Mesdames et Messieurs (s'il y en a) voici la suite ! Oui, la seule l'unique suite de cette fic ! Hum...pardon. Je me dois de vous prévenir ô lecteurs. J'ai failli mourir ce matin. Ma mère m'a balancé une branche d'arbre sur la tête sans faire exprès (le pire étant que c'est vrai) et je suis tombé par terre avec une sorte de cri space étranglé du style : Arrouglh. Ou quelque chose comme ça. J'ai donc failli succomber à un traumatisme crânien.
Tout ça pour dire que si dans ce chapitre il y a quelque chose de vraiment bizarre, dites vous que c'est la faute de la branche.
Chapitre 10 : Encore et toujours des cheveux…
-Weasley ? Il faut qu'on parle.
Ron prit une grande inspiration. Il avait au moins espéré avoir le ventre plein avant d'avoir cette discussion. Il se retourna vers Zabini qui le fixait appuyé contre le mur. En bon Gryffondor il prit une longue inspiration avant de parler.
-Je crois aussi Zabini, dit-il réticent.
-Oh ne t'inquiète pas, on se verra après. Tu ne crois pas qu'on devrait s'appeler par nos prénoms maintenant ?
-C'est toi qui a commencé, dit Ron en essayant de cacher le tremblement de sa voix derrière une réponse aussi puérile.
Il vit le noir hausser une épaule avant de renter dans la Grande Salle.
-Comme tu voudras.
Ron se laissa tomber sur le banc, et inspira longuement pour essayer de calmer les battements de son cœur. Oh Merlin, il n'allait pas survivre.
En voyant la tête d'Harry lorsqu'il alla manger à son tour, il se dit qu'il n'était surement pas le seul. Harry était rentré très tard la veille, avec un air qui disait : ne me touchez pas, ne me parlez pas je ne suis pas d'humeur et je pourrais vous envoyer un Impardonnable. Même Hermione ne s'y était pas risqué. Maintenant sa tête semblait vouloir dire la même chose que celle de Ron.
Ce dernier jeta un coup d'œil en direction des Serpentards. Il détailla plus précisément Zabini. Il semblait avoir des cernes mais rien de très grave, quant à Malfoy il affichait de nouveau un air impassible. Rien de nouveau de ce côté-là donc.
Ron mordit dans une tartine à la confiture da framboise (auteure qui salive) sans s'apercevoir du regard pensif que Blaise posait sur lui.
OoOoOoOoOoO
Lorsque Drago bouscula Harry en sortant de la Grande Salle, il en profita pour lui glisser un papier dans la main. Seule Hermione et Pansy remarquèrent son manège.
Harry déplia le papier et le lut : Salle de Potions. 10 minutes avant le cours. Ne sois pas en retard. Il réprima un sourire désabusé. Malfoy restait Malfoy quoi qu'il ait pu se passer. Peut être était-ce une bonne chose…
Il se dirigea vers la salle de son premier cours en semant ses amis qui n'y trouvèrent rien à redire. Ron semblait être dans une sorte de transe quant à Hermione, elle lui souriait d'un air bienveillant. Sauf que depuis les derniers évènements Harry commençait à croire que bienveillant rimait avec inquiétant.
Sauf que pour le moment il s'en fichait. Il n'aurait pas beaucoup de temps pour parler avec Malfoy. Ce dernier se tenait, une jambe repliée posée sur le mur, la tête renversée en arrière.
-Potter, le salua t-il. En avance, c'est bien.
-Malfoy.
Harry l'observa. Plus aucune trace du Malfoy de la veille, il était de nouveau froid et hautain. Comme avant.
-Bon, Potter, dit il en se détachant du mur, j'ai réfléchi. Oh ne lève pas un sourcil sceptique !, seuls les Gryffons ne connaissent pas la signification de ce mot. Donc je disais…j'ai réfléchis, je pense que ces maudites yaoistes (il prononça le mot comme il aurait dit détritus) ne veulent que de l'action. Pas de sentiments et de mièvrerie. De l'action et c'est tout.
Harry le regarda ne sachant où il voulait en venir.
-Tu as entendu Pansy hier. Son histoire de relation passionnée. C'est ce que nous allons leur faire croire. Rien de plus facile, une semaine et on détruit ce couple. Ca va jaser un moment puis elles vont nous laisser tranquille.
Malfoy avait l'air sur de son plan.
-Et il ne t'ait jamais venu à l'esprit qu'elles avaient un cerveau et que ta chère amie Parkinson flairerait l'embrouille ?
-Jamais. Pansy n'a pas mon esprit machiavélique.
-Après tout, dit Harry en haussant les épaules. Et quand commences t-on ?
-Tout de suite.
-Quoi ?
-Tout de suite. Dans un instant, il y aura un cours commun entre les Serpentards et les Gryffondors. Celles que nous devons convaincre seront là. Nous nous embrassons, une semaine et POUF, fini.
-C'est toujours aussi simple pour toi Malfoy ?
-Si ça avait vraiment été simple, je ne serais pas là à te proposer de m'embrasser.
- Ca te dérange tant que ça de m'embrasser ? Hier pourtant tu avais l'air tout à fait pour.
Drago s'avança l'air menaçant.
-Ne t'avises surtout pas de reparler de ça Potty.
-Oh et qu'est ce que tu vas me faire ? Gémir ?
-Je ne gémissais pas. Alors ta gueule.
-Tu veux vraiment que je recommence pour qu'on voie si tu ne gémissais pas… ?
-Ne t'avise pas de me toucher !
Harry se rapprocha lui aussi. Leurs torses se touchaient presque…
-Je te rappelle que je ne te touchais pas la dernière fois.
-Potty…
-Ne m'appelle pas comme ça.
-Et comment veux tu que je t'appelle ? Mon cœur, mon ange…n'y compte pas. Nous ne jouons que la comédie.
Une brève lueur de douleur passa dans les yeux d'Harry avant de s'éteindre.
-Qu'y a-t-il Potter ? Aurais t-on espéré autre chose ?
-Ta gueule, siffla t-il entre ses dents.
-J'ai touché une corde sensible ?
-Ta gueule j'ai dit.
-Depuis quand je t'obéis ?
-Ne t'inquiètes pas Malfoy, je me rappelle que c'est une comédie. Une putain de comédie, termina t-il en Fourchelang.
Harry eut alors la satisfaction de voir son vis-à-vis reculer légèrement.
-Aurais t-on peur Malfoy ?
-Jamais.
Il y eut alors des pas, les élèves arrivaient.
- Embrasse-moi, dit Drago.
-Non.
-Quoi ? Le plan avait été convenu…
-Non. Tu avais fait un plan et tu attendais que je t'obéisse. Jamais.
-Potter…Embrasse moi.
-Non.
-Ne t'avise pas de reparler cette maudite langue.
-Je la parlerai quand je voudrais, où je voudrais parce que c'est le seul moyen de te faire réagir.
-Potter…ils arrivent…
-Embrasse moi toi, si tu en as le cran…
C'était quasiment une supplique. Drago comme si il avait compris, et avec l'énergie du désespoir, s'empara férocement de ses lèvres.
OoOoOoOoOoO
Ron était plongé des ses pensées et se contentait de suivre docilement Hermione comme un bon mouton. Qu'allait-il se passer avec Zab…Blaise ? Allait-il y survivre ? Allait-il pouvoir se retenir ou lui sauterait-il dessus ? C'était ces questions et une multitude d'autres qui lui remplissaient le cerveau quand il entendit un hoquet collectif.
Se dépêtrant de ses pensées, il leva les yeux et suivit la direction du regard d'Hermione.
-Oh Merlin, murmura t-il. Dites-moi que je rêve…
A quelques mètres d'eux, et plaqués contre le mur, Harry et Malfoy se dévoraient mutuellement. Il sentit alors une présence à ses côtés et tourna la tête. Zab…Blaise.
-Je vois qu'ils nous ont précédé, murmura t-il pensivement.
Puis il leva la tête et plongea son regard dans le sien.
-Qu'en penses tu ?
Ron déglutit bruyamment. Il était finalement possible qu'il ne se retienne pas.
OoOoOoOoOoO
Drago avait tout oublié. Pourquoi il était là, pourquoi il faisait ça, le fait que des gens le voient… Ne comptait plus que les lèvres de Potter sur les siennes, ces lèvres qui lui répondaient avec tant d'ardeur qu'il manquait d'en perdre la tête. Et puis ses mains entrèrent dans la danse, s'agrippant à ses hanches, au tissu de sa cape…
Et sans qu'il sache comment les hanches de Drago se mirent de la partie allant à la rencontre de celles de Potter…encore et encore…lui arrachant des gémissements…à lui et à Potter.
Sa langue traça le contour de la lèvre inférieure de Potter, le forçant à ouvrir la bouche. Et commençait un nouveau ballet, plus sensuel encore que les précédents. Et leurs hanches qui accéléraient leur rythme, ses mains qui se glissaient sous le pull de Potter à la limite avec son pantalon. Encore et encore…il allait devenir fou.
Et soudain…un raclement de gorge interrompit tout. Rogue, les toisait, depuis le pas de sa porte.
-Potter…20 points en moins à Gryffondors pour agression sexuelle d'un Serpentard.
-Mais je…pas…agression sexuelle…
-Il n'y a pas d'autres mots pour décrire ça. Mr Malfoy est ce que ça va ?
Drago se racla la gorge. Dans quoi allait-il se fourrer ?
-Et bien…Professeur, ça va…ce n'était pas une agression….j'étais, hum, disons consentant.
-Consentant ?
Des applaudissements retentirent alors derrière Drago, et à l'opposé des élèves. Il se retourna et découvrit Coraline qui venait vers eux.
-Vous savez…vous n'êtes pas assez bon acteur pour que tout ça soit feint. Et je ne suis pas stupide, vous ne jouiez pas la comédie.
-Que !, s'étrangla Drago.
-Oui. Vous refusez de voir ce qui est devant vous.
-Il n'y a rien devant moi.
-Regards bien Drago.
Il regarda et découvrit…Potter. Il s'empressa de détourner les yeux.
-C'est exactement ce que je disais. Vous vous voilez la face. Vous aussi Sevy.
Drago eut l'impression que son parrain allait tuer cette fille sur le champ.
-Je ne vous permets pas Mlle….
-Je ne dis que la vérité et vous le savez bien. C'est pour ça que vous avez tous envie de me tuer. Pour que je me taise et que j'arrête de semer le doute dans vos cœurs.
-Il n'y a aucune histoire de cœur, ricana Rogue.
-Ca c'est ce que vous voulez bien croire.
Elle s'apprêta à partir lorsqu'Harry qui avait repris contenance l'interpella.
-Ou est ta jumelle diabolique ?
-Je suppose que tu veux parler de Mallory. Elle fait quelque chose d'autrement plus intéressant.
Et elle partit en gambadant joyeusement, oubliant par la même occasion un morceau de papier sur le sol.
-Et attends, lui cria Harry en le ramassant, tu as oublié quelque chose.
-Oh non. C'est pour vous, répondit-elle.
Harry le lut.
« Nous ne devons pas avoir peur de nous confronter. Du chaos naissent des étoiles ». (1)
-Qu'y a-t-il Mr Potter ? Pourquoi avez-vous l'air si bouleversé ?
Pour toute réponse Harry lui tendit le papier.
OoOoOoOoOoO
Mallory s'amusait comme une petite folle. Ce qu'elle faisait était génial. Ce qu'elle faisait…Mallory avait été chargé par Dumbledore d'arracher les cheveux de toutes personnes susceptibles de les aider dans leur quête yaoiste. Elle avait déjà réussi avec Ron et Harry en sollicitant l'aide de Ginny mais il lui manquait Drago et ses précieux cheveux, Blaise, Sevy l'inaccessible et Sirius l'introuvable.
Et pourtant elle était heureuse. Parce qu'elle s'amusait. Et aussi parce que Coraline qui, elle avait été chargé de continuer à terroriser les garçons, allait lui apporter des bonnes nouvelles.
Oh oui, la vie était belle. A Poudlard. Pour elle en tout cas. Leurs plans machiavéliques continuaient à bien marcher que demander de mieux…
Et elle s'arrêta un instant dans les couloirs pour se mettre à rire comme une dingue. Les sorciers la regardèrent bizarrement.
Une fois ceci fait elle repartit en galopant joyeusement. Direction la Salle de Potions…
A suivre…
Ca vous à plus ? J'espère. N'hésitez pas à me donner votre avis sur le premier baiser et le chapitre en général.
: Cette phrase a été tirée d'un poème de Charlie Chaplin (et oui !) et je l'ai trouvé tellement à sa place que je l'ai mise.
RAR aux anonymes :
leiladreamsnape : Merci beaucoup. J'avais donc raison, tu étais bien en voyage (oh, je suis trop forte) Ravie que le chapitre précédent t'ai plu. C'est justement parce que je trouve que le Fourchelang est très…intéressant que je l'ai mis. Kiss.
