Bien le bonjour les gens ! Ça va ? Alors, voilà, je publie le dernier chapitre de cette histoire. J'espère que vous y trouverez toutes les réponses aux questions que vous vous posiez :) Et comme c'est le dernier, je l'ai fait plus long :D
J'ai vraiment aimé écrire cette histoire (et je pense d'ailleurs faire un petit épilogue pour la compléter correctement) et je vous remercie de l'avoir suivit jusqu'au bout, d'avoir laissé vos avis et encouragements dans toutes les reviews que j'ai reçu :)
Silly June : Wassup' sister ? alors voilà, comme convenu, cette fois ci tu n'as pas lu le chapitre en avant première et je ne t'ai rien spoilé :) tu me diras ce que tu en penses dès qu'on se reverra :D PICK UP !
Covergirls06 : hey, merci de ta review :) oui, la gifle était pas mal :p alors voilà, il y en a une autre dans ce chapitre ^^ j'espère que tu apprécieras :)
Camille76260 : yop ! merci encore pour ta review ! ici, Quinn donne toutes ses raisons, j'espère que ça te plaira :)
FabPezBerry78 : merci pour ta review :) oui, on peut voir San et Quinn comme ça haha, mais tout se termine ici !
Gleek1909 : hey, je crois que c'est toi qui avait posté la première review de cette histoire, alors voici la fin ! Dis moi si tu t'attendais à ce genre de dénouement :)
Maintenant, bonne lecture :)
Dernier chapitre
La sonnerie retentit si fort qu'elle en fit trembler les murs, obligeant certains des étudiants à plaquer leurs mains sur leurs oreilles afin de ne pas avoir à subir plus tard, de désagréables acouphènes. Le silence rétabli, celui-ci fut de nouveau rompu par les cris de joie et de soulagement, les pas précipités des lycéens accourant vers l'extérieur. Certains entamèrent des jeux de jambes pittoresques tandis que d'autres jetèrent, comme ils le méritaient, leurs cahiers, classeurs et pochettes plastiques dans les airs, annonçant fièrement le début de l'été, la fin de l'année scolaire et pour le Glee club : la soirée chez Noah Puckerman.
La fête battait son plein, offrant aux adolescents passablement éméchés le bonheur de deux longs moins de liberté. La musique était forte, donnant aux convives une envie de se déhancher proportionnelle au temps, et aux verres, ingurgités. La maison de Puck n'était pas bien grande, mais le salon avait été aménagé de façon à ce qu'il y ait plus d'espace, transformant le centre en piste de danse provisoire.
Sur l'un des fauteuils en faux cuir brun foncé était assise Mercedes Jones dont le rire tonitruant aurait pu couvrir n'importe quel autre bruit si l'on y avait prêté attention. Sam Evans, posé sur l'accoudoir, une jambe de chaque côté, s'efforçait de faire, du mieux qu'il pouvait, des imitations toutes méconnaissables afin de séduire la jeune femme. Et celle-ci semblait lui porter un réel intérêt.
Brittany , maintenant à moitié dénudée, était sur les genoux d'Artie Abrams. La cheerio s'amusait à faire tournoyer son T-shirt au-dessus de sa tête, laissant à chacun le plaisir d'observer son soutien-gorge rose à pois noirs. Son petit ami, de toute évidence saoul, ne semblait pas réellement s'en soucier et faisait tourner sa chaise sur elle-même. Sûrement sa manière de danser.
Un peu plus à l'écart, Tina Cohen-Chang et Mike Chang étaient occupés, entre deux baisers, à faire des ombres chinoises sur le mur. Le jeune couple savourait ces instants partagés ensemble, bien heureux de passer l'année suivante l'un avec l'autre.
Enfin, dans la cuisine, Puck et son meilleur ami, Finn Hudson, discutaient, aussi sérieusement qu'il leur était possible de le faire à cette heure, de la gente féminine :
« - Non mais franchement... » commença le rockeur dans un éclat, un sourire béat collé au visage. « Les filles, c'est pire qu'un engrenage. Une fois que tu as mis le doigt dedans...
-Très classe mec ! » répondit le footballeur qui, il fallait l'avouer, se retenait de rire.
« -Au Glee Club et à ses filles super canons ! » surenchérit le garçon à crête en levant sa bière.
« -Au Glee club et à ses filles super canons ! » tonna le quaterback, fracassant presque son verre contre celui de son coéquipier, plus que joyeux.
Dans la pièce principale, Quinn , le dos bien droit sur son dossier, était sur le canapé momentanément recouvert de miettes de chips s'accordant aux tâches des soirées précédentes. Rachel, à califourchon sur ses hanches, et dans un état d'ivresse avancé, parcourait le cou de son amante de ses lèvres. Par moments, elle jouait avec les boucles blondes, se laissant pleinement transporter par l'ambiance festive.
Dans un des coins de la salle, Santana Lopez ne lâchait pas le duo des yeux, enviant terriblement la diva. Depuis plus d'une heure, la sportive enchaînait les shots de tequila, tentant de faire disparaître la scène se déroulant devant elle. En temps normal, elle se serait contentée de détourner le regard, de trouver une occupation ailleurs, se forçant à ne plus y penser. Et lorsqu'elle se retrouverait enfin seule avec celle dont elle était sure d'être amoureuse, elle veillerait à ce que chacune de ses caresses lui fasse oublier qu'elles n'étaient pas deux, mais trois. Toutefois, l'alcool décuplait sa colère, sa frustration et sa jalousie. Ainsi elle sentait un frisson de dégoût la parcourir chaque fois que Rachel Berry posait une de ses affreuses mains sur Quinn Fabray.
En effet, depuis qu'elle s'était rapprochée de la capitaine des cheerleaders, la latina s'était acharnée à nier ses sentiments. Mais ce soir, à cet instant, en dévisageant trop longtemps l'élue de son cœur prisonnière des attouchements d'une autre, elle sentait comme une lame grossièrement aiguisée s'introduire en elle, la déchirant de toute part. Seule la peur l'empêchait de faire le moindre geste, comme tétanisée.
Quinn, quant à elle et malgré son état d'ébriété, ne cillait pas. Elle laissait Rachel faire selon ses envies et se concentrait comme elle pouvait pour ne croiser ni les assauts visuels perçants de l'hispanique, ni ceux lubriques de sa petite amie officielle. Cela relevait du supplice. Elle devait admettre que la situation, délicate, la privait de tout champs d'action envisageable. En y réfléchissant, la blonde prit conscience que tout, absolument tout, était hors de contrôle. Toute cette stupide histoire n'avait été qu'un malheureux enchaînement de bévues, l'amenant à jouer avec le feu pour bientôt s'y brûler. Elle avait un mauvais pressentiment, sa raison lui criant de se lever et de prendre ses jambes à son cou. Mais elle ne bougea pas, figée sur cet immonde divan. Au fond d'elle, elle était épuisée et savait pertinemment que tout serait révélé au grand jour prochainement et pire que tout, contre sa volonté. Elle n'avait plus d'autre choix que d'attendre son châtiment, pieds et poings liés avec l'espoir d'une éventuelle libération.
Depuis un certain temps déjà, Rachel s'évertuait à faire réagir son amie. Mais rien ne semblait fonctionner. Déçue, elle décida de faire autrement, lui posant une question loin d'être anodine :
« -Quinnie ? Chuchota-t-elle à son oreille. Je peux te demander quelque chose ?
- Hum... » marmonna la blondinette, sachant que la chanteuse parlerait quand même.
« - Pourquoi tu t'es éloignée de moi ? » La brunette avait stoppé ses gestes, plantant son regard triste dans celui apeuré de la meneuse.
« -Je...heu... » bégaya-t-elle, prise de cours. « Je..j'ai soif ! Tu veux quelque chose mon cœur ? » annonça la lycéenne en se levant, éludant momentanément par la même occasion le futur interrogatoire auquel elle aurait droit.
La petite brune se retrouva donc assise, seule, sur le sofa, pendant que la sportive s'empressait d'aller leur chercher un verre. La jeune fille ne savait pas si elle serait capable de boire encore longtemps, l'alcool lui faisant dangereusement mais agréablement tourner la tête. Sans aucune raison, elle souriait et sembler ne pas se souvenir pourquoi elle était là. Si Quinn n'était pas revenu, lui tendant un gobelet rouge remplit d'un breuvage immonde, elle aurait probablement oublié pourquoi cette dernière l'avait laissé. Elle attrapa le récipient et bu une longue gorgée avant de faire une grimace. La cheerleader esquissa une mimique attendrie devant ce spectacle. Mais soudain, elle prit conscience qu'elle n'avait plus le droit, plus depuis qu'elle se comportait comme une garce, commettant pires horreurs encore, envers cette étoile, rongée par ses fautes :
« -Ma puce, ne bouge pas, je reviens. » l'avertit la blonde, passant distraitement ses doigts sur la pommette de son amante avec un air mélancolique. Puis, sans plus de précisions, elle se précipita à l'étage sans avoir remarqué qu'une de ses compères avait observé toute la scène.
Àpeine Quinn avait-elle disparu que Santana ne pu s'empêcher de la rejoindre, profitant que Rachel soit temporairement incapable de comprendre quoi que ce soit. L'athlète s'arrêta devant la porte de la salle de bain, prenant une grande inspiration. Au bout de quelques instants, elle posa lentement sa main sur la poignée et ouvrit discrètement, penchant d'abord sa tête à l'intérieur :
« -Hey. » lança timidement l'hispanique « Tu vas bien ? »
La capitaine releva brusquement les yeux, et se jeta dans les bras de sa maîtresse comme si sa vie en dépendait :
« - C'est toi ! Dit-elle en cherchant du réconfort. J'avais peur que ce soit Rachel ! » Elle referma la porte, puis se retourna vers le lavabo, se plaçant face au miroir. « Je crois que je vais vomir » continua-t-elle, tout en se rafraîchissant le visage afin d'éviter toute catastrophe stomacale.
La latine s'approcha de sa dulcinée et, délicatement, caressa sa chevelure soyeuse. Elle ne put s'empêcher de penser quelle chance elle avait de la connaître, et plus encore de faire partie des personnes qui lui étaient chères. Inconsciemment, elle murmura :
« -Je t'aime.
- Qu'est-ce que tu as dit ? » Rétorqua la jeune femme dans un volt face à peine maîtrisé, surprise par cette déclaration inopinée. Sa moitié rougit alors tellement que son teint halé ne suffit plus à dissimuler son malaise.
« -Je...heu... » cafouilla-t-elle, à la fois gênée et soulagée que ses sentiments se soient révélés aussi naturellement.
Quinn, percevant l'embarra de son acolyte, chatouilla méticuleusement la joue de la demoiselle, frôlant la peau de ses doigts fins, avant de l'embrasser. Un véritable feu d'artifice de sensations, laissant tous les papillons et autres bestioles s'envoler. Ce fut la première fois que de tels mots furent prononcés, donnant à ce baiser au goût alcooleux quelque chose de magique, bien plus que les précédents. Malgré toutes ces fois où les deux cheerios s'étaient vues en cachette, s'adonnant aux plaisirs interdits et excitants de la chaire, jamais elles n'avaient connu pareille perception d'elles-même.
Pendant ce temps, au rez de chaussé, Rachel savourait la plénitude apportée par les spiritueux, laissant son esprit vagabonder à mille lieues d'ici sans se douter une seule seconde de ce qui se tramait au-dessus d'elle. Elle avait les yeux clos et riait sans aucune raison apparente. Elle oubliait Quinn, Finn, Barbra, Broadway, le Glee club et tout ce qui comptait un temps soient peu. Elle n'était plus là.
Elle ne revint sur terre que lorsque Puck s'assit à ses côtés :
« - Hey, ma princesse juive ! On rêvasse ? Dit le garçon en la poussant du coude pour la réveiller.
- Hey ! » Le salua-t-elle en retour, non sans lui donner une petite tape sur le bras. « Je ne rêvassais pas, je suis...
- Complètement bourrée ! » Termina le footballeur dans un rire, arrachant une moue faussement boudeuse à son amie.
« -Tu n'es pas avec Finn ? Observa la diva.
- Il est parti pisser. » répondit simplement le jeune homme, en haussant les épaules avant de prendre une gorgée de sa boisson. « T'en veux ? » proposa-t-il, remarquant que l'adolescente n'avait plus aucun verre à la main.
« -Non merci. » déclina-t-elle poliment. « J'ai bien assez bu pour ce soir » se justifia-t-elle. « Au fait, tu n'aurais pas vu Quinn. J'étais avec elle, mais je ne sais plus où elle est passée.
- Non, m'dame ! »
La chanteuse jeta un rapide coup d'œil aux alentours quand Sam passa devant, s'essayant au moonwalk sous le regard moqueur de Mike. Elle lui attrapa le bras, forçant le blond à la regarder :
« -Hey bouche de mérou, tu n'aurais pas vu Quinn par hasard ? Se renseigna-t-elle, sur un ton peut-être un peu trop sec qu'elle n'utilisait habituellement pas avec le jeune garçon.
- Heu... » Il plissa les yeux, et fronça les sourcils avant de porter ses doigts à son menton, montrant qu'il était en pleine réflexion. « Oui ! » hurla-t-il, presque fier d'avoir une mémoire encore en état de marche. « Elle est montée en haut. Elle est avec San je crois. »
Le sang de Noah ne fit qu'un tour et Rachel se leva précipitamment, manquant au passage de s'étaler magistralement sur le sol du salon. Soudain, son rythme cardiaque s'emballa et elle fut prise de panique sans pour autant en être sûre. Alors qu'elle grimpait les escaliers quatre à quatre, Puckerman lui courut après. Le jeune homme, malgré ses piètres résultats scolaires n'était pas stupide. Il avait compris ce que l'absence de Quinn signifiait et il savait d'avance que si la star du Glee Club la découvrait, cette soirée tournerait au drame.
Une fois en haut, le cœur de la chanteuse battait la chamade, mais lorsqu'elle entendit des rires, entrecoupés de cours silences, provenir de la salle de bain, elle eut l'impression que celui-ci allait sauvagement s'extirper de sa cage thoracique. La voix de Quinn était si mélodieuse à ses oreilles qu'elle l'aurait reconnue n'importe où. Prudemment, elle s'avança et, d'un mouvement brusque, ouvrit la porte avant que Puck n'eut le temps d'esquiver le moindre geste.
La brunette se figea devant cette scène d'horreur qui s'offrait à elle. Santana, toujours habillée mais assise sur l'un des rebords du lavabo, avait ses jambes écartées, le corps de la capitaine des cheerleaders contre le sien. La diva sut que si elle ne quittait pas immédiatement cette pièce, elle se chargerait personnellement de faire un massacre. Dans une sortie théâtrale, elle s'en alla, laissant les deux amantes désorientées par cette brusque intrusion.
Voyant son amie en pleine décomposition mentale, la latina n'osa pas bouger d'un cil pendant de longues minutes avant de parler :
« -Q... » commença-t-elle craintivement. Elle accrocha le visage de sa compère du doigt, mais celle-ci arborait un regard terrifié. Elle venait de se faire prendre la main dans le sac. « Bébé, ça va ? Dit quelque chose... s'il te plaît. » Elle la supplia.
« - Il faut que j'aille voir Rach. » répondit simplement la blonde. « Elle mérite de savoir, je lui dois bien ça. » Elle ferma les yeux quelques instants avant de se décoller de l'hispanique.
Rachel, toujours sous le choc, avait trouvé refuge dans ce qui semblait être la chambre de Puck. Ça ressemblait vraiment à une chambre de garçon. Il y avait des posters de Kiss, une vieille télé avec une console de jeux obsolète, une guitare acoustique et une deuxième, électrique déjà branchée sur son ampli. Il y avait aussi des comics de supers héros dont Hulk, le Flash ou encore Captain America. Le bureau était recouvert de poussière entre autres, et de partitions de rock'n roll. Il y avait même, posées sur le dossier de sa chaise, toutes les cravates que l'adolescent avait portées pour les compétitions du Glee Club. Et bien sur, au sol jonchait ici et là quelques T-shirts probablement sales. Mais la lycéenne ne s'en formalisa pas, l'esprit encore trop écorché par ce qui venait d'avoir lieu.
Depuis des semaines entières, elle s'était brimée, dévorée par sa culpabilité. Elle avait ravalé sa fierté, mis son ego de côté pour se faire pardonner les monstruosités qu'elle avait fait subir à Quinn, la fille qu'elle aimait par-dessus tout, pour se rendre compte qu'elle aussi avait été finalement prise pour une conne. S'imaginer cette scène maintes et maintes fois, sans aucune possibilité d'effacer quoi que ce soit, d'effacer ce cauchemar, lui donnait l'impression d'être transpercée par des centaines de lames en même temps. Elle ne voulait qu'une chose, pleurer. Elle voulait tout laisser sortir, laisser ses émotions, sa rage, sa haine, sa honte s'évader et monter très haut dans les nuages, mais rien ne venait. Elle se trouvait comme torturée à l'intérieur et pétrifiée à l'extérieur.
Noah entra alors et s'assit délicatement sur son lit, aux côtés de la jeune fille. Il lui prit la main en signe de réconfort. Elle le gratifia d'un regard chaleureux mais désemparé, faisant comprendre au footballeur qu'elle ne parlerait pas. Seulement lui ne pouvait garder plus longtemps ce qu'il s'était délibérément forcé à cacher :
« -Ma beauté juive... » murmura-t-il, osant à peine rompre le silence. « Il faut que je t'avoue quelque chose. » Il baissa la tête, mais la brune l'obligea à lui faire face. Après ce qu'elle venait de découvrir, pensa-t-elle, rien de pire ne pouvait arriver. « Je savais. Depuis le début, je savais tout. »
Malgré le mutisme dans lequel elle venait de s'enfermer, la chanteuse écoutait attentivement.
« -Depuis le jour où tu l'as trompée, depuis la première fois où elle t'a trompé et depuis Santana. Je n'ai rien dit parce qu'au départ nous n'étions pas amis et parce qu'elle m'a fait promettre de garder ça pour moi. Alors je l'ai fait, comme un con, je n'ai pas protégé la bonne personne. » Le rockeur sanglotait presque, coupable et se couvrit le visage, honteux.
La diva se colla contre lui, récupérant un peu de sa chaleur corporelle, et demanda :
« -Il y en a eu d'autres, n'est-ce pas ? » Son ton était monocorde, comme si elle venait de demander l'heure. Elle ne réalisait pas.
« -Avant San, il y a eu cette cheerleader dans les vestiaires, Kelly. Je les ai surprises et elle n'ont pas vraiment pu aller au bout, mais c'était déjà trop tard. » Il prit un temps d'arrêt et avoua. « Je m'en veux. Si tu savais comme je m'en veux. Je pensais vraiment qu'elle ferait des efforts, je lui ai dit et elle m'avait juré. Putain. » Sa voix tremblait. « Rachel, peu importe ce que tu décides de faire, je ferais tout pour mériter ton amitié. Et si tu ne veux plus me parler, sache que je comprendrais. »
La jeune fille le prit dans ses bras et profita de cette étreinte. Bien qu'il eut fait de mauvais choix, elle ne voulait pas le perdre. Elle ne se sentait pas capable d'abandonner quelqu'un qui avait seulement fait une erreur de jugement mais dont les intentions étaient louables. Toutefois, elle devait remettre cette conversation à plus tard :
« -Noah, merci pour ton honnêteté. Mais j'ai besoin d'être un peu seule maintenant. » Le garçon acquiesça et lui déposa un baiser sur le front avant de partir.
Après avoir refermé derrière lui, le chanteur aperçu Quinn, assise par terre, contre le mur du couloir, en train de pleurer :
« -Tu peux être fière de toi ! » lança-t-il. La blondinette releva le visage sans même se donner la peine de répondre à cette attaque. « Maintenant tu peux retourner te taper cette sale pute. Rachel veut être seule ! » Il se retint de lui cracher dessus pour lui montrer tout le dégoût et le mépris qu'elle lui inspirait.
Suite à ces mots, la cheerios se releva d'un coup, prête à frapper son adversaire en lui agrippant le col de sa chemise :
« -Ne parle pas d'elle comme ça ! » jura-t-elle dans un accès de fureur.
« - Hé tout doux ! Lequel de tes couples tu essayes de défendre là ? » rétorqua-t-il sans aucune diplomatie.
« -Pauvre con ! Elle a bien fait de te larguer comme une merde ! J'arrive pas à croire que tu sois le père de ma fille ! » répliqua méchamment l'adolescente, avant de le lâcher, se dirigeant vers la chambre.
Le lycéen ne se priva pas de cogner sauvagement dans le mur, murmurant ce qui s'apparentait à des insultes, avant de redescendre là où la fête avait lieu.
En allant dans sa cuisine pour prendre une bière qui le détendrait, il vit la latina accoudée à la table, une bouteille de gin qu'elle buvait directement au goulot. Le jeune homme voulu lui balancer ses quatre vérités en face mais savait, au fond de lui, qu'il ne serait pas en mesure de se maîtriser cette fois-ci. Si un regard tuait, la sportive serait morte sur le coup. Serrant les poings et la mâchoire, il fila dehors, se posant sous son porche. « Putain de soirée merdique. »
Santana, elle ne savait pas quoi ressentir. Elle était partagée entre la peur et la délivrance. Maintenant que Rachel savait, elles n'auraient plus à se cacher ou à lui mentir. Mais son angoisse originelle refit surface, la submergeant. Et si Quinn choisissait Rachel, l'abandonnant comme un animal de compagnie dont on ne veut plus ? De loin, elle observa Brittany, toujours aux bras d'Artie, s'amusant avec les gens qu'elle aimait comme si c'était là dernière fois. Tout aurait été plus simple si elle ne l'avait pas rejeté. Jamais elle ne serait tombée amoureuse de Quinn dans ces conditions. L'alcool aidant, elle en voulait à la terre entière, accusant n'importe qui de tous les maux et réveillant Snixx.
Pendant ce temps, Quinn ne s'était toujours pas décidée à entrer dans la pièce où s'était prostrée sa petite amie. Elle restait là, face à la porte et cherchait de quelle manière elle allait bien pouvoir s'excuser, sans fondre en larmes, recueillant aversion, déplaisance et pitié.
Maladroitement, elle entra. Son regard penaud rencontra celui désapprobateur et colérique de la brunette qui croisa instantanément ses bras sur sa poitrine. La capitaine hésita à s'avancer. Un mètre cinquante les séparait lorsqu'elle bredouilla :
« -Je suis tellement désolée, si tu savais... »
Ni une, ni deux, la diva se leva et vint gifler la meneuse sans aucune retenue :
« -De quoi es-tu désolée Quinnie ? » Articula la chanteuse en insistant sur le sobriquet. « Hein ? Es-tu désolée pour le mal que tu m'as fait ? Pour tes mensonges ? Pour ta trahison ? Tes actes ? Tes paroles ? Ou es-tu simplement désolée de t'être fait prendre ? »
Pour l'une comme pour l'autre, les derniers événements les avaient délivrées de leurs ivresses respectives.
Quinn pleurait et elle savait pertinemment que Rachel avait raison. De quoi s'excusait-elle vraiment ? Elle avait aimé la diva de tout son être et maintenant ? Quand était-il ? Elle était également amoureuse de Santana et cette équation devenait de plus en plus compliquée :
« -Alors, je t'écoute. Je suppose que tu vas pitoyablement essayer de te justifier. » lança la petite brune. Elle jugea la demoiselle de bas en haut. Au fond d'elle, elle n'était qu'humiliation et tristesse. mais pour rien au monde elle ne le montrerait. Tout ce qu'elle était prête à dévoiler était sa fureur.
« -Mon cœur...je... » commença la blonde, ne sachant réellement quoi dire.
« -Stop ! Tu ne m'appelles plus comme ça ! Plus jamais ! » cria la diva, dont la rage n'avait de cesse d'augmenter. « Je te donne une chance, une seule de m'expliquer pourquoi tu as agi de la sorte, mais c'est tout. Je ne veux plus jamais t'entendre m'appeler comme si tu ressentais une quelconque sympathie à mon égard. Ce n'est plus vrai depuis que Satan te lèche la chatte ! » L'adolescente s'était dangereusement rapprochée de son interlocutrice, s'arrêtant à quelques centimètres à peine de ses lèvres. Elle pointait son doigt sur son thorax, la défiant d'oser quoi que ce soit.
« -Je t'ai trompée et j'en suis vraiment désolée. Mais tu as commencé la première. » s'insurgea la cheerios, visiblement en train de passer, au même titre que Rachel, par toutes les émotions possibles et inimaginables.
« -Pardon ? » Rétorqua violemment la brunette, les yeux écarquillés de stupeur. « Alors c'est ça ? C'est de ma faute ? Et ta défense minable prend forme sous un c'est toi qui as commencé ? » La jeune femme n'en croyait pas ses oreilles. Elle faillit presque en perdre son latin. « Alors sache pour ta gouverne que je suis allée voir Finn parce que tu ne faisais que t'éloigner et que je n'existais plus ! » hurla-t-elle, maintenant au bord de la crise d'hystérie.
« -Mais arrête avec ça, on dirait un banal schéma archaïque et terriblement machiste ! Je ne te satisfais plus au lit alors madame va se faire plaisir ailleurs. » La sportive levait les bras au ciel tellement cette conversation semblait dépourvue de bon sens. « Si seulement tu m'en avais parlé à l'époque, rien de tout ça ne serait arrivé. » Elle se rendit compte de la véracité de ses propos. L'absence de cette hypothétique conversation avait tout déclenché et si elle avait eu lieu, alors elle ne serait jamais tombée pour une autre.
« -Alors explique-moi bordel de dieu ! Parle-moi ! Pourquoi étais-tu si distante ? » la lycéenne ne savait pas quoi faire de plus. Cette situation était si brutale. Jamais elle n'aurait imaginé une altercation verbale de la sorte.
« -Je voulais te quitter. » annonça franchement Quinn, sous le coup de l'énervement, laissant Rachel littéralement sans voix. « Je n'étais plus tout à fait sûre de mes sentiments mais je ne voulais pas rompre sur un coup de tête. » Elle marqua une courte pause, puis reprit, ayant toute l'attention de sa compère. « Je me suis dit qu'en m'éloignant de toi, je me rendrais compte. » À ce moment, le contact visuel paraissait indestructible, aucune des deux n'osant baisser la tête. « Et tu n'imagines même pas à quel point tu m'as manquée. C'est là que j'ai compris. Je t'aimais comme une folle. » Une larme perla de nouveau sur sa joue, les mots devenant de plus en plus difficiles à prononcer. « Je t'aimais mais c'était trop tard. Plutôt que d'essayer de comprendre, tu as fait comme si c'était entièrement de ma faute et tu es allée dans le pieu de cet abruti. »
« Mon dieu.. » murmura la chanteuse, totalement secouée par cet aveu. Elle s'était attendu à tout mais ça, elle ne l'avait pas vu venir et elle eut l'impression qu'un piano venait de s'écraser sur elle. Il lui fallut quelques instants pour reprendre ses esprits. « Tu me trompes depuis je ne sais quand, mais tout ça doit se terminer. » Elle s'éloigna de la capitaine. « On ne se comprend plus et je suis tellement fâchée contre toi que je ne suis pas sûre de te pardonner un jour. » Son ton s'était adouci et elle n'avait pu retenir ses larmes plus longtemps. « Mais au moins j'ai compris que je n'étais pas la seule à souffrir et j'en suis désolée, moi aussi. C'est fini Quinn, on est plus ensemble. »
La brunette se précipita vers la porte et s'en alla sans demander son reste tandis que la meneuse tombait à genoux sur le sol. Elle ne comprenait plus rien et n'en avait pas envie. Où s'arrêtaient les maldonnes de la star et où commençaient les siennes ? La petite brune n'avait pas été qu'une simple parenthèse dans sa vie. Leur amour avait été sincère et aujourd'hui, il n'était qu'un souvenir. Elle avait le cœur brisé mais celui-ci était toujours là. Elle pensa soudain à Santana, sûrement en train d'en faire voir de toutes les couleurs aux invités restés en bas. Sa relation avec Rachel s'était révélée être un fiasco, mais elle avait encore la chance d'avoir quelqu'un qui l'aimait à ses côtés. Cette fois-ci, elle ne commettrait plus les mêmes erreurs et prouverait, chaque jour que dieu fait, son amour à l'hispanique. Le destin avait fait le choix pour elle alors elle tâcherait de s'en montrer digne, ne considérant pas son acolyte comme une simple bouée de sauvetage post-rupture.
Lorsqu'elle descendit, la blondinette aperçut Santana, une bouteille de gin pratiquement vide à la main, en train d'énumérer les raisons pour lesquelles cette soirée était la pire qu'elle n'ait jamais connue. D'un geste assuré, elle l'agrippa par le bras avant de la traîner dans la cuisine :
« -Rach et moi, c'est terminé ! Elle m'a larguée. » lui certifia-t-elle. « Et si je te dis que je t'aime ce n'est pas pour me consoler, c'est parce que je le pense. » À présent qu'elle ne pleurait plus, elle essuya son mascara. « Je t'aime et j'ai envie d'être ta petite amie. Et je ferais tout pour que ça marche. »
« -Je t'aime aussi. Et pour être honnête, je ne demande pas plus que ce que tu viens de me dire. » répondit la cheerios, heureuse de pouvoir être enfin avec celle qui lui importait le plus.
Rachel, quant à elle, était assise sur le perron, serrant le bras de Puck. Tous deux regardaient les étoiles. Le ciel était clair ce soir-là, la lune presque pleine prodiguant sa lumière naturelle. Sur leurs visages, on y lisait la peine, la honte et la colère mais aussi le soulagement d'avoir chacun trouver un véritable ami. Il faudrait du temps pour se remettre, pour oublier et pour pardonner mais ils savaient qu'ils pouvaient maintenant compter l'un sur l'autre. La brune, malgré sa douleur, se tourna vers le rockeur, un léger sourire aux lèvres. Elle ne voulait pas qu'il culpabilise pour ses fautes. Après tout, elle n'était pas faite pour Quinn et elle devait l'accepter :
« -Noah ? dit-elle.
-Oui ? Répondit le footballeur, sans pour autant lâcher la nuit des yeux.
- Je crois que je vais avoir besoin d'une cuite. »
The End !
