Toutes mes excuses pour le temps passé depuis la publication du dernier chapitre, je n'ai aucune excuses à part le fait que les journées n'ont que 24h! Et malheureusement, en temps qu'élève de terminale S, j'ai le bac dans moins d'un mois et désormais les révisions vont prendre tout mon temps. J4essayerait cependant de traduire pendant mes pauses pour ne pas trop retarder la rpochaine publication.

Sur ce bonne lecture, et n'oubliez pas de laisser un commentaire, ça motivera non seuleument la traductrice (moi) mais aussi l'auteur qui est un peu bloquée en ce moment et qui a besoin d'encouragement! (je lui fais suivre tous les commentaires alors lachez vous!) :)


Chapitre 3

Toute la durée des fiançailles et du mariage, aussi bien que la cérémonie elle même, semblèrent arriver comme dans un autre monde. A tel point que parfois Elizabeth ne croyait même plus que c'était réel. Elle avait l'impression de regarder, par une fenêtre, défiler la vie de quelqu'un d'autre. Et cette vie l'aurait d'ordinaire fait rire si le rappel qu'elle était la sienne ne lui donnait pas, chaque fois, l'envie de s'enfuir.

Mr Collins était retourné à Hunsford immédiatement après les fiançailles pour informer Lady Catherine de ses intentions d'épouser sa cousine mais aussi pour préparer le presbytère pour l'arrivée de sa nouvelle maitresse. Cet heureux événement permettait ainsi à Elizabeth d'être séparée de son futur époux durant plusieurs semaines bien que sa mère soit toujours présente pour lui rappeler son prochain mariage. Elle avait laissé aux bons soins de Mme Bennet les préparatifs du mariage, celle dernière étant plus que ravie de s'occuper de l'organisation. C'est ainsi que le temps passe et que le jour de son propre mariage, tout ce qu'Elizabeth eu à faire fut d'aller à l'église et de prononcer ses vœux.

Bien que les mariages soient habituellement rythmés par les larmes et les pleurs, Elizabeth eut l'impression que, pour celui ci en particulier, tout avait été prévu pour pleurer. Cependant il lui semblait avoir tellement pleuré les semaines passées qu'il lui était désormais impossible de verser une larme. Jane la remplace amplement. Elle devait être la demoiselle d'honneur d'Elizabeth mais peinait à suivre la cérémonie à travers ses larmes et dû s'appuyer sur les instructions Elizabeth pour assurer son rôle aux moments prévus.

Tout se termina bien plus rapidement que même Elizabeth ne s'y serai attendue. Le déjeuner de mariage fut partagé, les adieux prononcés et avant de s'en apercevoir elle était en chemin vers sa nouvelle vie en temps que Mme Collins, maîtresse d'Hunsford, presbytère du Kent. Bien que sachant combien sa famille et ses amis ainsi que sa maison allaient cruellement lui manquer, elle était néanmoins soulagée que sa nouvelle maison soit aussi loin. C'était assez mortifiant d'avoir que toutes se connaissances savaient quel genre d'homme elle avait épousé mais il aurait été insupportable de vois ces visages chaque jour avec son nouvel époux à ses côtés.

Le voyage vers le Kent fut la première des nombreuses déchéances auxquelles Elizabeth devrait faire face en temps qu'épouse de Mr Collins. Aussitôt la porte de la voiture fermée et sa famille disparue derrière la colline, Mr Collins bondit sur elle. Elle savait qu'il réclamerait ce qui lui revenait durant leur nuit de noce dans le lit conjugale mais elle fut totalement prise par surprise par cette soudaine attaque dans la votiez.

"Oh ma chère Elizabeth" gémit Mr Collins en restant d'embrasser Elizabeth sur le visage, le cou et les mains.

"Mr Collins! S'il vous plait!" le supplia Elizabeth essayant désespérément de se dégager de son étreinte mais avant même qu'elle puisse articuler un mot, sa bouche fut envahie par celle humide de son époux. Ses lèvres épaisses serrées contre les siennes la faisaient suffoquer. Elle ouvrit sa boucha essayant désespérément de respirer mais Mr Collins vit là une invitation à poursuivre son exploration encore plus loin et avant qu'elle ne le comprenne, elle senti la langue rugueuse de son époux envahir sa boucha et son souffle chaud sur son visage. Il continua à explorer sa bouche avec sa langue, tout comme son corps avec ses mains moites tandis qu'Elizabeth s'était immobilisée sur son siège, ne sachant pas ce qu'elle était sensée faire ou même s'il s'attendait à ce qu'elle fasse quelque chose.
Il ne se passa cependant pas longtemps avant que l'assaut prenne fin accompagné d'un long gémissement de Mr Collins qui était perché sur elle. Si elle ne comprenait pas tout à fait ce qui venait de se produire elle était du moins soulagée de le voir regagner sa place sur le siège opposé. Elizabeth ayant conscience du rôle qu'elle devait jouer pour sa famille se tourna vers la fenêtre pour cacher la rougeur de son visage et les chaudes larmes qui coulaient le long de ses joues tout en essayant d'arranger sa robe et de se recoiffer. Bien loin de partager ses pensées, Mr Collins semblait plutôt content de lui même. Bien que ne comprenant pas entièrement les mécaniques de cet acte amoureux, il était intensément fier d'avoir réussi à atteindre la plénitude aussi rapidement, et aussi, il se persuada qu'il serait sans aucun doute un amant des plus désirables.

Le reste de la journée fut moins mouvementée pour Elizabeth. Rapidement après l'assaut de Mr Collins celui ci s'endormit profondément et Elizabeth. Se sentant mal à l'aise et salie, se retrouve à fixer la fenêtre où défilaient les paysages sans pour autant y prêter la moindre attention.

Elle était aussi ignorante que lui sur ce qui venait de se passer mais, avec seulement ses connaissances limitées sur le "devoir conjugale" (d'après ce que sa mère lui avait dit la nuit passée), Elizabeth était certaine d'être encore vierge, bien que peut être plus aussi innocente que lorsqu'elle était centrée dans la voiture. En dépit du fait qu'oublier ce qui venait d'arriver était son désir le plus cher, tout ce à quoi elle pouvait penser était l'odeur âcre de la respiration de son nouvel époux qui envahissait ses narines et la honte qui s'emparait d'elle lorsqu'elle se rappelait des ses mains agressives touchant sa poitrine à travers le tissu fin de sa robe de mariée. Elle savait que ceci arriverait de nouveau et qu'elle devrait vivre avec. Elle avait espéré pouvoir peut être trouver du plaisir dans ce devoir conjugal mais après l'avant goût qu'elle venait de recevoir, tous ses espoirs s'évanouissaient et elle pria pour que, dans le futur, elle parvienne à retenir ses larmes.
Perdue dans ses pensées, elle fut surprise lorsqu'une image lui revint soudainement en mémoire, celle de Mr Darcy! Elle était sidérée et surprise cherchant la raison pour laquelle son visage lui apparaissait soudainement. Tout ce qu'elle pu trouver furent les mots désobligeant qu'il avait prononcés à son égard lors de l'assemblée de Meryton. "Elle est passable mais pas assez jolie pour me charmer". Et il avait accentué le mot "charmer". La tentation était une émotion intéressante, pas quelque chose qu'elle avait déjà ressentie et maintenant, avec la perspective de devoir faire face à Mr Collins quand celui ci se réveillerait, il y avait peu de chance qu'elle la ressente un jour. Bien qu'avec ses cheveux sombres et son regard perçant, Mr Darcy la mettait mal à l'aise et la rendait même légèrement nauséeuse, mais ce n'était rien à côté des sentiments que lui inspiraient Mr Collins.

Avant qu'elle n'arrive à clarifier ses pensées, elle sentie la voiture ralentir et Mr Collins commença à bouger, signe d'un réveil imminent. Regardant à travers la vitre, Elizabeth aperçu un petit jardin devant un pittoresque cottage en pierre et réalisa qu'elle était chez elle.