Plot: Bella est la patiente d'Edward et ils fantasment l'un sur l'autre depuis des années mais tout change le jour où Bella se décide à mettre le grappin sur Edward et elle obtiendra plus que ce qu'elle voulait. **Langage cru et lemon poussés. Vous êtes prévenus!**
Merci à Gaelle-51 pour avoir souhaité l'anniversaire de DCMB! Un an, déjà!
Ch18:Pour la route
« Garrett », le coupe-je. « Qu'y a-t-il? »
Il inspire longuement avant de se tourner vers Bella, le visage le plus sérieux du monde.
BPOV
« Tu es enceinte. »
Je ferme mes paupières plusieurs fois avant de les rouvrir. Suis-je en train de rêver? Est-ce que tout cela est bien réel? Suis-je devenue folle?
« Quoi? », croasse-je lamentablement.
Heureusement que je suis déjà assise car sinon, il est à parier que je serais écroulée par-terre. Edward me tient la main mais son regard m'indique qu'il est tout aussi perdu que moi. Je tremble mais je n'ai pas froid. Je transpire mais je n'ai pas chaud. Et mon cœur qui bat, qui bat comme un fou. Fuck, il va dérailler!
Edward me serre contre lui.
« Ne panique pas Bella. Calme-toi. Respire! »
Je suis ses conseils en fermant les yeux. Je me concentre sur ma respiration. J'inspire, j'expire. J'inspire, j'expire. Ainsi de suite.
« Oui. Les résultats indiquent que tu es enceinte depuis 8 semaines. Nous avons refait les tests plusieurs fois mais le sang ne ment pas, Bella. Vous attendez un enfant. »
Alors, ce n'est pas un rêve? Enceinte? Moi? Bébé? Biberon? Possible? Vraiment? Non! Sérieusement?
« Mais… Comment? Comment est-ce possible? », bégaie Edward.
Oui d'abord! Comment?
« Honnêtement, nous avons tenu à la hâte une réunion avec les autres chirurgiens et médecins de l'hôpital mais nous ne pouvons pas l'expliquer. Techniquement, il était impossible d'envisager une grossesse…»
Incapable de parler plus, Garrett se contente d'agiter ses mains en signe d'impuissance et baisse la tête, défait.
Techniquement, il était impossible d'envisager une grossesse… Ces paroles n'arrêtent pas de tourner dans ma tête. Encore et encore.
Gros blanc.
Il était… Il était techniquement…
Etait? Etait comme le verbe être au passé? Etait?
Attendez…
« Pourquoi as-tu cette mine d'enterrement, Edward? », m'écrie-je en me levant.
J'ai la tête qui tourne mais peu importe. Il était techniquement impossible… AH AH! Au diable ce que les médecins disent! Edward et moi avons battu l'autre abruti là-haut qui voulait nous priver de bonheur. OUI!
« Tu te rends compte? C'est un miracle! Edward! Je suis enceinte! Enceinte! », hurle-je carrément à la limite de l'hystérie.
Enceinte! Enceinte! Enceinte! Oui, oui, oui!
Mon cœur bat tellement vite que je crois avoir le lapin Duracell en train de faire la course dans ma poitrine. Alors, c'est ça, avoir une voile qui se gonfle en vous!
Edward percute enfin et m'enlace fortement en me faisant tournoyer comme une poupée.
« Putain, Garrett, on va être parents!», pleure-t-il de joie.
Nos baisers sont salés mais pour rien au monde, je ne m'en passerai. Mes larmes se mêlent aux siennes, il me contemple longuement, heureux, avant de me reposer et de se mettre à genoux devant moi. Main dans la main, il presse son oreille contre mon ventre. Je pleure. Je n'ai pas honte. C'est un rêve oublié qui devient réalité. Je pourrais mourir maintenant, je serais comblée.
« Tu es notre petit miracle, mon fils. »
Je caresse ses cheveux distraitement. Jamais je n'aurais cru voir un tel jour arriver pour moi et me voilà, ici, dans ce bureau, avec un bébé en attente. C'est l'un des plus beaux jours de ma vie. Même…
« Hé, comment sais-tu que c'est un garçon? », me rebiffe-je.
« L'instinct, mon amour. L'instinct… », s'esclaffe mon mari comme un enfant le jour de Noël.
« Cependant, Bella, nous allons devoir surveiller ta grossesse de très près », intervient Garrett qui nous a laissé savourer notre instant d'intimité.
Edward se tourne vers lui mais garde le silence.
« On s'en moque! On va avoir un bébé!»
« Edward… »
Garrett soutient le regard de son neveu avec intensité.
Une conversation muette semble être échangée à cet instant. Edward finit par soupirer tout en gardant néanmoins le sourire.
« Il a raison, Bella. Cela relève du miracle mais il est à craindre que le bébé naisse avec une malformation ou un handicap. »
Je chancèle sur le coup de l'émotion. Ma tête tourne. J'attends le contact avec le sol dur mais rien ne vient. J'ouvre mes yeux, craintive. Effectivement, les bras vigoureux de mon mari m'ont sauvée. Encore une fois.
Il me tend un siège et m'aide à m'asseoir. Des milliers de pensées tourbillonnent dans ma tête. Qu'est-ce que je ferais si notre bébé naissait anormal? Serais-je capable de l'aimer et de m'en occuper comme il le faudrait?
Pendant quelques secondes, je tente d'imaginer ce que serait la vie avec un enfant handicapé: les pleurs, le sentiment d'impuissance, la colère contre le destin… et puis finalement, le combat parce que les Swan-Cullen sont des battants, le pied de nez à la vie, la fierté d'avoir un gamin fort. Je secoue la tête.
Peu importe. Même amoindri, notre enfant est un miracle et je me battrai pour qu'il ait une existence douce et remplie de joie et d'amour. Je l'aimerai autant.
« D'accord. Mais même s'il doit naître dans une couveuse, je refuse d'avorter. Je préfère encore mourir pour lui donner la vie, tu m'entends, Edward? »
Il ouvre la bouche plusieurs fois avant de la refermer, l'air hagard. Je tape du pied. Il finit enfin par se reprendre puis me prend la main en se tournant vers Garrett, résolu.
« Ma femme a parlé. »
« Edward, à quoi penses-tu? », l'interroge-je alors que nous sommes en train de nous promener sur la jetée.
Il lève son visage vers le ciel. Son regard rêveur me laisse pantoise. Je ne me lasserai jamais de le contempler. Edward est à lui tout seul une œuvre d'art. Son corps est une sculpture digne d'un Adonis et son visage… Il se détache du commun des mortels. Comme toujours, je me demande ce qu'il peut trouver en moi. Mais maintenant… Je sais. Pour la première fois de ma vie, je me sens entière. C'est comme si enfin, on m'avait finie. Je me sens vraiment femme. J'ai un mari, une maison, un presque métier et bientôt un enfant. Je me sens accomplie. Et je sais que si je me sens complète, alors Edward doit le ressentir aussi. J'ai besoin de lui comme lui a besoin de moi. Nous sommes deux moitiés d'une même âme. Alors, plus jamais, je ne douterais de nous.
Il me guide jusqu'à un banc puis nous nous asseyons, fixant sans vraiment faire attention les enfants qui jouent sur la plage. Une brise légère nous rafraîchit tandis que le soleil, timide, darde ses rayons innocemment. Un jour comme on en voudrait tout le temps.
« J'étais en train de me dire que nous sommes vraiment chanceux, Bella.»
Tout à ma réflexion, je sursaute lorsque je perçois la voix de mon bienaimé qui me parvient, lointaine. J'avais oublié que j'attendais une réponse. Nous nous esclaffons comme deux enfants, insouciants.
Il m'enlace en me caressant doucement le dos. Je clos mes yeux. Si ce n'était le bruit du vent qui sifflait, j'aurais pu croire que je suis en fait dans mon lit, sous la couette.
Tout ceci est réel, me martèle-je pour la énième fois.
« Tu sais, Edward… J'avais renoncé au rêve que j'avais depuis que j'étais enfant. Une maison, un chien et une petite fille qui grandirait avec lui. Elle avait mes cheveux et ma bonne humeur et elle héritait de toi la grâce et l'élégance. Nous l'emmenions jouer ici, à la mer, construisions un château de sable avec elle. Elle babillait mille et une choses; elle jouait à être la princesse et toi, tu… Et quand Garrett m'a parlé après l'accident, j'ai vu littéralement ce rêve se briser en millions de morceaux. Tu te rappelles comme nous étions déprimés? »
Emu, il garde le silence. Il se contente seulement de hocher du chef. Je poursuis ma confession.
« La vérité, c'est que si tu n'avais pas été là, Edward, je suis certaine que je n'aurais pas tenu le coup. J'aurais sombré dans l'apitoiement et la colère. »
Je m'interromps un instant. Mes prunelles se perdent dans l'horizon. Midi arrive à grands pas, la chaleur qui se propage sur ma peau ne trompe pas.
J'inspire l'odeur de mon mari, ma bouée. Je voudrais l'imprimer à tout jamais dans mon cerveau et la porter sur moi comme un pendentif. Comment ai-je fait pour vivre sans pendant plus de vingt ans?
« Heureusement pour ma raison, tu étais là. Dans les moments les plus sombres que j'ai vécus, toi, tu as été le soleil qui comblait ce néant en moi. Si j'avais été seule, il se serait agrandi pour m'engloutir entièrement mais toi, tu l'as résorbé. Je ne me sentais plus comme une femme. Je me voyais seulement comme inachevée. Je sais que ce n'était pas facile à vivre pour toi non plus mais tu as été fort et tu as été mon exemple à suivre. Je me devais de relever la tête pour résister car sinon, je n'aurais jamais pu m'en sortir. »
Il me serre contre lui. Sa respiration est hachée. Ses bras tremblent ainsi que sa lèvre inférieure. Je poursuis très vite pour lui faire passer la dépression de ces moments-là.
« Ce que je veux dire, c'est que grâce à toi, j'ai pu faire la paix avec moi-même. Je me suis acceptée telle que je suis, même avec mon vide. Grâce à ta présence, je n'ai jamais perdu le goût de vivre. Par ton amour, tu m'as sauvée, Edward», constate-je calmement.
« Tu es plus que l'homme de ma vie, Edward. Tu es ma vie, littéralement. »
Il m'embrasse avec passion. Dans ce baiser, je détecte tout ce qu'il contient depuis ma révélation. Amour, patience, douceur, tendresse… Tous ces sentiments ne sont destinés qu'à moi et à moi seule. Mais depuis ce matin, une lueur singulière danse au fond de son regard.
« Il faudra un jour que tu te voies clairement, Bella. Pour moi, tu es nettement plus forte et courageuse que tu ne le crois. Non, ne secoue pas la tête. Je peux te le dire en tant que médecine. Je n'ai jamais vu quelqu'un sortir d'un coma pratiquement stérile et continuer à vivre et à communiquer son optimisme. Bella, tu penses que tu aurais sombré mais moi, je suis sûr que tu te serais accrochée. Peut-être pas pour moi mais au moins pour ta famille. Beaucoup auraient fait une dépression nerveuse. Pas toi. Tu as continué à rire et à plaisanter. Tu ne t'es pas repliée sur toi-même… »
Je me jette sur ses lèvres pour le faire taire. On n'a pas idée de dire des bêtises pareilles, rougis-je jusqu'à la racine de mes cheveux.
Nous finissons par nous lever car le vent s'est levé et la pluie menace de s'abattre sur nous. A pas rapides, nous nous dirigeons vers la voiture mais trop tard.
BRRROOM.
Nous sommes surpris par un coup de tonnerre. Edward ne semble pas le remarquer mais moi…
« AH! », hurle-je en m'accrochant comme un roquet au bras de mon mari.
Il se retourne et ouvre ses yeux en rond lorsqu'il s'aperçoit de ce que je fais. La pluie s'abat sur nous, torrentielle. Cependant, il s'immobilise avant d'éclater de rire, à mon grand dam.
« Depuis quand ma lionne a peur d'un malheureux orage? », interroge-t-il, hilare.
Je retrousse mes lèvres, prête à l'attaquer pour cet affront mais un deuxième coup de tonnerre a raison de ma vaillance. Vaincue, je me serre contre Edward en pleurant à chaudes larmes.
« Chéri, s'il te plaît, je veux rentrer », le supplie-je.
Enfin, il accède à ma demande mais non sans me voler un baiser. "Pour la route".
EPOV
« Chéri, regarde! Ils font des promos sur les pots de Nutella! », sautille Bella pointant du doigt l'énorme banderole qui volète au-dessus d'elle.
Je tourne le caddie vers elle en me laissant porter par les roues. Faire les courses avec une femme enceinte, contrairement à ce qu'on croit, n'est pas de tout repos. Personne ne m'a jamais parlé du fait que je passerais deux fois plus de temps au supermarché à surveiller ma femme pour qu'elle n'achète pas de conneries. Oui. En réalité, une femme enceinte, c'est pire qu'un enfant. Il n'y a même pas cinq minutes, elle a pratiquement fait une crise pour que l'on prenne une dizaine de paquets de cookies (les mêmes, je précise) pour ensuite les refuser en boudant. "Ca va me faire grossir", a-t-elle renchéri.
Pffiiuuu…. Je sens que les sept mois qui se profilent à l'horizon ne seront pas de tout repos mais lorsque Bella m'éblouit avec son sourire, rien d'autre ne compte. Nous avons tellement eu de tristesse dans notre vie pour toute l'existence que ça, c'est une partie de plaisir. Notre rêve devenu réalité. Si un jour, on m'avait dit qu'avec Bella, je fonderais ma propre famille, je…
« Bella! Qu'est-ce que tu veux faire avec tous ces bocaux de beurre de cacahuète? »
« Mais euh! Mon précieux! »
DING DONG.
Je me dirige vers la porte d'entrée tandis que ma femme s'affaire en cuisine. J'inspecte le salon une dernière fois pour vérifier que rien ne traîne et ouvre enfin à mes invités.
« Hé salut Edward! Ca faisait longtemps qu'on ne t'avait vu!», s'exclame Emmett en brandissant une bouteille de vin.
Derrière lui, Rosalie est en train de dorloter Henry et elle m'adresse un rapide signe de la main avant de pénétrer le seuil.
« Emmett, ça ne fait que quelques jours. Rappelle-toi, nous avons dîné chez vous et tu nous as fait un super strip-tease. »
« Sérieusement? T'avais bu combien de verres? », sursaute James.
Emmett baisse la tête, honteux et suit sa fiancée dans le hall. Moqueur, je renseigne quand même James:
« Aucun! Il voulait seulement sortir de son rôle de père un moment et n'a rien trouvé de mieux pour séduire Rose. »
« Je vois… L'abstinence, hein? », rit Victoria.
« Oui. Je le comprends quand même. A sa place, je deviendrais fou», lâche en l'observant donner le biberon à son fils.
Cette scène particulièrement émouvante m'attendrit. Ils ne le savent pas encore mais dans moins d'un an, ce sera moi à sa place et cette perspective me rend impatient. Je n'ai jamais autant souhaité que le temps s'accélère qu'à ce moment-là.
« Bon, ce n'est pas qu'on est pressé mais on pourrait rentrer, non? », s'impatiente Alice.
Sans attendre plus, elle se fraye un passage dans la maison, suivie par Jazz qui m'adresse un regard d'excuses en haussant les épaules et par Jake et Mike qui me tendent des chocolats. Je fronce mes sourcils. Des chocolats?
« Bella m'a appelé pendant que j'allais au drugstore. Elle m'a carrément supplié de lui prendre cette marque», explique Mike.
Je soupire, faussement blasé.
James et Vic me font enfin face et avant de rejoindre nos amis, ils me tendent une pochette.
« Qu'est-ce que c'est? »
James pose la main sur mon épaule et comme pour rire à une plaisanterie, fait un clin d'œil complice à sa femme.
« Ce sont les photos du mariage et… On s'est dit que comme Bella a recouvré toutes ses facultés physiques, que vous voudriez peut-être avoir une cérémonie digne de ce nom donc… et considère ça comme un cadeau de mariage, tu ne peux pas le refuser, c'est un bon de réservation pour le Bellaggio. »
Je retourne ledit bon dans tous les sens mais…
« Je ne comprends pas. Comment ça marche? Qu'est-ce que ça signifie?»
« Ca veut dire que le jour que vous aurez choisi, vous pourrez renouveler vos vœux dans ce palais royal, une cérémonie tout ce qu'il y a de plus officiel et que vous avez libre choix dans la décoration et tout le toutim», s'enthousiasme Victoria.
Je mets plusieurs minutes à comprendre réellement ce que c'est mais lorsque c'est enfin fait:
« Putain de merde! Merci du fond du cœur tous les deux! C'est vraiment un cadeau inestimable! »
« Que se passe-t-il? », intervient Bella en embrassant son frère et sa belle-sœur.
Je suis tellement ému que les mots me manquent alors je me contente de lui mettre la pochette dans ses mains. Elle est plus rapide que moi à la détente et après avoir essuyé une crise de larmes de ma femme et remercié chaleureusement James et Vic, nous nous dirigeons enfin vers le salon où nous attendent les autres. Bella noue sa main dans la mienne et lorsque nos regards se croisent, je me sens comme invincible. Rien ne peut nous attaquer.
Nous sommes en train de prendre l'apéritif lorsque Bella me prend la main et me fait comprendre qu'il est temps. J'inhale longuement en lui souriant amoureusement et je me lève en faisant tinter mon verre.
« Alors, les amis. Bella et moi vous avons préparé une surprise. Nous savons que ce n'est pas encore Noël mais on s'est dit que nous ne refuseriez pas un petit cadeau, n'est-ce pas? »
Dès qu'elle entend le mot "cadeau", Alice saute sur ses pieds et trépigne d'impatience en clapant des mains. Bella ne manque pas de la remarquer et elle éclate de rire. Faussement blasé, je soupire en levant les yeux au ciel.
« Bref, comme Alice semble pressée de les découvrir, je vais la laisser jouer au lutin. Tu peux aller les chercher», lui lance-je.
Elle n'attend même pas que je lui ai révélé où sont les cadeaux qu'elle se sauve comme une fusée hors du salon.
Nous entendons une porte s'ouvrir puis un cri strident.
« AAH! JE LES AI! »
Bruits de sautillements puis un gros BOUM. Nous nous échangeons tous un regard amusé et Henry commence à pleurer. Pendant que Rose s'éloigne pour le calmer en le berçant, Alice fait irruption en portant deux colis. Elle nous fait les yeux ronds.
« J'ai cherché partout mais il n'y a que ces boîtes-là! », s'exclame-t-elle.
« C'est normal. Tu as déguerpi avant que je ne puisse te prévenir! », me moque-je gentiment d'elle.
« Alors, ça va à qui? », s'illumine le visage de Rose.
Elle pose Henry dans sa poussette et nous rejoint non sans avoir mis son fils au calme dans notre chambre.
Bella, toute excitée, donne les directives et les garçons ouvrent leur cadeau tandis que de l'autre côté du canapé, les filles en font autant. Emmett s'énerve sur le papier et l'arrache avec brutalité. James ôte le couvercle de la boîte et en ressort plusieurs petits objets. Jazz ironise:
« Edward, si tu voulais qu'on se fasse une partie de baseball, tu aurais pu directement nous le demander. Tu sais qu'on ne te le refuserait pas! »
Je pose ma tête sur l'épaule de ma belle en attendant qu'ils captent de quoi il s'agit. Cependant, je sens que ça va être long, surtout quand James agite le maillot miniature devant nous:
« En plus, tu n'as pas remarqué mais ce n'est pas notre taille du tout! C'est nettement trop petit. »
Emmett se plie les côtes à force de rire et tente de passer sa tête dedans. Peine perdue.
« Rosie, je suis coincé! », pleurniche-t-il.
C'est trop fort. Même Bella et moi nous joignons aux autres en voyant le petit maillot s'agiter en l'air sur le corps massif d'Emmett. Celui-ci ne fait pas le malin et cesse de remuer dans tous les sens pour que Rosalie l'aide à se dépêtrer.
« Je n'y crois pas… », s'extasie Victoria en découvrant une robe de princesse.
« Est-ce que c'est bien ce que je crois? », s'interroge Alice en détaillant sous tous les recoins une tétine.
Rosalie couine à son tour en clapant des mains:
« L'agence d'adoption vous a trouvé un enfant! »
Elle porte ses mains à sa bouche mais nous n'avons pas le temps de la détromper. Jake prend Bella dans ses bras en lui répétant à quel point il est heureux pour nous.
« Non, ce n'est pas ça!», tente de nier Bella.
« Alors, Rosalie a enfin accepté de vous donner Henry? », plaisante Emmett qui se prend un coup derrière la nuque de la part de ma sœur.
« Non plus. Ecoutez… », respire péniblement Bella après avoir reposé ses pieds sur le sol.
« Nous allons avoir notre bébé! Nous sommes enceinte! », la complète-je avant de me rendre compte de ce que je viens de déclamer.
« Euh… non, Bella est enceinte, je voulais dire… », bredouille-je, rouge d'excitation.
Je me rends alors compte qu'un silence s'est installé et que personne ne bouge. Tous restent immobiles jusqu'à ce que Mike répète:
« Vous allez avoir votre bébé? Le vôtre? Comme vôtre, vôtre?»
Bella se blottit contre moi. Nous ne répondons pas. Nous nous contentons seulement de sourire béatement.
« Mais…Je croyais que t'avais ta propre armée pour décimer les soldats d'Edward? », bégaie James.
Elle se gratte le menton.
« Il faut croire que ses nageurs sont plus forts que les miens!», renchérit-elle d'une voix chantante.
« Alors, c'est sûr? Tu attends un bébé? », interroge Rose.
Nos mains se lient.
« Oui», répondons-nous sobrement.
Et là, les cris fusent ainsi que les embrassades. De tous côtés, nous sommes assaillis par nos amis qui tiennent à nous féliciter. La joie et l'allégresse nous entoure.
Tant pis pour les voisins si nous faisons trop de bruit. Nous avons bien le droit d'être heureux!
Mes yeux croisent ceux de ma femme une courte seconde. Ils renferment tellement d'intensité et d'amour que je m'y noie. Même si je ne l'entends pas, ses lèvres bougent. Je n'ai pas besoin de lui demander de crier.
« Moi aussi, je t'aime », lui souffle-je, extatique.
AN : Je sais, pas de lemon. Mais… Il revient au prochain chapitre!
Review = teaser.
