So Long

Genre: Slash

Paraing: HPDM (comme toujours =p)

Rating: M !!

Disclaming: Aucun des personnages ne m'appartiennent ils sont tous à la talentueuse J.K. Rowling (hélas!)

Avertissements: Homophobes ou âmes sensibles passez votre chemin, ceci est un slash.

Résumé: 6 mois, c'est si long... Mais je reviendrais Harry, même si père et mère nous haïssent, je reviendrais. Je t'aime.

Note de l'auteur: "Mes sentiments pour toi, Potter" finis, je continue avec une fic avec des lettres aussi. Mais elles seront moins longues et ne feront pas partie intégrante de l'histoire. Le récit sera plus long.


Retrouvailles

Draco posa ses valises dans le hall en soupirant. Devant lui, se tenaient ses parents, droits et fiers. Comme à leurs habitudes, ils portaient des vêtements hors de prix. Dobby ferma la grande porte et prit les valises de son maître pour les monter à l'étage, disparaissant rapidement de la pièce où une certaine tension semblait s'être créée.

« Bonjour Draco. » lui dit son père en s'approchant enfin pour lui tendre la main. Le plus jeune la lui serra, froidement. Il n'aimait pas son père et ce n'était certainement pas aujourd'hui que ça allait changer.

« Tu nous as manqué. » lui dit sa mère en l'embrassant sur la joue.

Ils avaient tous les deux ces regards hypocrites qui donnaient tant envie de vomir à Draco. Ils n'avaient pas besoin de faire semblant. Car il savait. Il savait qu'au fond d'eux, ils le haïssaient. Mais l'apparence est de mise chez les Malfoy et tout se jouait dans les sous-entendus.

« Comment s'est passé ton voyage ? » demanda Lucius.

« Bien. » répondit simplement Draco. Il n'avait pas envie de s'étendre davantage sur le sujet et, apparemment, son père non plus.

« Nous en parlerons au dîner. » dit-il simplement, avant de monter l'imposant escalier en marbre, sûrement dans le but de rejoindre son bureau.

« Puis-je monter dans ma chambre mère ? Je me sens las et ce voyage était si long... »

« Bien sûr Draco. Le dîner sera servit dans moins d'une demi-heure. »

Il acquiesça d'un signe de tête et disparut à son tour dans sa chambre. Il résista à la tentation d'aller dans la chambre d'Harry, mais se dit que ça lui ferait encore plus mal. Il avait tellement espéré que le brun serait là à son retour. Mais il l'avait prévenu qu'il partirait.

Draco eu un sanglot. Il ferma la porte à clef et s'effondra sur le lit. Harry lui manquait tellement. L'absence du brun était d'une durée indéterminée, mais il savait qu'il ne reviendrait que lorsque lui-même serait marié. Et ailleurs.

Fatigué par le voyage et se sentant sale, le blond décida finalement de se lever pour aller faire un brin de toilette dans sa salle de bain personnelle. Il repensa à l'homme en noir un instant, avant de balayer ce souvenir de sa tête. Il ne devait plus penser à ça. Pas alors qu'il était chez lui – et en relative sécurité.

L'eau fraiche lui fit du bien et il soupira de contentement. Il ne s'attarda cependant pas, car il devait encore s'habiller et descendre pour manger. Car chez les Malfoy, l'heure était l'heure et il était hors de question qu'il arrive en retard – surtout à son arrivée. Une simple serviette autour de la taille, le blond sortit de sa chambre et se dirigea vers son immense penderie. Il resta un instant devant, se demandant ce qu'il pourrait bien mettre. Il se décida finalement pour un costume en soie bleue qui faisait, d'après Harry, ressortir le gris de ses yeux. C'était son habit préféré, justement parce qu'Harry l'adorait. Au fond de lui, il espérait encore le voir. Il avait beau se résonner et se dire qu'il ne le verrait pas, son cœur continuait à y croire. L'espoir fait vivre paraît-il...

Il descendit rapidement les escaliers et arriva dans la salle à manger, pile à l'heure. Et là, il eu deux chocs. Tout d'abord, l'homme en noir était là, à la table, en train de discuter avec son père. Et puis, ce qui le surprit sûrement le plus, c'est qu'Harry était là. Harry qui était censé être à Edimbourg en ce moment même ! Ce Harry !

Il était tellement surpris qu'il fut incapable de bouger. Les yeux du brun se posèrent soudain sur lui et un immense sourire lui fut adressé. Draco y répondit dans un état un peu second. Il voulait lui demander comment ça se faisait, pourquoi est-ce qu'il était encore là, mais ses parents étaient justes à côté et ce n'était pas le moment de lui demander.

« Ah, Draco, entre-donc. » fit soudain la voix de son père.

Cette phrase le sortit de sa léthargie et il alla s'asseoir à côté de sa mère. D'habitude, son père et lui étaient assis à la droite de la table et sa mère et Harry à sa gauche. Mais comme l'homme en noir était là, son père s'était placé en bout de table. L'homme était à sa gauche, Harry à ses côtés et Narcissa en face de lui. Il remarqua d'ailleurs que le brun ne cessait de jeter des regards mauvais à l'homme en noir – regards que, heureusement, ni son père ni sa mère ne virent.

« Tu connais déjà Tom Riddle, n'est-ce pas ? » demanda son père en le regardant s'asseoir.

Pour toute réponse, Draco hocha la tête. Il ne pouvait pas détacher son regard de son amant, de ses yeux si verts et si brillants, de ses lèvres si pleines qui lui adressaient un léger sourire.

« Harry est un peu souffrant. Nous avons dû retarder son départ d'Edimbourg. » dit sa mère, ce qui ne semblait pas la ravir.

Un clin discret du brun lui fit comprendre qu'il n'avait rien. Le blond se détendit. Ainsi donc il avait réussit à duper ses parents ? Ce n'était pas une mince affaire cependant... Mais il se fichait un peu de savoir comment, du moment qu'il était là, avec lui.

Les plats arrivèrent rapidement et la discussion tourna autour du stage que Draco avait fait et de ce qu'il avait apprit. Ce dernier répondait vaguement aux questions, n'arrivant pas à se concentrer, notamment à cause de ce pied qui remontait le long de sa jambe. Harry l'affolait et il le savait. Lorsqu'il atteint son sexe déjà dur, ce dernier eu un sourire lubrique.

Draco ne pouvait rien dire, rien faire. S'il sortait de table maintenant, aucun doutes qu'il se ferait sévèrement punir par ses parents – surtout qu'ils avaient un invité de marque. Le blond se demandait d'ailleurs quand était arrivé ce Tom. Il n'y avait qu'un bateau en direction de Londres et il avait donc dû le prendre en même temps que lui. Mais il n'avait rien vu, de même que pour le train qui partait du port jusqu'à la ville. Il l'aurait forcément remarqué à un moment, non ? ''Bah, pensa-t-il, il devait certainement y avoir trop de monde pour que j'y fasse attention.''

Harry allait poser franchement son pied sur le sexe du blond, lorsque Lucius annonça qu'il était l'heure d'aller prendre le thé. Et qui disait prendre le thé, disait changer de pièce. Draco eut un soupire discret. Il n'aurait pas réussit à se retenir de gémir si son amant l'avait touché. Et un gémissement en plein milieu d'un repas chez les Malfoy ne passait pas inaperçus.

Heureusement, il réussit à calmer son désir lorsqu'il se leva de table. Il sortit le dernier et, lorsqu'il passa la porte, il sentit qu'on le retenait par l'épaule. Il voulut dire quelque chose, mais une bouche sur la sienne l'en empêcha. Il ne prit pas la peine de regarder qui c'était et répondit ardemment au baiser. Il lui avait tellement manqué...

« Faut y aller maintenant... » chuchota Harry en se détachant de lui, les lèvres rouges à cause du baiser.

« Tu... »

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase que Narcissa apparue, le regard sévère.

« Draco, cesse donc d'embêter Harry ! Il est souffrant ! »

Traduction : vous n'êtes pas autorisés à être tous les deux en tête-à-tête. Les deux jeunes hommes soupirèrent, avant de suivre leur mère et d'arriver dans le petit salon réservé aux invités de la ''haute''.

Alors que Draco s'asseyait sur un des nombreux fauteuils qui ornaient le salon, Harry s'adossa à la chambranle de la porte et posa sa main sur son front en soupirant exagérément.

« Je ne me sens pas très bien... Puis-je me retirer ? » demanda-t-il.

« Bien sûr. Bonne nuit Harry. » répondit Lucius, en lui jetant un coup d'oeil en biais.

Leur mère ne dit rien, hochant simplement la tête en se servant une tasse de thé. Quant à leur invité, il ne dédaigna même pas regarder Harry. Cet homme lui faisait vraiment froid dans le dos... Le brun fit donc demi-tour, dissimulant un sourire ravi.

« Je me sens las père... Puis-je... ? »

« Non Draco. Tu auras tout le temps de te reposer ce week-end. Mr Riddle nous fait l'insigne honneur de rester quelques temps au manoir avec nous et j'aimerai que tu te comportes bien avec lui. Est-ce clair ? »

Draco hocha simplement la tête, en colère contre son père pour accepter cet homme sous son toit. Cet homme qui n'avait cessé de le défigurer, de le déshabiller du regard. Et il n'aimait pas ça. Non, vraiment, il n'aimait pas. Et ses yeux étaient si froids, si noirs. Il savait qu'il devait avoir l'habitude à cause de son père, mais ce n'était pas la même froideur. Les yeux de cet homme semblaient ne refléter aucuns sentiments et il était impossible de différencier la pupille de l'iris.

« Tom a gentiment proposé de t'aider à approfondir tes connaissances à raison d'une heure de cours chaques jours, sauf le week-end bien sûr. »

« Mais père... J'ai passé six mois en stage intensif. J'estime m'y connaître suffisamment pour... »

« Il n'y a pas de mais Draco. Mr Riddle est l'un des plus riches banquiers d'Amérique. Ca ne peux que te faire du bien ces leçons. »

Le blond ne dit rien. Quand Lucius Malfoy disait quelque chose, il fallait respecter ce qu'il disait. Sa mère n'intervint pas, buvant son thé à petites gorgées. Quant à l'homme, il se contentait de le regarder d'un regard froid mais où Draco pouvait apercevoir une lueur de désir. Il lui faisait peur. C'était idiot. Il ne lui ferait sûrement rien, mais il avait quand même peur. Et ses parents qui ne voyaient rien...

Une heure plus tard, ses parents le libérèrent enfin. Il dit poliment au revoir et, lorsqu'il fut hors de leur vue, il courut pour arriver dans sa chambre. Il s'adossa contre la porte qu'il avait préalablement fermée à clef. Une main lasse passa sur son visage et un soupire s'échappa de sa bouche. Il quitta ses chaussures et son haut, se débattant un instant avec les boutons de ce dernier. Puis il le posa sur une chaise, avant de pousser la lourde armoire qui ornait son mur gauche. Il vit avec plaisir qu'Harry avait fait de même de son côté et que le passage était donc libre. Il se glissa dedans, arrivant dans la chambre de son amant. Celui-ci était couché dans son immense lit à baldaquin, un livre entre les mains. Il ne semblait pas l'avoir entendu.

Doucement, Draco s'approcha du lit, ses pas feutrés à cause de la moquette. Ce ne fut que lorsqu'il monta sur le lit que le brun sembla le remarquer. Un immense sourire naquit sur ses lèvres et il posa son livre pour se jeter contre le blond, l'embrassant à pleine bouche. Draco répondit au baiser, passant ses mains dans les cheveux indisciplinés de son amant. Ils se séparent finalement, à bout de souffle.

« Tu m'as manqué. » souffla le blond.

« A moi aussi Draco... Et dire que je vais devoir repartir... »

Une larme coula sur les joues de brun, et son amant se dépêcha de l'essuyer. Il n'aimait pas le voir pleurer...

« Je t'aime. »

« Moi aussi je t'aime tellement Draco ! » sanglota Harry en mettant sa tête contre le torse du blond. « Je ne veux pas partir... Pas en sachant que, quand je reviendrais, tu seras marié et si loin de moi... »

« Je suis là pour le moment... Ne penses plus à ça... »

Un baiser vint clore leur discussion. Les mains du blond descendaient sur le torse nu de son partenaire, caressant les tétons jusqu'à les faire durcir. Lorsque le baiser cessa, les lèvres du brun vinrent se poser dans le cou de son amant, les parsements de petits baisers mouillés. La main de ce dernier continua de descendre et il eut un sourire lubrique lorsqu'il remarqua que son amant était complètement nu.

« Tu m'attendais ? » demanda-t-il, le sourire toujours accroché aux lèvres.

« A ton avis ? » lui répondit Harry, un sourire tout aussi lubrique aux lèvres.

D'un coup de rein, ce dernier inversa soudain leur position. Draco eu un léger cri de surprise et son amant sourit, avant de poser sa bouche sur le cou de son blond, descendant, léchant la peau du torse, mordillant et et léchant les tétons, jusqu'à arriver au nombril. Il en fit tout d'abord le tour avec sa langue, avant de la rentrer à l'intérieur et de la ressortir à intervalle régulier, pendant que ses mains se battaient avec le pantalon. Il en arriva finalement à bout, le descendit rapidement et engloutit le sexe de Draco. Il avait attendu six mois... Six longs mois... Il n'en pouvait plus.

Le blond n'arrêtait plus de gémir. Six mois sans cette bouche autour de son sexe. Comment avait-il fait pour tenir ? Et la bouche du brun qui allait de plus en plus vite...

« Ha... Harry... » gémit-il pour le prévenir. Il voulut dire plus, mais un long gémissement sortit de sa gorge, écourtant ainsi sa phrase. Mais Harry comprit et il releva la tête, embrassant le nombril une fois de plus.

« On va tenter quelque chose... » susurra-t-il.

« Qu... ? »

Sa voix finie dans un étranglement. Il ne pouvait quand même pas avoir mis sa langue ? Il voulut dire quelque chose. Que c'était sale ou quelque chose de ce goût, mais un gémissement plus fort s'échappa de sa bouche. Il posa alors ses deux mains sur la tête brune, tentant de le repousser. Mais rien à faire. Visiblement, son amant n'avait pas envie de bouger. Sa langue était dans l'anneau rosé de son amant et elle tentait d'aller le plus loin possible.

« Harry... » gémit Draco. « S'il te plaît... »

« S'il te plaît quoi ? » demanda ledit Harry en retirant un instant sa langue.

« Baise-moi. » répondit le blond, sans plus de cérémonies.

Le brun sourit. Un de ses doigts remplaça sa langue et un deuxième le rejoignit rapidement. Il détendit un instant le blond, puis retira ses doigts.

« Avec plaisir... »

Il s'enfonça doucement en lui, ses yeux ne quittant pas un instant le visage de son partenaire. Mais aucune trace de douleur ne traversa ses yeux gris et, au contraire, un gémissement sortit de sa bouche.

« Oh putain... » fut tout ce que Draco fu capable de dire... Après tellement longtemps, sentir Harry lui donnait un plaisir indéfinissable.

« Tu l'as dit... » répondit Harry, ressentant lui aussi un plaisir intense.

Les vas-et-viens commencèrent, rapides et intenses, rythmés par le manque qu'ils avaient l'un de l'autre. Il ne fallut pas longtemps pour que la pièce soit remplie de leurs gémissements et que la sueur n'apparaisse sur leurs corps. L'acte d'amour ne dura pas très longtemps, la jouissance les transportant vite, mais elle les laissa pantelant. Six mois sans se voir, sans se toucher... C'était beaucoup trop.

« Je t'aime. » chuchota Harry, juste avant de s'endormir.

« Je t'aime aussi. »

Le brun se cala dans les bras du blond et ils s'endormirent ainsi, heureux de s'être enfin revus.

OooOooO

Lorsque Draco se réveilla, il était seul. Il eu un mouvement de panique, cherchant Harry des yeux sans pour autant le trouver. Il eu un instant peur que tout ce qu'il s'était passé ne soit qu'un rêve. Mais la chambre et les draps pleins de spermes et de sueurs lui assurèrent le contraire. Mais où était partit Harry alors ?

Ses yeux tombèrent soudain sur une lettre. Courte. ''Tu étais si beau que je ne voulais pas te réveiller... A je ne sais pas quand. Je t'aime. Harry.''

Le blond se leva en sursaut. Non. Harry ne pouvait pas être partit comme ça, sans lui avoir rien dit ! Il enfila précipitamment son pantalon et sortit en trombe de la chambre. Il alla dans les différentes salles de bain, dans les quelques chambres d'amis, dans les salons, dans la salle à manger mais ne découvrit aucune trace du brun. Heureusement pour lui, ses parents s'étaient absentés pour faire visiter la ville à Riddle et il ne dû donc pas se justifier de sa tenue et du pourquoi de sa course.

Il arriva essoufflé aux cuisines où Dobby et sa femme, Winky, préparaient son petit-déjeuner.

« Où est Harry ? » demanda le blond, ne se souciant pas de sa tenue débraillée.

« Mais... Il est partit Mr Malfoy. » lui répondit Dobby, apparemment étonné qu'il ne soit pas au courant.

« Qu... Quand ? » demanda-t-il à nouveau, la gorge subitement sèche. Non... Non, il ne pouvait pas...

« Depuis cinq heures ce matin. »

Il ne sut pas comment il avait fait pour quitter la cuisine et encore moins comment il avait fait pour regagner sa chambre. Il n'y avait que cette étrange douleur qui lui vrillait le coeur et ces larmes qui coulaient le long de son visage. Lorsqu'il hurla, de rage, de désespoir et d'amour, les pigeons s'envolèrent au-dehors.

A suivre...


Alors, ça vous a plut ? Je voulais le faire paraître hier, mais buguait --' Enfin bref, j'attends votre avis avec impatience !

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