Bonjour à tous, toutes mes excuses car je vous avais dit qur je posterai le chapitre suivant ce weekend mais, malheureusement, le chapitre était prêt c'est le site qui ne fonctionnait pas! Impossible de charger le chapitre hier soir! Don le voilà avec un jour de retard. La semaine va être chargée donc je ne sais pas si j'aurais le temps de traduire le chapitre suivant (en passant très long) d'ici la fin de la semaine. Peut-être que quelques commentaires... ;) Bonne lecture à tous!

Chapitre 5 : Retrouvailles

Cela faisait maintenant presque deux mois et demi que Elizabeth était mariée et elle ne se sentait toujours pas chez elle dans sa nouvelle maison. La nuit de noces ainsi que nombreuses autres ensuite avaient été particulièrement difficiles pour elle et malgré deux mois de visites nocturnes, Elizabeth était presque sure que son honneur n'avait pas été compromis. En général les actions de Mr Collins ne duraient pas même assez longtemps pour lui de prendre la peine de dévêtir son épouse avant qu'il n'atteigne sa propre satisfaction.

Au début elle restait simplement allongée sans bouger attendant qu'il s'en aille, mais après un moment, Mr Collins commença à s'impatienter face à son manque de passion (bien qu'Elizabeth soit persuadée que c'était en fait à cause de son manque de réussite). Depuis elle avait essayé de montrer un certain enthousiasme, espérant secrètement que le non-achèvement de son but lui ferait renoncer à ses visites.

Pour ajouter à son humiliation, elle devait en plus supporter les conseils déplacés de Lady Catherine de Bourgh. Bien que d'abord flattée des attentions d'une femme d'une telle importance, il n'avait pas fallu longtemps à Elizabeth pour qu'elle réalise que les deux désirs principaux de Lady Catherine étaient d'être remerciée et d'être obéie.

Mr Collins avait été très impatient de présenter sa nouvelle épouse à Lady Catherine à son retour à Hunsford, la présentation ne s'était pas bien déroulée. Bien qu'Elizabeth ne se sente plus la même qu'elle avait un jour été, elle n'avait pas assez changé pour accepter les conseils stricts et déplacés de Lady Catherine. Et à cause de cela, cette dernière avait conseillé à Mr Collins d'apprendre à contrôler sa femme, bien trop insoumise à son avis, ce qui n'avait pas manqué d'indigner Elizabeth.

Cela avait jeté un léger froid dans les relations du couple, bien que jamais excellentes, elles avaient finies par être vraiment inconfortables. C'était après une dispute de cet ordre qu'Elizabeth s'était échappée, comme aussi souvent qu'elle le pouvait, pour marcher dans les jardins de Rosings afin d'évacuer sa colère avant de retourner à son idiot de mari. Et alors qu'elle rentrait chez elle Mr Collins l'interpella.

« Elizabeth ! Elizabeth ! Venez vite ! Venez vite ! Mr Darcy et son cousin le Colonel Fitzwilliam sont sur leur route pour nous rendre visite au presbytère ! Dépêchez-vous ! Dépêchez-vous » cria-t-il lui indiquant de la main d'accélérer son pas.

Mr Darcy ! Un nom qui sans explications était apparu bien trop souvent dans l'esprit d'Elizabeth ces derniers mois. Elle ne comprenait pas complètement pourquoi elle s'était surprise à rêver de sa grande taille masculine et de la délicate courbe de ses lèvres et de l'étincelle dans ses yeux lorsqu'elle disait quelque chose de particulièrement cinglant en réponse à une de ses froides réflexions. Elle avait pensé qu'il s'agissait simplement d'un mal du pays, pas juste de sa famille mais aussi de tout ce qu'elle avait laissé derrière elle.

Mais entendre son nom prononcé tout haut lui fit ressentir quelque chose sur lequel elle ne pouvait pas mettre de mot mais que pour sur elle n'avait jamais ressenti auparavant. Elle s'agrippa à l'arbre le plus proche et tenta de rapidement retrouver ses esprits. « Aller Lizzie, concentre toi ! » pensa Elizabeth. « Mr Darcy ne vient surement jusqu'ici que pour se moquer de ton nouvel environnement ! Dès qu'il aura bien rit il partira et ne reviendra plus. Après tout, tu n'étais pas assez jolie en Hertfordshire, tu ne le seras pas plus maintenant ».

Après quelques minutes elle commença à se sentir plus elle-même. Son ancienne rancœur vis-à-vis de Darcy revint en pleine force, et relança assez ses esprits pour qu'elle sache faire face à la perspective de le voir de nouveau et d'être présentée à son cousin, qu'elle était tout aussi préparée à détester pour son orgueil.

En entrant dans le petit salon de la maison, elle fut chaleureusement accueillie par un homme de grande taille et ressemblant assez à Darcy pour ne laisser à Elizabeth aucuns doutes sur son identité. Rapidement, son apparente joie de vivre obligea Elizabeth à revoir ses préjugés.

« Mme Collins ! Votre humble servant ! » Déclara le Colonel Fitzwilliam en la saluant gracieusement et l'accompagnant d'un sourire auquel Elizabeth ne put résister.

« Colonel Fitzwilliam, c'est un plaisir de faire enfin votre connaissance. Nous avons tellement entendu parler de vous par votre tante que je dois avouer être ravie de pouvoir enfin vous rencontrer en personne. » Elizabeth avait parlé avec assez de ses anciennes intonations pour faire manquer à Darcy sa respiration. « Et vous êtes le bienvenu aussi Mr Darcy. »

Ces mots furent dits alors qu'Elizabeth s'asseyait sur le petit fauteuil sans même regarder en sa direction. Si elle l'avait fait elle aurait été surprise des flammes qui dansaient dans ces yeux habituellement si noirs.

Mr Darcy était incapable de répondre à sa salutation, principalement car il n'avait pas encore repris sa respiration depuis qu'il était entré dans la pièce mais aussi car, pour la saluer, il aurait été dans l'obligation de l'appeler Mme Collins, et la simple pensée de prononcer ces mots lui donnait la nausée. A la place, il la salua poliment en s'inclinant et s'assit de nouveau.

Depuis quelque minutes, Elizabeth conversait joyeusement avec le Colonel Fitzwilliam qui, elle en était reconnaissante, ressemblait aussi peu à Darcy dans ses manières que leur ressemblance physique était grande. Elle se sentait de meilleure humeur qu'elle ne l'avait été depuis des mois de pouvoir enfin partager une conversation avec quelqu'un de bien éduqué et de plaisant, et elle souriait sans cesse au Colonel qui était assis à ses côtés. Soudain elle ressenti le besoin de regarder l'autre invité, ce qu'elle regretta la seconde suivante car il semblait que Mr Darcy la fixait avec l'espoir qu'elle retournerait son regard puisque dès que ceux-ci se croisèrent il marcha vers elle.

« J'espère que votre famille va bien ? » demanda-t-il.

« Très bien Monsieur, merci » fut sa seule réponse.

« Aucunes de vos sœurs ne sont dans le Kent avec vous ? »

« Ma sœur ainée est actuellement en visite chez mon oncle et ma tante à Londres Mr Darcy, ma plus jeune sœur est, je présume, en pleine préparation de son voyage à Brighton en tant qu'invité du Colonel Foster et de son épouse aussitôt le régiment parti de Meryton. Et je ne pense pas que le Kent serait au goût de mes autres sœurs, le manque de jeunes personnes avec qui elles pourraient se lier d'amitié dans le voisinage ne leur conviendrait point. Vous venez de Londres Monsieur, avez-vous rencontré ma sœur lorsque vous y étiez ? » demanda-t-elle avec un léger haussement de sourcil. « Elle avait l'intention de rendre visite à Mme Hurst et Miss Bingley aussitôt après son arrivée. »

Elizabeth avait des suspicions qu'avec les sœurs de Mr Bingley, Mr Darcy avait tenté de garder son ami éloigné du Herdfostshire n'approuvant pas sa sœur comme une épouse potentiel de Mr Bingley. Bien qu'elle n'en ait aucunes preuves, elle l'observa avec attention pour déceler la moindre marque d'embrassement sur son visage.

Cependant elle fut déçue lorsqu'il répondit calmement qu'il n'avait pas eu ce plaisir, avant de retourner sur la chaise qu'il occupait jusque-là. Elizabeth tenta de la faire réagir en le taquinant en glissant au Colonel « Mr Darcy et moi ne sommes pas amis comme vous pouvez le voir. »

Mais ce fut elle qui fut surprise par la réponse du Colonel « J'en doute sincèrement puisque c'est de la part de mon cousin et non de ma tante que je n'ai cessé d'entendre des compliments à propos de votre chant ! »

Si Elizabeth rougit modestement face à ce compliment, elle ne put s'empêcher de regarder Mr Darcy surprise, tentant de comprendre pourquoi il la complimenterait auprès de son cousin alors qu'il n'avait rien fait d'autre que l'insulter.

Longtemps après que les gentlemans aient quitté le presbytère, Elizabeth était encore perdue face à Mr Darcy et ses manières contradictoires, aussi bien que face à l'étrange sensation dans son ventre à chaque fois qu'elle se retrouvait en sa présence, comme s'il tombait d'une falaise.