Bonjour tout le monde. Suite de cette fic. Chapter 8 ! Ouais ! *danse de la joie* Bon ok je me calme et je vous laisse lire en paix.

Chapter 8 : Voyage au pays de celles qui vénèrent les citrons.

Ron commençait sincèrement à avoir peur. Sa vie lui faisait peur. Jusqu'à quelques jours, il n'avait aucun problème mais maintenant… D'abord Hermione et les Gryffondores, ces deux filles dont il ne parvenait pas à se rappeler le nom, Rogue et Sirius, Harry qui devenait cinglé et là tout de suite…ça.

Hermione lui faisait carrément peur. Elle avait une lueur de folie dans les yeux qui voulait dire : si tu ne m'obéis pas je te pétrifie et te fais léviter.

Elle les conduisait dans une salle de classe désaffectée à la réunion de ce fameux Club. Hermione leur avait dit qu'avant le Club se réunissait dans la Salle sur Demande mais que suite à une conversation entre ces deux filles, dont il n'arrivait pas à se rappeler le nom, et Dumbledore ils pouvaient désormais se réunir dans une Salle qui leur appartenait. Oui, ils parce que Neville faisait partie de ce fameux Club.

Lorsque Ron lui avait demandé en quoi ça consistait il lui avait répondu : « Vaut mieux pour toi que tu ne le saches pas maintenant. ». Très rassurant. Alors maintenant Ron flippait encore plus. Et Harry ne l'aidait pas du tout. Depuis que Malfoy était gentil avec lui, il perdait la tête allant même jusqu'à se cacher derrière des statues quand il le voyait.

Et puis, à cause d'Harry, Ron était désormais obligé de porter ses nouvelles tenues. Il avait retardé le moment fatidique jusqu'alors mais là Hermione et Ginny ne lui avait pas laissé le choix. Et c'est donc affublé d'une tenue qu'il détestait et accompagné d'un Harry cherchant partout si Malfoy n'apparaissait pas, d'une Hermione extérieurement effrayante et d'une Ginny bondissante que Ron marchait dans les couloirs.

Et bien sur comme il n'avait vraiment pas de bol, ils croisèrent Rusard et sa très chère Miss Teigne. Merlin, qu'il détestait ce type et sa chatte.

-Ou allez-vous comme ça ? , aboya t-il.

Hermione sortit un papier de la poche de sa veste et le lui tendit. Rusard le lut une bonne dizaine de fois en fronçant les sourcils avant de les laisser passer en grognant.

-Hum Mione, dit Harry. Comment ça se fait que Rusard nous ait laissé passer ?

-Autorisation spéciale de Dumbledore.

-Mais c'est génial !

Le sourire qu'Hermione et Ginny leur envoyèrent fit penser à Ron qu'il y avait surement un piège quelque part. C'était forcé.

Depuis qu'il avait avoué ses doutes à Hermione concernant sa sexualité (après tout elles pouvait lui donner des conseils) , celle-ci semblait aux anges. Avec Ginny elles ne cessaient de sautiller partout autour de lui et de glousser. Et à chaque fois que Ron leur demandait ce qui se passaient elles lui répondaient : « Tu verras au Club ».

Alors, à ce moment là Ron était partagé. Partagé entre la joie d'apprendre enfin ce qui se tramait et la peur de ce qu'il allait découvrir.

OoOoOoOoOoO

Drago commençait à s'ennuyer. Il était assis dans un fauteuil de cette salle depuis dix bonnes minutes et ce pour quoi il était venu n'avait toujours pas commencé. Pansy lui avait dit qu'ils devaient encore attendre les derniers venus. Qui ils étaient ça elle le lui avait tut.

Pourtant la salle était assez intéressante à regarder et le fauteuil plutôt confortable mais au bout d'un moment il regrettait sincèrement sa chère chambre de Préfet. Et alors qu'il pensait ça et allait demander à Pansy s'il pouvait partir, la porte s'ouvrit.

Sur Granger. Weasley femelle. Weasley male. Et…Potter. Hein…Potter? Pourquoi Potter ?

-Qu'est ce que tu fiches là ? , s'écria t-il en se levant du ô combien confortable fauteuil.

-J'ai déjà reçu des accueils plus chaleureux. Je te signale que je pourrais te poser la même question.

-J'étais là avant toi.

-Drago voyons…, grogna Pansy.

-Et alors ? , répliqua Potter. Je m'en fiche que tu sois arrivé avant moi.

-Harry, s'écria Hermione. Ne lui parles pas comme ça.

- Toi Granger on ne t'a pas sonné. C'est une affaire entre Potter et moi.

-La ferme Malfoy.

-La tienne d'abord.

-Dragoooooooo, hurla Pansy. Je croyais que tu étais devenu gentil avec Harry. Ou du moins que tu essayais.

Il la regarda incrédule. Elle se fichait de lui ? N'avait-elle pas deviné qu'il ne faisait que jouer la comédie.

-Je crois, dit Coraline qui était assise par terre, que Drago n'a fait ça que pour déstabiliser Harry. Et aussi pour que tu ne révèles pas au monde entier un certain secret…

-Comment elle le sait ? , piailla Drago. Comment cette folle le sait ?

-Nous savons beaucoup de choses Dray chéri, dit cette fois Mallory.

Drago jeta un œil à Pansy qui affichait l'air incrédule le plus innocent qui soit. Soit c'était une actrice extraordinaire soit elle ne savait vraiment pas comment ces deux filles le savait. Il penchait plus pour la seconde solution. Pansy n'avait jamais vraiment su jouer la comédie.

-Harry. Ron. Assis. , ordonna Ginny.

Ils obéirent en prenant les fauteuils les plus éloignés de Drago et Blaise. Parce que Blaise était là aussi. Ce que Drago ne comprenait pas bien. Qu'est ce qui pouvait bien se trafiquer dans cette salle ? Pourquoi Blaise, Potter, Weasley et lui étaient réunis dans cette salle avec toutes ces filles qui les regardaient comme si ils étaient des proies sur lesquelles elles allaient se jeter ? Et pourquoi Londubat avait l'air désolé pour eux ? M'enfin c'était quoi ce délire ?

-Nous avion prévu de vous l'annoncer de façon moins brutale mais vous ne nous laissez pas le choix, dit Hermione de sa voix d'adjudant-chef. Vous vous comportez sincèrement comme des enfants et nous n'y voyons qu'une raison.

Les quatre garçons éprouvèrent soudain une grande envie de fuir mais Hermione leur enleva leur baguette par magie tandis qu'ils sentaient que des liens invisibles se refermer sur leur bras. Drago avisa Pansy qui soufflait sur le bout de sa baguette comme les héros moldus de ces machins avec des cow-boys. Ou quelque chose comme ça.

-Pansy, hurla t-il en essayant de donner des coups de pieds. Tu m'as trahi.

-Je suis sure que dans un mois tu me remercieras de ce que je viens de faire.

-Jamais. Je te promets que jamais je ne te remercierais.

-Allons Drago, on ne profère pas de promesse que l'on n'est pas en mesure de tenir.

En guise de réponse il lui tira la langue.

-Mon dieu que Drago peut être puéril, soupira Coraline.

-Je ne suis pas puéril, geignît t-il.

-Si Malfoy tu l'es, fit la voix blasée d'Harry. Bon les filles on s'est bien amusés mais pourriez vous nous relâcher ?

-Je ne suis pas puéril, hurla Drago d'une voix suraiguë.

-Si.

-Non.

-Si.

-Naaaaan.

-Les filles, demanda Blaise, et si vous nous libériez les mains qu'on puisse se boucher les oreilles.

-Blaise je ne suis pas stupide, dit Pansy.

Elle régla le problème en jetant un sort de silence sur Harry et Drago.

-Mets en un sur les autres, rappela Ginny.

-Mais-euh, protesta Ron. On n'a rien fait nous.

-Peut être maintenant. Mais tout à l'heure vous allez surement vous aussi crier comme des égorgés.

Et elle leur jeta le sort.

-Bien. Hermione ? Continue.

-Comme je le disais donc avant que Drago ne m'interrompe en criant, nous avons trouvé la raison pour laquelle Harry et Drago se disputent sans arrêt. C'était tellement évident qu'il nous a fallu une intervention extérieure pour le découvrir. (Elle adressa un signe de tête à Coraline) C'est pourtant simple. Vous êtes attirés l'un par l'autre. Vous avez besoin l'un de l'autre. Votre haine est quelque chose de tellement important à vos yeux que vous ne pouvez y renoncer.

Harry ouvrit la bouche et dit quelque chose que personne n'entendit. Alors Pansy prit la parole.

-Nous savons que vous ne pourrez pas avoir une amitié normale. Ce serait trop…peu pour vous. La haine n'est plus une solution. Ne pensez vous pas qu'il serait temps d'envisager une autre forme à votre relation ?

Les deux Némésis ouvrirent la bouche et semblèrent hurler des tonnes de choses. Drago déversa un flot d'insultes et Pansy réussit à lire certaines sur ses lèvres. Lorsqu'ils se furent enfin calmer après 10 minutes, Blaise leva un doigt. Pansy se concentra pour réussir à lire sur ses lèvres.

-Puis je savoir que ce que Weasley et moi faisons là en ce cas ?

-Oh mais c'est très simple, répondit joyeusement Ginny. Vous allez montrer à nos deux têtes de mules combien il est facile de bien s'entendre quand on le veut. Vous leur servirez en quelque sorte d'exemple. C'est génial non ?

Ron n'arrivait pas à y croire. Sa sœur. Sa petite sœur chérie lui demandait si c'était génial qu'il passe les jours prochains en compagnie d'un type qu'il n'avait cessé de reluquer mais dont il ne savait pas s'il était gay ou non. Comment sa très chère sœur pouvait lui faire ça ? Il en aurait pleuré. Et elle lui annonçait ça avec un sourire ravi.

Il observa Blaise assis calmement dans son fauteuil. Puis il le vit faire un geste de la main signifiant qu'il voulait de quoi écrire et qu'on lui libère une main. Quand ce fut fait, il griffonna rapidement quelque chose et tendit la feuille à Ginny.

-Je ne peux pas être avec Weasley, lut-elle, je sors avec Théo.

-Conneries, s'exclama Pansy. J'ai parlé à Théo et il m'a dit que vous étiez dans une relation libre. Il n'y a aucun problème.

La voix de Mallory s'éleva alors.

-Mais, mon cher Blaise nous n'avons jamais dit que tu devais sortir avec Ron. Nous avons dit que vous devriez vous entendre. Pourquoi…le souhaiterais-tu ?

Blaise eut soudain très envie d'étrangler cette fille et son amie qui souriaient d'un air entendu. Il se força cependant à garder son calme. Pas la peine de finir à Azkaban.

-Je pensais que c'était ce que vous sous-entendiez, écrivit-il.

-Mais nous n'avons fait aucun sous-entendu, dit Ginny d'une voix mielleuse.

Ah maintenant c'était la belette femelle. Etait-elle réellement suicidaire ?

-Ah. Je croyais, nota t-il sur la feuille.

-Il n'y a donc plus de problème ? , demanda Pansy.

Pendant un instant Blaise pensa que Weasley allait protester, hurler, taper des pieds, faire un truc quoi…Au lieu de ça il regardait avec crainte Granger. Qu'est ce que cette fille pouvait bien avoir de terrifiant ? Ah si…peut être sa connaissance des sorts.

Blaise se résigna et soupira.

« Je suppose que non », écrivit-il sur la feuille.

-C'est génial, hurla Ginny.

Personne ne fit plus attention à Harry et Drago qui hurlait des insanités dans le vent.

OoOoOoOoOoO

Lorsque la réunion fut finie, il resta le problème d'Harry et Drago. On avait libéré et rendu leur baguettes à Ron et Blaise parce qu'ils ne semblaient avoir aucune envie de tuer les yaoistes mais les deux autres…

-On n'a qu'à leur enlever le sort de silence et les laisser là, proposa Pansy. Les liens qui les retiennent vont bientôt disparaitre et autant retarder le moment ou il nous ferons gouter leur colère.

Et elles partirent toutes à l'exception de Neville, Mallory et Coraline.

-Je suis désolé Harry, dit le premier. Mais si je t'avais prévenu Lavande m'aurait tué.

Puis il partit en courant. Les deux filles s'assirent sur les accoudoirs de l'ancien fauteuil de Blaise et les regardèrent pensivement.

-Quoi ? , finit par exploser Drago. Qu'est ce que vous voulez ?

-Tu sais Dray, dit Coraline, je me suis toujours demandé quel pourrait bien être l'effet du Fourchelang sur…toi.

-Ca ne me fait rien.

-Oh vraiment ? Tu ne m'en voudras donc pas de faire un test.

-Que ? Qu'est ce que tu racontes ?

-Harry chou, dit-elle sans se préoccuper de Drago. Tu me rendrais un énorme service en acceptant de siffler quelques phrases à l'oreille de Drago. Sans le toucher bien sûr.

-Je…euh…

-S'il te plaît. La science avancerait grâce à toi. Nous pourrions étudier tous les effets du Fourchelang. Ce serait dans un but totalement instructif. Et après tout ce n'est pas comme si tu avais autre chose à faire là tout de suite.

-Je…d'accord.

Harry voyait dans ça l'occasion de voir jusqu'où le célèbre sang-froid Malfoyen pouvait bien aller. A ce moment là il sentit les liens s'estomper. Malfoy aussi visiblement vu qu'il courut vers la porte.

-Pas si vite Dray, murmura Mallory en surgissant dans son dos.

Drago commença alors à reculer sans voir que le mur était derrière lui. Il comprit qu'il était acculé seulement en sentant son dos le heurter.

-Oh merde. On a dit sans toucher Potter.

Lorsqu'il s'approcha il sentit son souffle chaud sur son oreille.

-Sans toucher, répéta t-il d'une voix faible.

Et alors un sifflement sortit de la bouche de Potter.

-T'es tu demandé ce que ça ferait si je pouvais te toucher ? T'enlacer ? T'embrasser ? T'es tu déjà demandé ce que ça ferait de m'embrasser ? Tes lèvres contre les miennes, ta peau contre la mienne…

A suivre…

Peut être êtes vous actuellement en train de me maudire ? De m'en vouloir profondément d'avoir coupé ce chapitre à ce moment là ? Peut être, peut être pas. Je ne peux le savoir que d'une manière…reviews ?