Mon dieu ! Je suis désolée de vous avoir fais attendre aussi longtemps. Mais, pour ma défense, l'inspiration n'était pas au rendez-vous, et la peur de la page blanche, c'est horrible xD. Mais cette nuit, l'inspiration est venue me faire un petit coucou alors j'en ai profité pour écrire :D
Ce chapitre est en premier lieu centré sur Rachel et ses émotions, et sur une nouvelle amitié, absente de la fiction jusque là. Il est légèrement différent des autres mais j'espère qu'il vous plaira quand même, surtout que les idées pour la suite affluent déjà :D !
Sur ce, bonne lecture à tout le monde :)
Chapitre 7 :
Rachel Berry venait de revêtir un accoutrement plus confortable. Il ne faisait pas encore nuit mais elle avait eu besoin de porter son vieux pyjama rose, comme pour se rappeler les doux moments d'innocences que lui apportaient jadis son enfance. De la simplicité, voilà ce dont elle avait besoin. Elle s'assit sur son lit, serrant son oreiller contre elle. Elle songea, le néant emplissant ses yeux chocolats, embués de larmes. Le début d'une vie semble si simple quand on y pense. Les autres ne vous jugent pas. Vous pouvez agir comme bon vous semble sans vous soucier de leurs regards. Puis vous grandissez, vous prenez conscience de ce qui vous entoure et plus rien n'est comme avant. Quinn venait de partir et elle l'avait laissée là, seule, au milieu de la pièce dans laquelle elles venaient de faire l'amour.
Avant toutes ces tribulations, les deux jeunes filles prenaient le temps. Elles restaient l'une contre l'autre, leurs corps encore chauds et leurs respirations haletantes, pour se déclarer silencieusement leur amour. Elles entrelaçaient leurs doigts, leurs jambes. Puis, elles finissaient par s'endormir. Au réveil, elles se redécouvraient, elles se rappelaient d'où venaient leurs sentiments. Au premier regard, au premier souffle de la journée. Il n'était pas question de sexualité, ni d'image de soi. Juste du bonheur de l'autre. Il y avait eu tous ces slushis jetés violemment au visage, les insultes virulentes, blessantes. Il y avait eu cette hypocrisie, ces méchancetés, à la limite de la perversion. Puis il y avait eu cette bataille pour le cœur de Finn, qui en fin de compte n'avait aucune raison d'être, car elles savaient. Depuis le premier jour, le premier cours, le premier coup d'œil, le premier sourire instinctif, elles savaient que la haine réciproque qu'elles exhibaient chacune leur tour n'était qu'une façade pour nier l'évidence. Car lorsque les sentiments sont là, emplis d'une puissance incommensurable, proche de l'oppression, céder devient finalement la seule des solutions envisageables.
Mais ce soir, Quinn avait pris la fuite, laissant Rachel seule, au milieu de cette pièce dans laquelle elles venaient de faire l'amour.
Avant d'abandonner sa belle, la blondinette avait déposé un chaste baiser. Mais il y avait eu quelque chose de différent. Quelque chose manquait. La cheerleader l'avait rompu avant même que la diva ne puisse y répondre. Et ce comportement était inhabituel. Quelque chose n'allait pas, et Rachel le sentait, au travers de chacune de ses fibres. En couchant avec Finn, elle devait se l'avouer, elle avait détruit sa dulcinée bien plus qu'elle ne l'imaginait. Son couple semblait voler en éclats, et c'était de sa faute. Le charme était rompu. Cependant, Rachel Barbra Berry était une dramatique, une romantique. Que leur histoire soit sur le point de finir ou non, ça ne pouvait pas se faire comme ça, de manière inaperçue. Elle ne laisserait pas tomber. Les pleurs, les cris, les excuses. Rien ne réparerait ses erreurs. Pour se reconstruire, la rédemption devait être réelle.
Le lendemain, après un réveil plutôt difficile, la petite brune retrouva sa blonde sur le parking de McKinley et ne mentionna pas les événements de la veille. Quinn, malgré son air fatigué, paraissait de bonne humeur, un timide sourire au coin des lèvres, une légèreté inattendue mais agréable :
« - Bonjour mon cœur, dit la diva en s'approchant de son amie, l'embrassant tendrement. Tu sembles épuisée. C'est notre petit échange d'hier qui t'a mis dans cet état ? La plaisanterie l'aiderait à se détendre, pensa-t-elle.
-Bonjour à toi aussi, lui répondit la capitaine tout en lui rendant distraitement son baiser. Il y a des chances, oui mais tu n'as pas l'air plus en forme que moi. » Un silence s'installa. En effet, Rachel était trop fière pour avouer que, la veille, le départ précipité de la cheerio l'avait blessé. Quinn, quant à elle, n'aborderait pas le petit secret qu'elle partageait désormais avec Santana et Puck, puisque celui-ci les avait, à leur grand regret, surprises. « Mais tu sais quoi ? On n'a pas beaucoup de cours en commun aujourd'hui, alors j'ai envie de t'accompagner à ta salle de classe. » Grâce à ces petits mots, l'ambiance redevint alors plus gaie et les yeux de la brunette s'illuminèrent. Sa petite amie venait d'avoir une attention envers elle, ce qui n'était plus véritablement arrivé depuis des semaines. Le couple subissait des tensions plutôt dangereuses en ce moment, alors chacune était prête à garder pour soi ce qui aurait tendance à les alourdir. Main dans la main, elles traversèrent les corridors de leur lycée.
L'entraînement de cheerleading allait prendre sa fin d'après-midi à la sportive mais il lui restait quelque temps avant de devoir s'y rendre. Elle discutait avec Santana lorsqu'une petite brune vint les rejoindre :
« - Quelle soirée ? Demanda-t-elle suite à ce qu'elle venait d'entendre. Elle enlaça son amante par la taille. Elle ne l'avait pas revu depuis ce matin, et elle espérait pouvoir profiter de quelques instants avec elle avant d'aller répéter pour le Glee Club. « Alors, de quelle soirée parliez-vous ? » Toutes se regardèrent, presque embarrassées, avant que l'hispanique ne prenne la parole.
La chanteuse aurait aimé obtenir une réponse autre que celle qu'elle venait d'entendre. Un sentiment d'abandon avait parcouru la diva en voyant Quinn avec Santana au niveau des casiers. Mais apprendre que celle qu'elle aimait avait préféré appeler quelqu'un d'autre pour une histoire aussi banale qu'un couvre-feu, plutôt qu'elle, l'atteignait. Elle eut l'impression qu'une fêlure apparut soudainement dans son cœur. Elle sentait la blonde s'éloigner d'elle. Elle aurait aimé lui dire que ce n'était pas grave, que la prochaine fois elles trouveraient une solution. Mais non, Quinn avait appelé la latina en prétextant ne pas vouloir déranger sa petite amie. La complicité du couple perdant peu à peu de son éclat, les deux cheerleaders prirent le chemin des vestiaires après que la sonnerie eut retenti.
Rachel resta un moment, adossée contre le mur métallique, au bord des larmes, une soudaine tristesse prenant le dessus sur ses autres émotions. Elle devait en parler. Garder toutes ces craintes pour elle la tirerait vers le fond. Elle farfouilla alors dans son sac pour en sortir son téléphone. Elle hésita un instant puis appuya sur la dernière touche.
#On peut se voir ? Je serai à l'auditorium dans 10min.#
Le message venait d'être envoyé et, après réflexion, la jeune fille se demanda pourquoi elle avait choisi Puck comme destinataire. Elle aurait pu appeler Kurt, Mercedes ou bien Tina. Mais non, le choix s'était imposé de lui-même. Elle avait cette sensation que le rockeur serait le plus apte à la comprendre. Peut-être parce que lui aussi avait commis de lourdes erreurs par le passé mettant en péril son amitié avec Finn. Et puis, tout était rentré dans l'ordre. Il était étonnant de voir comment les rapports entre êtres humains ne tiennent pas à grand-chose. Un mot, un geste de trop, un quiproquo, le mauvais endroit au mauvais moment et tous les liens construits, aussi solides qu'ils puissent paraître, s'évaporent. Était-il possible de faire du mal intentionnellement ? Ou est-ce seulement un jugement faussé ? Avait-elle voulu faire souffrir Quinn ? Ou avait-elle eu peur, simplement ? Pouvait-elle en vouloir à Finn ? Ou était-elle la seule fautive ? Si tout devait se finir ici et maintenant, de quoi se souviendrait-elle dans quelques années ? Se rappellerait-elle de son charme qui plaisait à certains garçons ? Ou de son amour perdu ? Elle ne s'attendait pas à ce que le jeune homme vienne la rejoindre, ils n'étaient pas vraiment amis après tout. Mais peu importe, elle était déjà sur scène, prête à entamer une chanson de Whitney.
Àpeine eu-t-elle laissée la première note s'échapper de sa bouche qu'un son de porte qui s'ouvre atteignit ses oreilles. Elle sursauta. Noah Puckerman s'approcha d'elle, jetant négligemment son sac sur l'un des sièges au premier rang :
« - J'ai reçu ton message. » commença-t-il. On aurait pu croire qu'ils avaient l'habitude de se retrouver. « Qu'est-ce qu'il y a ?
- Je suis étonnée de te voir. Pour être honnête, je ne pensais pas vraiment que tu allais venir. » Malgré la puissance de sa voix lorsque la diva chantait, à cet instant, elle se fit fluette, comme pour prévenir d'une faiblesse imminente.
« -Et bien, je suis là. » Il marqua une pause, comme si ce qu'il s'apprêtait à dire était solennelle. « Écoute, je sais qu'entre toi et moi ça n'a pas toujours été rose, que j'ai toujours été plus proche des jolies filles. Attention, tu es jolie, je ne dis pas le contraire, mais tu es à Quinn, alors je n'ai pas vraiment le droit de t'approcher mais... » Il ralentit la cadence un instant pour reprendre son souffle. « Au fond je t'apprécie, et on est juif tous les deux, alors je suis sûr qu'on peut être ami. » Un sourire sincère vint se placer sur son visage et Rachel l'imita.
« - Je suis touchée par ton petit discours. Là aussi, je ne m'y attendais pas. Mais il me remonte un peu le moral à vrai dire. Au moins je n'aurais pas tout gâché. » La dernière syllabe se fit dans un sanglot et un flot de larmes apparut sur les joues de la lycéenne. Puck se précipita pour la prendre dans ses bras.
« -Ça va aller ma belle, t'inquiète pas, ça va aller. » Sa voix était douce, apaisante, rassurante. L'adolescente sentit un vague de chaleur réconfortante la parcourir au travers de cette étreinte. En bonne petite diva, Rachel avait toujours eu ce besoin quasi maladif d'attention. Cependant, aujourd'hui, il en était autrement. Elle avait juste besoin de quelqu'un qui lui dirait que tout allait s'arranger. « Et si tu me racontais un peu ce qui ne va pas, hein ? » continua le sportif, en passant délicatement sa paume sur le dos de sa nouvelle amie.
« -Comme si tu ne le savais pas déjà. Ma vie est une catastrophe depuis, enfin tu sais, depuis l'histoire Finnchel. » balbutia l'étudiante en essuyant une larme du dos de sa main. « Quinn m'en veut toujours. Elle essaye de le cacher, de me faire croire que tout va bien, mais je sens qu'elle me ment. » Son timbre s'était cassé. Plus que de la tristesse, il y avait de la douleur, du chagrin dans ses paroles.
« -Elle te ment ? À propos de quoi veux-tu qu'elle te mente ? » Les images de Santana embrassant la capitaine des cheerios revinrent à l'esprit du jeune homme. Il avait promis de garder le silence. Mais si la chanteuse qui sanglotait contre lui était déjà au courant, pourquoi le cacher. Sa nouvelle amitié n'était pas solide. Elle était même basée sur plusieurs cachotteries. Néanmoins, il lui fallait faire preuve d'astuce afin de ne pas tout gâcher.
« -Elle n'arrête pas de me dire qu'elle m'a pardonnée, qu'elle a tourné la page. Mais je sais que c'est faux. » compléta la jeune fille, sur le point de se remettre à pleurer. « Je le vois dans ses yeux, je l'entends dans sa voix, je le sens quand on fait l'amour. Elle fait semblant pour nous. C'est elle la plus droite de nous deux. Je ne la mérite pas. » Non, définitivement, la jeune femme ne savait rien. Ni pour Kelly, ni pour Santana. « Mais si elle me quittait, Puck, je ne m'en remettrai pas. Elle est toute ma vie tu sais ? »
Le sportif ne put répondre tout de suite. Rachel avait l'air si vulnérable, et véritablement coupable. Elle lui faisait de la peine. À cet instant, un doute le saisi. Au sein du couple, les problèmes étaient nombreux, mais l'adolescent n'en avait pas les mêmes versions. Que pouvait-il bien faire ? Il ne pouvait rien dire, sinon tout lui retomberait dessus pour avoir trahi la confiance que Quinn lui accordait. Il était pieds et poings liés. Sa seule solution pour le moment : essayer de rester le plus objectif possible.
« -Écoute-moi bien petite princesse juive. Tu as fais une erreur, une grosse erreur. Mais tout le monde en fait. Regarde, moi, avec Finn l'année dernière, c'était pas chouette pour lui, mais il a réussi à me pardonner, et aujourd'hui on est de nouveau meilleurs potes. » La brunette, appuyée sur le torse du rockeur depuis qu'elle avait senti les émotions la bouleverser, releva la tête et Puckerman eut presque l'impression de la voir sourire. « Ce que tu as fait n'était pas cool, mais tu es prête à te rattraper, et c'est ça le plus important. Je suis sûre que ce n'est qu'une question de temps avant que tout rentre dans l'ordre. » Le visage de la brune repris peu à peu des couleurs. Décidément, elle avait envoyé un message à la bonne personne.
« -Merci Noah. » Et elle serra le lycéen du plus fort qu'elle le put.
Deux semaines et demie passèrent depuis que Puck avait aperçu le désespoir de la chanteuse. Après avoir pesé le pour et le contre, il décida qu'il devait tout de même en référer à Quinn. Certes, il avait promis que quoiqu'il arrive, il resterait muet. Mais s'il y avait ne serait-ce qu'une seule chance de sauver le couple de ses amies, il devait la saisir. Bien sûr, en se liant d'amitié avec Berry, peut-être que la cheerleader mettrait en doute son silence. Mais il n'était pas ce genre de gars. Quand quelqu'un avait besoin d'une oreille attentive, il était là et pour l'instant, il n'avait aucune raison de tout raconter à tout le monde. Il voulait simplement que tout redevienne comme avant. Et aller dire à la reine des glaces combien sa petite amie l'aimait ne pouvait pas faire de mal.
Le footballeur gara son pick-up dans la ruelle où habitait la famille Fabray. Il remarqua qu'aucune voiture ne s'y trouvait, il pouvait donc y entrer sans risque. En effet, depuis qu'il avait mis leur petite fille modèle enceinte un an auparavant, il n'était plus vraiment le bienvenu. Et même si monsieur Fabray avait lui aussi été contraint de quitter les lieux, madame Fabray préférait ne pas voir le jeune homme chez elle. Il s'avança dans l'allée et, une fois sur le perron, pris une grande inspiration avant de sonner. Quelques pas se firent entendre, et la porte s'ouvrit, laissant apparaître une demoiselle blonde, vêtue d'une robe d'été, les épaules couvertes par un gilet en coton vert pastel faisant ressortir ses yeux, légèrement maquillés. Elle était ravissante. La meneuse ne connaissait pas la tenue du dimanche. Quel que soit le jour de la semaine, elle faisait toujours attention à ce qu'elle portait. Dans son enfance, elle s'était sentie grosse, plutôt laide et rejetée. Maintenant qu'elle était au sommet de l'échelle sociale de Mckinley, elle aimait véhiculer une image séduisante et désirable d'elle-même :
« -Qu'est-ce que tu fais là ? » lança la jeune femme. De toute évidence, cette visite surprise ne lui faisait pas vraiment plaisir.
« -Je suis venu te parler de quelque chose d'important. » répondit le garçon en espérant que la maîtresse de maison ne lui claque pas la porte au nez. « J'ai vu que ta mère n'était pas là. » D'un geste du doigt, il montra l'emplacement vide devant le garage.
« -Non. Elle avait une réunion importante avec le pasteur de notre église. » déclara-t-elle en appuyant son poignet sur l'encablure de l'entrée. « Ce que tu as à me dire ne peut pas attendre demain ?
-Ça pourrait, mais selon moi c'est assez urgent. C'est à propos de Rachel. » Au nom de la brunette, Quinn se raidit. Elle s'avança vers l'extérieur, prenant soin de bien fermer derrière elle. Elle invita le visiteur à prendre place sur le banc en osier trônant sous le portique. « Elle va bien ? Il ne lui ait rien arrivé de grave ? » Sa voix trahissait son inquiétude.
« -Non elle ne va pas bien, justement. Je veux dire, physiquement ça va. C'est émotionnellement que ça coince. » Il planta son regard dans celui de son hôte, et remit une mèche de cheveux en place. « Il y a une semaine ou deux, je ne sais plus très bien, Rachel est venue me voir. Elle avait besoin de parler. Et jamais je ne l'avais vue aussi désespérée. Je veux dire, elle a cette tendance pour les drames, mais là, elle semblait détruite. » Son ton était dur, on pouvait sentir une once de colère dans ces propos, mais aucun reproche, juste un rapport de faits. La cheerio prit peur. Qu'avait donc pu répondre son ami ?
« -Tu ne lui a rien dit j'espère ? » Voilà, le masque d'Ice Queen était de retour. Une façade froide, glaciale.
« -Non, ne t'inquiète pas. Je n'ai pas envie de colporter ce genre de nouvelle. Je t'ai fais la promesse de tenir ma langue, je la tiendrais. » s'offusqua l'étudiant. « Mais ça ne veut pas dire que je suis d'accord avec ça. » Il fronça les sourcils. « Tu sais, au début de votre relation, je n'arrivais pas à comprendre ce que tu pouvais lui trouver. Et au final, quand elle ne réclame pas tous les solos en nous aspergeant de son talent, elle est plutôt attachante.
-Elle est géniale, oui. » Noah n'arriva pas à savoir s'il y avait ou non de l'ironie dans la réplique de la blonde. « Je l'aime toujours. Mais comme tu as pu le constater, elle n'est pas la seule à aller mal. Chacun fait comme il peut. » rétorqua-t-elle de façon plus cinglante qu'elle ne l'aurait souhaité.
« - Que tu veuilles te venger, je comprends. J'aurais sûrement fait pareil à ta place. Mais tu ne crois pas que vous devriez oublier tout ça maintenant ? J'en ai marre de vous voir tristes. »
La demoiselle se détourna, laissant son regard vagabonder le long du paysage de banlieue qui s'offrait à elle. Le soleil se faisait de plus en plus bas mais allouait toujours sa lumière. Il faisait doux, et bien que la fin du week-end fût proche, la demoiselle n'aurait pas été contre une tasse de thé accompagnant un livre, profitant des dernières chaleurs du jour. Toutefois, elle se concentra sur l'homme à crête assis à côté d'elle qui semblait s'impatienter :
« -Tu sais quoi ? Tu as raison. » la sportive venait de lâcher chaque mot comme une bombe, laissant un air ahuri sur le visage du rockeur.
« -Pardon ? » l'étonnement était à son apogée.
« -C'est bien ce que tu voulais, non ? J'ai réfléchi et je suis d'accord avec toi. La vie est trop courte pour être rancunière. Je vais faire des efforts. » L'adolescente esquissa un sourire pour la première fois depuis le début de la conversation.
« -Wow, et bien... Je suis content d'avoir pu te faire changer d'avis. Cette situation commençait à être pesante pour tout le monde. Et je sais que Rachel et toi êtes faites pour être ensemble. Je sais que vous pouvez être heureuse. » Il se leva et serra son ami dans ses bras. Convaincre la lycéenne s'était avéré plus simple que prévu mais il ne s'en trouva pas moins soulagé. Quand il mit le moteur en marche, il avait le cœur léger. Pour une fois, il avait l'impression d'avoir fait quelque chose de bien et n'avait pas été le salaud de l'histoire.
Quinn, quant à elle, était restée à l'extérieur jusqu'à ce que la voiture disparaisse au tournant. Un fois qu'elle fut sûre d'être seule, elle rentra dans la bâtisse, se dirigeant directement vers sa chambre. En passant devant la salle de bain du couloir une voix lui demanda :
« -Qui était-ce ?
-Puck ! » clama la blonde qui s'était allongée, songeuse, sur son lit. Elle ferma les yeux quelques secondes quand la porte de la pièce, déjà entrouverte, laissa apparaître une Santana en lingerie fine, un sourire en coin.
