Epilogue
En un an, il s'est passé énormément de choses pour le groupe. En commençant par la restructuration de l'organisation qui avait demandé beaucoup de temps et d'efforts à Giorno et à son bras droit, Fugo. Le plus jeune blond avait réussi à atteindre son rêve, une Passione purifiée et une Italie libérée de la drogue. Giorno avait d'abord été très enthousiaste à l'idée de prendre la tête de Passione mais la réalité de la tâche l'avait vite rattrapée, mais il ne s'était pas laissé abattre pour autant ! Avec Mista pour le soutenir dans toutes ces épreuves, il avait pu les surmonter les unes après les autres.
Le plus dur, enfin, plutôt le plus intimidant, restait à venir. Polnareff était resté en contact avec son ami japonais, Jotaro, le français était resté auprès de Giorno pour s'assurer qu'il ne fasse pas de vague comme Dio. Mais le nouveau chef de la mafia n'avait commis aucune faute, rassurant Polnareff sur son choix. Ce dernier pouvait rentrer en France, confiant, ayant d'ailleurs réussi à entraîner Fugo avec lui après que Giorno l'ait forcé à prendre des vacances. Le remaniement de l'organisation ayant touchée à sa fin, Giorno n'avait plus autant besoin de Fugo et au vu de son implication dans le projet, il l'avait mis à pied pour un petit mois.
Polnareff avait donc "invité" Fugo à le suivre en France pour lui changer les idées, alors que Jotaro allait seulement arriver en Italie pour rencontrer ce qui se rapprochait le plus d'un grand oncle génétiquement mais qui n'était qu'un adolescent de quinze ans à la tête d'une organisation mafieuse.
"- Giorno, ton invité vient d'arriver, annonça Mista en entrant dans le bureau de son amant.
- Fais-le rentrer s'il-te-plaît…, dit le blond, stressé par cette rencontre
- Tout va bien se passer Gio', je reste avec toi de toute façon. Ne l'oublie pas, je suis ton ombre. Bien ! Monsieur Kujo, vous pouvez entrer."
Dans les instants qui suivent, le dénommé Kujo Jotaro entre dans la pièce, impressionnant Giorno par sa taille et son aura. Le blond se reprit rapidement et invita Jotaro à prendre place dans un des fauteuils devant son bureau.
"- Je ne vais pas passer par quatre chemins, déclara le japonais après s'être installé. Je suis venu voir de mes propres yeux si ce que m'a dit Polnareff est vrai. J'espère qu'il ne s'est pas trompé.
- Trompé sur ? Monsieur Kujo, je vais vous dire une chose : je ne suis pas mon père, et je ne le serai jamais.
- Et comment peux-tu en être aussi sûr Giorno Giovanna ? De ce que j'ai compris, chez les Brando, la cruauté, la manipulation… c'est dans le sang.
- Monsieur Polnareff m'a tout raconté. Mon père aurait greffé sa tête sur le corps de votre arrière-arrière grand-père. Donc, cela signifie que mon père est autant Jonathan Joestar que Dio Brando non ? Donc, j'ai du sang Joestar en moi qui "lutte" contre le sang Brando.
- C'est une possibilité…
- Une possibilité ?! demande Mista avec une pointe de mépris, forçant Jotaro à se tourner vers le garde du corps.
- Oui… Giorno est le premier fils de Dio que nous avons retrouvé… Il faudrait qu'il fasse une batterie d'examens à la Speedwagon Foundation pour en savoir plus sur son état et sur ses caractéristiques génétiques…
- Il est hors de question que Giorno devienne votre rat de laboratoire ! s'exclama Mista, énervé.
- Je refuse, déclara Giorno en croisant les bras sur son torse. Je n'abandonnerai pas Mista pour votre envie d'obtenir des réponses.
- Ta raison de refus est un homme ? Qu'est-ce que tu peux bien avoir de spécial toi ? se demanda Jotaro en regardant Mista avant d'écarquiller les yeux. Oh, des âmes-soeurs… Polnareff ne m'avait rien dit sur ça. Il cherche encore à me ménager cet abruti…
- Ménager ? Comment ça ? demanda Giorno, intrigué.
- En fait je…"
Installé sur une des chaises du restaurant habituel du gang de Bucciarati, Giorno était en train de raconter son entrevue avec Jotaro à Prosciutto et Risotto qui venait juste de sortir de l'hôpital après presque une année dans le coma. Toute la famille était présente dans ce restaurant que Giorno avait privatisé : la Squadra, le gang de Bucciarati, Doppio et une nouvelle personne que Fugo avait ramené de son voyage en France : sa petite amie. Ils avaient tous été surpris de ce fait, mais la jeune femme était d'une douceur incroyable et elle arrivait à calmer les pulsions colériques de Fugo. Ils discutaient tous dans la joie et la bonne humeur, et l'arrivée de Bucciarati et d'Abbacchio coupa court aux discussions. En effet, les deux hommes étaient ceux qui avaient demandé cette réunion et ils étaient en retard, ce qui était un fait rare quand on connaissait Bucciarati. Toute l'assemblée les regardait, se demandant ce qu'il se passait pour qu'ils en viennent à demander une réunion de toute la famille, Bruno s'avance vers le groupe, le sourire aux lèvres et tenant dans ses mains un beau paquet d'enveloppe.
" Je vais vous en donner une chacun mais vous ne l'ouvrez pas tant que je n'ai pas dit que c'était bon, d'accord ? "
Le groupe hoche la tête, tous synchronisés, alors que Bruno se met à distribuer les enveloppes avec le nom de chacun dessus. Bruno avait l'air un enseignant qui remettait leurs contrôles à des élèves. Narancia et Doppio essayaient de tricher mais Fugo les rappelle à la raison. Après les avoir toutes données, Bruno leur fait un petit geste pour qu'ils ouvrent les enveloppes et ils trouvent un faire-part de mariage, et pas n'importe quel mariage : celui de Bruno et Abbacchio.
"- Ca y est, enfin ! cria Narancia, heureux pour ses figures paternelles.
- On attendait ton réveil afin de se décider pour une date Risotto, déclara Bruno en se tournant vers le chef de la Squadra qui le remercia d'un signe de tête.
- C'est une bonne raison pour faire la fête et boire un coup ! s'exclama Mista en riant, vite accompagné de Melone.
- On a une belle famille, n'est-ce pas Leone ?
- Oui… la meilleure qu'on puisse avoir, répondit Abbacchio en souriant tendrement à sa moitié.
- Je t'aime tellement Leone…
- Moi aussi Bruno je t'aime…"
