Plot: Bella est la patiente d'Edward et ils fantasment l'un sur l'autre depuis des années mais tout change le jour où Bella se décide à mettre le grappin sur Edward et elle obtiendra plus que ce qu'elle voulait. **Langage cru et lemon poussés. Vous êtes prévenus!**
Ch16 :Vœu d'anniversaire
BPOV
Deux mois se sont écoulés depuis la naissance d'Henry. Rose et Emmett, en plus de faire de merveilleux parents se trouvent désormais en pleins préparatifs de mariage et en tant que co-demoiselle d'honneur avec Alice, plus une minute ne passe sans qu'elle ou Rose ne m'appellent pour savoir si j'ai bien pensé à commander les bouquets de fleurs ou faire connaître les dimensions de Rose pour sa robe ou pour telle autre chose.
Heureusement, depuis que je suis retournée en cours, je dispose d'un peu de répit et je le mets à profit pour pouvoir préparer ma surprise pour Edward à l'occasion de nos quatre mois de mariage. Lorsque je repense à ces quatre mois qui ont passé aussi vite qu'une fusée, un sourire se forme sur mon visage et je réalise le bonheur que je vis malgré tout ce qui nous est arrivé.
Oui. Car non seulement, je suis mariée à un homme merveilleux mais en plus, celui-ci me fait vivre un conte de fées au quotidien. De retour à Forks, nous avons entamé une procédure d'adoption et après avoir passé notre entretien avec brio, nous sommes sur une liste d'attente. Nous savons que ça peut être long et fastidieux mais nous savons aussi que rien que pour fonder notre famille, ça en vaut le coup.
Notre voyage à Paris a permis de me réconcilier avec moi-même et cela a été un véritable déchirement de quitter Maggie. Je ne me lie pas facilement avec les gens mais Maggie est une perle et je me suis promis de ne pas perdre le contact avec elle. Nous nous écrivons régulièrement et je lui fais souvent parvenir des photos de notre petit groupe tant et si bien que Maggie aime à plaisanter en déclarant qu'avec nous, elle a acquis une nouvelle famille. Au dernier courrier, elle a même envoyé un petit pull qu'elle a tricoté elle-même pour Henry. Afin "qu'il n'attrape pas une mauvaise pneumonie", a-t-elle sermonné, pense-je avec attendrissement en scrutant le campus de la fac.
Enfin, mon œil est attiré par ce que je cherchais et je me dirige donc résolument vers l'objet de ma convoitise en priant pour que tout se déroule bien et pour ne pas passer pour…
« Bonjour », interpelle-je ma proie.
Elle se retourne et m'adresse un grand sourire chaleureux. Vilaine Bella m'encourage: "Vas-y! Fonce! Ca commence bien!"
« Bonjour », répond-elle avec son accent de l'Est.
Je prie une énième fois pour ne pas m'être trompée de personne et lâche la bombe.
« Je m'appelle Bella Cullen. Je sais qu'on ne se connaît pas mais quelqu'un m'a parlé de toi et j'aimerais te demander un service particulier… »
Jusqu'ici, tout va bien, me pousse Vilaine Bella. Gentille Bella rétorque "d'accord mais la suite ne va pas être du gâteau!"
« Oui…?», me presse-t-elle.
Je respire un coup, deux coups puis débite sans respirer.
« Je vais fêter mes quatre mois de mariage et je voudrais offrir à mon mari quelque chose de spécial alors accepterais-tu de… participer à un plan à trois… avec moi et mon mari et toi bien sûr… », finis-je en bégayant lamentablement et en me métamorphosant en une vraie pivoine.
Fuck. Je suis frustrée après moi et si j'étais seule, je me cognerais le crâne contre le sol en pestant contre ma gêne. Pourquoi ça me prend maintenant? Pourquoi ce n'est pas arrivé quand je formais ce projet dans mon esprit ou même quand je demandais à Sam Uley à qui m'adresser pour ce genre de party?
« Si je comprends bien, pour ton anniversaire de mariage, tu veux partager ton mari avec une autre femme? », répète-t-elle.
La façon dont elle roule les R n'échappe pas à Sexy Bella qui trouve cela irrésistible. Elle piétine même du pied: "Ce sera Irina ou rien!" réclame-t-elle.
J'approuve en hochant la tête et Irina le prend pour elle car elle arbore alors un air pensif.
Après m'avoir détaillée des pieds à la tête, elle finit par sortir de son mutisme.
« Est-ce que je peux voir une photo de ton mari? »
Je farfouille dans mon sac pour trouver mon portefeuille et le lui passe. Elle siffle, appréciant visiblement le physique d'Edward et se tourne vers moi.
« J'accepte. Comment s'appelle-t-il? »
« Edward », l'informe-je.
« Edward… », répète-t-elle.
Aussitôt, un sentiment de jalousie remonte en moi et veut se révéler. Gentille Bella me raisonne: "Ne sois pas possessive. C'est toi qui a eu cette idée!". Oui, c'est moi… Fuck, qu'est-ce qu'on ne fait pas par amour?
« Je dois partir en cours. Retrouve-moi à la cafétéria à six heures pour discuter des détails.»
Elle me fait un rapide salut de la main pendant que je me retiens pour ne pas lui cracher à la figure et annuler ma proposition.
EPOV
« Docteur Cullen? Hé oh, docteur? »
Je reviens à la réalité et m'aperçois que Lauren Mallory est en train d'agiter ses paumes devant moi.
« Pardonnez-moi, Madame Mallory… »
« Maintenant, c'est Madame Crowley! », reprend-elle avec fierté.
C'est à peine si j'arrive à ne pas lever les yeux au ciel car c'est peut-être Madame Crowley mais ça ne l'empêche pas d'exhiber ses seins devant moi en les faisant rebondir d'une façon qui se veut sexy.
« Félicitations alors! Ca fait combien de temps? »
« Cela fait un mois environ. »
Environ… On devine comment elle voit son mariage, se moque Sexy Eddie.
« Et sinon, qu'est-ce qu'il vous faut? », tente-je de dériver la conversation sur le terrain professionnel et en me fustigeant d'avoir utilisé cette tournure de phrase.
« Eh bien, j'ai besoin d'un conseil… », commence-t-elle.
Oh non! Quand est-ce qu'elle va comprendre que je suis médecin et non vétérinaire ou conseiller matrimonial, me lamente-je intérieurement.
« En fait, avec Tyler, mon mari, nous nous demandons quels sont les moyens sûrs et efficaces pour ne pas avoir d'enfant? Car vous voyez, nous nous trouvons trop jeunes pour cela et nous ne projetons pas de concevoir et comme Tyler refuse la vasectomie… »
Fuck. Je me force à me calmer. Je récite dans ma tête une bonne dizaine de fois le serment d'Hippocrate mais…
« Hippocrate à la noix », grince-je entre mes dents.
« Quoi? »
Je pose lourdement mes bras sur le bureau et fixe Lauren en tentant de contrôler le ton de ma voix.
« Lauren… vous avez plusieurs moyens. Vous connaissez les plus basiques? Comme les préservatifs… Ou mieux, l'abstinence! Ca, c'est cent pourcents efficace et alors, rien à craindre. Ne me faites pas ces gros yeux, Lauren. Ce que je suis en train de vous dire est universellement connu. Même le Pape les prône! Lauren, vous ne voulez pas d'enfant? Très bien alors assumez! Vous êtes mariée. Ce n'est pas avec moi que vous devez discuter de cela mais avec Tyler. Je n'ai pas de solution miracle à vous servir alors si maintenant, vous voulez le beurre et l'argent qui va avec, sachez qu'au final, vous n'obtiendrez rien du tout.»
Finalement, t'as été plutôt gentil, me félicite Sexy Eddie.
Je soupire. Vivement ce soir que je retrouve ma femme.
Lorsqu'enfin, Lauren se décide à quitter mon cabinet après m'avoir insulté de tous les noms, je retombe lourdement sur mon fauteuil et en me massant les tempes, je ferme mes yeux quelques secondes pour décompresser un peu.
« Angéla? », interpelle-je à l'interphone.
« Oui, Docteur Cullen? »
« Combien de patients me reste-t-il à voir? »
Et à supporter, complète mon démon intérieur.
Un silence se fait tandis que j'entends des bruits de pages qui se tournent. Alors que j'attends la réponse d'Angéla, je note sur un post-it qu'il faut que j'appelle un technicien pour régler le problème de mes moniteurs car ne pas voir dans la salle d'attente devient un handicap.
« Il n'en reste plus, Docteur Cullen. Par contre, votre beau-frère est en train de patienter. Je peux le faire entrer? »
Surpris la présence de James, je donne néanmoins l'autorisation à Angéla et James fait irruption devant moi. Je lui fais signe de s'installer et il se lance:
« Je suis désolé de venir comme ça à l'improviste mais je suis là pour le boulot. »
« Pour le boulot? », répète-je.
Il acquiesce et mon esprit vide et fatigué travaille à toute allure pour déterminer qu'est-ce que James vient faire là. Dans un éclair d'illumination, je manque de perdre l'équilibre et je dois me raccrocher à mon siège pour ne pas finir par-terre. Fuck. Jane Volturi. J'avais fini par complètement oublier cette histoire avec elle.
« Que se passe-t-il, James? »
Il s'appuie contre son dossier et son visage détendu me rassure quelque peu.
« J'ai enfin la date de l'audience préliminaire. »
« Je finissais par croire que cela ne se ferait jamais », déclare-je pour moi-même.
« Tu sais bien que même si elle est lente, la justice fait toujours son travail », rit James avant de reprendre sérieusement. « C'est dans une semaine, à quatorze heures. »
« Si vite? », tique-je.
« Et c'est pour le mieux, Edward. Plus vite ce sera réglé, mieux ce sera! Surtout pour Bella », s'enthousiasme-t-il.
Note à moi-même: Ne jamais passer dans le camp adverse de James car il se montre très impressionnant. Même Gentil Eddie a peur de Prédateur James.
« Comment ça se passe, une audience préliminaire? », interroge-je nerveusement.
« Eh bien, on passe devant un juge et on lui présente nos arguments. A partir de là, il décidera s'il y a lieu d'avoir un procès ou il réglera lui-même le problème et tranchera », m'éclaire-t-il patiemment.
« Et donc, nous, on veut aller jusqu'au procès? »
« Non, au contraire. Avec toutes les preuves dont nous disposons et les témoignages que j'ai recueillis, je suis pratiquement sûr et certain que le juge penchera en notre faveur. Tu dois juste décider quelles sanctions tu veux voir appliquer contre Jane Volturi. »
Je n'ai pas à tergiverser. Jane nous a apporté tellement de mal à Bella et moi que rien ne pourra réparer ce que nous avons enduré.
« Une interdiction d'approcher à moins de cent mètres, que ce soit de moi ou de Bella et cinquante mille dollars. C'est ce qu'ont coûté les soins de Bella à l'hôpital durant son coma avec les intérêts et le préjudice causé par son accident. »
« Bien. Je porterai cela à mon réquisitoire. On se reverra au dîner, demain soir, alors, Edward? »
Ce faisant, il se lève et se dirige vers la porte de sortie.
« Bien sûr, nous ne voudrions pas rater l'anniversaire de Renée », ris-je.
« N'oublie pas alors: Renée adore le chocolat noir suisse et elle déteste le vin rouge», me recommande-t-il.
« Arrête ça, James. Bella me le répète bien assez comme ça, elle aussi. »
Nous nous saluons une dernière fois puis il disparaît à son tour. Me retrouvant seul, je décroche le combiné:
« Angéla? Vous pouvez rentrer chez vous. On a eu une longue journée et un peu de repos serait bien mérité. »
« Merci Docteur. Bonne soirée», chantonne-t-elle.
« A vous aussi Angéla. »
Je n'ai jamais été aussi exténué mais la perspective de rentrer plus tôt à la maison suffit à me remettre d'aplomb. Après m'être reposé quelques instants sur mon fauteuil, j'enfile mon manteau et démarre la voiture. J'ai hâte de retrouver ma Bella.
Je prends l'initiative de passer à l'épicerie avant de rentrer. A cette heure-ci, il n'y a pas vraiment de monde et je n'ai pas à faire des pieds et des mains pour pouvoir circuler dans les rangs. Je suis tranquillement en train de vivre un dilemme à savoir si j'achète des pommes ou des poires pour ma belle quand je suis bousculé.
« Excusez-moi », couine une voix que je reconnais comme celle d'Alice.
Elle me dévisage un instant avant de pousser un cri suraigu et de se jeter à mon cou.
« EDWARD! Je suis heureuse de te voir! Comment ça se passe l'adoption? Et puis, j'ai vu James aussi. J'espère que tu n'as pas de nouvelles complications? T'es en train de faire les courses? T'as fini ou tu viens de commencer? Tu veux que je t'aide? Tu…»
« Du calme Alice, respire! », l'interromps-je. « Je ne vais pas m'enfuir! »
« Désolée, c'est l'habitude», s'excuse-t-elle penaude.
« Je sais », la taquine-je. « Allez, viens. Tu vas m'aider à décider entre les pommes et les poires. Hier, Bella avait une fringale de golden et ce matin, elle avait envie de comices.»
« Eh bien, on peut dire que c'est précis, ça! », s'enthousiasme-t-elle. « Mais pourquoi ces envies soudaines? »
Elle se tait brusquement mais nous savons tous les deux à quoi elle pense… Je secoue la tête négativement. Bella n'est pas et ne sera jamais enceinte.
« Tu sais, depuis qu'elle est sortie de la clinique, Bella a un appétit d'ogre. Je pense qu'elle compense le stress lié à l'adoption par la nourriture, c'est tout. »
C'est tout… Et pourtant, pourquoi j'ai cette petite voix à l'intérieur de mon crâne qui souhaite à en mourir qu'un miracle ait lieu? Je la fais taire et me force à avancer mon chariot dans les allées.
« Attends, Edward… », m'interrompt Alice.
Je me retourne.
« Oui? »
« Les fruits, tu les oublies! Je te conseille de prendre les deux. Comme ça, Bella aura du choix.»
Ah oui, c'est vrai. Les fruits…
Au final, moi qui voulais être à la maison plus tôt que d'habitude, j'ai passé une heure dans le supermarché pour seulement un sachet de victuailles, une gorge enrouée et une migraine carabinée.
Me dépêchant pour être à la maison plus vite, j'appuie sur l'accélérateur et bientôt, des lumières rouges et bleues se reflètent dans mon rétroviseur, suivies par les sirènes d'un gyrophare.
« Fuck », maugrée-je dans ma barbe.
Sexy Eddie me conseille d'écraser le champignon mais Gentil Eddie lui rappelle qu'ici, on est à Forks, la ville où tout se sait. Je finirais forcément par me faire attraper et les conséquences seraient désastreuses.
Je me range sur le bas-côté et attends en tapotant machinalement sur mon volant. Des pas se font entendre. Lentement, ils se rapprochent de moi avant de s'immobiliser. On toque à ma vitre. Je me retiens de soupirer bruyamment et docile, la fais descendre.
« Edward? Tu savais que tu roulais à plus de cent trente kilomètres heure? », s'exclame Charlie.
Je ne sais pas si je dois me réjouir ou pas que ce soit Charlie qui m'ait interpellé.
« Oui, je suis navré Charlie. J'ai eu une journée abominable et je voulais retrouver Bella au plus vite pour fêter notre anniversaire de mariage.»
Sa bouche s'ouvre et se referme plusieurs fois et je peux même voir un nuage s'ouvrir au-dessus de lui. "Que dois-je faire? Le verbaliser ou le laisser partir?" Tel semble être son dilemme. Finalement, une expression décidée fait place sur son visage et il fronce les sourcils, soupesant ses mots. Bella doit avoir hérité ce tic de son père, réalise-je avec amusement.
« Bon, tu peux y aller mais sache que c'est parce que c'est ton anniversaire de mariage que je ferme les yeux. La prochaine fois, je ne te raterai pas! », me prévient-il.
« Ne vous inquiétez pas Charlie. Il n'y aura pas de prochaine fois. »
Il hoche la tête.
« Bien. C'est ce que je voulais entendre. Bonne soirée, Edward», lance-t-il avant de redémarrer son Cruiser.
Je remonte ma vitre en soupirant, soulagé.
« Et maintenant, tâchons de ne pas nous faire prendre», déclare-je en remettant le contact.
****
Je passe enfin le seuil de ma porte et m'immobilise. Sexy Eddie sort de son ballottin. Vilaine Bella nous a préparé une surprise, s'excite-t-il.
En effet, des bougies sont disposées partout dans le salon et je devine qu'il en est de même pour les autres pièces car une douce chaleur se diffuse autour de moi. J'accroche ma veste sur le porte-manteau et doucement, presque avec révérence, je pénètre dans la pièce.
« Chérie, je suis rentré! », brise-je le silence.
BOUM.
Je ris sous cape, prêt à parier que ce boum, c'est ma femme en train de tomber ou de se cogner la tête.
La porte de la chambre s'ouvre et je reste le souffle coupé.
BPOV
« Fuck, Bella… », gémit-il, la voix déjà rauque.
Je m'approche lentement de lui et constate avec fierté que Docteur Cul' est déjà en train de se manifester. Ce faisant, je me masse l'arrière-train car nom de Dieu, qu'est-ce que ça fait mal de se retrouver sur les fesses!
Arrivée à sa hauteur, je m'arrête juste assez près de son visage pour plonger mes yeux dans les siens et lui faire perdre ses moyens.
« Tu sembles apprécier ma tenue, n'est-ce pas Edward? »
« Oui… »
Un cri d'agonie me parvient du fond de sa gorge et même si je n'en ai pas l'air, mon cœur bat la chamade. Brusquement, j'ai peur. Peur que ma surprise ne lui plaise pas et qu'il s'enfuie. Mais Vilaine Bella m'encourage: "T'as commencé. Va au bout de ton idée et tu sauras bien s'il apprécie ou pas".
« Edward? J'ai quelque chose pour toi mais je vais devoir te bander les yeux », lui murmure-je.
Il affiche une moue boudeuse mais se laisse néanmoins faire.
« Tu te rappelles cette nuit-là, quand on s'est confié l'un à l'autre quels étaient nos fantasmes? », tente-je de l'amadouer.
Il déglutit péniblement.
« Oui mais Bella… Je ne veux pas qu'un autre homme te touche, moi! », couine-t-il.
« Mon adorable mari, c'est ton rêve que nous allons réaliser», ris-je.
Il se fige et j'attends patiemment que l'idée suive son cheminement pour qu'elle soit assimilée.
« QUOI? », piaffe-t-il.
« Tu ne m'as pas entendue? », l'interroge-je en me collant contre lui.
« Si, mais tu… tu… », bégaie-t-il.
Il cherche ses mots mais ne les trouve pas. Grognant de frustration, il se passe les mains dans sa tignasse et ses lèvres se posent sur les miennes.
« Tu es merveilleuse… mais je ne me laisserai pas me faire bander les yeux.»
« Bien », abdique-je. « Alors, suis-moi. »
Je lui tends la main, qu'il prend avec tendresse et nous pénétrons dans la chambre où nous attend Irina, dans des sous-vêtements jumeaux aux miens.
Elle est étendue sur le lit et dès que ses yeux se posent sur Edward, une lueur apparaît telle que j'ai envie de lui sauter à la gorge. Je soupire. Comment vais-je tenir lorsqu'elle posera ses sales pattes sur mon Edward?
Curieuse, je louche du côté de Docteur Cul' et je fronce les sourcils. C'est étrange: Pourquoi n'est-il pas au garde-à-vous? Aurais-je mal choisi? Une part de moi est heureuse qu'il réagisse ainsi mais l'autre se trouve vexée. Que faire?
Je prends la main de mon chéri, figé de stupéfaction et le guide à notre lit où je le fais asseoir entre Irina et moi.
« Edward, je te présente Irina. Irina, Edward », fais-je les présentations.
Celle-ci glousse et se redresse pour masser les épaules de mon mari. Je serre les poings fugitivement. Je dois me contrôler. Pour Edward. Celui-ci ne répond pas. Il semble indécis et se laisse faire, indifférent. Vilaine Bella s'insurge. Je dois tout faire pour que cette soirée soit réussie, même si je dois le déshabiller moi-même!
Je me place devant lui et plante mes yeux dans les siens. Il reprend alors peu à peu contenance et piaille:
« Bella… »
Je place mes doigts sur ses lèvres douces pour le faire taire.
« Mon amour, savoure ta surprise, d'accord? »
« Mais… »
Il s'interrompt en croisant mon regard sévère. J'ai fait des pieds et des mains pour ce soir alors oui, même si cette gogo-danseuse d'Irina me casse les pieds à baver devant mon Edward, il va bien devoir s'y coller. Je n'ai pas fait tout ça pour rien quand même!
Il soupire puis abdique.
« Bon garçon », murmure-je en déboutonnant doucement sa chemise.
Ce faisant, je m'accroupis négligemment et mon genou frôle son entrejambe qui commence enfin à se réveiller.
Je manque d'éructer de rage lorsque les mains baladeuses d'Irina se faufilent sur le torse de mon bien-aimé et encore plus lorsqu'elle commence à embrasser son cou. Fuck.
« Tu comptes vraiment aller jusqu'au bout, hein? », constate-t-il.
« Oui, Edward. Tu es mon mari et je ne veux que ton bonheur», lui réponds-je, la voix enrouée à force de me retenir pour ne pas hurler sur Irina.
« Bella, tu es merveilleuse », déclame-t-il en me prenant le visage en coupe. « Je t'aime. »
« Moi aussi, je t'aime Edward. »
A ce moment-là, il me contemple avec une telle intensité que j'oublie tout. Irina, la date, l'endroit où nous sommes… seul Edward compte.
Nos langues se rejoignent et il enlace ma taille avec force.
« Bella, tu es la seule femme que je désire. Même si je le voulais, je ne pourrais voir personne d'autre que toi. Ce fantasme… A une époque où je ne te connaissais pas, j'aurais été heureux de le réaliser mais plus maintenant. Pourquoi le voudrais-je alors que tu es toute ma vie, Bella? »
« Pardonne-moi Edward. Je voulais tellement te faire plaisir! »
« Ne pleure pas ma puce. Tu ne te rends pas compte du bonheur que je vis déjà au quotidien avec toi! Bella… Je n'ai besoin que de toi. »
Il colle son corps contre le mien. Sa chaleur se propage dans mes veines et je ferme les yeux de contentement. Cet homme parfait est à moi!
La pointe de mes doigts frôle sa peau marmoréenne et il réprime un soupir de bien-être. Je tremble sous le coup de l'émotion. Comment ai-je pu penser que je ne lui suffisais pas? Je parcours son torse, me retenant pour ne pas le brusquer. Je veux prendre mon temps.
Il se déride lentement. Ses caresses se font de plus en plus entreprenantes et bientôt, il s'emploie à dégrafer mon soutien-gorge. D'un mouvement expert, mes seins se retrouvent rapidement à l'air libre et ses paumes les enveloppent.
« Fuck, Bella… », siffle-t-il presque inaudiblement.
Il se penche sur moi et son visage se niche au creux de mon cou. Je passe mes bras autour de lui et caresse lascivement ses cheveux.
« Tu es si belle! », murmure-t-il à voix basse.
Ses lèvres descendent le long de ma clavicule en laissant une traînée de baisers et plongent entre mes tétons.
Je sens son souffle saccadé sur ma chair et j'en frémis.
Tout ça, c'est pour moi. Rien que moi.
« Tu as froid? », s'enquiert-il avec inquiétude.
« Non », le rassure-je. « Continue.»
Pour appuyer mes paroles, mes mains découvrent son torse et rejoignent subrepticement sa ceinture. Péniblement, je la défais et elle atterrit sur le sol. Il se relève un peu pour m'aider à déboutonner son pantalon et je m'extasie devant le corps d'Edward, nu et vulnérable; à croquer.
Edward m'appartient. Je n'ai jamais autant désiré un homme comme je le veux, lui et je sais que jamais je ne pourrai me languir d'un autre. Il est à moi mais je suis également sienne.
Il presse son érection contre moi et un gémissement lui échappe. Mon bassin est en feu et à chaque frottement, la chaleur monte d'un degré. Ses mains fines et viriles cheminent le long de mes reins et son toucher achève de me faire perdre l'esprit.
Il relève mes bras et les immobilise au-dessus de moi avec ses poignets. Je ne peux pas bouger et quand bien même, je ne le veux pas. Je veux… qu'il fasse de moi sa chose. Il se jette sur mes lèvres et je ne pense plus. Tout ce qui importe, ce sont ses baisers qui font de moi son esclave.
« Bella… Je ne veux que toi… »
« Tu m'as. Pour toujours.»
Il se place entre mes cuisses et sans cesser de jouer avec ma langue ou de mordiller ma lèvre inférieure, ses mains encerclent ma tête et il fond sur moi. En moi.
J'étouffe un grognement. Enfin! C'est comme si je ne vivais que pour ce moment.
J'entends vaguement le vent siffler à mes oreilles mais je m'en moque. A ce moment-là, je suis tellement déconnectée de la réalité qu'il ne me vient pas à l'idée de me demander pourquoi l'air circule ainsi autour de moi. Un feu d'artifice éclate en moi. D'abord lent, il gagne en intensité et les couleurs m'entourent et m'emmènent avec elles dans une danse dont elles seules possèdent le secret.
Je me meus en rythme avec ses coups de hanches et il détache son regard du mien. Ses prunelles se closent et un râle s'échappe de ses lèvres charnues.
« Bella, j'aime sentir ton odeur sur moi », confesse-t-il.
« Et moi, j'aime te sentir en moi », réplique-je sur le même ton.
Ses yeux sont incandescents. Un seul regard et je pourrais me consumer toute entière grâce à sa magie. Nos mouvements symétriques gagnent en profondeur et il halète. Sa voix rauque traverse l'air et le transperce. Ses poignets m'empêchent toujours de me libérer.
« Tu n'imagines pas ce que ça fait… »
« Non. Mais continue… », le presse-je.
« A tes ordres », nargue-t-il.
J'accompagne ses paroles en me calant étroitement contre lui. Il accroît ses va-et-vient et mes cris s'accélèrent. Je plante mes ongles dans son dos mais il ne s'en rend pas compte.
« PUTAIN, OUI! »
Je sens sa paume se poser sur ma joue.
« Bella, tu es splendide », souffle-t-il entre deux râles.
Et alors qu'il me fait découvrir le neuvième ciel, un son guttural est émis de sa gorge. C'est le bruit le plus érotique que j'aie jamais entendu de ma vie. Il bouge toujours plus vite et je me sens partir dans des convulsions.
Il n'arrête pas pour autant. Au contraire et dans un dernier coup de rein, il se relâche brusquement et se cambre.
« PUTAIN, BELLA! »
Son cri se réverbère sur les murs mais seul le silence lui répond. Nous n'entendons que nos deux souffles qui peinent à s'accorder et enfin, il retombe sur moi. Nos corps sont trempés de sueur et se mélangent. Notre chaleur fait une. Nous ne sommes plus qu'un.
Quelques minutes après, nous sommes toujours dans les bras l'un de l'autre et dans un éclair de lucidité, je me souviens:
« Fuck. Elle est partie quand, Irina? »
AN : Et voilà, c'était le threesome façon Kaori. Pas trop déçues, j'espère? Sérieusement, vous ne pensiez pas que j'allais oser les faire se partager l'un l'autre?
2: Prochain chapitre? « L'heure est grave »
Review = teaser.
