Chapitre 18


Alors que le combat faisait rage dans la chambre, Fugo avait mis en sécurité Narancia dans la salle de bain attenante, n'ayant pas eu le temps de s'échapper avec Mista et Giorno. Il avait installé confortablement l'adolescent dans un coin, en faisant attention de ne pas le blesser à nouveau. Fugo soupire pour descendre la pression avant de s'avancer sur l'évier, il l'ouvre et vient se mettre de l'eau sur le visage pour se détendre. Alors que Fugo était distrait par l'eau qu'il s'était mis dans l'œil, Clash se matérialise dans l'eau présent au fond de l'évier à cause du robinet que Fugo n'avait pas fermé. Le stand n'attend pas plus et se jette vers le cou de Fugo pour le blesser mortellement. Le blond n'avait pas remarqué et fait un mouvement de la main, bloquant l'attaque de Clash, lui faisant mordre son avant-bras. Fugo cria sous le coup, et regarda ce qui lui avait causé cette douleur. Il retint Purple Haze en voyant qu'un stand ennemi venait de l'attaquer : il ne fallait surtout pas que son stand sorte car Narancia ne survivra pas au pouvoir de Purple Haze. Il devait trouver un moyen de s'occuper du stand et vite !

Fugo frappe de son bras valide le miroir, alors que Clash continuait de lui mordre le bras, le déchirant avec ses dents tranchantes. Fugo attrape un morceau de miroir dans sa main, se blessant avec avant de venir le planter dans le flanc du stand. Ce dernier le lâche et retourne dans l'évier, se cachant dans les canalisations pleines d'eau. Le blond en profita pour s'éloigner de l'évier, tout en vérifiant que Narancia allait bien. Il soupira de soulagement, et il se remit rapidement sur ses gardes. Il attend un moment mais le stand ne réapparaît pas, Fugo ne comprend rien.

De leurs côtes, Tiziano avait rejoint Squalo, étant tous les deux blessés, ils décident de se retirer, ne voulant risquer la vie de leur partenaire. Le Boss et la Passione ne valaient pas qu'ils meurent.


Bruno était dos à dos avec Leone, chacun surveillant les arrières de l'autre, tandis que Risotto avait sorti son stand, prêt à s'attaquer au stand ennemi. Ils ressentaient encore la présence du stand dans la pièce, mais ils n'arrivaient pas à le localiser. Risotto était en train d'essayer d'imaginer un plan, mais rien ne serait efficace contre le stand : le stand d'Abbacchio n'était pas fait pour le combat, le sien n'allait pas beaucoup servir également. Seul le stand de Bucciarati pouvait faire quelque chose, mais il ne savait pas quoi. Il n'avait aucune idée de ce que pouvait faire le stand de Carne, il n'y avait aucune information sur lui quand il a fait ses recherches. Un stand qui apparaît quand son manieur meurt, c'est du jamais vu !

Risotto réfléchissait seul, avant que Bruno ne s'impatiente et fasse plusieurs pas pour s'avancer, cherchant d'où pourrait venir le stand. Malheureusement pour lui, il venait de son angle mort gauche, Abbacchio le remarque rapidement, son premier réflexe est d'attraper un vase à portée de son stand et de le jeter sur Notorious BIG pour le déconcentrer de sa cible. Ce dernier se tourne vers Abbacchio cherchant d'où venait l'objet qui lui avait été lancé mais il ne voyait rien : Leone était immobile. Alors il se retourne vers Bruno, sentant sa présence vu qu'il avait pu entrer en contact physique avec lui. Il pouvait ainsi le traquer. Il se précipita vers Bucciarati qui sort son stand pour se défendre. Abbacchio lui lance une lampe de chevet pour l'empêcher de sauter sur Bruno, ce dernier remarque le geste de son petit ami et lui sourit. Le stand n'attend pas et se dirige rapidement vers Bruno, le temps que Leone trouve un nouvel objet, Bucciarati s'est caché dans le mur avec son stand, faisant écraser l'autre Stand contre le mur qu'il ne pouvait pas traverser.

Bruno sort un peu plus loin grâce à une autre fermeture éclair, le stand le repère et se dirige droit sur lui. Leone commençait à en avoir marre, il attrape une couverture et vient couvrir le stand avec. Ce dernier se débat un peu avant de s'aplatir pour passer en dessous. C'est alors que Risotto trouve une idée, il se dirige calmement vers la penderie alors que les deux autres se débrouillaient tant bien que mal avec le stand. Il ouvre une des armoires et en sort un petit coffre fort vide, il en gardait un dans chaque chambre pour y mettre les objets de valeur. Il entre le code et l'ouvre, vérifiant qu'il était bien vide, il revient tranquillement dans la chambre, Bruno et Leone avaient toujours du mal avec le stand, se défendant et évitant ses attaques.

"- Bruno, ouvre une tirette qui permet d'entrer dans le coffre et cache-toi ! Leone, utilise ton Stand pour le transformer en Bruno et occuper l'ennemi ! Une fois le passage ouvert, ton leurre devra faire semblant de passer par la tirette et le stand atterrira directement dans ce coffre fort ! s'exclame Risotto alors que les deux autres écoutent aussi attentivement que possible dans la situation actuelle."

Le couple acquiesça, et obéit aux ordres de Risotto. Tout se passa comme le souhaitait Risotto et Notorious BIG fut rapidement enfermé dans le coffre, sous le sourire satisfait de Nero qui ferma le coffre à double tour.

"- Que comptes-tu en faire ? demanda Bucciarati, curieux.

- Le garder enfermé pour le moment, il peut avoir une utilité plus tard, même si je ne sais pas encore comment, répondit Nero en observant le coffre."

Abbacchio soupira devant les manières de Nero : ce dernier avait mis le coffre à la même hauteur que ses yeux et, avec un petit sourire narquois, le tournait dans tous les sens. Bucciarati, quant à lui, s'était dirigé vers la salle de bain. Quelle ne fut pas sa surprise en voyant que Fugo était blessé à peine la porte ouverte !

"- Fugo !? Que s'est-il passé ? demanda-t-il, très inquiet.

- On a été attaqués par un stand ennemi… Heureusement, il est parti sans avoir fini le travail, répondit le blond, soulagé que ce soit fini.

- On va voir si Giorno a assez d'énergie pour soigner ça, dit doucement Bucciarati qui s'était accroupi devant Fugo qui était assis à côté de Narancia. Leone, tu peux prendre Narancia s'il-te-plaît ? On va partir d'ici.

- Je récupère du matériel et je vous rejoins, déclara Risotto. Si vous voyez Prosciutto, vous pouvez lui demander de me rejoindre ?

- Bien sûr, répondit Bucciarati avec un sourire."

Nero fit un signe de tête en remerciement tandis qu'Abbacchio venait de prendre Narancia dans ses bras et s'était rapproché de Bucciarati. Le petit groupe se mit en marche, Abbacchio d'un côté de Bucciarati, et Fugo de l'autre, laissant Risotto dans la chambre. Ils rejoignirent rapidement l'entrée du bâtiment, et Bruno transmit le message à Prosciutto qui partit de suite rejoindre son amant. Puis Bruno s'avança vers Giorno et Mista qui les avaient attendu, très inquiets.

"- Comment ça s'est passé ? Fugo tu es blessé !? Laisse-moi voir ! demande Giorno, s'approchant du blessé qui le repousse doucement, affaibli.

- Non, vérifie que Narancia va bien d'abord… Je peux tenir sans soucis…

- Narancia va bien, Fugo. Il n'a pas été blessé durant le combat ! Laisse-le te soigner… intervient Bruno, inquiet pour Fugo, qui se tenait fébrilement le bras.

- D'accord… dit-il alors que Giorno l'approche doucement pour venir le soigner avec son stand.

- Si tu peux regarder la langue de Bruno après, déclara Abbacchio.

- Leone, je vais bien…

- Je veux juste être sûr que la blessure soit correctement fermée, dit Abbacchio en lui lançant un regard qui en disait long à Bucciarati qui soupira, vaincu."

Abbacchio sourit doucement, heureux que cette affaire soit finie, il s'approche de Bruno pour lui chuchoter un petit "J'ai eu peur, Bruno. Tellement peur...", cette déclaration fait rougir Bucciarati qui avait compris le double sens et sourire Narancia qui faisait semblant de dormir dans les bras de Leone, n'ayant pas envie de marcher alors qu'il était bien dans les bras d'Abbacchio. Il s'est réveillé un peu plus tôt et il profitait sagement de la situation alors que tous les autres s'inquiétaient pour lui. Narancia ne comprenait que trop bien pourquoi Bruno aimait faire des câlins à Abbacchio, il n'avait vraiment pas envie de bouger.

"- Dites vous savez où sont Risotto et Prosciutto ? On est sur le départ et on ne s'en va pas sans eux… demande calmement Melone qui fixait Narancia avec un petit sourire.

- Ils sont à l'étage dans une des chambres que vous nous avez prêté, répond poliment Bruno, s'inquiétant du regard de Melone envers Narancia.

- Merci bien ! Je crois que vous pouvez poser votre bel aux bois dormants… Il fait un très mauvais acteur… soupire-t-il. Même les femmes que je matais faire semblant de dormir étaient plus douées que lui…

- Oh ? Donc il n'a plus besoin de moi alors ? demanda Abbacchio avec un petit sourire machiavélique avant de lâcher Narancia qui se retrouva à terre.

- Tu es un monstre Abbacchio ! s'exclama l'adolescent en se relevant en grimaçant. Tu as pensé à mes blessures !?

- Tu n'as plus rien, Giorno s'en est occupé personnellement !"

Tandis que Narancia et Abbacchio étaient en train de se chamailler, Risotto et Prosciutto arrivèrent, les bras chargés d'instruments en tout genre qu'ils mirent dans le coffre d'une des voitures. Puis le couple s'approcha du gang de nouveau au complet et Nero prit la parole.

"- Tout est en ordre. Bucciarati, je vais avoir besoin de toi, et les autres, vous pouvez aller à la nouvelle planque. On vous rejoindra quand on aura fini ce qu'on doit faire.

- Comment ça !? s'exclama Abbacchio. Vous nous laissez de côté !?

- Leone, s'il-te-plaît, commença Bucciarati. On ne peut pas y aller tous ensemble, et il n'y aura aucun danger.

- Je ne peux pas te laisser y aller seul avec lui, déclara l'ancien policier, se méfiant de la concurrence de taille."

Bruno eut un petit sourire en remarquant la jalousie de son amant. Il s'approcha de lui et lui fit un baiser sur la joue en tentant de le rassurer : il n'allait rien se passer avec le chef de la Squadra, son cœur est pris après tout !

"- Vous n'avez pas à vous inquiéter, intervient Prosciutto en venant se mettre près de son supérieur. Ris' préfère les blonds, il n'est pas intéressé par Bucciarati, rajouta le blond pour bien leur faire comprendre alors que Risotto sourit et vient passer sa main sur la taille de Prosciutto pour le rapprocher de lui."

Même si cela rassura Abbacchio, Prosciutto sentit une nouvelle vague de jalousie, mais cette fois de la part de Mista qui avait pris Giorno entre ses bras avant de lancer un regard noir à Risotto qui soupira. Il n'allait jamais s'en sortir avec le gang de Bucciarati !

"- Une bonne fois pour toute, je ne suis intéressé par aucun d'entre vous ! s'exclama Nero. Il n'y a que Prosciutto et personne d'autre ! Maintenant, on peut y aller !?"

Fugo soupire d'exaspération devant tant de jalousie infondée, prouvant qu'ils avaient encore du chemin à faire.

« - Ooooh~~~ Fugo, ça ne serait pas de la déception sur ton visage ? J'avoue qu'il est tellement classe ce Risotto ! surjoue Narancia devant Fugo qui soupire toujours plus.

- Tu sais quoi ?

- Quoi ?!

- Je préférais quand tu faisais semblant de dormir !

- Pourquoi ?

- Tu la fermes ! s'énerve Fugo devant l'idiotie de son aîné.

- Je suis libre, moi, si vous voulez mes mignons~, s'incruste Melone en venant entourer les épaules de Narancia et de Fugo, les mettant très mal à l'aise.

- Pas de ce bord, désolé… soupire Fugo

- Je suis trop jeune pour mourir ! s'exclame Narancia, ne sachant pas où se mettre.

- Vous venez de me briser le cœur ! s'exclama Melone en faisant semblant de souffrir.

- Bien sûr…

- Tu es tellement insensible avec moi~ Tu n'étais pas comme ça avec Narancia, je suis complètement jaloux~

- Sensible avec moi ?! Quand ça ? Tu ne l'as pas vu me donner cours !

- Pauvre petite chose, tu ne l'as pas vu pendant que tu faisais ta belle au bois dormant ~

- STOP ! s'exclama Pannacotta. Vous êtes tous fous !"


Ils rigolaient tous ensemble, bien que Fugo n'aime pas trop leurs blagues déplacées. Un peu plus loin, Trish attendait dans une des voitures, épiant les garçons grâce aux rétroviseurs. Elle est verte de jalousie, sachant bien qu'elle n'aura jamais la chance de pouvoir partager quelque chose comme ils le font.