Plot: Bella est la patiente d'Edward et ils fantasment l'un sur l'autre depuis des années mais tout change le jour où Bella se décide à mettre le grappin sur Edward et elle obtiendra plus que ce qu'elle voulait. **Langage cru et lemon poussés. Vous êtes prévenus!**

Bonne lecture!

Ch17:Verdicts

BPOV

Vous pensez que vous avez tout vécu, tout vu et puis finalement, il y a toujours un pépin qui vient se mettre en travers de votre route et vous gâcher la vie. Vraiment. En temps normal, je suis de ceux qui croient au karma, qui sont convaincus que tout arrive pour une raison mais aujourd'hui... Je ne peux que me demander pourquoi? Pourquoi il faut toujours qu'un élément arrive pour tout remettre en question? Pourquoi…? Fuck.

« Le jury a-t-il rendu son verdict? »

Mon cœur. Il n'a jamais autant arrêté de battre. En cet instant, je pourrais être championne d'apnée.

« Oui, à l'unanimité. »

Je rectifie. Je ne pourrais pas, je le serais. Oui. Luc Besson m'aurait engagée pour son Grand Bleu et j'aurais mon happily ever after….

« Quel est-il? »

Malheureusement, je ne suis pas dans un film. C'est la réalité. En vérité, je ne suis qu'une épouse comme les autres, une desperate housewive qui soutient son mari parce qu'une garce s'amuse à lui pourrir la vie juste par méchanceté.

Je serre la main de mon Edward. Elle est chaude et tremblante. Je la soutiens du mieux que je peux mais à cet instant, je ferme les yeux très fort comme pour faire ignorer un mauvais esprit. Je ne me préoccupe pas du fait qu'il est en train de me broyer les os ou du fait qu'il transpire jusque dans les paumes. Non.

Mon cœur bat la chamade. Boum. Baboum. Boum…

Il me semble que mes oreilles sont enveloppées dans du coton. Bon Dieu, faites que tout ceci se finisse bien pour nous! Ou alors, faites que le juge meure d'apoplexie dans son sommeil. N'importe quoi mais aidez-nous! Je n'ai jamais rien demandé avant mais là, j'ai besoin de croire qu'une puissance supérieure nous guide.

« Pour le premier motif, le jury déclare Edward Cullen coupable de harcèlement sexuel… »

« QUOI? Non, ce n'est pas possible! Il n'a rien fait », m'écrie-je en me levant et en tapant des poings sur la table.

Qu'est-ce que c'est que ce fatras? Pincez-moi, ce n'est pas possible! Je suis en plein cauchemar, comment tout cela est arrivé?

« Bella, assieds-toi, s'il te plaît », m'exhorte James en me tirant par le bras mais je l'ignore.

« Non! Vous avez fait une erreur! C'est Jane la peste manipulatrice! Edward n'a rien à voir dedans. Il n'a rien fait. C'est elle qui devrait être condamnée. Vous ne pouvez pas l'envoyer en prison! Pas Edward!», argumente-je à l'attention du jury.

Pourquoi personne ne m'écoute? Pourquoi? Que se passe-t-il? Pourquoi ces menottes? Edward…

« Non, ne l'emmenez pas! Edward… Vous n'avez pas le droit! Edward est innocent! »

J'assiste en témoin impuissant à l'arrestation de mon mari. Les bracelets de fer lui sont mis aux poignets et des policiers l'emmènent avec eux. Mes larmes coulent librement mais je m'en moque. Je ne comprends pas comment tout ça a pu dégénérer en un tel désastre. Pourquoi Edward? Ils n'ont pas le droit. Non. Edward ne peut pas partir. Pas comme ça. Non. J'ai besoin de lui!

« Edward! Lâchez-le! EDWARD….», l'appelle-je désespérée.

N'ont-ils pas de cœur? Ne voient-ils pas qu'ils ne peuvent pas nous faire ça? Sont-ils aussi bêtes que ça pour croire au stratagème de Jane Volturi? Vraiment?

« Je te promets qu'on va tout faire pour le sortir de là, petite soeur. Tu dois être forte ! »

« Non, je ne veux pas. Ils ne peuvent pas l'emmener. Il n'a rien fait, James. Dis-leur! »

« Bella… »

« NOOOOOON! », hurle-je en tombant sur le sol.

Tout devient noir devant moi. J'ai envie de mourir. J'ai l'impression qu'une part de moi m'a été arrachée. Je ne peux pas supporter ça. C'est oppressant. Je ne peux pas. Je ne peux pas…

« Bella… »

Laissez-moi dans mon brouillard. Je ne veux pas bouger. Je ne veux pas me rendre compte qu'il n'est plus là. Laissez-moi imaginer que je me trouve dans ses bras.

« Bella… »

Non. Bella est absente pour une durée indéterminée. Elle n'est même pas sûre de revenir un jour…

Et puis…

Eblouissement. La lumière revient. Pendant que je me frotte le crâne, une migraine atroce me lançant horriblement, un bras m'encercle par-derrière et une voix s'élève clairement dans les airs.

« Chérie, tu vas bien? Encore un cauchemar? »

Je me jette à son sou en pleurant toutes les larmes de mon corps et le serre contre moi. Ce rêve semblait tellement réel… Je ne supporterais jamais qu'Edward soit loin de moi. Jamais.

« Oui. Le même » parviens-je à articuler péniblement.

« Ma puce, premièrement, remonte sur le lit et puis viens là » me tend-il sa main.

Je soupire. Je suis encore tombée du lit… Je lui obéis et me laisse me faire dorloter comme un nouveau-né. Il se balance doucement en murmurant des mots de réconfort mais il faut attendre plusieurs minutes avant que je ne me calme enfin.

« Je ne m'en irai jamais », affirme-t-il en démêlant mes mèches.

« Promets-le! »

« Je fais plus que te le promettre. Je te le jure.»

Sa bouche se pose sur la mienne et son baiser m'envoie des ondes de réconfort. Je voudrais y croire. Vraiment mais… j'ai tellement peur!

« Pardonne-moi, Edward. Je ne voulais pas te réveiller », déclare-je en me glissant sous la couette pour sentir sa chaleur.

« Ne t'en fais pas, Bella. De toute façon, l'alarme allait sonner dans… »

Il allonge son bras sur la table de chevet et vérifie l'heure avant de m'envelopper de son corps.

« Dans une demi-heure », achève-t-il.

« Non… », maugrée-je.

« Et si on s'enfuyait sur une île déserte? »

Il rit sous cape puis dépose un bisou sur mon front.

« Je serais totalement partant ma chérie mais je doute que James apprécie cela. Surtout aujourd'hui. »

C'est vrai. Comment oublier?

« Saleté d'audience », peste-je avant de repartir dans un sommeil sans rêve.

** Deux heures après **

« Maître Volturi, que plaidez-vous? »

L'interpellé se lève et avec ses manières snobs et hautaines, secoue son costume et admire pendant quelques secondes ses chaussures de cuir. Je lève les yeux au ciel. Cet homme-là s'aime vraiment. On ne peut pas dire qu'il manque d'estime, au contraire. Enfin, il se décide à payer un peu d'attention au juge qui lui adresse un regard peu amène.

« Ma cliente plaide non coupable, Votre Honneur. »

Intérieurement, je prie sans relâche pour que les éléments apportés par James suffisent à ne pas aller jusqu'au procès. Je ne veux pas que… J'ai peur. Je suis terrorisée. Je ne supporterais pas que mon cauchemar prenne forme dans la réalité. Edward me serre la main. Nos regards se croisent et son sourire appelle le mien. C'est moi qui devrais le rassurer, pas l'inverse. Et pourtant… Lorsque je le contemple, plus rien ne compte. Un poids quitte mes épaules et je me sens plus légère. J'ai l'impression que rien de mal ne peut nous arriver.

« Maître Swan, avez-vous quelque chose à ajouter? »

Pourquoi ne me pose-t-il pas cette question? J'aurais tellement de choses à dire, tellement de bile et de rancœur à déverser…

« Non, Votre Honneur. »

Je fixe James. Savoir qu'il contribue à la justice du pays en poursuivant tel un chasseur les criminels et en les acculant à la prison est une chose mais le voir exercer son art en vrai, en tant qu'acteur en est une autre. Je prends conscience de toute l'ampleur de son travail et mon respect pour lui ne peut que s'agrandir. Mon grand frère est un héros!

« Bien alors je vais rendre mon jugement de ce pas. Au vu des pièces du dossier constitué par Maître Swan, sur le motif que Jane Volturi a délibérément provoqué Edward Cullen, le plaignant, en se rendant dans sa chambre d'hôtel à dix heures du soir dans une tenue affriolante, sur le motif qu'elle a proféré des menaces à son encontre et sur le motif qu'il est avéré que cela faisait des mois qu'elle poursuivait de ses assiduités Monsieur Cullen, arguments étayés par les pièces numéros 1,2,3,5,8 et 13, la Cour déclare la défenderesse Jane Volturi, coupable des chefs d'accusation portés à son encontre. Ainsi, Jane Volturi se verra interdite d'approcher des Cullen à moins de trente mètres et devra verser une somme de cinq-cent-mille dollars de dommages et intérêts. La décision sera portée au procès-verbal et rendue exécutoire dès aujourd'hui. Vous pouvez disposer. »

[AN: Je sais. J'ai pris un gros raccourci. C'est exagéré pour la somme mais c'est moi qui décide, na!]

Le juge frappe sur son pupitre avec son marteau mais je reste immobile. Je ne comprends pas. Que se passe-t-il? Edward n'est pas condamné! Il est libre comme l'air! Il… Attendez…

Jane Volturi se verra interdite d'approcher des Cullen à moins de trente mètres et devra verser une somme de cinq-cent-mille dollars de dommages et intérêts

Quoi?

Moins de trente mètres, cinq-cent-mille dollars

FUCK! J'ai bien entendu, n'est-ce pas? Ce n'est pas un rêve?

« Putain de merde, je n'y crois pas! », souffle Edward en se prenant la tête dans les mains.

« Crois-le! », s'enflamme James en inspirant longuement, l'air ahuri.

« Je… C'est réel? », bredouille-je.

James m'enlace et me fait tournoyer comme une enfant.

« Oui, petite sœur! Ce l'est! Tu te rends compte? Cinq-cent-mille dollars! Tu te rends compte? Vous pourrez même aller acheter un gosse en Afrique! »

Edward sort enfin de sa léthargie et les paroles de James résonnent dans sa tête.

« ON A GAGNE! ON A VRAIMENT GAGNE! », s'écrie-t-il en se joignant à notre accolade.

« Franchement, Edward, tu en doutais? Je suis le maître des tribunaux! », déclame mon frèrel en bombant le torse.

« Et nous, ma chérie, nous allons pouvoir nous payer un tour du monde! »

« Pas avant de payer mes honoraires mon cher beau-frère», rit James.

Edward se fige puis avec son sourire en coin irrésistible, il se passe la main dans les cheveux et fait mine de se gratter le menton.

« Fuck. »

« Et celle-là, qu'en penses-tu? »

« Ma chérie, ce n'est qu'une photo, Maggie sera ravie quelque soit le choix que tu fais. En plus, nous allons la revoir d'ici le mois prochain», rit Edward en déposant un baiser sur mon cou.

Je lui rends la pareille et me niche contre lui. Je hume son parfum en souriant, comblée. Nous avons offert à Maggie de l'héberger lors de son prochain voyage en Amérique et elle a gracieusement accepté. C'est l'occasion pour elle de faire la connaissance de notre bande et de Henry. Elle a tellement envoyé de vêtements tricotés par ses soins que Rose se plaît à appeler Maggie sa deuxième mère. Mes pensées dérivent pendant un instant vers Alec et Jenks. C'est incroyable la vitesse à laquelle Rose et Maggie se sont liées d'amitié et je suis heureuse pour elle. Maggie a toujours regretté de ne pas avoir eu Alicia et Rose est comme une fille pour elle. Toutes deux sont attendrissantes.

« Je sais, Edward mais je ne veux pas lui envoyer une représentation où tu ne t'aimes pas dessus. »

Il cesse de jouer avec mes mèches et se rapproche de la table où sont disposées pêle-mêle les pochettes de photographies.

« D'accord! Et après, nous irons manger! Tu as toujours envie de mexicain?», s'enquiert-il.

« Hum… Non. Maintenant, j'ai envie d'un chinois! »

« Alors, dépêchons-nous. Je suis affamé! », baille-t-il en s'étirant.

Ce faisant, son torse agile et musclé se moule dans sa chemise et je ne peux me retenir de gémir doucement en me passant la langue sur les lèvres. Oui. Dépêchons-nous.

** Une heure après **

« Excuse-moi Edward », formule-je d'une voix de souris.

Je me ratatine sur mon siège et je sens mes oreilles s'échauffer sous la honte. Tout à coup, quelque chose de doux et frais frôle mon cou.

« Tu n'as rien à te faire pardonner, Bella. Nous n'aurons qu'à dîner indien. »

Je me tais. Ca ne me tente pas du tout; j'ai plutôt envie d'un Mac Do à cause du panneau publicitaire qui se trouve devant nous mais je garde le silence. Après tout, si je veux grossir, je n'aurais qu'à manger du riz au curry, ça reviendra au même pour une qualité de repas meilleure…

Nous sommes en train de rouler lorsque mon attention se rive sur…

« EDWARD! UNE ETOILE FILANTE! »

En m'entendant hurler ainsi comme une démente, il sursaute et manque de rater le virage. Muni de bons réflexes, il se gare sur le bas-côté, soupire et se tourne vers moi, le visage sévère.

« Bella… Tu sais que je t'aime… Mais ne me fais plus de telles frayeurs! Surtout quand je suis conduis! », gronde-t-il.

« Pardonne-moi, Edward. Je ne sais pas ce que j'ai, ce soir, je suis une catastrophe ambulante», explose-je en pleurs.

Et je ne comprends pas pourquoi je suis tellement sur les nerfs… Son ombre se penche sur moi et sa voix me souffle à l'oreille:

« Calme-toi ma puce. Au moins, il n'y a pas eu de sang versé », plaisante-t-il.

L'effet escompté n'a pas lieu car au lieu de me rasséréner, sa plaisanterie ne fait qu'accroître mon chagrin. Il ricane alors.

« Tu oses te moquer de moi!», glapis-je en croisant les bras comme une enfant.

C'est officiel: je suis une pleurnicheuse.

« Bien sûr que non, Bella. Je n'oserais jamais le faire! », riposte-t-il.

« Viens, allons voir si d'autres étoiles filantes tomberont, d'accord? »

Subtil changement de sujet mais…

« D'accord! », m'enthousiasme-je en le précédant prestement dehors.

Je m'installe sur le banc qui se trouve à côté de la Volvo et lève mon visage vers le ciel. Si grand et si vaste… D'un seul coup, je me sens toute petite. Edward passe son bras autour de mes épaules et je me blottis contre lui. Le silence nous entoure, entrecoupé par des bruits de moteurs qui partent au quart de tour.

« Bella, ne le prends pas mal… », commence-t-il, incertain.

« Qu'est-ce qu'il y a, Edward? », l'interroge-je.

Il hésite un instant puis déglutit péniblement. Triturant le tissu de ma chemise, il inspire longuement puis se lance:

« Je me demande si tes sautes d'humeur ne sont pas dues au dosage de tes médicaments. Nous devrions consulter Garrett pour en être sûrs. »

Si c'est n'est que ça…

« D'accord!»

Il libère son soufflé, soulagé. Un sourire se forme sur ses lèvres et je ne manque pas de le remarquer.

« Je rêve ou bien tu avais peur de moi! », me vexe-je en lui tapant le bras.

Il se contente de lever les yeux au ciel et après m'avoir embrassée, me fait son sourire en coin et ironise:

« Vivement que l'on voie Garrett. »

EPOV

« Maman, tu avais vraiment besoin de m'appeler aux aurores juste pour avoir de nos nouvelles? », interroge-en me frottant les yeux.

Je sors de la chambre à pas de loups pour ne pas réveiller ma Bella qui dort encore du sommeil du juste et m'installe lourdement dans le salon.

« Non mais j'avais envie d'entendre ta voix de puma bougon », rit-elle allègrement.

Je ne réponds pas, secouant seulement la tête de gauche à droite puis me rappelle qu'elle ne peut pas me voir.

« Maman… »

Elle se reprend puis son ton se fait sérieux.

« En fait, nous avons reçu un coup de téléphone de l'agence d'adoption. »

Je me redresse, le dos droit. Pourtant, j'ai pensé à leur communiquer notre numéro de téléphone! … Ou pas. Fuck.

« Pourquoi? Que se passe-t-il?»

« Apparemment, il y a un problème pour en ce qui concerne la lettre de recommandations que nous avons rédigée pour vous. Elle doit être fournie par quelqu'un d'extérieur à vous. Quelqu'un qui ne soit pas de la famille… »

« Oh, je comprends… », soupire-je en retombant sur le dossier du canapé.

Une chape de plomb s'abat sur moi. Je suis las. Pourquoi? Pourquoi rien ne va?

« Ne te décourage pas, Edward. Tu dois bien avoir des amis médecins ou qui ont de l'influence. »

Oui. Il y aurait bien James mais malheureusement, il est le frère de Bella donc hors course. Idem pour Jazz et Rose. Et si je demandais à Emmett? Tout à coup, le nuage noir qui menaçait d'éclater au-dessus de ma tête se dissipe et je sens poindre en moi une once d'espoir. Après tout, Emmett est encore mieux placé car il vient d'avoir Henry et n'a aucun lien de sang avec moi. Oui… Mais est-ce que c'est possible vu qu'il va être mon beau-frère? Je soupire. Qu'est-ce que nous allons faire?

« Je sais maman. C'est juste que… Quelquefois, c'est dur à vivre. »

« Edward… Tu ne dois pas baisser les bras! Bella compte sur toi! Et nous sommes tous là pour toi. »

Je me prends la tête entre les bras, je me sens usé. Quelquefois, j'aimerais croire à ce karma que Belle prône. J'aimerais avoir une raison de tenir…

« Bien sûr que non, je ne vais pas abandonner! Je suis un Cullen. Les Cullen ne renoncent jamais. »

« Bien dit, mon fils! Et puis, tu sais, je parle en connaissance de cause. C'est parce que j'ai continué à tout faire pour avoir ce que je voulais que j'ai réussi à avoir Rose… »

« … Après avoir perdu Bree », termine-je sa phrase, attendri.

« Oui… »

Nous bavardons encore une bonne demi-heure avant que je ne finisse par quitter ma mère.

« Je te rappellerai, promis, maman. Et puis de toute façon, nous dînons ensemble dimanche soir.»

« Oui. Et tiens-moi au courant du rendez-vous avec Garrett, d'accord? »

« Oui, rassure-toi. Je suis certain que Bella va bien. Ne t'en fais pas. Bisous maman. Je t'aime.»

« Je t'aime aussi mon lapin. »

J'éteins mon téléphone et me dirige illico vers la chambre. Je me faufile derrière le corps inerte de ma femme et l'enlace en la butinant de bisous.

Elle ne réagit pas, se contentant de marmonner mon prénom à plusieurs reprises.

Je souris. Encouragé par son parfum envoûtant, mes caresses se font plus osées et j'obtiens enfin un râle.

« Edward… Dodo.»

Je lève brièvement les yeux au ciel et Sexy Eddie se réveille. Le prix à payer lorsqu'on a une femme aussi sublime dans notre lit…

Je soulève légèrement la couette et me faufile en-dessous, glissant comme une couleuvre vers ma proie. Je remonte le long de son corps et arrive à hauteur de ses genoux. Je m'arrête là.

Comment elle a fait pour se couper à cet endroit?, m'interroge-je, perplexe.

Je me décide à bouger et pose mes lèvres dessus. Lorsque j'étais enfant, je pensais qu'un bisou magique permettait de faire partir la douleur. Evidemment, ça ne fonctionnera pas mais pourquoi ne pas essayer? J'embrasserais chaque parcelle de son corps si je pouvais.

Elle remue un petit peu avant de s'immobiliser.

Je continue mon ascension puis frotte mon nez contre le sien. Ses yeux restent clos mais je sais qu'elle m'a senti car un sourire naît sur ses délicieuses lèvres. Sourire qu'elle tente de dissimuler derrière un masque de marbre. Joueur, je réponds à son défi. Je vais faire sortir Vilaine Bella de sa cachette.

Je m'éloigne d'elle, le temps de retirer mon pantalon puis m'étend sur elle.

Un rayon de soleil filtre à travers le volet pour éclairer son visage angélique et je me lèche les babines comme un rapace.

Je déboutonne avec précaution sa chemise – ou plutôt la mienne. Elle adore vraiment porter mes vêtements. C'est la chose la plus sexy qu'elle puisse faire sans le savoir – et sa poitrine opulente me fait face fièrement.

Fuck. Comment ses seins peuvent-ils être plus gros alors qu'elle est couchée? Je n'approfondis pas plus cette question car son rythme cardiaque s'accélère alors que ses tétons durcissent.

Oui, c'est bon, ça, me délecte-je.

Je prends fermement ses seins en croupe et tel un nouveau-né, me jette dessus goulûment. Elle se cambre.

« Edward… », soupire-t-elle.

Le son caverneux de sa voix me donne des frissons; je gémis alors que je la lèche et la suçote. Ses mains se posent sur mes cheveux et les caressent.

Ma langue passe sur son abdomen et son souffle se fait haletant. Ses jours rosissent sous l'excitation, ses jambes s'écartent et je me place entre elles.

Je glisse un doigt dans son entrée chaude et humide. Je me croirais sous les Tropiques si je me fiais uniquement aux sensations procurées par la moiteur qu'elle dégage.

Je commence à laper son clitoris. J'aime son goût, il me fait l'effet d'une glace à la vanille qui fondrait au soleil. J'en veux toujours plus.

Bientôt, elle commence à se balancer et à gémir. Ses jus se déversent sur moi et je l'aspire littéralement. Elle est ma coupable sucrerie. J'aime l'entendre lorsqu'elle prend du plaisir grâce à moi. Je suis fier.

J'embrasse ses hanches avant de recouvrer ses lèvres où elle goûte sa saveur. Fuck, si elle savait comme ce seul fait m'excite!

Elle entoure ma taille de ses jambes en se cabrant toujours contre moi. L'intérieur de ses cuisses est tellement brûlant qu'un râle m'échappe. Elle me serre de toutes ses forces et nos bassins s'entrechoquent.

Sa paume se referme sur ma verge. Etrangement, elle est glaciale mais le contact envoie en moi un courant électrique qui m'affame. Elle me surprend en prenant mon engin dans sa bouche.

« Bella… »

Je ne l'ai même pas vue descendre! C'est une vampire ou quoi?

Elle joue avec mon gland. Sa langue passe et repasse autour de mon frein et du fond de la gorge, elle aspire ma queue en elle. En même temps, elle masse mes boules, me faisant prendre un billet direct vers le paradis.

« J'aime l'avoir entre tes lèvres pulpeuses, mon amour…. », soupire-je.

Elle hume calmement pour me signifier son approbation. Elle continue son traitement mais je n'en peux déjà plus.

« Laisse-moi t'aimer, Bella… », la supplie-je, au bord de l'implosion.

Heureusement, elle écoute ma supplique car elle me relâche. Je trépigne d'impatience pendant qu'elle remonte à moi et me chevauche.

Fuck. Elle s'enfourne sur moi et commence à se balancer avec énergie. Ses mains se posent sur mon torse. J'observe son visage qui irradie et m'hypnotise. Sa peau de pêche m'envoûte: elle n'est jamais aussi belle que pendant l'amour. Cet ange, c'est le mien!

Je la tiens par les reins et guide ses coups. Ses soupirs se font saccadés, ses seins durcissent tandis qu'ils dansent au-dessus de moi et ses cris gagnent en volume. Elle est proche, je le sens. Je veux qu'elle jouisse avant moi.

J'accentue la cadence et elle s'enfonce plus profondément. Ses ongles se plantent dans ma peau mais je ne m'en rends pas compte. Je me redresse et c'est tous les deux assis que nous achevons notre danse.

« Oui mon bébé, viens», lui intime-je.

Ma voix enrouée me surprend mais elle semble plaire à Bella qui m'obéit sur-le-champ. J'adore sentir ses murs se refermer sur moi; c'est l'ingrédient secret pour me faire jouir à coup sûr. Je la rejoins dans l'extase. Nous nous serrons dans les bras l'un de l'autre avant de retomber sur le lit.

Nous recouvrons peu à peu notre souffle. Le soleil éclaire maintenant la chambre tandis que repus, mes yeux se ferment tous seuls. C'est alors qu'elle se tourne vers moi en gloussant doucement:

« Bonjour mon amour. »

** Deux heures après **

« Ah, salut Edward. Je ne pensais pas que tu accompagnerais Bella mais c'est pour le mieux», tonitrue Garrett en nous accueillant dans son cabinet.

« Salut Tonton. Tu vas bien? », m'enquiers-je en lui serrant la main et en lui donnant l'accolade.

« Non, attends. Ca va bien avec Kate? Tu ne l'as pas encore fait souffrir? »

Il ramène le poing sur son cœur et arbore une mine tragique.

« Tu vois, Bella, pour quoi ton mari me prend? », déclame-t-il.

Elle éclate de rire et parvient difficilement à lui répondre:

« Il faut dire qu'au su de tout ce qu'Edward m'a raconté, il est avéré que tu es un briseur de cœur! », bredouille-t-elle, essoufflée.

Il soupire, faussement vexé.

« Là, c'est différent. Je suis amoureux», lâche-t-il, rêveur.

Un ange passe. Je cligne des yeux plusieurs fois.

« Vraiment? »

Garrett prend une mine grave désormais.

« Oui. Je suis ensorcelé», déclare-t-il en souriant béatement comme un bienheureux.

« Alors, je suis content pour toi. Je commençais vraiment à craindre que tu ne finisses ta vie avec tes chats», le taquine-je.

Bella nous ramène au vif du sujet, nerveuse.

« Sinon, t'as eu les résultats de la prise de sang? »

Il toussote et détourne ses yeux, soudainement gêné. Oh non, ne me dites pas qu'il y a un problème! S'il vous plaît, pas de problème! Je ne sais pas si je pourrais le gérer…

« Et bien… Oui. Je dois avouer que le verdict me confond. Je ne peux absolument pas l'expliquer. C'est vraiment surprenant et je me demande… »

« Garrett », le coupe-je.

« Qu'y a-t-il? »

Il inspire longuement avant de se tourner vers Bella, le visage le plus sérieux du monde.

AN : On m'a demandé ce que j'avais l'intention de faire après la fin de cette fic (dans 3 chapitres). Réponse : Continuer mon autre fic "Love me, hate me but please don't leave me" J'ai aussi une autre idée de fic mais j'attends d'avoir un plan précis avant de vous en parler.

Review = teaser.