Hey, hey, hey ! Salut les gens, ça va bien ? :D voici un nouveau chapitre qui, je l'espère, vous plaira :D ! Une fois encore merci pour vos reviews, elle font toujours autant plaisir, et ça, c'est chouette :)
Fabray : je viens de me souvenir que tu avais posté un petit commentaire sur le chapitre 3, et j'ai complètement oublié d'y répondre, je suis désolée, donc si tu repasses par là, j'espère que tu ne m'en veux pas trop hein ^^ Donc, pour te répondre, je ne sais pas encore comment, et si, Rachel va être capable de faire oublier sa peine à Quinn car celle-ci est détruite par la tournure que prennent les évènements. Dans mon histoire, Q a été enceinte, chassée de chez elle et tout le tralala qui a eu lieu pendant la saison 1. Du coup, le traumatismes engendrés par toutes ces tribulations sont encore bien présents dans son esprit et elle a du mal à gérer tout ça. ha oui, et merci pour ta review quand même :p !
Minoushe : Merci pour ta review, et je suis vraiment ravie que ma fic te plaise autant. Ce n'est pas la première fois que j'écris, mais c'est la première fois que je me sens capable de faire lire, donc je suis touchée par ton compliment (si, si, vraiment :D). Pour te répondre, oui, Quinn agit comme une salope mais comme cité ci-dessus, elle est complètement paumée. Dans ce chapitre, j'ai en partie expliqué pourquoi elle agissait de la sorte quand elle raconte comment elle se "décharge de ses responsabilités". Et, pour ce qui est de Santana, j'espère que tu l'aimeras un peu plus dans ce passage :). Elle et Quinn sont mes personnages préférés et je me sentais obligé de les mettre ensemble vu que les auteurs de la série n'ont jamais donné de suite au Quinntana de l'épisode "I Do" dans la saison 4. Et oui, Rachel ne mérite pas ça, mais que veux tu, personne ne mérite ça si on y réfléchit bien, c'est la vie :/
Quelques dernières petites choses avant de commencer (oui je sais, c'est long, mais ça arrive bientôt, ne vous inquiétez pas ^^). Premièrement, je pensais sérieusement à renommer ma fiction. En effet, le titre actuel ne me convient pas, et je l'avais choisi sur un coup de tête. Je songeais à quelque chose du style "What would you do ? (Que ferais-tu ?)", "Who would you choose ? (Qui choisirais-tu?)" ou encore "Hard choices (choix difficiles)" Bref, dans tous les cas, j'aimerai savoir ce que vous en pensez :D
Deuxièmement, j'ai pour habitude de répondre au reviews de ceux qui ont des comptes "Fanfics" par messages privés et à ceux qui n'en possèdent pas comme je viens de le faire précédemment. Est-ce que vous préférez que je continu ainsi, ou alors est-ce que je réponds à tout le monde en début de chapitre ?
Et pour finir, merci à ma petite sœur, Silly June, de m'avoir aidée quant à l'écriture de ce chapitre. J'aime avoir ton avis quand j'ai du mal avec la tournure de mes phrases. Le style d'écriture est très important pour moi, car plus il sera fluide, plus vous apprécierez la lecture (en théorie).
Sur ce, enjoy :D !
Chapitre 8 :
Quinn Fabray était sur son lit, allongée sur le ventre, balançant nonchalamment ses pieds d'avant en arrière, un exemplaire de Les liaisons dangereuses entre les mains. En ce premier dimanche du mois de Juin, la chaleur se fit plus intense et le soleil de midi éblouissant. Une légère brise de fin de printemps faisait doucement virevolter les rideaux de la fenêtre entrouverte. La jeune fille, jusque-là profondément plongée dans sa lecture, releva la tête un instant. Elle songea au discours tenu par Santana il n'y a pas si longtemps de ça, ânonnant à peine chaque syllabe, comme pour se convaincre elle-même. « Tu es frustrée... J'aurais voulu plus... Une relation purement physique... » Elle se tourna, laissant son roman atterrir sur le sol. D'un geste souple, elle attrapa son téléphone qu'elle consulta. Sans grande surprise, Rachel lui avait envoyé plusieurs messages. Tous pour lui dire qu'elle l'aimait, qu'elle lui souhaitait une bonne journée et qu'elle lui manquait. La cheerleader s'empressa d'y répondre. Il ne s'agirait pas vraiment d'un mensonge, mais ce ne serait pas la pure vérité non plus. Elle voulait juste éviter de se faire harceler par la suite. En effet, la jolie blonde avait d'autres projets en tête.
#Toi aussi tu me manques. Je suis désolée de ne pas pouvoir être avec toi en ce moment, mais ma mère avait besoin de moi à l'église.#
Elle aimait sa petite amie, mais à être tout à fait honnête, une autre brune occupait actuellement son esprit : une belle hispanique aux lèvres pulpeuses, au regard charbonneux du genre de ceux qui vous transpercent et de fines jambes élancées.
#Je m'ennuie, et si ta proposition tient toujours, je passe te chercher.#
#Je savais bien que tu ne pouvais pas me résister indéfiniment. Je t'attends ;)#
Moins d'une minute après avoir reçu l'information, la jeune étudiante se leva, mis une paire d'escarpins verts pâles assortis à son gilet, attrapa son sac et descendit les escaliers rapidement. Dans le salon, sa mère était elle aussi sur le point de s'en aller :
« -Tu sors ma chérie ? Demanda-t-elle tout en attrapant ses clés de voiture.
-Oui. Je vais chercher San, on va se faire une petite soirée DVD. Ça fait longtemps qu'on n'a pas fait une soirée entre copines. » répondit sa fille en ouvrant la porte. « À plus tard maman, je t'aime. » À peine eut-elle fini sa phrase qu'elle se dirigeait vers sa voiture.
« - Je t'aime aussi. Ne vous couchez pas trop tard, il y a école demain. » cria Judy sans savoir si l'adolescente pressée qu'elle venait de voir l'avait entendu.
Quand Quinn revint chez elle, trois quarts d'heure plus tard, accompagnée de la latina, la maison était vide. Elle se débarrassa de ses affaires, devenues encombrantes, elle enleva même ses chaussures, appuyant une de ses paumes sur l'avant-bras de son amie qui ne se priva pas de la regarder faire. La blondinette releva la tête et se retrouva face au regard pénétrant de sa camarade. Elle se mordit la lèvre inférieure et enleva doucement sa main, en prenant soin de laisser ses doigts glisser sur la peau de la brune. Délicatement, elle sentit un frisson la parcourir. Quelle douce sensation. Elle ferma les yeux, juste un instant. Qu'allait-elle faire ? Elle les rouvrit et Santana se tenait devant elle, la regardant avec une intensité rare, comme si elle essayait de contrôler quelque chose. Les deux jeunes filles se tenaient face à face, dans le salon rempli de lumière, se rapprochant dangereusement. Lorsqu'elle ne fut plus qu'à quelques centimètres de ses lèvres, l'hispanique caressa délicieusement le visage rosi de son amante, de ses joues à son cou, en suivant les lignes de sa mâchoire. La capitaine se laissa faire, comme touchée pour la première fois. La brunette l'hypnotisait littéralement, par sa beauté, par son charisme, par ses gestes lents et mesurés. D'un timide mouvement, elle fit se rejoindre leurs souffles dans un baiser incertain. La danse commença. Comme possédées par un désir hardant, brûlant à l'intérieur, elles s'agrippèrent l'une à l'autre, leurs langues et leurs membres engagés dans un ballet allegro.
Collée contre le dossier du canapé, Quinn passa ses jambes autour de Santana. La brune avait remonté la robe de sa conquête jusqu'au haut de ses cuisses tandis qu'elle déboutonnait son propre jean avec empressement. La blonde releva les cheveux sur sa nuque, l'offrant indécemment à sa maîtresse qui ne se priva pas d'y goûter. « Pas de marques. Rach s'en rendrait compte. » pensa-t-elle, en emprisonnant la bouche savoureuse de sa camarade dans un nouveau baiser, plus violent. La cheerleader halée raffermit sa prise sur le corps devant elle, dégrafa ce qui restait de vêtements, enleva sa chemise qu'elle abandonna sur le sol, et se jeta sur cette poitrine qui lui faisait horriblement envie. Dieu que c'était bon ! Quelle libération !
Le front de Santana reposait sur l'épaule encore dénudée et ruisselante de la blondinette. Celle-ci avait la tête en arrière et essayait de reprendre désespérément ses esprits. Après quelques minutes à écouter leurs respirations irrégulières, la meneuse se redressa et prit le visage de la brune entre ses doigts, plongeant son regard émeraude dans celui couleur suie. Elles échangèrent un sourire, lorsque brusquement, la sonnette retenti. Les lycéennes se tournèrent d'un même mouvement vers l'entrée :
« -Tu attends du monde ? Demanda la latina.
-Pas que je sache. » répondit la cheerio en s'approchant du judas qui lui permettrait de voir son inconnu. Elle se mit sur la point des pieds et posa son œil sur le petit opercule quand, soudainement, son visage changea de couleur. « Merde S ! Vite, prend tes affaires et monte te cacher à l'étage. Et surtout ferme là ! Je t'expliquerai après. » La capitaine avait beau chuchoter, on sentait la panique dans sa voix. Jamais de sa vie elle ne s'était rhabillée aussi vite.
Trop étonnée du revirement de situation, la brunette préféra s'exécuter sans dire mot. Elle se rendit dans la salle de bain du premier, prenant tout de même soin de laisser la porte entrouverte, au cas où quelque chose d'intéressant serait à savoir.
La pièce, tout juste refaite, était moderne. Il y avait un large miroir trônant au-dessus d'une paire de lavabos. La cabine de douche était spacieuse, installée à l'italienne. Le décorateur avait eu la bonne idée d'associer le violet et le gris comme couleurs dominantes. Aux murs des cadres en bois laissaient apparaître des paysages du monde, des rizières de Chine, aux chutes du Niagara. En contemplant la salle, Santana ne pu s'empêcher de penser à quel point ce lieu était apaisant. Cependant, un détail accrocha son regard. Sur le rebord d'un des lave-mains se trouvait une chaînette en or, dont la boucle en forme d'étoile était gravée des lettres R&Q.
La sportive, ne faisant pas attention à sa nudité partielle, posa ses yeux sur l'objet symbolique qu'elle effleura du doigt. Une certaine prise de conscience ressorti de ce geste. Comme traversée par un éclair de lucidité, la jeune femme se rendit compte de la teneur de ses actes. Elle venait de baiser Quinn Fabray, reine des glaces de Mckinley, en couple avec Rachel Berry, alias Man-hands.
Elle scruta son reflet avec perplexité, ses muscles raidis par sa constatation, se mordant férocement la lèvre, preuve de sa confusion. Elle avait devant elle une image qui la rebutait. Une larme perla au coin, comment avait-elle pu faire ça ? Le bracelet qu'elle tenait dans sa main prouvait l'existence d'un lien qu'elle venait sûrement de fendre en se laissant aller à ses pulsions sexuelles. Car, il n'était question que de ça. « Il n'était question que de sexe ! » se persuada-t-elle. Quelques minutes s'écoulèrent, laissant la jeune cheerio en proie avec elle-même. Elle prit une soudaine inspiration, et ressassa les derniers événements. La blonde en face d'elle, ses caresses, son souffle, sa voix, sa sensibilité, cette façon qu'elle avait de lui faire perdre tous ces moyens. Elle venait de coucher avec Quinn Fabray, sa meilleure amie, en couple avec Rachel Berry, future étoile montante de Broadway.
Dans un tremblement, la cheerleader se retourna et se laissa glisser sur le sol, la tête entre ses jambes. À présent, un flot de gouttelettes coulait le long de ses joues, venant mourir sur ses lèvres frémissantes. Contrairement à sa vision, devenue floue, la situation était limpide : elle venait de faire l'amour avec Quinn Fabray, la fille qui lui avait fait oublier Brittany en une seule étreinte.
Pendant un instant, l'adolescente réfléchit à ce que serait sa vie si elle n'était pas seule. Car c'est là que résidait la triste vérité. Santana Lopez ressentait chaque jour l'absence et la solitude. Certes, la latine se trouvait toujours entourée des élèves les plus populaires, mais sur combien d'entre eux pouvait-elle véritablement compter ? Quinn et Brittany ! Toutes deux indisponibles. La gourmette qu'elle tenait dans sa paume était là pour le lui rappeler, telle une aiguille enfoncée profondément dans la chaire. Une toute petite douleur insidieuse, infime mais pourtant bien réelle.
Cela faisait une vingtaine de minutes que sa capitaine lui avait intimé l'ordre de disparaître lorsqu'elle entendit la porte s'ouvrir. Ainsi, soudainement, l'hispanique se leva, sécha ses larmes et prit soin de remettre un coup de crayon qu'elle trouva dans la trousse à maquillage de son amie. La jeune femme ne supportait pas que l'on puisse déceler en elle la moindre trace de faiblesse.
Elle vit une silhouette faire quelques pas, se dirigeant vers la chambre. Quelques instants plus tard, la brune sortit de la salle de bain :
« - Qui était-ce ? » Demanda-t-elle, l'avant bras appuyé sur l'encolure de la porte.
Sa compère tourna le visage vers son interlocutrice, le regard vide et répondit aussi platoniquement que possible :
« - Puck.
- Qu'est-ce qu'il voulait ? » Questionna la brunette tout en se posant sur le lit. Doucement, elle caressa les cheveux soyeux de son amante. Son geste était délicat, emplit d'une tendresse qu'elle réservait autrefois à une autre blonde. Quinn, l'esprit toujours embué par son échange avec le rockeur, attrapa instinctivement la main de sa camarade, entrelaçant ses doigts aux siens. Rien qu'une seconde, l'atmosphère se fit plus légère, comme si un drap de soie avait recouvert leurs problèmes. Puis, elle murmura :
« - Me parler de Rach. » Triste retour à la réalité !
Décidément, Santana aurait dû s'entendre à ce genre de situation en couchant avec Quinn. Elle leva les yeux au ciel. Elle devait faire quelque chose :
« - Tu es sûre que c'est ce que tu veux ?
- Comment ça ? Interrogea la meneuse, arquant un sourcil.
- Ce qu'on fait. Le sexe entre amies. » Sans s'en rendre compte, elle baissa les yeux, comme consciente de sa culpabilité. Quinn n'avait pas lâché sa main. Elle inclina légèrement la tête afin de retrouver un contact visuel, ce qui fit gentiment sourire sa compère :
« - Tu regrettes ? » Il y avait dans la voix de la blondinette une sorte de compassion, un sentiment étrange mêlé à une sorte de peur, naissant dans son estomac. En effet, elle avait beau s'être convaincu d'agir après réflexion, mais la vérité, c'est qu'elle s'était allée à la tentation. Et imaginer que l'hispanique puisse avoir des remords l'effrayait quelque peu.
« - Je ne sais pas. Je veux dire, c'était génial, vraiment, mais on en revient toujours à Berry. » Du revers de la main, la latine essuya aussi rapidement que possible une larme discrète apparue à la commissure de son orbe.
« - Oh mon dieu ! Mais tu pleures ! » s'exclama la jeune femme, une expression de surprise greffée au visage. Voyant le manque de réaction de son amie, elle ajouta « Je lui ai dit que j'allais arrêter mes conneries et sauver mon couple. » Elle marqua une pause, mais devant le regard livide de Santana, elle continua précautionneusement « Mais je lui ai menti. »
À cet instant, la latina ne put retenir sa stupéfaction :
« - Quoi ?
- Je lui ai menti. » Quinn Fabray pesait ses mots, les prononçant distinctement, avec toute la froideur du monde. À présent, les deux jeunes étudiantes étaient assises sur le lit, l'une face à l'autre :
« - Mais pourquoi ? Balbutia la seconde cheerleader, au fond, cet imbécile de Puck a raison ! Tu n'a pas envie de sauver ton couple ? » Il y avait une once de colère et d'indignation dans ses paroles. Même si c'était en sa faveur, comment son acolyte pouvait-elle autant négliger sa petite amie ?
« - Écoute, ça va te paraître bizarre mais j'aime bien être avec toi. Tu es comme ma bulle d'oxygène. Je fais tout de travers depuis quelques temps, mais quand je suis avec toi, j'ai l'impression d'aller un peu mieux. » Sa voix tremblait. Jamais elle n'avait imaginé tenir ce genre de discours à la personne devant elle. C'est clairement le genre de chose qu'elle devrait dire à Rachel :
« - Tu as conscience que ce n'est pas moi qui devrais être ton oxygène, hein ? Je ne devrais pas être celle qui t'apaise, je ne devrais pas être celle avec qui tu as envie d'être. Je devrais être celle qui essaye de te piquer ta place au sommet de la pyramide et qui te gifle après t'avoir balancé une réplique cinglante sur la pseudo trans-sexualité de ta copine. » dit l'hispanique d'un air triste.
Elle cherchait à apaiser son amie, mais cela ne semblait pas fonctionner. Puis, elle eut une idée. La jeune fille se leva, alla chercher quelque chose dans la salle de bain avant de s'installer à nouveau près de la blondinette. Elle lui montra sa trouvaille et annonça :
« - Qu'est-ce que c'est ?
- C'est Rachel. C'est le bracelet qu'elle m'a offert pour nos un an.. Je l'ai enlevé parce que je ne voulais rien d'elle au moment où toi et moi on serait en train de... » Soudain, la meneuse se rappela, incapable de terminer sa phrase. Sa petite amie l'aimait et par ce cadeau, elle voulait le lui prouver, l'encrer dans quelque chose de réel et oublier les erreurs du passé. Quinn soupira avant d'éclater en sanglots. Rachel avait tellement de sentiments pour elle que l'adolescente s'en voulait de ne plus ressentir autant qu'au premier jour. « Pourquoi ? » chuchota-t-elle en reniflant, presque pour elle-même.
« - Pourquoi quoi ? Répondit la brunette, peinée de la situation.
- Pourquoi tout est si compliqué ? Je ne voulais pas tout ça. Je voulais juste oublier, pardonner, recommencer comme avant. Mais c'est trop dur. » Pendant quelques secondes, la capitaine détourna le regard, honteuse, puis continua. « Je ne voulais pas me venger, mais c'est plus fort que moi. Avec Kelly, je ne voulais pas je te jure, mais ça m'a fait tellement de bien. Mais avec toi... Avec toi...
- Avec moi, tu avais envie et surtout tu savais que ça allait arriver, vu que je te l'avais proposé. Tu avais l'impression de pouvoir tout contrôler... » soupira la brune. Elle lisait dans les pensées de son acolyte. Elle savait ce qu'elle ressentait car elle aussi avait eu ce désir profond, puissant, la torturant jour et nuit depuis leur premier baiser. « Je suis désolée » poursuivit-elle, émotionnellement à bout. « Je suis désolée que tu te mettes dans un état pareil par ma faute. C'était une mauvaise idée. Le sexe entre amies n'est pas fait pour toi. Puck a raison, tu dois arrêter tes conneries et reconquérir Rachel. » Elle esquissa un sourire, espérant réconforter sa camarade. Tendrement, elle la prit dans ses bras.
« - Tu viens de l'appeler Rachel. » remarqua la blonde, rassurée par la chaleur du corps chaud de l'hispanique.
« - Je crois que c'est parce que je commence à respecter l'amour qu'elle te porte. » confessa la jeune femme.
Quelques minutes s'écoulèrent, les deux cheerios profitant l'une et l'autre de leur enlacement. Habituellement, ce genre d'affection ne faisait pas partie de leur relation, mais les choses avaient changé. Néanmoins, Quinn choisit de rompre le silence :
« - Tu sais comment je fais pour me décharger de toute responsabilité dans cette histoire ?
- Non.
- Je me dis qu'on est jeunes et que lorsque je vais voir ailleurs, c'est parce que la vie est trop courte, et qu'il faut profiter. Mais quand j'imagine Rach en train de me tromper, c'est qu'elle n'en a rien à faire de moi. Plutôt hypocrite, non ? » lança-t-elle dans un rire nerveux. À présent, ses larmes avaient disparu.
« - Plutôt, oui. » concéda la sportive. « Mais entre nous, il n'était question que de sexe, alors si tu veux arrêter, reprendre ta vie en main, et tout faire pour que ça marche dans ton couple, je comprends. » La latina semblait sincère, quoiqu'un peu déçue, mais elle se garda bien de le montrer. Puis, elle regarda l'horloge. Il était presque vingt heures. « Tu sais quoi ? Je vais rentrer, et te laisser réfléchir à tout ça. » L'étudiante se leva, se rhabilla enfin et embrassa son amie sur la joue qui rétorqua :
« - Mais tu n'as pas ta voiture. Tu ne veux pas que je te ramène ? Puis j'ai dit à ma mère que tu restais dormir.
- Non, merci. Je crois que marcher me fera du bien. Tu diras quand même merci à Judy pour l'invitation. » répondit-elle avant de descendre les escaliers puis de sortir.
Sur le chemin du retour, la cheerleader ne pouvait s'empêcher de se remémorer l'intégralité de sa journée. Une délicate brise lui caressait le visage, adoucissant sa peine. Cette après-midi avait été fantastique, et pourtant, elle pleurait. Tout cela n'aurait dû être que physique, bestial, animal. Tout cela n'aurait dû être que sexuel, le début d'une longue série de jambes en l'air sans conséquences. Quinn avait sous-entendu que leurs petits jeux signifiaient plus que ça. Et Santana se mordit la lèvre de ne pas avoir avoué qu'il en était de même pour elle. Mais non, elle avait choisi de faire autrement. Seulement, avait-elle agi de la sorte par pure bonté d'âme ou par lâcheté ?
