Plot: Bella est la patiente d'Edward et ils fantasment l'un sur l'autre depuis des années mais tout change le jour où Bella se décide à mettre le grappin sur Edward et elle obtiendra plus que ce qu'elle voulait. **Langage cru et lemon poussés. Vous êtes prévenus!**
Arrivée de deux nouveaux personnages dans ce chapitre! Votre première pensée, c'est quoi? Méchants ou gentils?
Ch15 :Acceptation
EPOV
** Deux semaines après **
« Au-revoir et bon séjour en France, Monsieur Cullen. Vos bagages arrivent dans le hall B.»
« Merci », couine Bella en sautillant presque comme une puce tellement elle est excitée. Une vraie enfant!
« Mon amour, ne t'éloigne pas trop. Ce serait une mauvaise façon de commencer notre voyage de noces, n'est-ce pas? »
Elle roule des yeux et trottine vers la librairie du coin.
« Je t'attends là! », crie-t-elle en disparaissant derrière un badaud.
Me retrouvant seul, je me dirige d'un bon pas vers le hall B et surveille la venue de nos valises. Lorsqu'elles apparaissent enfin, je les empoigne fermement et les range dans notre chariot en me faisant la note mentale de demander à Bella pourquoi le poids de la sienne a fortement diminué depuis hier.
Je suis sur le point de rejoindre ma femme quand je suis bousculé:
« Pardonnez-moi, Monsieur. Ma vue ne s'arrange pas avec mon âge », babille une femme qui a pourrait littéralement être ma grand-mère.
Je lui souris chaleureusement et l'aide à récupérer le contenu de son sac à mains qui s'est étalé par-terre.
« Merci énormément Monsieur. Vous êtes de passage ici?»
« Oui, je suis en voyage de noces avec ma femme. Elle m'attend à la librairie d'ailleurs», l'informe-je obligeamment.
« Eh bien, si vous n'avez pas encore d'hôtel, ce serait un plaisir pour moi de vous accueillir dans ma maison d'hôtes. Ce n'est pas luxieux mais c'est confortable et ça me ferait de la compagnie. »
J'accepte sa proposition avec joie: Bella m'a souvent parlé de se rendre dans une de ces "maisons d'hôtes" européennes qui pour elle, sont beaucoup plus chaleureuses qu'un traditionnel Bed&Breakfast et c'est donc l'occasion de voir le pays à travers les yeux d'une habitante normale. Bella déteste les circuits où tout est organisé pour plaire aux touristes sans prendre en compte la réalité économique.
Nous nous dirigeons lentement vers l'endroit où Bella m'attend et discutons de beaucoup de choses. J'apprends notamment que notre logeuse s'appelle Maggie Buffay, qu'elle s'est installée à Paris pour suivre son mari aujourd'hui décédé et qu'elle tient avec amour son gîte depuis près de trente ans.
Maggie est une femme charmante mais je ne peux m'empêcher de déceler chez elle la même expression de tristesse que chez Bella. Je ne le pense pas ouvertement mais une partie de moi souhaite qu'elles s'apportent mutuellement une sérénité. Je ne connais pas Maggie mais si elle est comme ma Bella, alors elle mérite d'être heureuse.
« Mon amour, regarde, j'ai réussi à trouver les Hauts de Hurlevent en français! », me saute Bella au cou.
« Evidemment, vu que nous sommes en France, c'est à parier que les livres soient en français », la taquine-je tandis qu'elle me frappe le bras, joueuse.
« Bella, je te présente Maggie Buffay. Elle tient une maison d'hôtes… »
Je n'ai pas besoin d'en dire plus car immédiatement, elle saute sur ses pieds en clapant des mains et comprend où j'allais en venir. Jake se plaint toujours du fait que Bella et moi semblons communiquer par télépathie mais après plus d'un an à ses côtés, je ne peux qu'humblement riposter qu'en fait, je suis seulement prévisible alors qu'elle au contraire, me surprend chaque jour un peu plus et m'émerveille.
« Magnifique! Où se trouve-t-elle? Vous avez un jardin? C'est quand même loin des bruits de la ville? »
J'éclate de rire. Est-ce que c'est Paris qui fait cet effet à ma femme? Car j'ai plutôt l'impression de me retrouver avec une Alice hystérique.
« Bella, respire! Tu vas perdre notre pauvre Maggie… », la calme-je.
Cependant, je me sens insouciant et heureux. Le regard pétillant de Bella et ses joues rouges y sont pour quelque chose. J'ai l'impression qu'en étant ici, nous avons laissé derrière nous tout ce qui pesait sur notre moral, le stress du travail, celui du procès contre Jane, la morosité et la mélancolie liées à notre envie d'enfant qui restera toujours inassouvie… Ici, nous sommes juste Edward et Bella, un couple fraîchement marié en vacances dans la capitale de l'amour.
« Ne vous en faites pas! Ca fait du bien de voir un peu de fraîcheur et de spontanéité dans cette ville, croyez-moi! », glousse Maggie. « Suivez-moi! Normalement, mon fils m'attend à la sortie pour me conduire », continue-t-elle.
Nous lui emboîtons le pas et clopin-clopant, nous découvrons enfin le ciel gris et pluvieux de Paris.
[AN: Comment ça "bonjour les clichés"?]
« Maman! Tu vas bien? Tu as fait bon voyage? Attends, je te porte ton sac.»
Le jeune homme qui s'est avancé vers Maggie l'assaille de questions auxquelles elle n'a même pas le temps de répondre mais lorsqu'il nous remarque enfin, il cesse son monologue et nous tend la main:
« Bonjour, je m'appelle Alec. »
Nous faisons les présentations et après nous avoir fait monter dans sa voiture, Alec se donne pour devoir de nous faire visiter la ville.
« Tiens, c'est étrange… », murmure Bella en penchant la tête, curieuse.
« Qu'y a-t-il, mon amour? », m'enquiers-je.
« Il sert à quoi ce manche? », s'interroge-t-elle en me désignant l'objet se trouvant à droite d'Alec.
Celui-ci profite du feu rouge pour répondre à ma place.
« Cette question, j'y ai droit à chaque fois », rit-il. « C'est une boîte de vitesses, elle nous sert à changer de rapport lorsqu'on veut aller plus vite ou plus lentement. Pour vous, c'est automatique. Nous, c'est à commande manuelle.»
« Ce n'est pas trop dur à manier? », reprend-elle après un instant de réflexion.
« Non, j'ai appris comme ça. J'ai eu l'occasion d'avoir une voiture avec une boîte automatique mais je ne me suis jamais habitué. Je préfère ma bonne vieille Suzy!» tonne-t-il en caressant délicatement son tableau de bord.
« Suzy? La mienne, elle s'appelait Linda», lâche-t-elle à trac.
Je reste éberlué.
« Tu avais donné un nom à ta voiture? », m'écrie-je.
Elle hausse les épaules et rougit.
« Bien sûr. Tu ne l'as pas fait avec ta Volvo? »
Il est vrai que je n'ai jamais compris pourquoi les personnes éprouvent le besoin de nommer leur véhicule et même si j'adore ma Volvo, non, je n'ai jamais pensé à lui donner un petit nom… Plongé dans mes réflexions, Bella comprend mon silence et me sourit, amusée.
« Qu'est-ce qui est arrivé à Linda? », intervient Maggie.
Le visage de Bella se crispe alors qu'elle répond:
« Elle a eu un accident. Elle est décédée des suites de ses blessures », sanglote-t-elle.
« Je suis désolée », compatit Maggie.
« Ce n'est rien. Je regrette seulement qu'elle ne soit plus de ce monde », parvient à articuler Bella.
J'examine ma femme. M'inquiétant pour elle, l'angoisse m'étreint que Bella soit toujours appesantie par sa presque stérilité. Je me fais la promesse de l'aider à penser à autre chose et de savourer notre séjour ici. On aura bien le temps d'être écrasés par nos soucis en revenant à la maison.
Je plonge mon regard dans le sien et reste hébété en plus d'être soulagé.
Fuck.
Elle pleure vraiment la perte de sa voiture!
****
« Voilà votre chambre. J'espère qu'elle vous convient? », s'inquiète Maggie. « Sinon, je peux vous donner une autre chambre, il n'y a aucun problème… »
« Non, Maggie. Tout est parfait. Comment pourrais-je me plaindre d'une telle vue sur la Seine? », s'extasie Bella.
« Si c'est bien pour ma femme, alors ce l'est pour moi! », renchéris-je en la prenant par les épaules avec attendrissement.
« Comme c'est mignon! », se pâme Maggie. « Gardez-le bien, Bella. C'est un trésor! »
« Ne vous en faites pas pour ça. Je le sais très bien», déclare-t-elle, émue.
Sa main cherche la mienne et le contact de sa peau tiède me rend entier. Je n'ai jamais été aussi certain de ce fait qu'aujourd'hui: Bella est ma vie. Je l'aime et l'aimerai toujours. C'est immuable. C'était écrit dans les étoiles.
« Eh bien, je vais vous laisser vous installer. Voici un double des clefs de la maison et le dîner est toujours servi à dix-neuf heures. Reposez-vous bien», recommande-t-elle en fermant la porte derrière elle.
Nous nous retrouvons seuls. Bella s'affale sur le lit en baillant aux corneilles. Je la rejoins sur le matelas et elle vient se blottir dans mes bras. Pas un mot n'est échangé. Nous sommes juste bien.
[AN: A la base, le lemon qui suit ne devait pas être là. Pour moi, le chapitre devait avoir une tendance romantique et regorger de sentiments donc si vous n'avez pas envie de casser le truc, vous pouvez le sauter]
Elle lève ses grandes prunelles chocolat vers moi et comme toujours, mon âme y est aspirée. Je ne peux me détacher d'elle. Nos regards sont fixés l'un dans l'autre et Docteur Cul' commence à s'étirer nonchalamment. Comme s'il croyait vraiment que je n'allais pas m'en apercevoir!
Son souffle se fait erratique sans que je n'ai fait quoi que ce soit et elle se colle entièrement contre moi. J'ai chaud. J'ai très chaud. Je suis brûlant de désir pour elle. Elle le sent. Je le sais. Nous devrions nous reposer, me souffle Gentil Eddie mais Sexy Eddie suit le mouvement de Docteur Cul. Après tout, il faut bien libérer de l'endorphine, me tente-t-il avec le charme d'un serpent.
Nos lèvres se lient dans un baiser chaste. Mais Vilaine Bella a d'autres idées en tête. Elle agit de concert avec Sexy Eddie et nos bouches s'entrouvrent lentement. Nos langues se mêlent. Nos respirations s'entrechoquent. Fuck, son goût de fraise achève de me faire perdre l'esprit.
Mes mains caressent sa chevelure et l'empoignent fermement tandis que les siennes pétrissent mes fesses. Est-ce qu'elle sait que j'adore la voir agir ainsi?
Sa taille est si fine, si délicate que j'ai l'impression que je pourrais la broyer comme une poupée. Elle devrait me craindre à cet instant précis mais non, elle ondule son bassin contre moi. Ses gémissements retenus m'indiquent qu'elle en veut plus. Oui. Plus.
Je la contemple entre deux baisers. Cette femme, cet ange est à moi. J'ai hérité de la huitième merveille du monde et elle ne se rend pas compte de la chance qu'elle m'a accordée en me choisissant, moi.
La brise s'infiltre doucement dans la chambre accompagnée des gazouillements des oiseaux. Sa chair de pêche tressaille au contact de ma bouche et elle réprime un frisson. Tandis que je butine sur son corps, j'absorbe avec délice l'expression de son visage.
Elle garde ses yeux fermés pour mieux savourer les sensations que je lui procure. Ses bras sont croisés au-dessus de sa tête dans un signe de soumission qui suffit à me rendre fou. Son corps entier m'appelle en elle. Sa bouche forme un petit O ravageur et lorsqu'elle prononce mon prénom, je dois me retenir pour ne pas la ravir toute entière.
D'un claquement de doigts, j'ai déboutonné son pantalon et le fais descendre le long de ses cuisses. Elle relève ses hanches pour m'aider dans ma tâche. Elle ne devrait pas. Au lieu de continuer ce que je faisais, je suis distrait par son odeur féminine. Délicate et discrète, elle n'en reste pas moins envoûtante.
Je ne réfléchis pas quand je plonge droit dessus et écarte sa culotte avec mes dents.
« Oh! », s'exclame-t-elle.
Je la lape tel un matou en manque de lait. Ses jus s'écoulent librement et je n'en gâche pas une seule goutte. Je passe ma langue sur ses lèvres trempées et je ne peux résister au fait de l'introduire en elle. Fuck, ma femme est une gourmandise à elle toute seule. Plus je la lèche et plus j'en veux. Je la dévore littéralement.
Je l'aspire et joue avec son clitoris. Si je ne me retenais pas, je le mordrais. Quelquefois, je crains mes pulsions mais elle ne semble pas s'en plaindre. Au contraire. Elle enfouit ses ongles sur mes épaules, sur mon cou, partout où elle trouve prise.
Je devrais ressentir de la douleur. Je devrais. Mais elle exacerbe mon envie. Mon besoin croissant de l'engloutir.
Ses gémissements font place à des halètements puis à des râles de moins en moins contenus.
Elle m'encourage à continuer. Oui, oui, encore. Rien que ces petits mots suffisent pour donner l'envie à Docteur Cul' de se soulager. Mais je suis fort. J'essaye.
Edward… Je ne peux pas rester fort plus longtemps si elle soupire mon prénom de cette manière.
Edward… Je veux encore l'entendre. J'aime l'entendre le répéter à l'infini.
Edward… Ma femme. Oui, crie mon prénom ma Bella.
EDWARD!
Elle retombe avec grâce sur le matelas. Fasciné, je reste glué à son expression. Elle est si belle. Je pourrais passer toute ma vie à la contempler ainsi.
Elle me sourit, me faisant sortir de ma torpeur.
Son bras se tend vers moi. Je m'avance vers elle en prédateur. Ce faisant, j'ôte en quatrième vitesse tous mes vêtements et me retrouve nu, d'égal à égal avec elle.
Son corps chaud et en sueur se colle à moi. Fuck. Le contraste de nos températures manque de me faire gémir de bonheur. Elle replie ses jambes autour de moi et me permet l'accès à son entrée.
Comme toujours, je crains de l'écraser sous mon poids. Lentement, presque douloureusement, je m'introduis enfin en elle. Elle exhale un soupir de soulagement comme si elle avait attendu ce moment toute la vie. Un sourire mutin se dessine sur ses lèvres charnues et fines. Je dois avoir laissé s'échapper un râle.
J'entame des mouvements. Elle synchronise ses coups de rein sur les miens.
Le vent siffle à la fenêtre. Autour de nous, tout n'est que calme et sérénité mais nous, nous sommes dans notre bulle de passion et de volupté.
Nos caresses me mélangent. Nos mains se croisent sur nos peaux transpirantes. Nos doigts se lient au-dessus de sa chevelure éparse.
Un feu nous consume tous les deux par le bassin. Il nous ravage et gagne en ampleur.
Enfin, il se libère et notre baiser se fait fort, intense.
Je relâche enfin mon étreinte. Sans cesser de l'embrasser, je me retire de son nid douillet et m'étend à ses côtés.
Son visage repose contre mon torse. Je sais qu'elle écoute les battements de mon cœur qui ne vibre que pour elle.
« Je t'aime Bella », lui souffle-je inaudiblement.
« Je t'aime aussi Edward. »
C'est dans cette position que nous nous glissons dans un sommeil réparateur.
La première semaine passe aussi vite qu'une fusée. Entre les visites dans les différents musées et sites touristiques, les boutiques que nous visitons et les promenades au bord de la Seine en amoureux, je me surprends tous les jours à penser qu'il faudrait rallonger les journées car nous avons toujours une tonne de choses à faire.
Finalement, il n'y a qu'une chose que nous n'avons pas encore pu faire: monter sur la Tour Eiffel mais il y a toujours tellement de monde que nous devons rebrousser chemin.
« Chéri, je tiens absolument à voir Paris d'en haut et tu as promis qu'on grimperait les étages même si nous devions piétiner plus faibles que nous!», me supplie-t-elle en me tirant par le bras.
« Je sais mais on pourrait revenir demain, non? »
« Edward, mon amour… », ponctue-t-elle de sa moue ravageuse.
Impossible de résister lorsqu'elle me sort cette carte…
« C'est bon, t'as gagné. Allons grimper ces foutues 1665 marches», fais-je mine de râler.
« OUI! Dépêchons-nous!», s'enthousiasme-t-elle en me prenant le bras.
****
« Ca y est, nous y sommes! », exhale-je alors que j'admire la vue des lumières qui se réverbèrent dans le ciel et les airs pour former un brouillard féérique.
Seul, le silence me répond. Fronçant les sourcils, je me retourne et me retiens de rire quand je constate que ma femme est pliée en deux, se tenant les côtes pour tenter de retrouver son souffle.
« On… Ne… Se… Moque… Pas», articule-t-elle lentement.
Je m'approche d'elle et sans un mot, je lui tends la bouteille d'eau afin qu'elle se désaltère. Je manque de relever une de ses mèches mais devant son visage rouge, je me ravise. Je ne voudrais pas qu'elle commence à se vexer et à bouder.
Elle boit quelques gorgées puis se précipite sur la devanture pour admirer la vue. Je me faufile derrière elle et entoure sa taille de mes bras. Elle n'a pas besoin de se retourner pour que je sache qu'elle a clos ses yeux et qu'elle sourit doucement. Elle repose sa tête contre mon torse et alors que nous sommes entourés de dizaines de touristes, c'est comme si nous nous trouvions dans une petite bulle de calme.
« Edward? », chuchote-t-elle.
J'enfouis mon visage dans le cou de ma belle et hume son délicat parfum.
« Oui, ma Bella? »
Mon duvet de deux jours doit la chatouiller ou la piquer car elle glousse en se tortillant avant de se tenir enfin tranquille:
« Merci. »
« Merci pour quoi? »
« Merci de m'avoir choisie, moi, parmi toutes tes prétendantes pour vivre de tels moments», déclare-t-elle.
Je soupire et sans desserrer notre étreinte, je la corrige.
« Je n'ai pas eu à choisir, Bella. Je ne vois que toi et il en sera toujours ainsi. Tu fais mon monde. »
« Comme tu fais le mien Edward. Tu me fais chaque jour de moi la plus heureuse des femmes. »
« Vraiment? Tu ne regrettes pas notre vie? »
C'est la question dont la réponse me fait le plus peur car je sais que même si elle ne me l'a jamais reproché, sa stérilité est de ma faute. Oui. Je suis entièrement coupable pour son accident. J'aurais dû…
« Non, Edward. Tu es l'homme de ma vie et même si j'ai encore un peu de mal à accepter que jamais je ne pourrai te donner d'enfant, je reste heureuse avec toi. Tu es ma vie! Comment veux-tu que je puisse regretter notre union? », demande-t-elle en se retournant tout à fait vers moi et en se collant contre moi.
« Pardonne-moi Bella. C'est de ma faute si… »
« Non! », m'interrompt-elle. « Cesse une bonne fois pour toutes de culpabiliser ainsi, Edward. Tu n'es responsable de rien du tout! On ne contrôle pas les évènements qui nous arrivent et tu sais, je commence à comprendre ce que m'a dit Rose un jour. Tout arrive pour une raison. »
« Mais… »
Elle me fait taire en posant un doigt sur mes lèvres.
« Non, Edward. Pas de mais. Nous ne pouvons pas continuer plus longtemps à nous morfondre sur un enfant qui n'est pas né! Nous ne pouvons pas vivre comme ça. Edward… Je t'aime plus que je ne le saurai jamais le dire. Bien sûr que je veux fonder une famille avec toi et maintenant, je commence à accepter l'idée d'une adoption. »
Je resserre mon étreinte sur elle, ému.
« Je t'aime Bella. »
Elle répond à mon baiser avec passion avant de répondre enfin:
« Je t'aime aussi Edward. »
Un bateau-mouche passe à ce moment-là en-dessous de nous et alors que tous s'agglutinent pour l'apercevoir, nous n'y prêtons aucune attention.
« Alors? », interroge-t-elle avec nervosité.
« Ca veut dire qu'on est prêt à adopter? », fais-je sur le même ton.
« Oui? », bredouille-t-elle en rougissant.
Elle a tourné sa réponse en question mais la lueur qui danse dans ses prunelles ne me trompe pas. Je laisse éclater ma joie et prends Bella dans mes bras. Elle rit allégrement et avec insouciance. Fuck que j'aime ma femme!
« Je vous aime Madame Cullen», lui déclame-je.
« Je vous aime aussi Monsieur Cullen. »
****
BPOV
« Je vais vous aider à faire la vaisselle Maggie», affirme-je en débarrassant la table avec elle.
« Ne vous dérangez pas Bella. Je peux très bien me débrouiller toute seule », refuse-t-elle.
« Je sais mais j'insiste. J'ai l'habitude d'être en cuisine à la maison et je dois avouer que ça me manque », explique-je en riant.
« Dans ce cas… »
Je la suis dans la cuisine, les bras chargés d'assiette pendant qu'Edward se rend dans le jardin pour aider Alec à arracher les mauvaises herbes qui s'attaquent aux framboisiers.
Je commence immédiatement ma tâche et sans savoir comment, Maggie se retrouve assise sur le comptoir derrière moi et me fait gaiement la conversation. Du coin de l'œil, par la fenêtre, je peux apercevoir mon bienaimé, accroupi sur le sol, en train de travailler la terre torse nu et sans m'en apercevoir, j'esquisse un sourire attendri.
Maggie me surprend et se pâme:
« Vous avez vraiment un mari merveilleux, Bella… »
Je ne peux que l'approuver et j'opine alors du chef.
« Mon mari, Jenks était également un homme formidable. Quelquefois, Edward me fait penser à lui… », rêvasse-t-elle.
Que puis-je répondre? Je ne peux que garder le silence et sentant que Maggie a besoin de parler, je me garde bien de l'interrompre.
« J'ai rencontré Jenks au restaurant de La Bonne Etoile alors que j'y dînais avec mon ex-fiancé. A l'époque, les choses étaient différentes, vous savez? Mes parents avaient décidé que je me marierais à Marcus parce qu'il possédait une affaire prospère et j'étais tenue de me conformer à leur décision. Nous avions eu un dîner fabuleux et Marcus a absolument tenu à parler au cuisinier. Devinez qui était le cuisinier? », glousse-t-elle.
« Jenks! », présume-je, captivée par le récit de Maggie.
« Oui et lorsqu'il nous a fait face, j'ai cru voir un ange. Je n'ai jamais cru au coup de foudre. Pour moi, c'était des fadaises mais Jenks a littéralement bouleversé tout mon monde. Pourtant, je ne lui ai pas adressé un seul mot, ne faisant pas confiance à ma voix pour parler convenablement mais au moment de partir, lorsqu'il a baisé ma main… c'était magique! Mais, parce que j'avais peur, j'ai laissé mon esprit rationnel prendre le dessus et je suis sortie avec Marcus en me martelant que je ne pouvais pas trahir ainsi mes parents. »
« Cela a dû être dur pour vous, non? »
« Oh oui. Dès que je suis arrivée à la maison, je me suis tout de suite enfermée dans ma chambre pour pleurer toutes les larmes de mon corps. Je me suis traitée de folle, de réagir ainsi pour un inconnu dont je ne connaissais même pas le prénom et pendant trois semaines exactement, j'ai vécu comme un zombie. Je sortais encore en société, répondais aux questions lorsqu'on me le demandait, souriais… mais je n'étais plus moi-même. Si bien que Marcus s'est aperçu de mon état et sans comprendre pourquoi, a pressenti que notre union n'apporterait rien. Il a rompu nos fiançailles… »
« Vous deviez être soulagée », tente-je de deviner.
« Oui et non. Mes parents étaient réellement déçus et se sont employés à me trouver un autre parti immédiatement. Mais les jours passaient et je me languissais de plus en plus. Il paraitrait même que je dépérissais à vue d'œil mais ça… Et puis, il y a eu cette réception. De nos jours, on appellerait ça un bal mais qu'importe. Nous avions près d'une centaine d'invités et de ce fait, comme il fallait bien les nourrir, nous avions fait appel à un traiteur. Le hasard, je ne sais pas, ou ma Bonne Etoile a voulu que ce soit Jenks. C'est ainsi que nous nous sommes retrouvés. »
Un sourire rêveur ne quitte plus son visage et il me contamine. J'aime les histoires qui se finissent bien.
« Que s'est-il passé ensuite? », la relance-je doucement.
« Jenks s'est avancé vers moi et s'est incliné pour m'inviter à danser. Nous avons dansé encore et encore mais pour moi, c'était le paradis. Nous riions, nous tournoyions… J'étais heureuse! Lorsqu'il a fallu que nous nous séparions, ça a été un véritable déchirement mais alors ma mère m'a rendu la vie.»
« Comment ça? »
« Elle nous avait observés durant la soirée et en avait tiré une conclusion. La meilleure possible. Le surlendemain, Jenks et moi étions officiellement fiancés et le mois d'après, nous nous mariions. »
« Oh! », m'attendris-je. « C'est une superbe histoire d'amour. »
« Oh oui, notre vie a été remplie d'amour. Comme vous savez, nous nous sommes établis en France pour poursuivre le rêve de Jenks: élever nos enfants dans la capitale de l'amour et de la cuisine. Nous avons eu Alec et il est notre véritable consécration. Alec est un amour. »
Elle se tait un instant, observant par la fenêtre son fils qui travaille d'arrache-pied pour retaper la mangeoire des oiseaux avec l'aide d'Edward.
« Voyez-vous, Alec aurait dû avoir une grande sœur. Elle aurait été âgée de deux ans de plus que lui. »
Pourquoi j'ai l'impression que ce que je vais entendre n'est plus si joyeux?
« Si elle était née, elle aurait eu pour prénom Alicia. J'étais enceinte de sept mois quand j'ai été transportée à l'hôpital après avoir senti d'horribles douleurs. Je craignais d'avoir perdu les eaux mais en réalité… Alicia s'était étranglée avec le cordon ombilical. Jenks était dévasté mais moi… Je n'étais plus que l'ombre de moi-même. Nous avons eu le droit de serrer notre Alicia avant de l'incinérer mais pour moi, la vie ne valait plus la peine d'être vécue. »
J'ai cessé tout mouvement et m'installe en face d'elle. Cette douleur… Je ne l'ai pas moi-même expérimentée mais je la comprends et la partage parfaitement. Je prends ses petites mains dans les miennes pour lui signifier mon soutien. Pendant un instant, son regard est vitreux puis elle revient à la réalité et son visage s'éclaire lorsqu'elle contemple Alec.
« Jenks et moi avons mis du temps à surmonter notre douleur et nous nous sommes décidés à retenter le coup. Nous avons réalisé que nous ne pouvions pas vivre plus longtemps dans la douleur et qu'il fallait avancer. Et Alec, notre petit miracle est survenu. Jenks et moi l'appelions notre Bonne Etoile… », s'esclaffe-t-elle doucement.
« Vous savez, Jenks et moi avons eu une vie superbe. Nous avons eu des hauts et des bas mais jamais notre amour ne nous a quittés. Jenks s'est éteint l'an dernier et je sais qu'un jour prochain, je le rejoindrai mais en attendant, grâce à vous, je me suis rappelée d'une chose. »
J'essuie les larmes qui inondent mon visage et réussis à articuler ou à bredouiller:
« Laquelle? »
« Même si Jenks est parti, ce n'est pas une raison pour oublier Alec car même s'il est grand, je reste sa mère. Bella, je vois dans vos yeux cette lueur de tristesse. Elle ne disparaîtra pas. Elle ne peut que s'atténuer avec le temps mais Bella… Vivez à fond chaque seconde avec votre mari car malgré les difficultés que vous pouvez rencontrer, à deux, rien n'est insurmontable. »
Je ne peux plus m'empêcher de pleurer sans même savoir vraiment pourquoi mais le récit et les paroles de Maggie m'ont mis du baume au cœur. Si Maggie s'en est sortie en ayant perdu son enfant, alors je le peux aussi. Oui. Nous nous sortirons même si nous adoptons, même si nous élevons un enfant qui ne sera pas fait de mon sang ni celui d'Edward. Je me sens plus sereine. Elle me sourit tendrement et me dorlote.
« Merci Maggie. Merci du fond du cœur. »
« De rien Bella. Vous méritez d'être heureuse. »
AN : Prochain chapitre? Un lemon à trois.
2: Je m'excuse pour l'attente que je vous ai fait subir. La raison est que je dispose de beaucoup moins de temps qu'avant, ayant eu une promotion au boulot et aussi que je tenais absolument à conclure le livre entier, le faire copyrighter et à le publier. C'est donc chose faite. Yes! Le livre est officiellement publié et voici le lien pour les intéressées :
http : //www . thebookedition . com/life--consecration-d-un-amour-t2-de-kaori-solaris-p-35234 . html
Forcément, les chapitres seront moins longs à arriver maintenant comme tout est déjà écrit. A part le petit bonus que je vous réserve.
Review = teaser.
