Hey, Hey, comment ça va bien ? Alors, tout d'abord, je tiens à préciser que ceci n'est pas un chapitre à part entière. Disons qu'après avoir relu vos reviews (qui me font d'ailleurs toujours autant plaisir), je me suis aperçue avoir pas mal de demandes de Faberry. J'ai donc écrit une petite parenthèse sur le couple en question. Cependant, cela à bien un lien avec l'intrigue de la fic même si ce n'est pas la suite directe. J'espère que vous apprécierez :D

J'en profite quand même pour vous répondre :)

Silly June : J'espère qu'il te reste assez de crédit sur ton portable pour que ton accès internet ne soit pas coupé lorsque tu liras ce chapitre x) PICK UP !

Faberry-momo : Voilà pourquoi je n'ai jamais eu de réponse au message que je t'avais envoyé, tu les regardes pas xD Mais ce n'est pas grave vu que tu reviens toujours me laisser une petite review, j'ai quand même le sourire :) je te répondrai direct ici maintenant que je suis au courant :) Alors, comme tu voulais, voici du Faberry, après "heureux" ou pas, ça dépend de ton point de vu ^^ j'espère que tu apprécieras quand même :D

Gleek 1909 : comme tu as pu le constater, j'ai changé le titre de la fic, merci pour ton avis. Alors, pour ce qui est du happy ending, je ne sais pas trop. La quasi totalité de l'histoire est programmée en quelque sorte, mais je peine encore à trouver une fin digne de ce nom. Mais comme le faberry semblait te manquer, en voilà un petit peu, j'espère que ça te plaira :)

Camille 76260 : oui, maintenant que tu le mentionnes, j'aime bien mettre les sentiments des personnages dans une boite, la secouer très fort et voir ce que ça donne ensuite haha. C'est vrai qu'en ce qu'il concerne Q, je m'acharne un peu sur elle et encore, Rachel ne sait rien pour le moment x)

Julia : merci pour ta review, elle m'a fait très plaisir. Le chapitre d'aujourd'hui est un faberry, mais je n'ai pas fini de rajouter du Quinntana pour les prochains. J'espère que tu continueras à lire mais je ne peut rien te promettre quand au dénoument ^^

Voili, voilou, j'espère que je n'ai oublié personne. Donc voici du faberry pour, je l'espère, votre plus grand bonheur :D


Chapitre 9 :

« - Je t'aime. Je t'aime comme je n'ai jamais aimé personne. Je sais que je t'aime par ta simple présence. Je n'ai pas besoin de t'entendre dire, ou de te voir faire quoi que ce soit pour savoir que je suis folle amoureuse de toi. Je n'ai besoin d'aucun subterfuge, d'aucun acte superflu de ta part. Te savoir à mes côtés est tout ce qui m'importe. Tu veux me prouver ton amour ? Joue avec mes cheveux, tiens-moi la main, souris-moi, prête-moi ta veste lorsque j'ai froid, ouvre-moi la porte, fais-moi confiance. Ne m'étouffe pas dans une liste sans fin de protocoles sentimentaux. Ne cherche pas à décrocher la lune, ne dépense pas ton argent en diamants, ne m'épouse pas, ne me fait pas d'enfants par obligation. Reproduire un schéma voulu par la société n'a aucun sens. Reste toi-même comme je resterai moi-même. Si tu m'aimes comme je t'aime, reste près de moi comme je resterai près de toi et partage ton univers. Oublie l'idée d'une petite vie tranquille sous le modèle « métro-boulot-dodo » et fais-moi l'amour à n'importe quelle heure du jour et de la nuit. Je suis dévorée par la passion, consumée de désir mais, au plus profond de mon être, il ne s'y trouve que calme et sérénité. Je sais, je ressens, que je t'aime et je n'ai besoin d'aucune preuve. Je ne peux nier l'évidence, je...

- Arrête ! »

Quinn Fabray ne voulait pas en entendre plus. Elle sentait la chaleur des mains de Rachel posées sur sa taille, l'attirant contre elle à chaque instant. La cheerleader pleurait et pourtant, ses larmes venaient mourir sur un sourire. Sa vie sentimentale partait en lambeaux, et elle n'était pas fière d'elle. Elle avait juste essayé de ne pas se noyer sous cet amoncellement de douleur. Elle s'était sentie suffoquer, progressivement et soudainement, la renaissance, chatoyante, inespérée, prodigieuse. Impossible de savoir si c'était là la fin du calvaire, mais, en respirant de nouveau, l'espoir d'une relation meilleure vint reprendre sa place, comblant le vide affectif de ces derniers mois.

« - J'ai dit quelque chose qui ne fallait pas ? » Après cette longue déclaration, la petite brune retenait son souffle, perplexe.

« - Non, bien au contraire, c'est juste que... » La jolie blonde marqua une pause, réfléchissant consciencieusement à ce qu'elle allait dire. Elle ne voulait en aucun cas gâcher ce moment. D'un geste du poignet, elle essuya sa joue humide « Je t'aime, et je ne savais plus comment te le dire. Je ne m'attendais pas à ce qu'on se retrouve, comme avant, je... »

La cheerios n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'une paire de lèvres vint s'écraser contre les siennes, la réduisant au silence.

« - Alors ne dit rien. » La douceur avec laquelle Rachel prononça ces mots fit frissonner Quinn. La chanteuse colla son front sur celui de la sportive, plongeant son regard chocolat dans celui émeraude, gravant à jamais ce moment dans sa mémoire.

Il avait fait une chaleur insupportable aujourd'hui, mais bien que le soleil soit encore haut, le mercure descendait petit à petit, présumant une nuit fraîche. Cela faisait une bonne heure et demie que la journée de cours était terminée, mais les deux jeunes femmes étaient restées sur le parking du lycée. À présent, il ne semblait plus y avoir personne.

Il était presque dix-neuf heures lorsque les adolescentes prirent la route. Aucune ne remarqua la silhouette qui les observait. Une allure fine, d'habitude si élancée, au visage meurtri par ce qu'elle venait de voir. Santana Lopez dû se résoudre à laisser sa belle partir avant d'en faire de même, dans un sanglot venu s'éteindre sur son menton.

Le trajet du couple aurait pu se faire dans une légèreté depuis bien longtemps oubliée. Cependant, la capitaine, la tête collée contre la vitre ne lâchait pas son cellulaire des yeux. Qu'était-il en train de se passer ? Elle n'eut de cesse de se répéter « J'aime Rachel. J'aime Rachel. J'aime Rachel. », occultant volontairement ces récents ébats avec la latina, allant jusqu'à brider ses sentiments, éclipsant toute confusion. Mais le combat interne qui faisait rage en elle lui arracha un petit cri. Instinctivement, elle plaqua sa main sur sa bouche, cherchant à l'étouffer.

Rachel lança un vif coup d'œil à sa dulcinée, détournant momentanément son regard de la route :

« - Chérie, tu es sûre que tout va bien ? » demanda-t-elle, soucieuse. Elle lui caressa délicatement l'épaule, dans l'espoir de rassurer sa petite amie.

« - Oui, ne t'inquiète pas. » Son masque de reine des glaces de nouveau en place, elle recommença sa comédie : ne rien laisser paraître. Elle ne devait pas savoir. Jamais. Elle la quitterait sinon.

Quinn remarqua alors que la petite brune l'emmenait hors de la ville. Finalement, après trois bons quarts d'heure, la diva coupa le moteur devant un établissement à l'allure particulière :

« - Le Fifties ? » demanda la cheerio, pas sûre de comprendre ce qu'elle faisait là.

« - J'avais envie de passer ma soirée avec toi mais je ne voulais pas t'inviter dans le restaurant de notre dernier rendez-vous. Et puis, j'ai vu la brochure de celui-ci. Il y a une scène, du rock'n roll, un juke-box, du bacon.. » À cette annonce, les yeux de la sportive s'illuminèrent. Si la star pétillait du regard lorsqu'il s'agissait de la grande Barbra Streisand, la cheerleader, elle, n'avait pas besoin d'autre chose que de bacon.

Le son du carillon résonna quand les étudiantes ouvrirent la porte. Le restaurant semblait bien fonctionner. Il y avait un peu de monde, une chanson de Little Richard, et une délicate odeur de barbecue. Rachel attrapa la main de sa petite amie et l'invita à s'asseoir sur une des banquettes encore disponibles. Les propriétaires avaient brillamment réussi à faire revivre cette époque bénite des années 50 et du rêve américain.

Lorsqu'un serveur vint prendre leur commande, Quinn s'assura que son aliment préféré se trouverait en quantité suffisante dans son assiette. Au moins, certaines choses ne changeaient pas.

Toutefois, la brunette dû s'excuser auprès de son amie, et l'abandonner un moment, la sonnerie de son téléphone ayant déjà retentis plusieurs fois depuis leur arrivée. Durant toute la durée de l'appel, la blondinette luttait pour ne pas craquer, pour ne pas se lever et partir en courant. Elle regarda son portable. Santana avait répondu à ses messages.

#J'espère que tu t'amuses bien avec ton nain.#

La blonde crut avoir une hallucination. L'hispanique lui faisait une crise de jalousie, après tout son petit discours sur le respect des relations de couple. Si elle avait été en train de manger à cet instant, elle aurait sûrement avalé de travers.

#Je ne vois pas en quoi ça te regarde#

#Tu as raison. Je ne sais même pas pourquoi je te parle. Allez, ciao!#

Mais à quoi jouait-elle ? Si la latina avait voulu garder sa capitaine pour elle, il aurait fallu qu'elle le lui dise. « Tu es ma bulle d'oxygène, tu te souviens ? Ou tu veux juste pouvoir me sauter quand l'envie te prend ? » pensa-t-elle, complètement désarmée.

# Va te faire foutre Lopez !#

#Toi aussi Fabray ! Mais attend, tu es avec le hobbit, elle va te faire écarter les cuisses. Tu lui as dit que tu les écartais aussi pour une autre?#

Du Snixx à l'état brut. La meneuse se trouva tout d'un coup au bord des larmes. Comment pouvait-elle dire ça ? Pourquoi faisait-elle ça ? Cette fois-ci la sportive ne prêta pas attention. C'est avec Rachel Berry qu'elle était, c'est Rachel Berry qu'elle aimait et c'est avec Rachel Berry qu'elle resterait !

Pitoyable, pathétique, déplorable, lamentable. La cheerio envisagea sérieusement de postuler à l'Actor Studios de New-York, tellement sa capacité à se mentir à elle-même sans rien laisser transparaître relevait du don divin. La vérité, c'est que son cœur s'était fissuré en deux, chacune des moitiés appartenant maintenant à deux brunes différentes.

La diva choisit cet instant pour faire son entrée, se rasseyant en face de la demoiselle. Elle lui prit la main et entremêla leurs doigts. En observant la chanteuse, la blonde eut une révélation : son couple passait avant tout le reste. Elle prit une profonde inspiration et se détendit. Rien n'allait foutre sa vie sentimentale en l'air ! Reprenant petit à petit contenance, l'adolescente comptait bel et bien profiter de sa soirée. Mais malgré tous ces efforts, elle ne pouvait s'empêcher de tenir fermement son mobile, espérant au fond d'elle que Santana lui donnerait un nouveau signe. Mais rien ne vint.

« - Je meurs de faim, tu ne peux pas t'imaginer ! » affirma la petite brune lorsqu'un membre du personnel apporta les plats tant attendus. Elle se lécha inconsciemment les babines, frottant ses mains l'une contre l'autre, savourant du regard sa nourriture. Cela arracha un sourire à Quinn. Celle-ci se rendit compte à quel point sa petite amie était jolie lorsqu'elle était heureuse. « Qu'est-ce qu'il y a ? » demanda la principale concernée en prenant une bouchée, l'air quelque peu surpris.

« -Rien. Tu es belle. » souffla la capitaine, portant un morceau de bacon à sa bouche.

« - Et toi, tu t'en mets partout. » remarqua la star du glee club. Elle se mit à rire. D'un geste innocent, elle passa son pouce au coin des lèvres de la cheerio, lui arrachant un gémissement, à peine dissimulé.

« - J'ai envie de toi. » lança alors la jeune femme sans crier gare. Rachel manqua un battement de cœur.

« - Quoi ? Là ? Maintenant ? » Non pas que la jeune fille n'en eut pas envie, mais il était contraire au caractère de la blonde d'agir de la sorte. Habituellement, elle s'efforçait de suivre tout un protocole, un rituel de séduction mis en place et malheureusement bien ancré par une éducation stricte. Un manque de spontanéité qui avait bien souvent freiné la brunette dans ses hardeurs.

« - Là. Maintenant. Tout de suite. » Chaque syllabe fut prononcée avec une extrême lenteur, faisant grimper la température d'un cran.

« - Il fait beaucoup trop chaud d'un coup. Allons dehors ! » La chanteuse, en revanche, n'avait pas mâché ses mots. En quelques instants, elle se leva, déposa un billet sur la table et entraîna son amie à l'extérieur. « Si tu ne fais rien dans la minute qui suit, je ne réponds plus de mes actes. » murmura-t-elle, le dos maintenant collé contre son véhicule. Elle peinait à respirer, son souffle s'accélérant dangereusement.

Profitant de l'obscurité, et sans dire mot, Quinn colla fougueusement ses lèvres sur celles de Rachel, envahie par leur saveur. Puis, elle ouvrit une des portières de la voiture, faisant basculer son amante sur les sièges arrière. Elle se positionna alors à califourchon sur l'objet de ses désirs et parsema son cou de baisers, l'obligeant à se cambrer sous l'excitation soudaine :

« - Vraiment ? Ici, sur le parking ? » bredouilla la plus jeune entre deux halètements.

« - Ici et maintenant ! » certifia la meneuse avant de verrouiller la porte derrière elle.

Lorsque enfin, l'ivresse des plaisirs charnels retomba, le cadran lumineux indiquait les vingt-deux heures trente. Les demoiselles, toujours l'une sur l'autre se regardèrent avec intensité, capturant émotionnellement chaque détail de leur échange. Il avait été puissant, prenant, poussant ses actrices dans un épuisement total. Leur regain d'énergie n'était dû qu'aux orgasmes partagés et si une vibration inopinée n'était pas venue les tirer de leur étreinte, elles auraient apprécié ce bonheur plus longtemps encore :

« - Attend, c'est le mien. Où est mon sac ? » demanda la plus grande, cherchant désespérément son téléphone. « Oui, maman ? Oui, je suis avec Rachel. On est resté travailler après les cours puis on est allées manger un bout à l'extérieur. Oui, je ne rentre pas tard, on vient de finir le dessert là. Dans une heure grand max je suis à la maison. Oui, bisous. » Puis elle raccrocha, soupirant quelque peu.

« - Quinn Fabray, tu es une menteuse exceptionnelle ! » lâcha la diva dans un rire discret.

Si seulement elle savait à quel point.