Plot: Bella est la patiente d'Edward et ils fantasment l'un sur l'autre depuis des années mais tout change le jour où Bella se décide à mettre le grappin sur Edward et elle obtiendra plus que ce qu'elle voulait. **Langage cru et lemon poussés. Vous êtes prévenus!**

AN: Vous n'êtes que 10 à avoir deviné ce qu'il se passe dans ce chapitre. Chapeau!

A Porngirl (*lève les yeux au ciel*): Que dire devant une telle grossièreté et une telle vulgarité? Tu trouves mes lemons trop soft? Pas assez hard? Alors vas regarder un porno. J'écris des histoires et à ce que je sache, ce n'est pas le cul qui les construit.


Ch14 :Et pourquoi pas Soleil?

« Chérie, qu'est-ce qu'il y a? »

« Nous devons tout de suite nous rendre à l'hôpital!»

BPOV

** Quelques instants plus tôt **

« Allô? », fais-je en m'asseyant au bord du lit.

Vilaine Bella se demande si mon interlocuteur sent le sourire qui éclaire mon visage comme un bienheureux. Elle ne ressent aucune gêne, elle sait qu'elle devrait car elle se trouve présentement complètement nue et sans rien pour la couvrir mais rien ne peut la faire la mettre de mauvaise humeur. Après de longues semaines de combat sans répit contre la prévenance de son mari, elle a enfin réussi à le faire plier. Elle s'étire langoureusement, savourant les caresses de mon bienaimé et repensant encore aux sensations procurées par notre étreinte.

Je manque de laisser un gémissement s'échapper quand je réalise que sa main parcourt mon échine.

Je me retourne. Les yeux enflammés d'Edward me transpercent de part en part et son sourire me rend pantoise. Impulsivement, me retenant de glousser comme une lycéenne, je lui envoie un baiser et je lève les yeux au ciel en constatant qu'il fait le clown. Vilaine Bella se pâme. Il fait peut-être le pitre mais qu'est-ce qu'il est sexy avec ses lèvres retroussées!

« Allô? Bella? Edward est avec toi? », questionne une voix que je reconnais comme celle de Jasper.

Derrière lui, je perçois distinctement des éclats de voix – celle d'Alice – et des bruits de mouvements hâtifs. Je fronce les yeux, cherchant à comprendre ce qu'il se passe.

« Oui mais… »

Jasper m'interrompt en reprenant de sitôt:

« Vous ne deviez pas aller au restaurant?… Oh et puis, c'est tant mieux. Vous ne serez pas trop loin pour nous rejoindre. Le travail de Rose a commencé. Emmett la transporte à la maternité en ce moment-même alors grouillez-vous de venir! »

Sur cet ordre, il me raccroche abruptement au nez et le silence se fait enfin. Oh. Mon. Dieu. Rose et Emmett vont être parents. Leur bébé arrive!

Pendant une seconde, un gouffre s'ouvre en moi où je ressens toute l'intensité de ce que je tente d'enfouir au plus profond de moi depuis mon réveil. Tristesse, injustice, révolte et colère contre moi-même… Tous ces sentiments me submergent et un poids comprime mon cœur. J'ai mal. Terriblement mal. Instinctivement, je ramène la couverture sur moi. J'ai honte de ce que je suis: une moitié de femme.

Je ne suis pas jalouse de Rose, non. Au contraire, je partage leur bonheur et suis heureuse pour eux. C'est pour moi que je ne le suis pas…

Mais je ne peux pas m'apitoyer plus longtemps sur moi-même. Edward compte sur moi ainsi que Rose. Edward… Sa patience, sa dévotion et son amour ne pourront jamais panser complètement mes blessures mais pour lui, je tiendrai le coup. Il est mon point d'ancrage dans cette vie, mon nuage personnel.

Je réalise que je tiens toujours le combiné en mains et j'adopte une résolution. Je ne flancherai pas.

« Chérie, qu'est-ce qu'il y a? »

Je me tourne vers mon mari en veillant à ne pas laisser filtrer mon chagrin. Je ne veux pas le faire culpabiliser une nouvelle fois. Il l'a assez fait pour toute une vie. Il mérite mieux que ça.

« Nous devons tout de suite nous rendre à l'hôpital!»

Il se lève à son tour, paniquant et s'imaginant sûrement toutes les mauvaises choses possibles car il paraît catastrophé. Je m'empresse de le rassurer avant qu'il ne fasse une syncope.

« Rose est en train d'accoucher. On doit rejoindre les autres à la maternité. »

Il soupire, visiblement soulagé et se lève à son tour. Vilaine Bella observe à la dérobée le corps nu et musclé d'Edward et soupire d'extase. Nous piétinons dans la chambre à la recherche de nos vêtements perdus.

« Mais où est passée ma culotte? », peste-je.

« Celle-là? », nargue Edward en la balançant devant moi.

Je tends ma main pour l'attraper mais il s'amuse à l'éloigner et à la tendre au-dessus de sa tête.

« Chéri… », le sermonne-je, narquoise.

« Tu vas devoir faire sans, mon adorable femme. Finis de t'habiller, je vais faire chauffer la voiture », se sauve-t-il en s'esclaffant avant que je ne puisse riposter.

Me retrouvant seule dans la chambre, un sourire sadique se dessine sur mes lèvres après avoir levé mes yeux au ciel et je me frotte les mains.

« Tu veux jouer mon amour? Eh bien, on va jouer! »

Mais avant, me souffle Vilaine Bella, il va falloir que je m'habille… La vengeance est un plat qui se mange froid.

EPOV

Ma femme me retrouve enfin et je remarque qu'elle n'a pas la même tenue que tout à l'heure. Sexy Eddie se réveille pendant que Jaloux Eddie part se rendormir. Il n'aurait jamais supporté que sa femme porte cette robe généreuse dans un endroit où fourmillent de nombreux hommes en uniforme. Je suis le seul médecin qui ai le droit de la toucher, me rengorge de fierté.

Lorsque je sors de mes pensées quelque peu perverses, je réalise que Bella me fixe en souriant étrangement. Une lueur espiègle danse au fond de ses prunelles chocolat.

« As-tu oublié que nous sommes attendus?»

Sa voix grave éveille l'attention de Docteur Cul' et il se redresse.

Fuck.

Ca fait combien de temps qu'elle a sa main sur mon entrejambe?

« Tu devrais démarrer, tu sais», s'amuse-t-elle.

Mon Dieu, sauvez-moi. Ma femme veut ma mort!

** Cinq minutes après le démarrage **

« Chérie? », gronde-je.

Je fais de mon mieux pour retenir mon attention sur la route mais Vilaine Bella et Docteur Cul' ont d'autres idées en tête.

« Oui? », minaude-t-elle avec malice.

Elle ne paye pas pour attendre, me promets-je.

« Si tu n'es pas sage, il faudra que j'explique à ma sœur et à nos amis pourquoi je me suis arrêté sur le bas-côté pour te culbuter plutôt que d'assister à la naissance de mon neveu. Tu ne voudrais pas ça, n'est-ce pas? »

Elle rosit adorablement et en faisant sa moue qui me fait tellement craquer, elle retire sa main de mon pantalon et croise ses bras sur sa poitrine.

« Petit joueur », se plaint-elle.

Je jette un coup d'œil sur le tableau de bord. Faisant un rapide calcul mental, sachant qu'il reste cinq minutes à parcourir pour arriver à la maternité, je ne tergiverse pas plus et me gare brusquement sur une aire de pique-nique. Bella lève son visage et écarquille ses yeux, sa bouche forme un délicieux O et elle se redresse.

« Edward, qu'est-ce que tu fais? »

Je déboucle ma ceinture et tel un prédateur, je fonds sur elle.

« Je vais te prouver quel grand joueur je suis », murmure-je sous ses baisers voraces.

Ni une ni deux, elle déboutonne ma chemise et la balance avant de plonger ses prunelles en feu dans les miennes et de se passer la langue sur les lèvres, achevant de réveiller Docteur Cul'. Elle ondule son bassin contre moi et ses jambes s'enroulent autour de moi mais Master Eddie a l'intention de punir Bella pour sa mauvaise conduite.

« Pas si vite Isabella, penses-tu vraiment le mériter alors que tu as été une très vilaine fille? », fais-je en immobilisant ses hanches contre mon bas-ventre.

D'abord frustrée, elle comprend où je veux en venir et avec un éclair de malice, elle murmure:

« Non. Je dois d'abord être punie, Maître. »

« Exactement Isabella. Tu ne peux pas t'amuser avec le feu impunément. Tu dois en subir les conséquences maintenant», me délecte-je en caressant l'intérieur de ses cuisses et en prenant garde à seulement effleurer ses points sensibles.

Un gémissement lui échappe et je cesse mon traitement avant de le reprendre non sans l'avoir prévenue:

« Pas un bruit Isabella ou j'arrête immédiatement, comprends-tu? »

Sexy Eddie se rebiffe car il ne veut pas avoir à se retenir mais il est écrasé par la présence de Master Eddie qui veut être obéi au doigt et à la lettre même si ça doit lui faire avoir les boules bleues.

« Oui, Maître. »

Est-ce qu'elle sait l'effet que ça produit sur moi d'entendre ce mot, Maître? Fuck, à chaque fois, ça me donne cette envie irrépressible de la retourner et de la chevaucher comme une bête, de la dominer entièrement de toute ma hauteur et de l'avoir sous mon pouvoir.

« Que veux-tu Isabella? », lui demande-je, la voix enrouée par l'anticipation de ce que ses lèvres pulpeuses et en apparence innocentes vont produire.

Elle ne répond pas. Les yeux fermés, elle me provoque exprès.

« Réponds Isabella », lui intime-je.

Je devine qu'elle n'attend qu'un signe, un encouragement alors je le lui donne. Je prends sa main et la guide jusque dans mon pantalon où sa paume se referme autour de ma verge tendue à l'excès. Un grognement naît au fond de sa gorge et elle rouvre enfin ses délicieuses prunelles sur moi.

« Ta queue. C'est ce que je veux. »

« Voyons, Isabella, ce n'est pas bien pour une jeune fille d'utiliser un tel langage», la sermonne-je en ponctuant mes mots de fessées savamment dosées.

Elle se mord la lèvre inférieure pour ne pas crier et l'espace d'un instant, Gentil Eddie prend le dessus, soucieux qu'elle ne se fasse pas de mal. Je l'examine brièvement en parcourant ses formes doucement. Elle pose sa main libre sur mon torse et le seul contact de sa peau chaude suffit à me faire perdre mes moyens. Comment fait-elle cela? Par quelle magie arrive-t-elle à me donner un pass vers le paradis rien qu'avec une caresse?

Bientôt, sa bouche rejoint à son tour mon abdomen et le butine. Ce faisant, elle me masse les bourses en branlant mon engin et je bande tellement que ça m'en fait mal. Je dois impérativement la prendre ou je vais imploser.

Je la bascule sur la banquette et me frotte contre son entrée en prenant en main ses hanches fines. Elle me semble si fragile lorsque je la tiens ainsi! Comme toujours, je m'émerveille de sa perfection et le souffle me manque. A moi! Elle est à moi! Elle m'appartient.

« Oui. A toi seul », souffle-t-elle.

Je me fige. Fuck. J'ai pensé à voix haute!

Bella se tortille en-dessous de moi et je reviens à la réalité. Après tout, qu'est-ce que ça peut faire? Bella est mienne, c'est une vérité immuable.

Master Eddie en a marre de jouer. Il laisse la place à Sexy Eddie qui se libère enfin de son joug et fond tel un rapace sur sa prisonnière.

« Tu es mienne à jamais», affirme-je calmement.

Elle ne répond pas. Ses yeux brillent de mille feux et des larmes menacent de perler. Je ne peux que m'attendrir dessus même si elle, de son côté, se trouve pitoyable.

« Je t'aime Bella », lui déclame-je en la pénétrant d'un coup de rein.

Ses prunelles s'ouvrent en grand pour former un O parfait et elle serre son étreinte sur moi.

Commençant à m'habituer à l'étroitesse et à l'humidité de mon nouveau milieu, j'exhale un râle et entame des va-et-vient en elle.

Je ne pourrai jamais me lasser d'elle ou de son corps. Ses parois, ses lèvres… tout en elle a été pensé pour m'appâter dans ses filets et me piéger. Elle se cambre sous mon bas-ventre en feu et dans l'excitation du moment, plante ses ongles dans mon dos. Au lieu d'être submergé par la douleur, j'en veux plus. Toujours plus.

Mes coups se font plus violents, plus marqués et ses soupirs de plus en plus forts.

Dans un dernier éclair de lucidité, je sens mon gland se décalotter et je sais que je ne vais plus tarder à jouir si je continue à ce rythme-là.

Sans ralentir la cadence, je fais quelque chose que je ne ferais jamais en temps normal mais comment rester gentleman alors que ma belle me mordille le lobe de l'oreille en me faisant clairement comprendre qu'elle veut encore plus?

Je descends lentement mes mains le long de ses reins, de ses hanches, de ses fesses et abruptement, sans vérifier si elle est prête, je plonge un doigt dans son cul.

« PUTAIN! », jure-t-elle.

Je crains de lui avoir fait mal alors je ne bouge plus, attendant sa réaction, honteux.

Elle ondule contre moi et m'embrasse langoureusement.

« Continue », chuchote-t-elle.

Rassuré, je reprends le cours là où j'en étais et calque les mouvements de mon doigt sur ceux de mon engin profondément enfoncé en elle.

Sa respiration se fait plus saccadée; elle est proche. Tellement proche.

Nos langues se mêlent et nos corps ne font plus qu'un. Nous bougeons, synchrones et j'accentue le rythme. J'y vais tellement fortement que l'espace d'une seconde, je me dis que je dois la ménager avant d'y aller de plus belle, encouragé par ma compagne.

Enfin, je la sens partir dans les étoiles et je l'y rejoins avant de retomber sur elle.

Nous retrouvons peu à peu notre respiration et j'ai l'impression que je pourrais m'endormir ainsi, dans les bras de ma belle. En cet instant, je me sens complet et heureux.

Elle se redresse et se penche sur moi :

« Pardonne-moi mon amour, tu dois souffrir atrocement… », se fustige-t-elle.

« Que veux-tu dire ma puce? Je ne comprends pas », la raisonne-je.

« Je t'ai griffé jusqu'au sang », explique-t-elle, presque hystérique.

Je passe mes doigts sur mon dos et constate qu'effectivement, elle n'y est pas allée de main morte. Cependant…

« Chérie, regarde-moi et arrête de pleurer. Est-ce que j'ai l'air d'avoir mal? Non. Je ne ressens absolument rien du tout, Bella. »

Ses pleurs diminuent et elle me fixe, sceptique.

« Tu vas devoir acquérir plus de force si tu veux me voir te supplier de m'épargner », finis-je en la taquinant.

Enfin, elle éclate de rire et se blottit contre moi.

« Masochiste », m'interpelle-t-elle.

« Oui », me rengorge, joueur.

« Mais qu'est-ce que je l'aime mon masochiste… »

** Une heure après **

« Ah, enfin vous voilà! Vous en avez mis du temps!», nous accueille Jazz.

« Oui, qu'est-ce qui vous a retenu comme ça? », suspecte Alice.

Bella ne répond pas. Au lieu de ça, elle se contente de se dandiner d'un pied à l'autre en jouant avec une de ses mèches. Fuck. Ma femme respire le sexe à plein nez et ça me plaît beaucoup trop pour son propre bien.

« C'est bon, on a compris. Dis, Edward, tu n'étais pas sensé prendre soin de ma soeur plutôt que de la bousculer? », ironise James.

« Mowgli… » menace Bella sous mes yeux amusés.

« James, mon amour… Ce n'est pas le moment. N'oublie pas que notre filleul est en train de voir le jour», chantonne Victoria.

James lui adresse un sourire radieux et entoure les épaules de sa femme avec son bras.

« C'est vrai, excuse-moi mon trésor. »

Elle secoue sa tête, faussement blasée et lui colle une pitchenette sur le nez. Une sorte de conversation se fait entre eux par leur seul regard et il finit par baisser ses yeux, penaud.

« Excuse-moi petite sœur. Je suis ravi que tu te portes physiquement mieux pour te permettre ces cabrioles mais ça me fait tout de même bizarre que tu aies une vie sexuelle active», débite-t-il sans prendre le temps de respirer.

« Pitié… pas ça… », se lamente Bella en se cachant contre mon torse.

Alice saute sur ses pieds en clapant des mains et elle se dirige droit sur Bella, la mine résolue.

« Bella, faut absolument que je te parle! », déclare-t-elle en prenant sa main et en l'entraînant à l'écart.

Je suis impuissant face à cette tornade et je me retrouve seul avec les autres.

« Ne t'inquiète pas pour elle. Elle sait comment faire face à Alice », me rassure Jazz.

« Je sais mais ce n'est pas à ça que je pense», réplique-je en louchant vers elles.

Bella et Alice se trouvent dans une discussion animée à en voir les grands gestes qu'Alice décrit avec ses bras et je me retiens pour ne pas les rejoindre.

« Bella est une femme forte. Elle saura gérer les choses avec Rosalie et le bébé», affirme James.

Je viens m'asseoir à côté de lui en prenant la tête entre les bras.

« Tu es sûr? »

Je me sens tellement impuissant! L'expression de chagrin qu'arborait tout à l'heure ma dulcinée ne m'a pas échappé. Elle fait tout pour me le cacher mais je la connais par cœur. Je peux discerner un vrai sourire, radieux et impulsif d'un faux, calculé et destiné à se dissimuler. Deux mois sont passés mais je sais qu'il y a un vide que je ne pourrai jamais combler et qui restera toujours béant. J'ai promis de tout faire pour assurer son bonheur mais quelquefois, j'ai l'impression de me battre contre du vent.

Je soupire. Du coin de l'œil, je vois Alice prendre Bella dans ses bras en sautillant et je souris devant son ahurissement. Elle m'attendrit. Je redresse les épaules. Après tout ce qu'elle a vécu, je ne peux qu'admirer ma femme pour le courage dont elle fait preuve et la volonté qu'elle met à partager le bonheur de ses proches. Oui. Même si une part d'elle hurle de désespoir à l'idée de n'avoir jamais d'enfant, elle reste elle-même et ne garde aucune rancune contre la vie.

« Un jour, je ne sais pas comment, mais nous aurons un enfant », jure-je solennellement en contemplant ma merveilleuse moitié.

« Je te le souhaite de tout mon cœur, Edward. »

Je sursaute en réalisant que j'ai pensé à voix haute. Je grommelle. Depuis quand je suis atteint par les tics de ma femme? Finalement, je me ressaisis et comprend les mots de mon beau-frère.

« Merci James », souffle-je, ému.

« C'est sincère. »

Nous nous échangeons un regard de connivence et rien de plus n'a besoin d'être ajouté. Nous nous comprenons.

Ma bienaimée s'assit à côté de moi et pose sa tête sur mon épaule. Nos mains se nouent et délicatement, je hume le parfum exquis qui se dégage de sa chevelure en souriant béatement.

« Ca va ma puce? », m'enquiers-je en caressant ses douces mèches.

« Autant que faire se peut. Tu connais Alice! », soupire-t-elle.

« Je compatis. »

Elle lève son regard vers moi et ses lèvres se posent sur les miennes dans un baiser tendre.

« Je t'aime Edward », chuchote-t-elle.

« Je t'aime aussi », lui réponds-je sur le même ton.

****

Les portes de la salle de travail s'ouvrent enfin et un Emmett exténué mais heureux en sort.

Il s'avance vers nous en titubant et nous annonce fièrement que c'est un garçon – ce qu'on savait déjà – … avant de s'évanouir sous nos yeux hébétés.

****

« Il est magnifique votre fils, Rosalie», s'extasie Alice.

Celle-ci joue avec les petites paluches de mon neveu et je devine qu'elle sera une tata poule. Je suis prêt à parier mon salaire qu'elle pense déjà à aller faire du shopping pour lui si ce n'est pas déjà fait.

« Elle a raison, grande sœur. Tu as fait du bon boulot », la congratule-je à mon tour en déposant un bisou sur le front trempé de sueur de Rose.

Je la détaille brièvement pendant qu'elle contemple amoureusement son fils. Elle a passé deux heures dans cette salle et malgré la fatigue qui se lit sur ses traits, elle n'a jamais été aussi resplendissante.

Jasper prend la main de Rose dans la sienne. C'est sa manière de la féliciter. Main dans la main, James et Vic s'avancent et se joignent à Jazz.

« Rose, on ne te remerciera jamais assez de nous avoir choisis pour être le parrain et la marraine de ton fils. C'est trop d'honneur», bredouille Vic au bord des larmes.

« Vic, c'est tout à fait normal. Alice et Bella sont déjà ses tantes alors je savais déjà qu'avec elles, mon enfant aurait un foyer au cas où ils nous arriveraient quelque chose à Emmett et moi. Mais avec vous deux, eh bien, c'est une triple sécurité », riposte-t-elle sur le ton de l'humour.

Bella qui jusque là, n'a pas dit un mot me serre la main pour se donner une contenance. Je ne la brusque pas. Nous savons tous à quel point ce moment est difficile pour elle et moi. Nous ressentons la réalité de ce que nous n'aurons jamais… Mais je refuse de me laisser abattre. Non. Cette promesse… Je la tiendrai coûte que coûte. Un jour, nous serons parents! Mais pour l'heure…

« Félicitations Rose, je suis vraiment heureuse pour vous deux », bégaie-t-elle avec des trémolos dans la voix.

Je passe mon bras autour d'elle pour la soutenir. Elle reste vaillante mais pas longtemps car ses larmes tombent d'elles-mêmes. Touché, je me rapproche d'elle mais elle s'obstine à vouloir parler encore.

« Je te jure que je suis vraiment heureuse pour toi Rose. C'est vrai. Tu es splendide et votre fils est le plus beau des bébés. Vraiment. Vous êtes tous magnifiques… » finit-elle en pleurant à chaudes larmes.

Mon cœur se déchire en entendant ces sanglots. Sa détresse est telle que je suis en colère contre le destin qui lui a fait avoir cet accident, contre cette falaise traitresse mais surtout contre moi-même. James pose sa paume sur mon épaule. Je tourne mon visage vers lui. Son regard intense me fait comprendre que je dois arrêter de culpabiliser mais je ne peux pas. Tout ce que je peux faire, c'est ne pas y penser et avancer. Pour Bella.

Lorsque je sors de ma rêverie, Bella est dans les bras de ma sœur qui la dorlote. La vue de ce tableau m'émeut car Rosalie incarne une parfaite mère à l'image d'Esmé.

« Bella, je ne peux pas comprendre ni même appréhender ne serait-ce qu'un dixième de ce que tu ressens mais je voudrais que tu saches que nous sommes tous là pour toi, tu comprends? Tu n'as pas à faire semblant avec nous. Tu peux tout nous dire, Bella. »

« Je sais mais… »

« Non, pas de mais. Bella, tu es une de mes amies les plus proches et ma belle-sœur. Je sais que tu es heureuse pour nous et que tu aimes mon petit frère de tout ton être. Avec ça, tu ne peux quand même pas t'attendre à ce que personne ne voit que tu es tourmentée. »

Les paroles de Rose me frappent de plein fouet. Jamais je n'avais pensé que je n'étais pas seul à entrevoir ce que Bella cachait. Je pensais réellement que son mal-être n'apparaissait qu'à moi mais je me suis trompé. Rosalie a raison. Bella compte pour nous tous; il est logique que tous la connaissent suffisamment pour voir au-delà ce qu'elle laisse transparaître.

« Et puis, Bella, je suis sûre que ton avenir sera heureux », prédit Alice. « Fais-moi confiance! »

« Encore en train de jouer au devin, Ally!», se moque James.

Il cesse de rire lorsqu'Alice le pince au bras et lui donne un coup de talon au pied.

« Hé! »

« C'EST UN GARCON! », hurle Emmett en se réveillant en sursaut.

Il se redresse, droit comme un pic et nous observe, hébété, sous l'hilarité générale.

« Euh? Qu'est-ce que je fais là? », interroge-t-il en se frottant les yeux.

« Tu t'es évanoui Emmett. Sûrement un coup de fatigue. Alors, plutôt que de te réveiller, on a jugé plus prudent de te laisser en paix », l'informe-je.

Il bondit sur ses pieds et rejoint sa dulcinée.

« Pardonne-moi Rosie. Je suis un idiot. »

Elle soupire en levant les yeux au ciel.

« Mais je l'aime mon idiot! », lui susurre-t-elle.

« Beurk, je veux pas voir ça. Je vais te chercher à boire », s'enfuit Alice en sautillant.

Nous restons médusés par la sortie de notre petit lutin puis après avoir repris mes esprits:

« Félicitations Emmett. »

Tous se joignent à moi pour le congratuler et celui-ci, fier et joyeux comme un pape, ne fait que rougir en admirant pour la énième fois son enfant. Il finit par s'agenouiller aux pieds de sa belle et en leur tenant la main, à Rose et à son bébé:

« Rosalie Liliane Cullen…»

« Oh mon Dieu », s'exclame Bella.

« Shh… Je veux entendre la suite », l'intime Vic.

« Je sais que ce n'est sûrement pas la demande la plus romantique du monde et honnêtement, je ne m'imaginais pas la faire avec tout ce monde autour de nous mais… Eh bien, quand je te vois avec notre enfant et tous nos amis, c'est si évident que je ne peux pas le nier. Rosalie, la première fois que j'ai posé mes yeux sur toi, j'ai été ébloui non seulement par ta beauté époustouflante mais aussi par le magnétisme que tu émettais. Je t'aime plus qu'aucun autre homme ne pourra jamais le faire. Chaque jour qui passe, je me rends compte du bonheur que je vis grâce à toi et j'ai bien l'intention de le rendre pour le reste de mes jours alors… Rosalie Liliane Cullen, accepterais-tu de me faire l'honneur suprême de m'épouser? »

Un ange passe. Deux anges passent. Trois anges…

D'abord interloquée, Rosalie hoquette et des larmes jaillissent de ses yeux.

« Emmett Arthur Hale, tu es un idiot… », bégaie-t-elle. « Mais je vais l'épouser mon bêta. Oui, Emmett. Mille fois oui! »

Celui-ci prend Rose dans ses bras, aussi ému qu'elle.

« Merci Rosie. »

La joie se diffuse parmi nous et Jazz lance une pique:

« On dirait bien que je serai le troisième à faire ma demande à l'hôpital, hein? »

« Tu sais ce qu'on dit, Jasper: Jamais deux sans trois », reprend Bella.

« Eh bien, on dirait qu'on arrive au bon moment! », interviennent Jake et Mike, les bras chargés de chocolat, de bonbons et de peluches.

« Jake, je suis maman et je suis fiancée! », annonce Rose qui pleure de joie.

« Fuck », se fige Emmett.

Le silence se fait puis James s'enquiert de ce qu'il se passe.

« Ne dites pas à Alice comment j'ai fait ma demande. Elle me tuerait. »

****

« Quel prénom vous avez choisi? », demande l'infirmière en prenant mon neveu pour l'emmener dans sa pouponnière.

Rougissants, Rose et Emmett ne répondent pas.

« Quoi? Vous ne savez toujours pas? », crie Alice.

« Eh bien… On a énormément parlé de ça mais nous ne sommes tombés d'accord sur rien du tout! », pleure Rosalie.

« Ne me dis pas que tes hormones te font encore ces tours», plaisante James.

La blague tombe à plat car Rosalie sanglote de plus belle dans les bras de son fiancé.

« Vous n'avez pas d'idée du tout?», reprend Jazz.

« Si! On hésitait entre Robert et Kellan», répond Emmett.

Rosalie repart dans son voyage au pays des larmes et finit par rejeter ces suggestions:

« Ah non alors! Robert, ça fait vieillard de 107 ans et je vois le truc dans la cour de récré avec tous les autres gamins qui le prendront comme tête de turc. Et puis Kellan, je vois bien le maître et ses jeux de mots douteux. "Quel âne"! Hors de question…»

« Bon… Alors, on n'a plus rien», soupire mon futur beau-frère.

Des coups sont frappés à la porte et un médecin entre pour prendre des nouvelles de ma sœur.

« Comment va notre nouvelle maman? »

« Un peu exténuée docteur et à part le fait qu'on ne trouve pas de prénom pour notre enfant, tout va très bien », s'irrite-t-elle.

« Ne vous inquiétez pas, c'est normal. Vous avez jusqu'à trois jours pour vous décider. Je vous fais largement confiance pour trouver d'ici là », continue-t-il en ignorant le ton sarcastique de la réponse de Rose. « Ce serait dommage que votre petit ange n'ait pas de prénom, n'est-ce pas? Eh bien, je vous conseille de vous reposer et je vous reverrai au petit matin. Au revoir tout le monde!»

Après un signe de la main, il disparaît derrière la porte et le visage de Rose s'éclaire.

« Et si on l'appelait Sun? »

« Quoi? », s'étrangle Emmett. « Chérie, je croyais qu'on avait dit qu'on arrêtait ces idées de prénoms farfelus. Sérieusement… ce n'est pas mieux que Sequoia, ma puce. »

Je me retiens de rire mais je suis complètement de l'avis d'Emmett. Rose soupire puis abdique à notre grand soulagement.

« Tu sais Rose, si j'avais eu un fils, j'aurai voulu lui donner le prénom d'un de mes héros. Pour moi, c'était Jimmy Hendrix », suggère doucement Bella.

Rose lui adresse un sourire chaleureux et l'embrasse sur le front.

« Emmett, que penses-tu d'Henry Felix Hale? »

L'intéressé irradie littéralement de bonheur et se jette au cou de sa belle.

« Je suis absolument amoureux de notre petit Henry et mon père serait heureux et honoré que tu aies choisi son prénom comme deuxième prénom pour notre fils s'il était encore de ce monde. Merci Rosie», conclut-il la voix cassée par l'émotion.

« Je t'aime Emmett.»


AN : Au programme du prochain chapitre? Le voyage de noces à Paris. Et tout le monde sait que Paris, c'est la ville des amoureux. Mon cahier des charges ou brouillon si vous préférez m'indique qu'il reste 5 chapitres plus un épilogue. Le lemon Jazz/Alice sera dans le dernier chapitre^^

2: Bonne nouvelle! Il semble que les administrateurs du site reculent dans leur censure. La preuve? Tara Sue Me est en train de remettre ses chapitres de The Training non censurés. Par contre, c'est dommage que les auteurs qui ont vu leur histoire supprimée soient dégoûtés du site car elles ne reviendront pas.

3: On m'a demandée dans une review pourquoi je ne fais pas la pub des fics de Louise Malone ou Clair de Lune. La réponse? Parce que ces auteures n'ont pas besoin de pub pour connaître un grand succès. Tout simplement. Mais je fais un coucou à Louise qui fait partie de mes lectrices^^

Cap sur les fictions avec des vampires et Dieu sait que je n'en suis qu'une poignée, préférant nettement les All Human. Sélection en français. Tout d'abord, commençons par la fic "Les aimants" de Lily77974 qui relate la rencontre électrique d'une Bella vampire faisant partie du clan des Dénali avec notre Edward national. Soyez heureuses, la fic est complète donc vous pourrez assouvir le suspense qui tue à certains chapitres. Et enfin, parlons de la fic de Ccil "Rédemption" qui vient de voir le jour et dont je suis la bêta. Il y a 4 chapitres pour le moment et c'est un Edward non végétarien que nous avons comme héros.

Review = teaser.