So Long

Genre: Slash

Paraing: HPDM (comme toujours =p)

Rating: M !!

Disclaming: Aucun des personnages ne m'appartiennent ils sont tous à la talentueuse J.K. Rowling (hélas!)

Avertissements: Homophobes ou âmes sensibles passez votre chemin, ceci est un slash.

Résumé: 6 mois, c'est si long... Mais je reviendrais Harry, même si père et mère nous haïssent, je reviendrais. Je t'aime.

Note de l'auteur: "Mes sentiments pour toi, Potter" finis, je continue avec une fic avec des lettres aussi. Mais elles seront moins longues et ne feront pas partie intégrante de l'histoire. Le récit sera plus long.


Révélation

La pluie n'avait pas cessé depuis qu'Harry était partit. Les flaques étaient si grosses qu'il était impossible de poser un pied dehors sans être plein de boue. Draco aimait à penser que le temps était triste – comme lui – même s'il savait pertinemment que ce ne pouvait pas être possible.

La pluie martelait les carreaux de l'immense bibliothèque du manoir Malfoy et Draco essayait en vain d'oublier les regards que lui lançait Riddle depuis le début de l'heure. Ca ne faisait même pas une semaine que les cours particuliers avaient commencés et les regards de l'homme en noir se faisaient de plus en plus insistants. Il semblait se sentir en sécurité au manoir et, de ce fait, il osait frôler son élève. Oh, rien de bien méchant ! Une main qui frôle une fesse, un torse qui se colle presque au dos de l'autre pour voir les exercices, une main qui retient l'autre un peu plus longtemps que nécessaire... Comme aujourd'hui par exemple.

« Cet exercice est faux Draco. Ton pourcentage ne peut pas être si important. » dit Riddle en se collant presque à son élève et en posant l'index sur sa copie.

« Désolé. » se contenta de répondre l'intéressé. Il ne voulait pas que Riddle reste collé à lui plus de temps que nécessaire.

« Ce n'est rien... Essaye de te concentrer davantage, voilà tout. »

Le torse ne bougea pas et Draco pouvait nettement sentir les yeux noirs regarder son cou. Mais il ne dit rien, ne bougea même pas et se contenta de barrer son résultat faux. Il mit un peu d'encre sur sa plume et se remit à travailler. Vingt minutes plus tard, son professeur particulier le laissa partir, non sans frôler une de ses mains au passage...

OooOoooO

Deux semaines et Harry ne lui avait toujours pas répondu. Draco commençait vraiment à désespérer. Avait-il raison finalement ? Harry l'avait-il déjà oublié ? Avait-il déjà oublié cette nuit dans ses bras ?

Le blond n'était pas du genre à pleurer. Vraiment pas. Mais il ne put retenir ces quelques gouttes d'eau salée de s'échapper de ses paupières closes. Un coup porté à sa porte lui fit brutalement ouvrir les yeux.

« Oui ? » demanda-t-il, sans pour autant bouger de son lit.

« Puis-je entrer ? » demanda la voix si reconnaissable de Riddle.

Draco eu envie de lui répliquer que, non, il n'avait pas le droit d'entrer et qu'il ne voulait plus jamais le voir, mais il dût se résigner à se lever pour aller ouvrir la porte.

« Oui ? » demanda-t-il à nouveau, se plaçant de telle sorte entre la porte et Riddle que ce dernier ne pouvait pas entrer.

« Puis-je entrer ? » redemanda l'homme en noir.

Draco eut à nouveau envie de lui dire non, mais il se tut et se poussa pour le laisser passer. Riddle jeta un coup d'oeil à la pièce, alors que le plus jeune fermait la porte et allait s'asseoir sur son lit.

« Que me voulez-vous ? » demanda finalement ce dernier pour couper court à ce silence gênant – et, il l'espérait, aux regards trop insistants de Riddle. « Nous sommes samedi, je n'ai pas cours aujourd'hui. Ou peut-être comptez-vous me faire travailler le week-end aussi ? »

Riddle ne répondit rien et se contenta de s'asseoir sur la chaise de bureau du blond. Il saisit une plume entre ses doigts, jouant un instant avec, avant de replonger ses prunelles noires dans le regard si clair du jeune lord.

« Non. J'avais simplement besoin de vous parler. »

« Et en quoi est-ce si important pour que vous veniez me déranger un samedi ? »

L'homme parut hésiter, ce qui étonna un peu Draco. De quoi pouvait avoir peur cet homme à la carrure si impressionnante ?

« Je ne sais pas si vous avez remarqué mais... Il m'arrive souvent de vous regarder. »

A ces mots, le plus jeune eu un sourire moqueur.

« C'est vrai ? Je ne l'avais pas remarqué. »

L'autre ne sembla pas percevoir l'ironie dans sa voix, puisqu'il continua de jouer avec la plume et ajouta :

« Pour tout vous dire, je ne sais pas ce qui m'arrive. Depuis que vous êtes arrivés à New York, je n'ai pas put m'empêcher de vous regarder. Puis j'ai soudain eu besoin de plus, de tellement plus. Vous toucher. Vous embrasser. Ces choses innommables qui me conduiront certainement en enfer. Mais j'ai tenu bon. Certes je vous cherchais tout le temps du regard, vous suivant même par moment, essayant de vous apercevoir dans la salle de bain... Mais jamais, ô grand jamais, je n'aurais pensé que ça irait jusque là. Je pensais que ce n'était qu'un désir bénin, de ceux qui apparaissent et disparaissent aussitôt de notre esprit. Lorsque j'ai apprit que vous alliez partir, je n'ai pas pût m'empêcher de vous suivre, m'arrangeant pour partir un peu après vous. Ce ne fut pas vraiment un problème puisque j'ai un bateau en ma possession. Je n'avais pas pensé à qui m'hébergerait. J'ai eu tellement peur que tu partes à tout jamais que je suis partit, moi aussi, tête baissée sans penser aux conséquences. Heureusement, mon nom est connu au-delà de l'océan Atlantique et tes parents ont accepté de m'héberger. La suite de l'histoire, tu la connais. »

Draco déglutit difficilement. Il ne réagit même pas lorsque Riddle passa du vouvoiement au tutoiement. Il ne réagit pas non plus à la voix emplie de désir de son interlocuteur. Il pensait à ce qu'il lui avait dit. A ce désir qui était né en lui, l'obligeant à le traquer jusqu'en Angleterre. Quand sera-t-il enfin en sécurité ?

« Tu vois Draco, le problème c'est que je ne peux pas me contenter de te frôler... Le problème c'est que je veux que tu m'appartiennes... Corps et âme. »

« Je... Je ne suis pas un sodomite.* »

« Moi non plus. » dit Riddle en laissant brusquement tomber la plume à terre. « Mais rien ne nous empêche de prendre du bon temps, qu'est-ce que tu en penses ? »

« J'en pense... J'en pense que c'est un pêché ! »

Draco recula sur son lit lorsque l'homme se leva, s'approchant du plus jeune.

« On finira tous en enfer de toute façon, que ce soit pour ce pêché ou pour un autre. N'es-tu pas gourmand ? Paresseux ? Curieux ? » dit-il, s'approchant de plus en plus du lit, tandis que le blond reculait de plus en plus.

« Je ne veux pas ! » couina-t-il, oubliant complètement la fierté des Malfoys.

Un cri s'échappa de sa gorge lorsqu'il se rendit compte qu'il arrivait au bout du lit, alors que Riddle avait posé un genou sur le matelas.

« T'ais-je demandé ton avis ? »

Le regard de l'homme se fit encore plus noir. Draco recula encore et tomba à terre dans un bruit sourd. Il eut un nouveau hurlement de frayeur lorsqu'il remarqua que Riddle était presque arrivé au bord du lit. Il ferma les yeux, pétrifié à l'idée de ce qui allait se passer. Ce fut cet instant que choisit son père pour toquer.

« Tout va bien Draco ? J'ai entendu un bruit. »

« Ou... Oui père. Je... »

« Puis-je entrer ? Il faut que je te parle. »

A ces mots, Riddle eu un grognement et se leva, pour aller se rasseoir sur la chaise de bureau. Draco, quant à lui, se rassit sur son lit, le plus loin possible de son professeur.

« Bien sûr père. »

Lucius poussa la porte et marqua un arrêt en voyant Riddle.

« Mr Riddle ! J'avais à m'entretenir avec vous justement. Pouvons-nous passer dans mon bureau ? »

« Mais certainement. » répondit Riddle, avec son ton froid habituel. Mais Draco remarqua qu'il n'avait vraiment pas l'air enchanté de cette entrevue.

« Nous parlerons plus tard Draco. » dit son père en tournant les talons, l'homme à sa suite.

Lorsqu'ils disparurent, Draco ferma les yeux de soulagement. Il ne put que remercier son père et, même s'il le haïssait encore, un soupçon de reconnaissance lui était tout de même destiné.

Il ne s'écoula pas moins de dix minutes que quelqu'un frappa à la porte. Le blond eu un sursaut de frayeur, jusqu'à ce que la voix si reconnaissable de Dobby s'élève.

« Mr a reçut une lettre d'Edimbourg. »

A suivre...

* : vieux nom utilisé pour désigner les homosexuels --'


Hello tout le monde =) En relisant ma fic, je me suis rendue compte que j'avais complètement oublié de vous poster ce chapitre qui est pourtant écrit depuis septembre --' Enfin bref =) Le prochain chapitre que j'écrirais sera sûrement pour cette fic... Je vais essayer de le faire long et non pas une simple lettre =)

Bonne année !

music67love