Plot: Bella est la patiente d'Edward et ils fantasment l'un sur l'autre depuis des années mais tout change le jour où Bella se décide à mettre le grappin sur Edward et elle obtiendra plus que ce qu'elle voulait. **Langage cru et lemon poussés. Vous êtes prévenus!**

Nous voilà à la toute fin de cette histoire. Je sais que vous êtes pressées de lire alors je ne vos embêterai pas plus longtemps. Je voulais seulement remercier chacun(e) de vous, mes lecteurs et lectrices pour m'avoir lue et pour avoir supporté tous mes cliffies, pour avoir laissé ou non une trace de votre passage avec vos reviews, pour m'avoir encouragée et apporté votre soutien lorsque j'en avais besoin. MERCI!


Epilogue

** Quatre ans après **

EPOV

Une légère brise circule tandis qu'assis sur l'herbe, j'observe avec attendrissement mon fils jouer au cerf-volant avec son grand-père.

« Regarde papa! Il flotte! », hurle-t-il en me faisant des grands signes.

Je lui rends son sourire. Anthony, mon fils, ma bataille…

Est-ce qu'il te fait aussi craquer là où tu es, Bella?

« AIE! »

Pendant que Charlie relève Tony et le console de sa chute, James, assis à côté de moi souffle inaudiblement:

« Il tient bien de sa mère sur le côté maladroit… »

Je me joins à son petit rire car il a tout à fait raison. Tony a seulement quatre ans mais il s'est déjà cassé un bras et un pied sans compter le nombre incalculable de bleus qu'il accumule sur ses membres. Mon fils est un vrai casse-cou malgré cela. Comme Charlie aime le raconter, il est le portrait caché de Bella à son âge.

Bella… Mon ange maintenant. Notre ange gardien à tous les deux.

« J'espère que notre fille n'héritera pas de ce gène à deux pieds gauches à la Swan », rit Victoria en caressant son ventre rebondi.

James pose sa tête sur les genoux de sa femme et se laisse aller à rêver.

« Si notre Julian ne l'a pas eu, on peut espérer que notre petite Siobhan sera immunisée aussi», médite-t-il tandis que sa femme dodeline de la tête en souriant.

Silencieusement, mon regard passe de ce couple aux autres qui nous entourent.

Pour l'anniversaire de Tony, nous avons organisé un énorme pique-nique dans le parc et mine de rien, on se rend compte que nous avons beaucoup de proches.

Jazz et Alice se couvent amoureusement du regard. Ils n'attendent pas encore d'enfant mais avec tous les gamins qui grandissent au sein de notre clan, je devine que ça ne saurait tarder. Alice est une bonne marraine mais elle ferait une mère parfaite. Malgré le fait qu'elle adore couvrir de cadeaux les enfants, elle sait également leur dire non et ça, je ne l'aurais jamais cru venant d'elle.

Rose et Emmett aident Henry à faire voler son cerf-volant. Celui-ci a fait le pari avec Tony de faire monter son jouet le plus haut possible sous peine de goûter la compote de Jacob, mais chut, il serait vexé qu'on parle de sa "cuisine" comme d'une punition.

En parlant de Jacob, il s'est remarié officiellement avec Mike l'an dernier. Remarié car leur premier mariage s'est fait un peu à la va-vite et ils souhaitaient avoir une belle cérémonie de princesse. Il faut dire que rester le seul couple légalement célibataire après avoir assisté à tous nos mariages l'a convaincu que cette cérémonie n'était pas qu'un bout de papier mais également une promesse d'avenir. Par contre, il se plait à clamer haut et fort qu'il préfère être le gentil parrain plutôt qu'un papa qui se fera détester à l'adolescence de sa progéniture.

Anthony, lui, c'est mon rayon de soleil. Grâce à lui, c'est comme si la période sombre de ma vie n'avait jamais existée. Il éclipse tout. Les conditions dans lesquelles il est venu au monde, même si elles sont plus que difficiles, s'effacent ou s'atténuent lorsqu'il fait entendre son rire joyeux. On ne peut pas lui en vouloir pour ce qu'il s'est passé. Comme le disait Bella, il en valait la chandelle.

Avec Charlie qui le tient par la main, il accourt vers nous, Henry aux trousses, en s'écriant:

« J'ai gagné! J'ai gagné! »

Je me lève, interrompu dans mes pensées, prêt à accueillir mon fils.

« Bravo mon chéri! Je suis fier de toi! »

Je le contemple. Il est essoufflé, ses joues sont rosies par la course qu'il vient de faire. Ses cheveux, cuivrés comme les miens, sont hirsutes malgré le fait que j'ai passé une heure ce matin à essayer de les dompter. Je soupire. Voilà bien une chose dont il a héritée de moi qui l'embarrasse!

Une pierre se trouve sur son chemin. Tout à son enthousiasme, il ne l'a pas remarquée et évidemment, son pied se prend dedans. Heureusement, je le rattrape à temps et passée la surprise, il éclate de rire.

Tout le monde se joint à lui. J'essaye de montrer un visage sévère car après tout, il devrait faire attention pour ne pas se blesser comme ça, mais peine perdue. Comment lui résister? Bella, pourquoi il a fallu que tu lui transmettes tes traits? Il est ton parfait portrait…

Nous nous asseyons sur l'herbe et Anthony dans les bras, entamons les sandwiches qu'Esmée nous a apportés.

Charlie sort son thermos et nous sert du café.

Le soleil darde ses rayons. Une douce chaleur se diffuse et nous baignons dans une atmosphère de paix. Rien ne peut la troubler.

Je caresse avec tendresse la chevelure de mon fils pendant qu'il se love contre moi.

« Dis papa? », interroge-t-il entre deux bouchées.

« Oui, Tony? »

« Comment elle était, maman? Elle aussi, elle tombait tout le temps? »

Charlie éclate de rire et ses tient les côtes.

« Oh que oui. Que le sol soit plat ou pas, s'il fallait tomber sur un obstacle, Bella trébuchait toujours. Quelquefois, elle n'avait même pas besoin d'obstacle. Elle se prenait les pieds dans les siens toute seule », tonitrue-t-il.

« T'exagères papa! », minore James.

« Même pas. Souviens-toi de la fois où elle s'est retrouvée aux urgences, tu sais, elle venait d'entrer en sixième. Elle s'avançait devant la maîtresse pour se présenter et elle a fini par se cogner tête la première sur un pupitre d'un de ses camarades avant de se retrouver avec une énorme bosse sur le crâne! »

« Ah oui, c'est vrai. C'est comme ça qu'elle s'est retrouvée devant Carlisle qui venait de s'installer à Forks si je me souviens bien, c'est bien ça, Carlisle? », demande James à mon père pour confirmation.

L'intéressé hoche la tête, plongé dans ses souvenirs.

Bella, te rends-tu compte à quel point tu as bouleversé nos vies?

Est-ce qu'il en est de même pour moi?

« Henry, t'as pas fini ta compote! », le nargue Anthony.

Henry affiche une moue boudeuse mais sous les encouragements de son père, achève d'honorer son gage. Jake lui tapote affectueusement le dos et s'écrie:

« Ca, c'est un bon gars! Lui, il sait apprécier la bonne nourriture», insiste-t-il en nous jaugeant du regard.

Alice recrache sa bouteille d'eau et manque de s'étouffer. Pendant que Jazz l'aide à se reprendre, elle taquine Jake:

« C'est surtout qu'Henry tient de son père. Il peut manger n'importe quoi, lui. Heureusement pour lui.»

Le visage déjà foncé de Jake vire au cramoisi tandis que les rires résonnent autour de nous. Tony se tortille dans mes bras et son parfum de fraise mêlé de citron se diffuse autour de mes narines.

Avec Bella, je pensais être totalement drogué à son odeur. Je n'aurais jamais pensé en aimer une autre mais celle d'Anthony me fait le même effet. Je ne m'en lasse pas. C'est impossible.

« Il faut croire que le gène de la bonne cuisine ne tombe qu'une fois dans la famille Swan et Bella en a fait les frais. Vous vous rappelez, à chaque fois que Renée et Phil devaient s'absenter, on se ramenait directement chez eux pour déguster un bon pad thai? », se souvient Jazz.

« Hé! On n'était pas au courant! », s'indigne Renée.

« Maman, tu sais qu'on t'adore mais franchement… Le plat le plus difficile que tu as dû nous préparer, je dirais que c'est un gratin de pâtes », rit James.

Le repas se passe ainsi sans que je ne m'en rende compte. Bella me manque. Est-ce qu'un jour cette sensation de vide s'estompera? Est-ce qu'un jour, je ne me sentirai plus oppressé par son absence? Bella… J'ai tant besoin d'elle!

Mon bras me picote. Je tente d'en faire abstraction mais la sensation persiste et me force à sortir de mes rêveries.

« C'est l'heure, papa? »

Je porte mon poignet devant les yeux et raffermis mon emprise sur mon fils qui me regarde, les yeux pleins d'espoir et de confiance. Tant d'innocence…

« Presque mon trésor. Finis ton sandwiche. »

Tout à coup, il balance son bout de quignon sur James qui se rebiffe et saute sur ses pieds en s'époumonant:

« MAMAN! »

Il se jette dans les bras de Bella qui le fait tournoyer au-dessus d'elle comme une poupée. Et il rit, oui, il rit allègrement! De quoi vous chauffer le cœur, m'attendris-je.

Je lève à mon tour pour accueillir ma femme, ignorant mon fils qui s'écrie "beurk" lorsque j'embrasse passionnément ma belle.

Après toutes ces années, m'émerveille-je, je suis toujours aussi amoureux si ce n'est plus et que dire de ce que je ressens lorsqu'elle n'est pas là? On pourrait penser que l'habitude et le quotidien effriteraient cette sensation d'oppression qui m'assaille alors mais il n'en est rien. Je ne vis que par et pour elle. Ma femme. Ma Bella.

« Tu es en avance, madame Cullen », murmure-je de ma voix de ténor envoûté.

« J'ai relâché les élèves plus tôt. Ils étaient déchaînés et je dois avouer que j'avais hâte de vous retrouver. Je ne voulais pas rater plus longtemps l'anniversaire de mon petit précieux!», explique-t-elle en ébouriffant la chevelure désordonnée d'Anthony.

Il s'esclaffe et se tourne vers les autres.

« T'as entendu Papi? C'est moi le précieux! »

Ledit papi croise les bras sur la poitrine et bougonne:

« On s'en serait douté. Ce n'est sûrement pas un vieux croulant comme moi qui sera son précieux », se lamente-t-il.

Bella vient l'enlacer et le console:

« Toi, t'es mon père adoré. Ca ne te suffit pas? Et puis… Vu comme j'ai galéré pour donner naissance à Tony, c'est normal qu'il soit mon précieux! »

« Maman, c'est quoi galéré? », intervient Tony, alerte.

Elle attend que notre fils se soit bien niché entre nous deux pour lui répondre, la main dans la mienne:

« Galéré, ça veut dire que tu étais attendu comme le Messie, mon fils et aussi que ton père et moi, avons beaucoup souffert pour t'avoir. C'est pour ça que tu es plus qu'un trésor, tu comprends? »

Pour toute réponse, il lève sa petite bouille et dépose un gros smack baveux sur les joues de Bella qui rougit, gênée de l'attention toute concentrée sur eux deux.

Pour changer de sujet de conversation, Jasper se racle la gorge et lance:

« Bon, ce n'est pas le tout mais moi, j'ai faim. Pas vous? »

Les enfants sautent de joie tandis que lentement, nous rejoignons nos amis et nos familles.

Anthony nous tient la main à tous les deux et alors que le soleil se fait moins timide, mes yeux se posent sur le charmant tableau que nous formons. Moi, ma femme et mon fils.

Bella croise mon regard et il est tellement intense que je m'y perds, comme d'habitude.

Nous n'avons pas besoin de prononcer un mot, je sais qu'elle partage mes pensées.

Quel chemin nous avons parcouru depuis cette visite fatidique qui s'annonçait comme normale il y a maintenant près de six petites années!

Quels obstacles et embûches avons-nous dû surmonter pour arriver ici! Oui… Lorsque Bella a fait son hémorragie de délivrance après la naissance d'Anthony, j'ai bien cru l'avoir perdue pour toujours. Tout a été fait: révision utérine, massages, injections de produits et maintenant que j'y pense, il doit y avoir une puissance supérieure là-haut car mes prières ont été entendues. Le bip continuel s'est transformé en une suite de petits clics. Lentement mais sûrement. Les médecins ont été contraints de lui faire une ablation totale de l'utérus et désormais, il est complètement impossible que Bella tombe enceinte à nouveau. Nous pourrions être tristes, nous devrions l'être mais sachant que Tony est notre miracle personnel, comment pourrions-nous nous plaindre? Mon Tony, mon fils, ma bataille. Notre vie désormais. Et rien ne peut être plus parfait que ce moment partagé avec mon âme-sœur.

Anthony se détache de nous pour suivre Henry avec qui il fait les quatre cents coups.

Ma main cherche alors celle de ma femme pour se lier à elle. Bella pose sa tête sur mon bras et souffle doucement.

Lorsqu'elle relève ses prunelles vers moi, elle m'adresse un grand sourire radieux et déclare tout simplement:

« Je t'aime Edward. »

Mes doigts passent dans ses cheveux soyeux et je lui réponds sur le même ton:

« Je t'aime aussi Bella. »

Oui. Nous avons parcouru un long chemin avant de nous retrouver là. Nous mettre en couple, nous marier, fonder une famille… Mais notre vie ensemble ne fait que commencer et ça, c'est une autre histoire.

FIN


AN: Après plus d'un an et demi sur cette histoire, après des pages et des mois d'écriture, j'ai l'honneur et la tristesse d'apposer le mot fin et de laisser nos joyeux lurons vivre paisiblement. Sexy Eddie ne peut plus m'empêcher de verser ma petite larme mais ça a été une joie de vivre cette aventure avec vous. Merci de m'avoir lue!

2: J'ai fait peur à beaucoup, hein? Mais comme Evelyne-raconte l'a remarqué, ce n'est pas pour rien que cette fic est côtée Romance/Humour :P Mais celles que ça intéresse, vous pouvez lire la fin alternative plus bas. Je me demande combien d'entre vous la liront...


Fin alternative

Anthony POV

**25 ans après**

« Tu es sûr papa? » répète-je une énième fois en me contemplant dans le miroir.

Bruit de chaise. Soupir amusé. Mon père se place derrière moi et ajuste mon nœud de cravate. Je le savais! J'étais débraillé! Et il s'obstinait à m'affirmer que j'étais bien comme ça!

« Tony, voyons! Pourquoi tu stresses comme ça? Ce n'est pas comme si tu allais voir le pape! Ta mère ne te dira rien, tu sais! Tu es son fils. Tu peux venir en sac à patates que tu resterais toujours parfait pour elle.»

« Je sais… Mais c'est maman, tu comprends. Je veux qu'elle soit fière de moi. »

C'est vrai. Je m'appelle Anthony Masen Cullen, fils de Bella et Edward Cullen. Fraîchement diplômé d'Harvard, nouvel avocat associé chez Donnell & co et … fiancé. Ce n'est pas que je me plaigne, loin de là, au contraire, je suis heureux. Vraiment. La vie m'a gâté et je la lui rends bien. Je fais du bénévolat à l'église du quartier, je suis un bon voisin, un ami fidèle et un futur-mari attentionné. De plus, Lucy est une fille géniale. Généreuse, débordante de joie de vivre, aimante, elle a toutes les qualités pour elle et je sais qu'elle est la bonne. Celle sans qui je ne peux plus vivre. Cela ne fait qu'un an que nous nous fréquentons mais dès que je l'ai vue, à la première seconde, je l'ai su. C'est elle. Et aujourd'hui, je vais annoncer nos fiançailles à ma mère. Le stress total.

Mon père pose ses mains sur mes épaules, protecteur.

« Fils, je connais Bella et crois-moi, elle sera toujours fière de toi. Quoi que tu fasses. L'important pour elle, c'est que tu vives heureux. Alors… L'es-tu ? »

Nos regards se fixent l'un sur l'autre. Tonton Emmett dirait que je suis une mauviette car voilà maintenant que je me mets à avoir des sanglots dans la gorge.

« Oui, papa. Je le suis. »

« Alors, tu n'as aucune raison d'avoir peur, d'accord? Ta mère ne va pas te manger.»

J'opine du chef. Je sais. Mais quand même.

« Allez viens, Tony. Tu ne veux pas faire attendre ta mère, hein? Dépêchons-nous avant que sa foudre ne s'abatte sur nous, pauvres mortels. »

Je souffle un grand coup avant de franchir à mon tour le pas de la porte. Je me demande si j'aurais pas mieux fait de me soûler et de me marier à Las Vegas. Ca aurait été plus simple…

** Une heure plus tard**

« Allez, je te laisse parler à ta mère maintenant. Fais-moi signe quand tu auras fini. »

Il me tapote l'épaule avant de disparaître. Ca y est. J'y suis. Le grand moment. Celui qui bouleversera ma vie à jamais. Je vais quitter le nid définitivement. Irrévocablement et incontestablement.

J'avance vers elle. Je peux la voir me sourire avec chaleur et ses yeux brillent avec éclat. Maman… Est-ce que je suis devenu un homme bien? Est-ce que tu m'aimeras toujours autant? Une brise. Fraîche et discrète. Je l'espère.

« Bonjour maman. »

Je m'immobilise. Je me demande si papa a vécu ça, lui aussi. Si lui aussi a craint de ne pas répondre aux attentes de ses parents. Et maman? Mais qu'importe. Ses fossettes se creusent et son aura m'enveloppe.

« Mon Tony… »

Son étreinte me fait chaud au cœur. C'est bon de la sentir contre moi. Si seulement…

« Tu aimes les tulipes que je t'ai apportées? Tata Alice m'a dit que ce sont tes préférées…. »

Je m'interromps, pensif. J'espère que plus tard, avec Lucy, nous serons comme Tonton James et Vic qui élèvent leurs trois enfants dans la joie et la bonne humeur, ou comme Alice et Jazz qui, même s'ils se débattent pour gérer la crise d'adolescence de leurs jumeaux, rayonnent toujours de bonheur, ou encore comme Emmett et Rosalie ou enfin comme mes parents qui se vouent un amour inconditionnel malgré les années qui passent.

« Maman, je voulais te dire… Lucy et moi, nous allons nous marier. Je sais, tu vas dire que c'est trop tôt, que nous ne nous connaissons que depuis un an mais toi et papa, vous pouvez parler, hein ? » ris-je de concert avec ma mère.

« Mais je l'aime maman. Lucy, c'est… ma moitié. Je le ressens au fond de mes tripes. Je n'arrive pas à l'expliquer mais c'est comme ça. C'est… elle. Mais je te promets, maman, que où que je sois, quoi que je fasse, je resterai toujours ton fils. Tu es ma mère et je t'aime. Jamais mon esprit ne sera loin de toi. »

J'aimerais qu'elle me réponde, que sa voix douce, que j'ai si souvent entendue dans les enregistrements faits avec mes proches, me réconforte et me dise qu'elle est heureuse pour moi. J'aimerais…

« Je le sais et ta mère aussi », intervient la voix musicale de ma bien-aimée.

Celle-ci nous a rejoints sans que je ne m'en rende compte et se tient à présent à mes côtés en me serrant la main.

« Bonjour Madame Cullen », salue Lucy avec déférence.

Toujours cet alizée qui souffle… Or, je sais au plus profond de moi que maman nous entend, qu'elle nous parle. Depuis tout petit, je l'ai toujours sentie près de moi et je pense que c'est pareil pour papa et ceux qui m'entourent. Bella Cullen n'est pas une femme qu'on oublie. Elle est de ces personnes qui nous marquent à jamais. Je peux l'affirmer même si je ne l'ai jamais connue. Après tout, elle a donné sa vie pour moi. Et en cet instant, je suis prêt à parier qu'elle est en train de prendre Lucy dans ses bras en la remerciant pour la quiétude qu'elle m'apporte.

« Je prendrai soin de votre fils. Avec moi, il sera toujours aimé et chéri comme il doit l'être, comme il le mérite. Je vous le promets », murmure ma future femme.

Nous nous sourions tendrement avant de contempler la tombe de ma mère.

Aussi loin que je m'en souvienne, celle-ci a toujours été recouverte de fleurs. Que ce soit par ma famille ou nos amis, elle a toujours reçu des visites et le sera toujours.

« A bientôt maman. »

BPOV

Oui. Après ma mort, la vie a continué autour de moi. Bien sûr, au début, tous ont ressenti de la peine et du chagrin. Et puis, le temps a fait son œuvre. Mon père aujourd'hui à la retraite fait toujours ses parties de pêche avec son meilleur ami Billy. Jake et Mike ont adopté une petite fille, Marie et ont ouvert leur propre boutique de vêtements. Mon frère et Vic viennent d'entamer un tour du monde avec leurs trois enfants. Alice, soutenue par Jazz, tente tant bien que mal de gérer ses adolescents turbulents mais je sais que malgré sa fatigue, elle est comblée. Emmett et Rose, quant à eux, possèdent une chaîne de garages à succès et mon fils a grandi entouré d'amour. J'aurais voulu être présente physiquement pour lui J'aurais voulu… alors, chaque jour qui passe, je veille sur lui et sur mes proches. Je dialogue avec eux. Je suis là même si je suis invisible à leurs yeux.

Edward ne s'est jamais remarié. Nous avons eu une conversation un jour. Je l'ai exhorté à le faire si jamais je venais à disparaître mais il a repoussé mes recommandations.

« Comment pourrais-je regarder une autre femme que toi? Tu ne te rends pas compte de quelle femme extraordinaire tu es pour accepter que je refasse ma vie? »

Non. Je ne le pense pas. Je n'étais qu'un être humain avec mes qualités et mes défauts. J'ai juste eu de la chance que la personne que j'aime m'aime en retour. Cependant, alors que je pensais qu'il finirait par mourir triste, je réalise maintenant que mon Edward est toujours resté heureux. Toujours. Grâce et pour notre fils, Tony.

Il me voit dans chacun de ses traits comme moi je reconnais ceux d'Edward sur son visage. Et pour mon mari, c'est une bénédiction. Il est étrange, n'est-ce pas?

Alors que mon fils et sa future-épouse s'éloignent de ma pierre tombale pour rejoindre mon bienaimé et que je les suis, je me retourne une dernière fois et déchiffre l'épitaphe gravée sur la pierre:

« Ici repose Isabella Swan-Cullen. Fille bien-aimée, amie dévouée et femme aimante, elle demeure à jamais heureuse et en paix. »

C'est vrai.

FIN