plus menu détail les trente dernières minutes et James m'écoute sans jamais m'interrompre. L'espace d'un instant, j'ai peur qu'il ne se soit rendormi mais il me pose une question et je rebondis sur ce que j'étais en train de faire. Enfin, j'achève mon récit et j'attends ses conseils.
« Fuck, Edward. Tu es confronté à deux problèmes si je comprends bien. »
« Quoi, deux? Je ne pensais qu'à Bella mais toi, à quoi tu penses? »
« Edward, Jane Volturi est connue dans le milieu pour être un vrai rapace. C'est la spécialiste des procès bidons. Je crains que ses menaces ne soient à prendre au sérieux… »
Totalement sous le choc, je m'assieds lourdement sur le lit. Mes jambes ne me portent plus et j'ai l'impression que ma tête tourbillonne. Je viens de prendre conscience que Jane est un sérieux problème.
« Qu'est-ce que je vais faire? Qu'est-ce que je vais faire? », répète-je sans cesse.
James ne me laisse pas le temps de m'appesantir. L'avantage d'être presque dans la famille d'un avocat – enfin, j'espère, si j'arrive à joindre Bella – c'est qu'il connaît toutes les ficelles du métier et donc, se retrouve rarement au dépourvu.
« EDWARD! »
« Quoi? »
« Ca fait trois minutes que j'essaye d'avoir ton attention! »
« Excuse-moi James. Je… »
« Je sais », m'interrompt-il. « Nous n'avons pas à perdre de temps. Déjà, parons le problème le plus urgent. Tu m'as bien dit que la porte est restée ouverte tout le temps que Jane te harcelait?»
J'acquiesce puis me rappelle qu'il ne peut pas me voir.
« Oui. »
« Regarde dans le couloir s'il n'y a pas, par chance, une caméra. Par expérience, je sais qu'il y en a toujours au moins une dans les coins. »
Je m'exécute et je constate qu'il n'y a pas une, mais trois caméras qui ont toutes vue sur ma chambre. Je m'empresse de le rapporter à James.
« Bien, très bien même. Ca arrange nos affaires. Dès demain matin, à la première heure, tu te rendras à la direction de l'hôtel. Tu affirmeras venir de ma part et tu précises "Procureur James Swan", tu demanderas à t'entretenir avec le chef de la sécurité de l'hôtel et tu exigeras qu'on te remette une copie des enregistrements pris par les caméras. Tu as compris? »
Je sens les nuages au-dessus de moi s'éclaircir et je souris pauvrement.
« Oui, James. »
« S'ils ne t'obéissent pas, tu leur communiques le numéro que je vais te dicter, tu prends en note? »
Je fouille dans le tiroir de la commande et en extrait… un style et la Bible. Tant pis, à situations urgente, remède convenable. Mon Dieu, pardonnez-moi!
« Vas-y! »
« 156-843-9835. C'est la ligne directe du juge du comté. Ne t'inquiète pas si ce n'est pas notre juridiction. Je l'appellerai et lui expliquerai toute l'affaire pour qu'il fasse délivrer un mandat qui sera déposé à ton hôtel, à la réception. Ensuite, tu prendras ces cassettes et avec elles, tu te rendras au commissariat le plus proche et tu porteras plainte contre Jane Volturi pour menaces et voies de fait. Tu me suis?»
Je suis sidéré par la rapidité de réflexion de James alors que je l'ai tiré du lit. Je frissonne. James est réellement un excellent avocat. Je n'aimerais pas l'avoir dans le camp adverse.
« Oui, James. »
« Et maintenant, Bella. Tu es sûr qu'elle n'est pas joignable? Si ça se trouve, elle a sûrement un problème de PC, ça fait des lustres qu'il ne tient plus la route. »
« James, je ne sais pas pourquoi mais j'ai un mauvais pressentiment. Son portable sonne dans le vide et ça, ce n'est pas normal. »
« Ecoute, je vais essayer de l'appeler. On ne sait jamais si elle n'est pas en train de filtrer tes appels. Je la joins, je lui explique la situation et je suis sûr qu'elle te rappellera pour rire avec toi.»
« D'accord, James. Je ne sais pas ce que je ferais sans toi. »
Il rit avec moi puis réplique:
« Si tu savais le nombre de fois que j'ai pu entendre ça… Bon, je suis sûr que dans dix minutes, elle te rappelle. Bonne nuit Edward. »
« Bonne nuit. »
Je raccroche le téléphone puis je me mets à arpenter la chambre en long, en large et en travers en priant pour qu'elle écoute son frère. Une heure après, toujours pas d'appel.
Je me force péniblement à me coucher. "Elle a décidé d'attendre demain matin", tente-je de me raisonner. En vain. J'ai toujours ce mauvais pressentiment.
****
Je suis réveillé par la sonnerie du téléphone de l'hôtel. Finalement, j'ai bien fait de demander ce service pour être tiré du sommeil à l'aube. Je me lève prestement et même si je pense toujours à Bella, je dois d'abord m'occuper du cas de Jane. Je suis les directives de James à la lettre et à neuf heures précises, je suis de retour dans ma chambre, dans l'expectative de l'appel de ma bien-aimée.
Dring. Dring. Dring. Dring.
Je saute littéralement sur l'appareil, fou de joie.
« Bella, je suis si content de… »
« Edward, c'est James», me coupe-t-il.
Sa voix est plus grave que d'habitude. Je sens y poindre de l'inquiétude et ce fait m'angoisse sans que je ne sache pourquoi.
« Bella a disparu. »
« QUOI? MAIS COMMENT…? »
« J'ai composé son numéro mais comme toi, je n'ai pas eu de réponse. J'ai réessayé une dizaine de fois jusqu'à ce que finalement, ma mère décroche. Elle était énervée et en pleine panique. Elle m'a raconté que Bella est sorti en trombe de la maison en disant seulement qu'elle s'absentait pour plusieurs jours. J'ai pensé qu'elle partait te rejoindre donc pour en être sûr, j'ai demandé à Vic de téléphoner à l'aéroport en se faisant passer pour ma sœur pour, soi-disant, confirmer son numéro de vol. Il s'avère qu'aucune Isabella Swan n'a pris de billet. Donc, nous avons téléphoné à tout le monde, Jacob, Mike, Jazz, Alice, Rose, Emmet mais aucune trace de Bella. Nous avons passé toute la nuit et quand je dis nous, ce n'est pas que Vic et moi mais également tous les autres, avec l'aide de mon père, à chercher Bella dans tous les endroits plausibles de Forks mais sans aucun résultat. Fuck! La ville ne fait même pas 10 km² et on n'a aucune idée de l'endroit où ma sœur est allée! »
« Je reviens, James. Je serai là dans l'après-midi. »
Ce faisant, je range hâtivement mes affaires dans ma valise. Alice a insisté pour me la préparer mais j'ai bien fait de repasser en cachette derrière elle car qu'est-ce que j'aurais pu faire avec un maillot de bain? Mon sac est prêt, j'enfile mes chaussures et vérifie d'un coup d'œil circulaire que je n'ai rien oublié.
« Mais, Edward, ta convention? »
« Qu'ils aillent se faire voir, Bella compte plus pour moi! »
Je lui raccroche au nez et démarre au quart de tour pour revenir à Forks le plus rapidement possible. "Mon Dieu, je sais que je ne suis pas un bon chrétien mais faites qu'il ne soit rien arrivé à Bella", prie-je avec ferveur.
Charlie POV
Je suis resté debout toute la nuit à la recherche de ma petite fille mais j'ai échoué. J'ignore où elle se trouve ou si elle va bien… Je me sens tellement impuissant! De mes deux enfants, Bella a toujours été la plus fragile et la plus secrète. Lorsque Renée et moi avons divorcé, Bella était toute petite mais elle a grandi en silence. Même lorsque je lui ai appris à faire du vélo sans les petites roues, quand elle est tombée, ce qui devait arriver inévitablement avec elle, elle n'a pas pleuré. Non. A la place, elle s'est relevée et le regard fier, est remontée en selle. Elle n'a jamais rien demandé à personne. Même à Noël ou à ses anniversaires, elle n'exigeait pas de cadeaux. Elle se contentait de très peu. Un seul livre pouvait amener un sourire sans précédent sur son charmant visage.
James se montrait excessivement protecteur avec elle. Comme il le disait souvent, il devait occuper la place pour moi. J'ai souvent culpabilisé de ne pas être assez présent pour elle mais James et Bella s'en sont sortis comme des chefs. Ils ne m'ont jamais blâmé. Ni moi, ni leur mère. D'où tenaient-ils leur maturité? Je ne sais pas mais ils ont accepté avec sérénité que je me remarie avec Sue. Ils savaient que leur mère ne pouvait pas être remplacée comme Phil ne prendrait jamais ma place.
Lorsque Bella m'a présenté Edward comme son petit-ami, j'ai eu le cœur brisé. Je venais de comprendre que ma petite-fille n'était plus si petite que ça. Elle est devenue une femme. Je n'étais plus le seul homme de sa vie. Néanmoins, j'ai dû faire avec. Après tout, je savais depuis sa naissance qu'un jour, elle finirait par tomber amoureuse et que je devrais la partager. Cependant, ça a été dur mais si elle a accepté Sue et Phil, pourquoi n'en ferais-je pas de même?
Paradoxalement, ça a été différent avec James et Victoria. James a toujours été un grand coureur de jupons. Son poste de capitaine de l'équipe de football au lycée a facilité les choses pour lui; James n'est jamais resté célibataire longtemps. Mais je savais et je suis certain qu'il en avait conscience, qu'il attendait la bonne. Toutes ces filles étaient pour lui un pas de plus vers Elle. Quand il est entré à l'université, il a arrêté de flirter à gauche et à droite. Il est devenu plus posé et s'évertuait à réussir dans ses études. Il a mis sa vie sentimentale entre parenthèses pour atteindre son rêve. "Je ne sais pas comment, mais j'ai confiance. Je sais que je finirais par rencontrer la femme de ma vie", m'a-t-il confié un jour. Il avait raison. Victoria est la première et unique femme qu'il a présentée à nous, ses parents. Un signe de plus et aujourd'hui, il s'apprête à l'épouser. Malgré cela, il reste toujours le grand-frère protecteur de Bella.
Mais Bella, où peut-elle être allée?
Je suis en train de patrouiller dans la forêt domaniale lorsque mon talkie-walkie grésille:
« Véhicule accidenté a été retrouvé au bas de la falaise de Eastern Way. Correspond au signalement d'une Chevrolet rouge. Il semble qu'il y ait une personne à l'intérieur. »
Je me fige. Falaise, Chevrolet, accidenté… Ces mots résonnent longuement à mes oreilles. NON! BELLA! Je me précipite vers mon cruiser et me mets en route. Pas ma fille, non, pas ma fille….
AN : Vous vous rappelez quand je vous demandais si vous vouliez des publications régulières au risque d'avoir des chapitres courts ou si vous vouliez des chapitres longs mais à des intervalles de temps longs? Ben voilà, remerciez celles qui ont répondu la première solution!
Je voudrais dire aussi bienvenue à mes nouvelles lectrices et petits canards. Vous saurez que je réponds toujours aux reviews, mais avec du retard, le temps d'avoir un teaser à proposer ;)
Review = teaser.
