Chapitre 13: Pénitence Ratée

Bulma avait résisté aux assauts de Gohan, à ceux de Videl, et même finalement, à ceux de Trunks. Elle était décidée à ne pas se rendre chez les Son.

Sachant que Chichi lui en voulait toujours, sachant que Gogeta serait là, sachant que Videl ignorait tout de ce qui s'était passé et était bien décidée à le découvrir, il était impensable qu'elle mette un orteil dans ce piège explosif. Elle avait suffisamment joué à Secrets et Mensonges et elle savait qu'il restait des cartes dans la pioche.

De plus, son humeur n'était pas vraiment festive. Les réunions de famille sans Végéta lui serraient le cœur plus qu'elle ne l'aurait cru. Non qu'il n'y ait jamais vraiment pris part en temps normal, mais il était là quand même. Même ses parents avaient décidé de partir passer les fêtes au soleil. Elle était résolue à rester seule avec son fils.

Elle avait donc résisté à tous les assauts de ceux qui voulaient la voir présente à la fête des Son, mais elle ne put refuser l'invitation directe de Chichi. Et Chichi l'appela.

Bulma ne sut jamais comment Gohan l'avait convaincue de le faire, mais elle sut qu'il l'avait fait. Goten aussi avait sûrement joué un rôle car les enfants étaient si navrés d'être séparés.

Bulma ne trouva aucune excuse pour décliner l'offre de Chichi. De toute façon, il n'existait aucune excuse acceptable. Bulma avait misérablement fauté et Chichi avait la grandeur d'âme de l'inviter. Si elle avait refusé, elle aurait scellé définitivement la tombe de leur amitié. Chichi était si châtouilleuse sur les questions d'hospitalité.

Le soir convenu, une boule dans le ventre, Bulma se contempla dans son miroir. Elle se fit la réflexion que, sans même le préméditer, elle s'était habillée en noir. Instinctivement aussi, elle avait sorti une tenue sobre. Pas le moindre décolleté. Pantalon.

Une vraie pénitente, sourit-elle intérieurement. Elle enfila son manteau et appela Trunks qui se débattait avec les boutons de sa veste. Elle ajusta le manteau et l'écharpe de l'enfant, saisit ses clés et se mit en route.

Le temps était exécrable pour voler. Le vent soufflait en bourrasque et les nuages masquaient le moindre rayon de lune de sorte que la nuit était totalement opaque. Bulma manoeuvrait avec nervosité tandis que Trunks regardait un film à l'arrière, en lâchant de temps à autres des éclats de rire.

Définitivement, il va falloir dormir là-bas, constata Bulma avec dépit. Elle ne pourrait pas faire le vol retour dans la nuit avec cette météo. Elle mordillait l'ongle de son pouce en réfléchissant à ce qui l'attendait.

Chichi l'avait invitée avec fraicheur. Elle n'était pas tout à fait réconciliée. Le serait-elle jamais ? Ses fils étaient toute sa vie. Toute sa putain de vie en entier.

Et juste après venait son mari. Son mari, dont elle avait déploré l'absence ou le manque d'implication durant quasiment toute son existence. Mais son Mari. Celui qu'elle avait elle-même choisi, qu'elle était venu chercher.

Voilà les sujets sacrés de Chichi. Des biens non négociables. Et tous les squelettes n'étaient pas sortis du placard s'agissant de Bulma.

Le sacrilège de la beuverie avec Gohan n'était pas digéré mais si Chichi apprenait pour Gogeta, comment le prendrait-elle ? Pas bien. Pas bien du tout. Affreusement mal, en fait. A cette pensée, Bulma croqua carrément son ongle et fit une légère embardée avec l'aeronef. Trunks protesta à cause des ballotements de l'appareil.

« Excuse-moi, mon chéri » lâcha pensivement Bulma sans écouter ses râleries.

Et elle avait toutes les raisons de craindre que ce squelette ne sorte du placard. Il lui paraissait évident maintenant que Gohan savait, ou avait deviné, ou croyait savoir, peu importait. Elle était étonnée qu'il ne lui en ait plus parlé. Il n'a plus vraiment le droit de te parler en même temps, ce qui est bien commode.

Gohan ne lâchera pas la bombe à sa mère. Il est trop protecteur.

Et Videl ? Videl ne savait pas grand-chose des évènements de ces derniers mois. Mais elle soupçonnait des choses, ce qui, la concernant, était pire. Son intuition était redoutable et Bulma se demandait encore pourquoi Gohan l'avait tenue dans l'ignorance de ce qui s'était passé.

Mais le plus fatal de tous restait Gogeta. Imprévisible. Le subtil mélange de Végéta et Gokû était incapable de mensonges. Pour le premier, c'était à cause de son orgueil. Ne ment que celui qui a quelque chose à redouter. Pour le second, c'était à cause de sa candeur. Ne ment que celui qui a quelque chose à se reprocher.

Mon Dieu, qu'est-ce que je suis allée me fourrer dans ce merdier ?

Bulma crispa ses mains sur la manette de contrôle. Elle avait l'impression d'aller passer un examen capital dont dépendrait le reste de sa vie.

Quand elle eut posé son appareil devant la maison des Son, elle respira un instant, les yeux fermés. Je veux pas y aller ! hurlait son esprit.

« Ouvre la porte, maman ! Y a Goten dehors ! » cria Trunks qui s'agitait comme un dingue.

Bulma le regarda avec un petit sourire. Elle appuya sur le bouton de déverrouillage. A peine, la porte eut-elle fini son mouvement d'ouverture qu'une boule de neige atterrit à quelques centimètres de Trunks qui se précipita dehors en hurlant.

Bulma détacha sa ceinture et mit un temps à se résoudre à se lever. Le froid et les cris d'enfant lui parvenaient de l'extérieur. Au bout d'un moment, Gohan passa sa tête par la porte restée ouverte.

- Bulma ? Ca va ?

Elle lui sourit par réflexe, se leva finalement, et enfila son manteau.

- Ca va. Et toi, le fraichement diplômé ?

- Bulma ! interpela la voix de Gogeta dès qu'elle eut posé un pied à l'extérieur.

Il arrivait en portant un tas de bûches.

- Salut ! répondit Bulma en fourrant timidement ses mains dans sa poche.

Dieu, j'ai envie de rentrer !

Il s'approcha d'elle.

- J'ai entendu dire que tu ne voulais pas venir ? C'est pas à cause de moi ? demanda t-il à mi-voix.

- A ton avis ? grommela Bulma en continuant de sourire pour donner le change aux enfants qui jouaient joyeusement à quelques pas d'eux.

- Moi, j'avais envie de te voir. Tu m'as manqué tu sais, lui répondit-il avec un air sincère et naïf.

- Oublie-moi, lâcha froidement Bulma en le plantant pour entrer dans la maison.

Chichi la reçut avec cordialité. Pas la joie spontanée qu'elle avait coutume de manifester, mais ce qui s'en approchait le plus, avec de la bonne volonté. Bulma avait redouté un accueil plus réservé.

On attendait Krilin et sa famille mais la météo laissait craindre qu'ils n'arrivent jamais. De fait, les seuls convives finalement présents étaient les Son, Gogeta, Bulma, Trunks et Videl.

Chouette plan. Pensait Bulma.

Malgré tout, le début de la soirée se passa très chaleureusement et elle se décontracta progressivement. Elle surveillait tout spécialement Gogeta, mais il semblait être très « Goku » ce soir et donc de bonne compagnie. Elle le trouva même très attentionné avec Chichi. Trop ? Il était patient avec les petits, souriant.

Une fois le repas fini, Chichi amena le dessert. Un gâteau spécial pour les examens de Gohan.

Bulma avait marché sur des œufs toute la soirée, le moindre détail avait été calculé pour faire la paix, sa tenue, l'heure d'arrivée, les fleurs pour Chichi, les sujets de conversation, ses efforts pour rester courtoise avec Gogeta. Elle avait tout mentalement étudié, avant et pendant la soirée, pour éviter les dérapages incontrôlés qui semblaient la spécialité de sa vie en ce moment.

Un seul détail grossier, réellement stupide avait échappé à sa vigilance. En y repensant plus tard, elle se serait baffée.

- J'ai ramené une caisse de Champagne pour fêter les examens de Gohan, annonça Bulma.

Sa voix mourut quand elle croisa le regard de Chichi.

- Super ! Elle est dans ton avion ? s'exclama Gohan qui n'avait pas repéré l'œil réprobateur de sa mère.

Chichi posa la main sur le bras de son fils.

- Gohan ne boit pas. Moi non plus, décréta Chichi avec un air de défi.

Bulma se sentait rapetisser sur sa chaise. Un malaise l'envahit.

- On est pas obligé, murmura Bulma.

- Moi, j'en prends, annonça calmement Gogeta.

Chichi le regarda avec stupeur.

- Moi aussi, ajouta Videl qui observait la scène avec un intérêt malicieux.

- Maman ! C'est une coupe ! Pour fêter ! insista Gohan.

Chichi ouvrit la bouche pour protester tandis que Videl et Gogeta, qui avaient échangé un regard entendu, sortaient déjà pour récupérer le Trésor de Bulma.

- T'es fière de toi ? demanda durement Chichi à Bulma.

- Chichi… commença Bulma.

Elle était partagée entre l'embarras de sa gaffe et l'agacement. Une coupe de champagne pour fêter la fin de l'année et les examens de son fils ne paraissaient pas un pêché capital.

- Ouah ! C'est du bon Gohan ! s'exclama Videl en rentrant, brandissant deux bouteilles à bout de bras.

Oui, c'était du bon, très cher. Quand elle l'avait commandé, Bulma n'avait pas pensé un instant aux conséquences. Elle avait juste trouvé que c'était un bon moyen d'honorer la fête et la réussite.

Maintenant elle se passait la main sur les yeux parce que Videl venait d'admettre publiquement que Gohan et elle distinguaient très bien une bonne bouteille d'une mauvaise, à la simple lecture de l'étiquette. Ambiance

- Chichi, intervint Gogeta, tu pourrais peut être passer pour ce soir. Goûte-le au moins.

- NON ! Je ne goûte pas son champagne ! Même si je ne doute pas qu'une ivrogne comme elle sache vraiment le choisir, répliqua Chichi avec humeur.

- Hey ! Ca va Chichi ! bondit Bulma, tu vas un peu loin, là !

La barrière était brisée, Bulma sentit que l'agacement l'avait emporté sur l'embarras et menaçait de se transformer en franche colère.

- Gohan ! Si tu bois une goutte, je te préviens…menaça Chichi en se levant d'un bond.

- Maman ! Tu crois pas que tu exagères un peu ? protesta son fils.

- Je ne comprends pas. Une coupe ne va pas le tuer, insista encore Videl qui s'apprêtait à faire sauter le bouchon.

- J'exagère ? demanda Chichi subitement très calme. Gohan, mon fils, veux-tu expliquer à Videl ce qui s'est passé la dernière fois que tu as bu de l'alcool ?

Le silence se fit dans la pièce. Videl suspendit son geste et leva un œil interrogateur sur son ami. Gogeta s'était assis les bras croisés et attendait avec curiosité de voir ce que Gohan allait répondre.

Bulma de son côté ne savait que remercier le Ciel que les enfants soient montés chahuter dans la chambre de Goten. Vraiment qu'est-ce que je fais là ?

- Euh… La dernière fois que j'ai bu…euh… j'ai vomi partout et je me suis endormi, ânonna Gohan

L'œil de Chichi s'arrondit; elle ne connaissait pas ces détails dont elle se serait d'ailleurs passée.

- Et ? demanda Videl qui connaissait visiblement, ce scénario et soupçonnait que ce n'était pas la bonne réponse.

- C'est déjà pas mal, commenta Chichi en toussotant, mais il manque quelque chose en effet.

Bulma explosa; il fallait vraiment que l'humiliation aille jusqu'au bout.

- Il s'est endormi dans mon canapé-lit où je m'étais moi-même déjà effondrée parce qu'on s'était BOURRE LA GUEULE, c'est comme ça que vous voulez qu'on le dise ? Et quand ce taré est arrivé, il a évidemment tiré tout un tas de conclusions graveleuses et il a CASSE LA GUEULE de Gohan et il a raconté toute ses conneries à Chichi qui m'en veut à vie maintenant, VOILA ! Voilà ce qui est arrivé la dernière fois que Gohan a bu ! s'exclama Bulma en désignant Gogeta comme le taré de l'histoire.

Chichi eut un mouvement de recul devant la trivialité de la tirade. Elle se rassit d'un coup. Gohan observait la réaction de Videl.

Elle cilla un instant.

- Pourquoi tu me l'as pas dit ? demanda t-elle avec méfiance à Gohan.

Le jeune homme avait l'air embarrassé.

- Tu sais…Bon, c'était une grosse embrouille et Bulma se sentait un peu mal. C'était pas si important.

- Le problème, c'est que maintenant, forcément, je me pose quelques questions, répliqua Videl

- Bienvenue au club, lâcha Gogeta qui avait saisi une bouteille et s'affairait sur le bouchon, ayant compris que Videl ne ferait jamais sauter le sien.

La jeune fille était visiblement contrariée.

- Je crois que je préfère rentrer chez moi, conclut-elle après un temps de réflexion.

- Moi aussi, gémit Bulma, sans que personne n'y prête attention.

- Par ce temps ? s'écria Gohan, c'est de la folie !

- T'inquiète pas pour moi, maugréa Videl qui enfilait son manteau.

- Laisse-moi te raccompagner, au moins, plaida Gohan.

- Non.

Elle avait déjà ouvert la porte et se dirigeait vers son avion. Il la suivit dans le blizzard et la porte se referma sur eux. Le bouchon de champagne sauta à ce moment précis.

- Elle est folle, marmonna Bulma. Pourquoi t'as fait ça Chichi ?

Chichi était assise silencieusement, l'air dépité, en face d'elle.

Gogeta servit des verres à chacune d'elle tandis que Bulma, épuisée par la scène, s'allumait une cigarette, sans aucune vergogne, dans la maison de Chichi.

- Moi ? C'est moi la responsable de tout ce gâchis alors, c'est ça ? répondit Chichi dont la colère se ranimait un peu.

- T'avais pas besoin de faire un plat sur cette histoire de champagne. Tu crois vraiment que ton garçon va devenir alcoolique parce qu'il a abusé une nuit et qu'il fête ses examens avec une coupe de champagne ? questionna Bulma en retour.

- T'avais pas besoin de le faire boire et de ramener ce foutu champagne, comme pour me narguer !

- Oh ! Je ne l'ai pas fait boire, il boit très bien tout seul si tu veux tout savoir !

- Tu sous-entends que j'ai mal élevé mon fils ?

- Je sous-entends que ton fils est quasiment un adulte et qu'il serait temps que tu t'en aperçoives, ma pauvre chérie !

Les deux femmes se défiaient du regard sous l'œil maintenant ennuyé de Gogeta. La fête ne battait plus vraiment son plein. Bulma vida sa coupe d'un coup et écrasa sa cigarette.

- Quoiqu'il en soit, pour ma part, je vais aller me coucher et demain, je repartirai très très tôt. lâcha Bulma.

Elle se leva et s'apprêtait à quitter la pièce lorsqu'elle entendit Chichi demander à Gogeta.

- Bulma a dit que c'est toi qui avais blessé Gohan ce jour là ? Je ne comprends pas pourquoi tu lui as fait ça.

Bulma sursauta il n'était peut-être pas exactement temps de disparaître du paysage.

- Il a fait ça parce qu'il a cru des choses. Que crois-tu qu'il ferait s'il te trouvait dans un lit avec un autre homme ? expliqua Bulma du bout de la salle.

Chichi se retourna lentement vers elle.

- Je ne sais pas. Ca ne risque pas de m'arriver, à moi. Mais…C'est à toi que je le demande, Gogeta, insista Chichi en se tournant à nouveau vers lui.

Bulma retenait son souffle. Elle s'était rapprochée de la table à nouveau. Elle s'était clairement rendue compte qu'à cette heure, l'esprit léger de Gokû avait quitté Gogeta, remplacée par l'humeur maussade de Végéta. Elle lui lançait des regards suppliants dans le dos de Chichi. Il sirotait son champagne en la fixant en retour. Elle avait la désagréable impression qu'il s'amusait de la situation et cela lui glaçait le sang. Chichi attendait avec détermination qu'il réponde.

- Personne ne touche à Bulma…commença t-il.

- Tu vois, l'interrompit aussitôt Bulma en s'adressant à Chichi. Tu sais comme les mecs peuvent être possessifs, bon, ça laisse des traces, hein ?

Bulma s'était rassise à côté de Chichi et elle n'avait pu s'empêcher de lui saisir la main en lui disant cela. Son amie écouta son discours, incrédule et contrariée.

- Non, je ne sais pas « comme les mecs peuvent être possessifs », Bulma, j'aimerais qu'il m'explique lui-même, répondit-elle avec froideur.

- Non, tu n'aimerais pas, murmura Bulma en baissant les yeux.

Chichi se raidit. Elle retira sa main de celle de Bulma comme si elle s'était brûlée. Son visage s'empourpra en une minute.

Son regard douloureusement perdu et choqué passa de l'un à l'autre. Bulma ne pouvait se résoudre à lever les yeux. Les mots ne lui venaient plus pour dissiper la conviction qui était en train de se forger irrémédiablement dans l'esprit de son amie.

- Chichi… commença doucement Gogeta.

Chichi leva la main pour lui faire signe de se taire. Elle ferma les yeux et plaça une main sur son cou pour aider sa voix à sortir clairement de sa bouche.

- Je ne veux plus vous voir ici, ni autour de ma famille désormais. Je ne veux plus rien entendre, plus rien savoir, souffla t-elle. Je vais me coucher. Demain matin, vous êtes partis. Tous les deux.

Elle eut un temps d'arrêt.

- Mon Dieu, Gohan et Videl sont vraiment partis dans cette tempête ? s'inquiéta t-elle subitement.

- Ils sont rentrés par la fenêtre à l'étage, il y a un moment, Chichi, expliqua Gogeta.

Elle plaqua sa main sur sa bouche.

- Vous voulez tous vraiment ma mort, murmura t- elle.

Quand elle eut quitté la pièce, Bulma se mit à pleurer silencieusement.

Gogeta s'était levé, hésitant un instant à essayer de rattraper Chichi.

- Ca ne sert à rien, renifla Bulma, le stoppant net dans son élan.

Elle essuya son visage.

- C'est trop tard. Ce qui est fait est fait, ajouta t-elle.

Il posa une main sur sa nuque.

- Tu m'en veux ? demanda t-il.

Elle saisit sa main et se leva et posa ses lèvres sur les siennes.

- Mais non, je ne t'en veux pas. C'est juste, une situation de dingue. C'est à moi que j'en veux. Tout est parti en vrille sans que je comprenne ni pourquoi ni comment.

Il l'enlaça par la taille et la serra contre lui. Elle avait très envie de lui rendre son étreinte mais c'était le pire endroit et le pire moment. Elle se dégagea doucement.

- Je vais dormir, dit Bulma, c'est assez pour ce soir.

Il la laissa s'éloigner de lui alors qu'elle n'osait même plus le regarder.

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