Bonjour à tous, je tiens à m'excuser pour le temps que j'ai mis à traduire ce chapitre, tout s'est enchainé: le bac, les vacances, la rentrée... Et prépa cette année mais je vous promet de prendre le temps, je traduirai pendant mes pauses entre 2h de boulot ;) En tout cas merci à ceux qui suivent toujours. Lesprochains arriveront plus rapidement, je ferai surement un chapitre par semaine. Bonne lecture et merci d'avance pour les commentaires!
Chapitre 4 : Rêves d'impossible
Un matin particulièrement froid à Londres, Fitzwilliam Darcy était assis à son bureau étudiant différents document relatifs à ses propriétés que les intendants lui avaient fait suivre. Il fixait les mêmes mots sur la même page depuis maintenant quelques minutes sans vraiment y faire attention. Il secoua la tête comme une tentative pour se reconcentrer sans pour autant produire aucun changement, il ne pouvait faire disparaître de son esprit ces grands yeux.
Cela faisait quelques semaines qu'ils étaient partis de Hertfordshire, ou plus exactement s'étaient échappés, et malgré tout Darcy ne parvenait pas à oublier Elizabeth Bennet. Il n'avait pas réalisé à quelle point elle avait pénétré son esprit jusqu'à son retour à Londres. Il n'avait pas eu in seul moment de répit, éveillé comme endormi. Il fallait d'ailleurs admettre qu'il n'avait pas vraiment réussi à dormir ces derniers jours. Ses rêves le troublaient trop et, dès lors, il trouvait plus simple pour ses nerfs de ne pas dormir plutôt que de risquer les rêves malvenus (bien que très attirants) qui l'attendaient une fois endormi.
Au début ses rêves avaient juste été marqués de brèves apparitions d'Elizabeth lui souriant ou le regardant avec ses yeux vifs qui semblaient faire disparaître se raison. Mais récemment ils avaient pris une toute nouvelle direction, comprenant d'intimes étreintes et de passionnés baisers avec l'objet de son désir.
C'était un de ces récents rêves qui occupait actuellement son esprit alors qu'il était supposé se concentrer sur ses nombreuses correspondances. Deux nuits auparavant, il avait, sans y prendre garde, imité le beau-frère de son ami, Mr Hurst, et s'était endormi sur le canapé après le diner. Il luttait contre le sommeil depuis quelques jours et ce dernier l'avait finalement emporté. Et même à cet instant, assis à son bureau, il pouvait encore sentir la chaleur de se peau sous ses doigts, aussi douce que la porcelaine, et la caresse de ses tresses brunes contre sa joue…
Après quelques minutes toutes aussi improductives, il décida d'abandonner ses correspondances et d'aller chercher Bingley et ses sœurs pour se divertir. Bingley était évidemment sorti pensant Darcy occupé, c'est ainsi qu'en entrant dans le petit salon de sa maison londonienne, il trouva Caroline Bingley et Louisa Hurst les têtes penchées sur ce qui ressemblait à une lettre.
Caroline se redressa immédiatement, tentant de cacher la lettre dans ses mains mais apercevant Darcy elle bondit du canapé et se précipita vers lui.
« Oh Mr Darcy, merci Dieu vous êtes là ! » s'exclama-t-elle, s'agrippant à son bras telle une personne en train de couler à son sauveur.
« Eh bien, autant que j'apprécie ce sentiment Miss Bingley, vous êtes ici dans ma maison et je me demande où vous pensiez que j'étais pour être aussi excitée. » répondit-il froidement essayant vainement de sauver ses habits de sa grippe.
« Oh Monsieur, vous m'avez mal compris ! C'est simplement que vous êtes exactement la personne donc nous avons besoin pour nous aider à résoudre notre problème. »
« Vous savez que je suis toujours à votre service Miss Bingley » dit-il penchant légèrement la tête tout en la conduisant vers le canapé. « Comment puis-je vous aider ? »
« Je demande vos conseils, Monsieur, pour savoir comment je devrai agir dans le cas présent » dit-elle en lui tendant la lettre qu'elle tenait. Se concentrant sur la lettre il ne remarqua pas le regard mauvais qui passa dans ses yeux. Il prit la lettre et commença à lire.
Longbourne
18 Janvier
Ma très chère Caroline,
J'espère que cette lettre vous trouve en bonne santé. Voilà quelques semaines que je n'ai pas eu le plaisir de recevoir de lettre de votre part, j'espère que rien ne vous est arrivé.
En Hertfordshire, tout est comme vous l'avez quitté et je dois avouer que la perte de votre amitié se fait d'autant plus ressentir. Comme vous l'ignorez peut-être ma sœur Elizabeth s'est récemment marié à notre cousin Mr Collins et est donc partie habiter le Kent avec son époux. Depuis votre départ, et maintenant le sien, ma bonne humeur est souvent absente. Je ne vous souhaite évidemment que du bonheur à toutes deux mais je me sens plutôt seule maintenant.
Ma tante, Mme Gardiner, a été assez gentille pour m'inviter à passer quelques temps chez eux à Londres dans leur maison de Gracechurch Street, dans l'espoir de me distraire de mes pensées actuelles. Je devrais arriver à Londres dans un peu plus d'une semaine et j'attends avec impatience de pouvoir vous revoir après une si longue absence.
Si cela ne vous dérange pas j'aimerai vous faire une visite aussitôt après mon arrivée.
Sincèrement vôtre,
Jane Bennet
Darcy n'avait pas réalisé combien il tenait la lettre serrée et combien la feuille commença à se chiffonner dans sa main tremblante. Caroline, en revanche, avait complètement conscience de l'effet que la nouvelle du mariage d'Elizabeth avait eu sur lui, mais même si elle s'y était attendue elle n'avait pas imaginé la colère qui traversa son visage alors qu'il lisait les mots de Jane. Il lui faisait presque peur.
« Mr Darcy, allez-vous bien ? » demanda-t-elle de son accent le plus délicat. Il ne sembla même pas l'entendre et elle répéta prudemment sa question.
Revenant finalement à ses sens, il réalisa qu'une réponse devenait nécessaire. « Je vais parfaitement, merci. Je n'avais pas réalisé que Miss Bennet et vous étiez d'assidues correspondantes. »
« Nous ne le sommes pas. La dernière lettre que j'ai écrite à Jane est celle lui annonçant notre départ de Netherfield. Jamais je n'aurais cru qu'elle nous suivrait jusqu'à Londres ! Que me conseillerez-vous de faire Mr Darcy ? Si Charles devait la voir de nouveau… » elle ne put finir la phrase, ne voulant même pas penser aux conséquences d'une telle rencontre.
« Peut-être que si vous ne répondez pas elle pensera plus sage de ne pas s'inviter. »
« Je n'avais aucune intention de lui répondre » déclara-t-elle résolument, avant de poursuivre sur un ton plus sceptique « cependant, ce ne sera peut-être pas suffisant pour la décourager.
Voilà pour ceux qui attendaient la réaction de Darcy, alors, vous en pensez quoi?
En passant je chercherai bien une lectrice (ou un lecteur) qui accepterai d'être ma/mon bêta, c'est difficile de voir ses propres fautes! Merci d'avance à ceux qui proposeront!
