Disclaimer : Les personnages de Final Fantasy 7 appartiennent à leurs concepteurs, je ne fais que les emprunter le temps d'une fiction.
Avertissement : cette histoire est la suite directe du Temps des gardiens.
Le temps du renouveau
Chapitre 55
An 2012
Denzel rejoignit son père et le regarda avec une visible méfiance qui serra le cœur d'Abel. Même s'il comprenait que le garçon réagisse de la sorte, cela n'en était pas moins douloureux à constater.
Il s'efforça cependant de lui sourire, espérant ainsi l'apaiser un peu.
Denzel resta de marbre, se doutant déjà de ce qu'il venait lui dire.
- Le bébé est né. Déclara finalement Abel, pour rompre le silence qui menaçait de se prolonger. Ta mère aimerait que tu viennes les voir, je compte sur toi pour bien te conduire, tu es assez âgé pour cela. Même si je comprends ta colère et que je l'accepte, ta mère ne mérite pas de l'endurer, elle est encore fragile, tu dois être gentil avec elle.
Denzel hésita, puis hocha la tête en signe d'accord. Même s'il était effectivement en colère, il ne voulait pas pour autant faire du mal à sa mère.
Il suivit Abel en direction de la pièce où étaient sa mère et le bébé, mais s'arrêta net en voyant des personnes sortir de la salle en question. Malgré le temps écoulé depuis son enlèvement, il n'avait pas oublié l'homme qui venait d'apparaître. Cillant nerveusement, il chercha instinctivement refuge auprès de son père.
Abel posa une main sur son épaule.
- Tout va bien Denzel, tu ne risques rien, il ne te fera aucun mal, il est là pour assister à la naissance de ta petite sœur.
- Mais... pourquoi ? Questionna Denzel d'une voix étranglée.
- Denzel, même si Lucy sera sous notre responsabilité, il n'en est pas moins son père biologique. Nous ne pourrons pas lui interdire de venir la voir de temps en temps. Déclara Abel avec calme.
Denzel le fixa d'un air égaré. Il n'en croyait pas ses oreilles. Comment son père pouvait il parler de la sorte ? Ignorait il le mal qu'avaient fait Loz et ses frères ?
Abel se pencha vers lui, afin de se mettre à sa hauteur.
- Denzel, je sais que c'est beaucoup te demander, mais quoi qu'il te soit arrivé, c'est du passé. Tu dois le laisser derrière toi maintenant. Tu es un grand garçon, tu peux y parvenir. Je sais que tu en as la force.
Denzel secoua la tête nerveusement, revoyant en un éclair les moments si durs qu'il avait traversé depuis le moment où il s'était retrouvé seul dans la maison où il avait été conduit, où il était censé retrouver sa famille, ce qui ne s'était jamais produit. Il revit les amis qu'il s'était fait et qu'il avait perdu les uns après les autres, il ressentit à nouveau la douleur de la perte, celle de la maladie qui l'avait rongé lentement, dont il n'avait réchappé que de justesse, parce qu'il avait eu la chance de rencontrer les bonnes personnes.
Malgré ses efforts, il sentit des larmes lui monter aux yeux.
Son père n'avait aucune idée de ce qu'il avait enduré, il ne voyait en lui que l'enfant qu'il avait laissé derrière lui ce jour là...
Incapable de réprimer ses pleurs, il prit la fuite, s'éloignant en courant, malgré les les appels d'Abel, ne tarda pas à disparaître à l'angle d'un couloir.
Abel ne chercha pas à le rattraper, préférant lui laisser le temps de se reprendre et de revenir.
Denzel arrêta de courir, il poussa une porte, entra dans la pièce qu'il venait d'ouvrir sans regarder ce qu'elle contenait, essoufflé il se laissa tomber sur le sol et laissa libre cours à son émotion. Il se pensait seul, mais une voix ne tarda pas à lui parvenir.
- Est-ce que tout va bien ? Demandait elle.
Levant les yeux Denzel découvrit un petit groupe d'enfants aux cheveux sombres dont les yeux gris étaient tournés vers lui.
Une fillette d'environ dix ans se tenait près de lui et le fixait avec inquiétude.
Denzel essuya ses larmes avec honte et fixa le petit groupe, il était surpris de découvrir que des enfants se trouvent dans cet endroit.
- Vous êtes qui ? Questionna t'il nerveusement.
Le plus âgé des enfants haussa les sourcils.
- C'est plus à nous de te demander cela, tu es dans notre salle de jeux. Mais visiblement, tu ne vas pas fort, alors je vais te répondre. Je suis Mercure, celle qui est devant toi est ma sœur Jade, les autres sont mes autres frères et sœurs, Leucite, Luciole et Mica. Maintenant, à toi de te présenter.
Denzel rougit et se redressa vivement.
- Je suis Denzel...
Le visage de Jade s'éclaira d'un sourire.
- Tu es le fils de Chloé ! Ta maman est trop gentille, tu as de la chance de l'avoir retrouvée, pourquoi tu pleures ?
Denzel la regarda avec étonnement.
- Vous connaissez ma mère ?
- Bien sur, on accompagne nos parents lorsqu'ils rendent visite aux patients qui ne sont pas dangereux, ça les aide à aller mieux. Expliqua Mercure. Ta mère est l'une des plus chaleureuses des femmes qui sont ici.
- Pourquoi pleures tu ? Demanda à nouveau Jade.
- Il y a un homme qui m'a fait du mal, et il était avec ma mère. Expliqua Denzel. Le bébé qu'elle vient d'avoir est son enfant.
- S'il est laissé libre, c'est qu'il n'est pas dangereux. Affirma Luciole d'un ton sec. Peut être qu'il t'a fait du mal par le passé, mais c'était avant la naissance du bébé.
Elle considéra Denzel sans complaisance. La façon dont il avait fait irruption dans leur salle de jeu en pleurant comme un petit garçon l'agaçait, et ce qu'il venait de dire ne la poussait guère à changer d'avis à son sujet.
- Ma sœur a raison. Déclara immédiatement Leucite. Il y a des règles à suivre ici, la sécurité est très importante. Tu n'as pas à avoir peur que cet homme te fasse du mal ou en fasse à quelqu'un d'autre.
Denzel se releva, mal à l'aise et un peu vexé que le petit groupe semble penser qu'il était en tort. Pourquoi le jugeaient ils de la sorte, ils ne le connaissaient même pas.
- Vous ne le connaissez pas... il est méchant.
- Et toi, tu es idiot. Répliqua Luciole. Si c'est de Loz que tu parles, il n'est pas méchant du tout, bien au contraire. Il a écouté les mauvaises personnes voila tout. Toi, tu écoutes quoi au juste ? Ta peur ou ton cerveau ?
- Il m'a enlevé, ainsi que d'autres enfants. Protesta Denzel.
- Et il vous a fait du mal ? Il vous a frappé ? Questionna Luciole aussitôt.
Denzel baissa les yeux, ne sachant pas trop quoi répondre à cette question. Ses souvenirs du temps où il était entre les mains des argentés étaient vagues... il ne se souvenait pas comment il était arrivé dans leur repaire, mais il se souvenait de la haute taille de Loz, le colosse restait près d'eux la plupart du temps, sans doute pour les empêcher de fuir. Il se souvenait de sa présence écrasante. Même si le jeune homme ne parlait pas, ou peut être pour cette raison, il leur faisait peur. Malgré leur état à l'époque, entre la maladie et l'emprise, ils avaient conscience de sa force, de sa dangerosité.
- Non... mais il nous surveillait pour pas qu'on puisse s'enfuir.
Luciole le regarda avec agacement.
- Vous seriez allé où s'il n'avait pas veillé sur vous au juste ? Tu crois que vous auriez réussi à rentrer chez vous ?
- Non, admit Denzel, mais...
- Mais rien du tout, tu as le droit de ne pas être heureux qu'il soit le père de ta sœur, mais tu n'as pas celui de te montrer injuste, tu ne le connais pas vraiment. Le coupa Luciole.
- Luciole a raison, même si elle aurait pu dire les choses autrement. Intervint Mercure. Tu ne risques rien à essayer d'apprendre à le connaître, tu ne crois pas ?
Denzel resta silencieux, ne sachant trop que répondre. Apprendre à connaître Loz ? Cette idée ne lui serait jamais venue, mais comment pourrait il faire ? Le colosse le terrifiait... il n'était pas certain d'être capable de lui parler.
Pendant que son frère et sa sœur tentaient de convaincre Denzel, Jade s'éclipsa de la salle de jeu et se dirigea vers la chambre où elle savait pouvoir trouver Loz. Puisque le garçon avait peur, il fallait lui prouver qu'il n'y avait pas de raison, et quel meilleur moyen que de lui permettre de parler avec celui qui lui faisait si peur ?
Forte de cette certitude, elle frappa à la porte et attendit qu'on vienne lui ouvrir.
Loz ne tarda pas à se montrer et fixa avec surprise la petite fille qui se tenait sur le seuil, souriante.
- Salut ! Lança joyeusement Jade en le saluant d'un geste de la main. Tu veux bien venir avec moi dans la salle de jeu ? Il y a un garçon qui a peur de toi, si tu viens lui parler, il saura que tu n'es pas méchant.
Loz cilla, désarçonné par cette demande des plus imprévues.
Même s'il n'était pas vraiment convaincu que cela soit une bonne idée, il n'eut pas le cœur de refuser et de décevoir la fillette. Peut être avait elle raison après tout et pouvait il rassurer le garçon dont il était question.
Il se doutait déjà de son identité, c'était sans doute le jeune Denzel, le fils de Chloé et d'Abel. Il se souvenait qu'il était de ceux qu'ils avaient rassemblés, la petite protégée de Tifa, Marlène avait tenté de le faire réagir lorsqu'elle l'avait vu, elle avait répété son nom tellement de fois qu'il l'avait mémorisé, tout comme il avait mémorisé son apparence. Bien sur, il était possible qu'il fasse erreur, que le Denzel de Chloé et Abel n'ait rien à voir avec celui qu'il avait vu à l'époque, mais il avait le sentiment de ne pas se tromper.
Il suivit donc la fillette jusqu'à la salle de jeu et entra à sa suite.
Les enfants présents se tournèrent vers eux et l'un des garçons recula nerveusement en le voyant.
Loz s'arrêta, ne voulant pas augmenter l'angoisse du jeune garçon.
- Jade ! Mais qu'est ce que tu as fait ? Protesta Mercure. Papa et maman nous ont dit qu'il ne faut pas déranger les résidents.
- Mais il fallait qu'il vienne parler avec Denzel, comme ça, ça ira mieux entre eux. Répondit Jade sans se troubler.
Loz ne savait trop que dire, encore moins ce qu'il convenait de faire, le garçon qu'il était censé convaincre le considérait avec un mélange de crainte, de colère et de méfiance qui lui faisait mal.
Que pouvait il bien lui dire qui soit en mesure de le rassurer ?
Alors qu'il hésitait, la porte s'ouvrit une fois de plus, cette fois sur Kadaj qui entra d'un pas décidé et balaya la pièce du regard avant de se placer aux côtés de son frère.
- Loz, tu vas retourner te reposer, tu en as besoin, je me charge de régler le problème. Dit il d'un ton ferme.
Loz n'était pas certain que le laisser prendre les choses en main était une bonne idée, mais maintenant que Kadaj lui avait dit d'aller se reposer, il ressentait à nouveau le poids de la fatigue pesant sur ses épaules.
Il capitula dans un soupir. Même si Kadaj n'était sans doute pas le meilleur choix possible pour parler à Denzel, il était sans doute plus capable de lui de le faire.
Jade le vit repartir avec déception, mais Mercure l'empêcha de le suivre.
- Laisse le tranquille, il a besoin de dormir, il est vraiment fatigué.
Jade fit la moue mais fit ce que son frère lui disait.
Kadaj se tourna vers la fratrie.
- J'ai besoin de parler avec Denzel seul à seul, vous pouvez attendre dans le couloir quelques minutes ?
Mercure inclina la tête et entraîna ses frères et sœurs hors de la pièce.
Denzel surveillait Kadaj, les yeux étrécis par la rage. La peur que lui inspirait Loz n'était rien en comparaison de la colère qu'il éprouvait à la vue de celui qui était indéniablement le meneur du trio, celui à cause de qui lui et les autres enfants avaient été emportés loin de chez eux.
- J'ai rien à vous dire ! Cracha t'il.
- Cela tombe bien, tu vas pouvoir te taire et m'écouter, parce que moi, j'ai à te parler. Répliqua Kadaj d'un ton sec. Je comprends que tu sois en colère, mais je refuse de te voir faire payer à Loz quelque chose qui n'est pas de sa faute. En dehors du fait que seule la gamine qu'avait ramené Loz ait été vraiment enlevée, puisque toi et les autres contaminés êtes venus de votre plein gré, ce qu'il s'est passé à l'époque était le fait d'une entité qui nous a aussi trompés. Je n'ai pas le culot d'affirmer être une victime, je me suis fait avoir dans les grandes largeurs et je n'en suis pas fier. Mais c'est du passé, j'ai été délivré de l'emprise de cette saloperie, et aucun des gosses que nous avions mêlés à tout cela n'est encore sous contrôle. Vous avez tous été tirés d'affaire, soignés, placés en sécurité. Vous avez peut être la trouille, mais vous êtes en bonne santé, vous avez repris le cours normal de vos existences. Tu as quel âge ? Douze ans ? Treize ans ? Lorsque j'avais ton âge, j'étais dans un laboratoire depuis plus de dix ans, j'ai grandi captif, et personne n'est jamais venu pour nous sortir de là, nous nous en sommes tirés par nous même. Nous n'avions pas le luxe de pleurnicher que la vie était injuste et que les gens autour de nous étaient méchants, et pourtant, ils l'étaient. Alors, si tu as l'intention de chouiner sur l'injustice dont tu penses avoir été victime, crois moi, je ne vais pas te tenir la main, je vais sans doute te rire au nez ou bailler d'ennui.
Denzel serra les poings, mais Kadaj se détourna pour partir, estimant en avoir terminé avec lui. Il se foutait totalement de ce que pensait le garçon. Il n'était venu que pour tirer Loz de là.
- Et cela excuse tout ? C'est parce que vous avez grandi dans un laboratoire que vous êtes ainsi ? C'est un peu trop facile !
Kadaj se retourna vivement et se rapprocha du garçon, plongeant son regard dans le sien il prononça quelques mots d'une voix dure.
- Non, ce n'est pas facile, on a aussi du mal avec nos souvenirs. Mais notre force c'est d'avoir une famille, et si tu cessais de te regarder le nombril, tu te rendrais compte que tu as la même. Tu viens de retrouver tes parents, tu as une petite sœur à présent, qui aura besoin de toi en grandissant. Tu as sans doute des amis, d'autres personnes qui tiennent à toi. Au lieu d'en vouloir à tout le monde, tu ferais mieux d'essayer d'apprécier ce que tu as maintenant.
- Pourquoi je vous écouterai ? Cracha Denzel. Je vous déteste !
- Comme tu veux, après tout je m'en fous, je ne suis venu que pour mon frère.
Cette fois, Kadaj se retira sans se retourner et rejoignit Soren et les jumeaux.
En repartant il croisa Abel qui cherchait encore son fils et lui désigna les enfants à l'autre bout du couloir.
- Allez les voir, ils vous diront ce qu'il en est de votre fils. Dit il brièvement sans même ralentir sa progression en direction de sa destination.
Abel ne chercha pas à le retenir, quelque chose dans le maintien du jeune homme lui avait indiqué qu'il valait mieux ne pas le faire. Pour lui le plus important pour l'heure restait de retrouver son fils.
Lorsqu'il parvint au niveau du petit groupe d'enfants, le plus âgé d'entre eux se tourna vers lui.
- Vous êtes le père de Denzel ? Il est dans notre salle de jeu, vous pouvez entrer, nous allons rester dehors.
Abel inclina la tête et poussa la porte. Denzel se tourna immédiatement vers lui, croyant que c'était Kadaj qui revenait. Il fut un peu soulagé de constater que celui qui venait d'entrer n'était autre que son père, un soulagement qui ne dura pas longtemps.
Même s'il en voulait terriblement à Kadaj, les mots de l'argenté avaient marqué son esprit.
Il ne se serait jamais douté que le trio avait grandi dans un laboratoire. Même s'il s'efforçait de se raccrocher à sa rancune et à sa colère, il en était troublé.
Comment pouvait bien être la vie dans un endroit pareil ? Il n'en avait pas la moindre idée, mais il avait le sentiment que cela ne devait pas être facile. Différent des épreuves que lui même avait du affronter, mais pas moins pénible d'une certaine façon.
Abel se rapprocha de lui et posa les mains sur ses épaules.
- Je suis vraiment déçu de ton comportement Denzel, même si je conçois que tu aies du mal avec la situation, cela n'excuse pas que tu agisses comme un enfant capricieux. Tu as passé l'âge d'agir de la sorte et tu le sais. Je t'ai déjà expliqué que ta maman avait besoin de calme, que je ne voulais pas que tu lui cause de l'inquiétude ou du chagrin. Avant de te conduire auprès d'elle et de ta sœur, je veux ta parole que tu seras sage.
- Pourquoi tu dis que c'est ma sœur ? Questionna Denzel avec une pointe de rancune. Ce n'est pas ta fille. C'est juste celle de maman, parce qu'elle a pas eu le choix...
- Non, tu fais erreur Denzel. Lucy est bel et bien ma fille, même si elle a été conçue grâce à un autre homme, je vais l'élever, et je l'aimerai autant que je t'aime.
- Vous n'avez plus besoin de moi alors... vous avez un nouveau bébé... balbutia Denzel d'une voix tremblante. Vous allez vous occuper de lui tout le temps. Les bébés demandent beaucoup de soins...
- Je te promets que nous n'allons pas te laisser à l'écart. Lui assura Abel doucement. Même si tu n'as pas tort et que Lucy va nécessiter des soins, ce ne sera pas à tes dépends. Tu sais que des parents peuvent avoir plusieurs enfants, sans pour autant que certains soient malheureux.
Il attira son fils contre lui et l'enlaça avec tendresse.
- Fais nous confiance mon fils.
Denzel renifla puis se mit à pleurer, serré contre le buste de son père. La tension des derniers instants commença à le quitter. Abel le garda dans ses bras jusqu'à ce qu'il cesse de pleurer.
Lorsque le jeune garçon se calma enfin, il lui essuya le visage avec soin.
- Tu es prêt à rencontrer ta petite sœur ?
- Oui, mais je ne sais pas si je vais l'aimer. Avoua Denzel.
- N'y penses pas pour le moment, attends de la voir. Lui conseilla Abel en l'entraînant vers le couloir.
Denzel le suivit docilement, mais en traînant un peu les pieds. Lorsqu'ils atteignirent l'endroit où étaient les autres enfants, il s'efforça d'éviter leurs regards.
Il entendit Luciole renifler avec mépris mais elle garda le silence. Jade elle n'eut pas de scrupules à le faire.
- Tu reviendras nous voir ? Demanda t'elle avec entrain. Il n'y a pas beaucoup d'enfants ici, c'est sympa d'avoir des nouveaux à qui parler.
Denzel aurait aimé ne pas répondre, mais Abel ne l'entendait pas ainsi et l'obligea à stopper pour donner une réponse à la fillette.
- Denzel, tu n'as rien à lui dire ? Questionna t'il avec fermeté.
- Je ne sais pas... peut être, si j'ai le temps. Marmonna Denzel avec prudence.
Jade le remercia d'un sourire.
À suivre
