Voici le nouveau chapitre très chères lectrices (et éventuellement lecteurs). J'ai tellement ri avec les reviews que j'ai reçu…quand j'y pense….Allez je vous laisse lire. Chapitre surement plus long que les précédents.

Chapitre 11 : La victoire de la chair sur le plastique

Harry était plongé dans une sorte de transe. Drago avait le regard perdu et ne semblait accorder aucune attention à ce qui se passait autour de lui. Ron s'agrippait à son siège les yeux fermés, si fort qu'il en avait les jointures blanches, tout ça pour ne pas sauter sur Zabini. Blaise se retournait toutes les dix minutes pour regarder Ron. Et Severus se massait le front en permanence en se demandant qu'avait-il fait pour mériter ça.

Et qui était derrière tout ça ? Une poignée de filles a tendance sadiques. Comme quoi…ne jamais sous estimer le pouvoir des femmes.

Quand soudain…on frappa à la porte qui s'ouvrit avant que Severus ait pu dire d'entrer.

-Sevyyyyyy, hurla Mallory.

Tout le monde put alors entendre le oh non pas elle que poussèrent 5 sorciers.

-Quel accueil, marmonna t-elle. Passons. On va dire que vous ne savez plus ce que vous dites.

Elle leur adressa un sourire éclatant avant de scruter avec attention Drago et Harry.

-Mes choupinets, vous seriez vous sauter dessus ? Parce que vos lèvres sont si rouges et gonflés.

Harry toucha les ladite lèvre tandis que Drago poussait un soupir.

-Ton double maléfique ne t'as rien dit ?

-Je suppose que tu veux parler de Coraline. Non, je ne l'ai pas vu depuis le petit déjeuner. Alors ? Vous vous êtes sautés dessus ?

Voyant que personne ne répondait Severus se dévoua.

-Oui, Mr Potter a agressé sexuellement Mr Malfoy. Je suis arrivé juste à temps.

-Agressé sexuellement ? Dis donc Harry, mais c'est génial. Quant à vous Severus vous devriez en prendre de la graine.

Une nouvelle fois Severus prit une longue inspiration. Merlin que sa main le démangeait de prendre sa baguette et de… Non, il ne devait pas.

Mallory poursuivit imperturbable.

-Ne vous inquiétez pas Sevy, on va aussi s'occuper de vous. Très bientôt. Oh, ne protestez pas, je sais qu'intérieurement vous me remerciez. Bon, vous êtes occupés alors je reviendrais.

Et elle sortit en sautillant. Puis la porte se rouvrit.

-Blaise ! Ron ! Ne pensez surtout pas qu'on vous oublie !

Ils lui adressèrent un sourire figé. Et la porte se referma.

Severus passa une nouvelle fois la main sur son front. Harry retomba dans sa transe, touchant de temps à autre sa bouche. Drago eut de nouveau un regard fixe. Ron s'agrippa encore plus fort à sa chaise, tout en se balançant de droite à gauche les yeux fermés. Blaise augmenta la fréquence à laquelle il se retournait vers Ron.

Et les yaoistes sourirent.

OoOoOoOoOoO

Sirius Black était professeur de Défense contre les Forces du Mal. Ce n'était plus un bagnard, il avait un travail sérieux. Du côté professionnel tout était donc au beau fixe. Concernant le cœur là… Severus l'évitait ou quand il daignait lui parler c'était pour lui témoigner son mépris. Rien de bien folichon.

Et pourtant…si ils avaient pu seulement parler seul à seul pendant un moment, il était sur que les choses pouvaient s'arranger. Mais pour ça il fallait d'abord réussi à parler seul à seul avec Severus.

Heureusement pour lui, son lieu de travail était dirigé par un vieux fou ayant une nette tendance à se mêler des affaires des autres et à les manipuler. Et ce vieux fou était secondé par deux jeunes folles étant elles aussi versées dans l'art de ne pas s'occuper de leurs oignons.

-Siriiiii ! , hurlèrent elles en pénétrant dans son salon le soir même. (Comment avaient-elles fait pour obtenir son mot de passe ?) Comment allez-vous?

-Hum…bien ?

-C'est génial.

Elles avancèrent alors un peu plus dans la pièce laissant la place à Dumbledore, qui le salua. Oh Merlin, qu'étaient-ils venus faire ? Il regarda les deux filles inspecter son salon avant de s'installer dans un fauteuil pour deux.

-Sirius, commença Coraline d'un ton grave. Dites nous…éprouvez vous quelque chose de fort pour Sevy ?

-Sevy ? Vous voulez dire Rogue ?

Elle fit un geste de main impatient.

-Oui, oui c'est la même chose.

-Alors ? , insista Mallory.

-Et bien…il me déteste.

-En quoi ma question était-elle compliquée ?, s'énerva Coraline. Je vous parle de vos sentiments envers Sevy, pas le contraire.

Sirius jeta un coup d'œil vers Dumbledore. Il n'allait quand même pas le laisser se faire brutaliser sans rien faire ? Visiblement si vu son sourire.

-Alors ? , beugla Mallory en se penchant tellement qu'elle risquait de tomber par terre.

-Je dois dire que je… et bien…peut-être que…

Elle fit un signe de main qui signifiait abrèges.

-Je crois que…oui.

-Ont-ils toujours été aussi énervants et bafouillant ? , demanda Coraline à Dumbledore.

Ce dernier hocha vigoureusement la tête. Sirius se sentit largué sur ce coup là.

-Eh, protesta t-il.

-Tu vois Cora, c'est pour ça que je préfère les poupées Ken. Elles au moins elles ne parlent pas, elles se contentent de se coucher et de faire ce qu'on veut. Le problème c'est qu'elles sont aussi moins amusantes…, conclut-elle pensive.

-Attends que je note ça.

Elle farfouilla dans son sac et en sortit son fameux carnet et son stylo.

-Heu…des poupées Ken ?

-Un truc moldu. Mais ce n'est pas pour ça que nous sommes venus. Albus, a vous.

Sirius espéra un instant un miracle. Que Dumbledore dise qu'il était temps d'arrêter cette torture, que le jeu était fini et qu'ils allaient repartir et le laisser se morfondre en paix. Mais non.

-Sirius…pensez vous que vous pourriez…changer de relation avec Severus ?

-Severus ? Mais il me détestes.

-Et ça répète tout le temps les mêmes choses avec ça, marmonna Coraline. Sirius réfléchissez un instant… Rogue déteste Black, Black déteste Rogue, Sirius éprouve quelque chose de fort pour Severus, et Severus qu'éprouve t-il pour Sirius ? Pourquoi ne serait-ce pas quelque chose de fort aussi ?

Ils se turent le temps que Sirius assimilent ce qu'il venait d'entendre puis Dumbledore reprit la parole.

-Alors Sirius ? Si nous vous amenons Severus, et que nous vous laissons une chance de vous parler, pensez-vous pouvoir changer quelque chose ?

-Et bien…je crois…

-Parfait, dit-il en tapant dans ses mains. Severus sera dans votre chambre ce soir et vous pourrez vous expliquer.

-Ce soir ?

-Oui bien sur. Nous ne devons pas perdre de temps.

-Je…euh…d'accord.

-Alors nous repartons…

-attendez une seconde…et si il me détestait vraiment ?

Il entendit celle qui s'appelait Coraline grommeler avant de déchirer un morceau de feuille de son carnet et de le lui tendre.

Il le lut.

L'eau et le feu ne font pas bon ménage. On pourrait même dire qu'ils ne vont pas du tout ensemble. Mais quand ils s'aiment c'est avec passion » (1).

-Et quand vous verrez Sevy, poursuivit-elle, demandez-lui ce qui était marqué sur sa feuille à lui.

Et ils partirent tous tandis que lui restait là à regarder les mots. Figé.

OoOoOoOoOoO

Ron se demanda pourquoi il faisait tout ça. D'un côté il y avait ces yaoistes assez tarées mais il pouvait toujours leur dire qu'il n'en avait pas envie. D'un l'autre il y avait…Zab…Blaise. Qui l'attendait.

Ron jeta un œil à Harry qui semblait être aux proies avec les mêmes problèmes que lui. Il se grattait fréquemment la tête avant de reluquer la carte des Maraudeurs.

-Harry, est ce que je peux regarder ?

Il hocha la tête alors Ron se rapprocha.

-Tu cherches Zabini, murmura t-il d'une voix douce.

C'était plus une constatation qu'une réelle question.

-Oui.

-Il est dans le parc. Je crois qu'il t'attend.

OoOoOoOoOoO

Lorsque Ron partit, Harry se retrouva seul. Il n'avait pas franchement réfléchi à ce qu'il allait pouvoir dire à Malfoy. Ou Drago il ne savait plus. Tout s'embrouillait dans sa tête.

Depuis qu'il l'avait embrassé c'était comme si plus rien n'avait d'importance. Ca l'avait troublé, plus que cela n'aurait du. Ce n'était qu'un plan, un leurre destiné aux yaoistes. Malfoy l'avait dit lui-même : elles ne veulent que de l'action. Pas de sentiments et de mièvrerie. De l'action et c'est tout. Et il avait sans doute eu raison.

C'est alors que Neville entra dans la pièce.

-Vas-y, murmura t-il.

OoOoOoOoOoO

Blaise se demandait sans cesse si Ron allait venir. Après tout il n'avait aucune raison de le faire. A part bien sur qu'il avait une meilleure amie très calé dans tout ce qui concernait les sorts. Mais ce n'était qu'un détail.

Il ne savait pas depuis combien de temps il était là, dans ce parc, adossé à un arbre quand il vit une silhouette s'approcher.

-Bonjour, dit-elle.

Il reconnut immédiatement la voix et répondit à son tour.

-Je pensais que tu ne viendrais pas.

-Et moi je pensais que je n'oserais pas venir…

-Mais ?

-Mais je suis un Gryffondor et nous somme sensés être réputés pour notre courage.

-Et pour votre capacité à foncer tête baissée, n'oublies pas.

-Ouais y'a ça aussi.

Ron s'adossa lui aussi à un arbre juste en face. Il avait l'impression qu'on lui avait lancé un Tarentallegra tellement ses cheveux tremblaient.

-J'ai réfléchi à ce qu'elles ont dit l'autre soir.

-Oui…

-Et…peut-être que c'est une bonne idée. Je veux dire…cette rivalité dure depuis longtemps.

-Très longtemps, acquiesça Ron.

-Comme tu dis.

Ils restèrent silencieux un moment. Dans le noir Blaise ne pouvait pas voir les mains de Ron qui s'agrippaient à l'arbre, avec violence.

-Qu'en pense tu toi ?

-Nous pourrions peut être essayé. Déjà d'être amis puis…

Ils avaient tous les deux, conscience des mots non prononcés et gardèrent de nouveau le silence. Ce fut Blaise qui finit par le rompre.

-Bon, dans ce cas, présentons nous. Je m'appelle Blaise Zabini.

Ron haussa ses sourcils avant de lever une épaule. Pourquoi pas ?

-Et moi Ron Weasley.

Blaise tendit une main, que Ron comptempla avant de se mettre à rire.

-Qu'y a-t-il ?

-Quand ils se sont rencontrés pour la première fois, Drago a tendu une main qu'Harry n'as pas prise.

-Ah oui, c'est vrai. Alors tu vas me la serrer cette main ?

Ron prit une grande inspiration et arracha une de ses mains de l'écorce.

-Avec plaisir.

OoOoOoOoOoO

Harry ignorait précisément pourquoi il y allait. Mais Neville le lui avait dit avec une telle conviction qu'il n'avait pu qu'obéir. Et maintenant, il se dirigeait vers la salle désaffectée que Malfoy lui avait indiquée. Sur la carte des Maraudeurs il pouvait le voir tourner en rond encore et encore. Comme un lion en cage. Drôle de comparaison pour un Serpentard.

Il arriva enfin devant la porte et frappa dessus. Elle s'ouvrit et le blond apparut.

-Bonsoir Potter.

-Malfoy.

Il le vit s'effacer pour le laisser entrer avant de refermer la porte derrière lui.

-Personne ne t'as vu ?

-Non. J'ai quelque chose qui fait en sorte que non.

-Une cape d'invisibilité, devina Malfoy.

Harry ne répondit pas.

- Installe-toi, dit-il en faisant un geste englobant la pièce. Fais comme chez toi.

Harry remarqua qu'il y avait des fauteuils dans la pièce. Deux pour être plus précis. Ainsi qu'une table.

-Tu veux du thé ? , demanda Malfoy en conjurant une théière et des tasses.

-A cette heure de la nuit ? Non merci.

Il vit Malfoy se servir avec des gestes surs.

-Quoi ? , demanda t-il en constatant qu'il l'observait. Du thé est toujours indiqué dans ce genre de situation. Nous allons devoir planifier bon nombre de choses.

-Pourquoi toujours des plans ?

-Parce que c'est dans ma nature. Et tu n'envisage sincèrement pas que nous ne soyons pas préparé lorsque nous devrons jouer la comédie.

-La comédie, cracha Harry.

-Que t'arrive t-il Potter ? Oui, la comédie. Qu'imaginais-tu d'autre ?

Harry se leva et vint se planter face à Drago.

-Qu'as-tu ressenti lorsque tu m'as embrassé ?

-Je ne vois absolument pas qu'est ce que ça vient faire là-dedans. Potter assieds toi.

-Qu'as-tu ressenti lorsque tu m'as embrassé ?

-Rien. C'était prévu dans le plan.

Harry se rapprocha encore plus jusqu'à ce que sa bouche effleure la peau du cou de Drago.

-Si nous nous embrassions maintenant pourrais tu répéter que tu n'as rien ressenti ?

Drago ne put empêcher un frisson de lui parcourir la colonne vertébrale.

-Je…

-Réfléchis bien avant de parler.

-Oui Potter, hurla t-il. J'ai ressenti quelque chose. Tu es content ? Mais qu'est ce que ça peut faire ? Ce n'est qu'une vaste blague que nous utilisons moi pour ne pas que Pansy révèle au monde entier une info croustillante sur moi et toi je suppose pour ne pas te faire trucider par Granger. Alors oui qu'est ce que ça change ?

-Moi aussi j'ai ressenti quelque chose. Je ne sais pas quoi mais j'aimerais l'apprendre et c'est pour ça que je suis ici. Pas pour un autre de tes plans. Mais juste pour savoir qu'était ce exactement ce que j'ai ressenti.

Harry ramassa ses affaires.

-Ou vas-tu ? demanda Drago en se levant.

-Je pars. Il ne sert à rien que je reste ici.

Drago se leva et le rejoignit grande enjambées.

-Pourquoi tiens tu tant à ce que ça change ? , chuchota t-il.

-Parce que je me demande comment ça aurait pu se passer si…

-Si il n'y avait pas eu tous ces si, justement, continua t-il.

-Exactement. Pas toi ?

-Peut être…parfois…mais ce qui est fait est fait.

Une feuille tomba alors du ciel et Drago la ramassa.

« J'ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l'avenir. Aujourd'hui je vis au présent, là où toute la vie se passe. Aujourd'hui je vis une seule journée la fois. Cela s'appelle plénitude » (2)

-Qu'en penses tu ? , murmura Drago.

OoOoOoOoOoO

Severus se fit avoir comme un bleu ce qui plus tard devait le contrarier au plus haut point. Il avait suffi que Dumbledore lui demande expressivement de se rendre dans la salle des Professeurs pour une affaire de la plus haute importance pour qu'il s'u rende illico.

A sa décharge il était en train de trouver le meilleur moyen de tuer les deux filles sans qu'on se rende compte qu'il était coupable, et de plus le vieux était bon acteur.

C'est donc pour ça qu'il ne comprit pas tout de suite ce qui se passait lorsqu'l reçu un gros bouquin sur la tempe. La dernière chose qu'il pensa avant de s'effondrer fut « Décidément ça continue ».

Mallory et Coraline déposèrent le livre passablement lourd avant de se pencher vers lui.

-J'espère qu'il n'aura pas de bosse, dit la première.

-Hmm. Sevy avec une bosse ça gâcherait tout le style froid et cynique.

A ce moment là Dumbledore qui n'avait pas voulu se salir les mains en faisant le sale boulot arriva. Il désarma le professeur qui gisait sur le sol avant de sortir sa propre baguette et de le faire léviter.

-C'est parti mon kiki, murmura Coraline

Heureusement il n'y avait aucun élève dans les couloirs à cette heure là donc Severus ne devait se faire aucun souci à propos d'une éventuelle nouvelle humiliation.

Mallory murmura le mot de passe au portrait sur la porte de Sirius et ils entrèrent.

-Voici ce que nous vous avions promis, déclara t-elle fièrement. On le dépose où ?

-Mal, gronda son amie. Tu parle de Sevy comme d'une marchandise. Un peu comme un carton à livrer.

-Oh.

Sirius se racla la gorge.

-Sur le canapé c'est bon, je pense.

-Parfait, dit Dumbledore après un moment. Nous vous le laissons. Et par mesure de sécurité…

Il désarma Sirius aussi.

-Eh, protesta ce dernier.

-Le but étant de vous rapprocher je pense qu'avoir vos baguettes serait contre indiqué. Au revoir et bonne chance.

-Au revoir Siriiiii.

La dernière chose que Sirius entendit avant qu'ils ne ferment la porte fut Mallory qui déclarait :

-Tu sais Cora, finalement je crois que je préfère les sorciers aux poupées Ken.

-La victoire de la chair sur le plastique, dit cette dernière profondément sérieuse.

A suivre…

J'espère que ça vous à plu. Chapitre le plus long jusque là. Review ?

Ceci est tiré du livre Sang d'Encre de Cornélia Funke.

Toujours le poème de Charlie Chaplin, Le jour ou je me suis aimé pour de vrai.