Bonjour ou bonsoir tout le monde. En ce qui me concerne c'est bonsoir. Passons parce que j'ai comme l'impression que ça ne vous intéresse pas. N'est ce pas ? Vous voulez la suite c'est ça ? Allez je vous laisse lire. Au fait désolé, j'ai voulu publier plus tôt je le jure mais FF. net avait des problèmes.

Chapter 13 : Nouvelle rencontre avec le sol

Lorsqu'il se réveilla Severus avait la joue appuyé contre une surface qui se soulevait régulièrement. Surface pas bien plane d'ailleurs. Deuxième chose important il était nu comme un vers et une main enserrait sa taille. Troisième chose importante il était en fait couché sur Black, la joue posé sur son torse, et Black était lui aussi dans le plus simple appareil.

Severus gémit et redressa la tête. Il voulait avoir la funeste confirmation. Oh Merlin. Les vêtements gisaient sur le sol dans l'état où ils avaient été laissés lorsqu'ils avaient été brutalement arrachés au corps de leurs propriétaires.

Doucement, pour ne surtout pas réveiller Black et risquer une longue et pénible conversation, il se leva et ramassa les siens, les enfilant au fur et à mesure. Il n'arrivait toujours pas à croire qu'il avait fait ça. Et ce n'était même pas comme si il avait eu l'excuse de l'ivresse étant donné qu'il avait été parfaitement sobre.

Au moment où il allait sortir, il jeta un dernier regard à l'homme endormi sur le canapé. Au point où en étaient les choses…

Il alla dans la chambre et en ressortit avec une couverture qu'il posa sur Black. Heureusement qu'il ne s'était pas réveillé… Avec un peu de chance la porte n'était plus verrouillée et il allait pouvoir sortir. Il tourna la poignée et découvrit avec satisfaction qu'il était libre. Parfait. Il s'éclipsa come quelqu'un qui sait avoir commis une faute.

Le problème c'est qu'il n'arrivait pas à le regretter.

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Au petit déjeuner, les émotions affichées sur les visages étaient toutes différentes.

Ravissement pour Dumbledore, Mallory et Coraline. Déception aigue pour les yaoistes quant à la relation entre Drago et Harry. Béatitude pour Blaise et Ron ainsi qu'une légère inquiétude pour leurs amis respectifs. Air égaré pour Severus même si ses yeux semblaient tout autant furieux que d'ordinaire. Sirius en était au même point bien que sa fureur s'adresse plutôt à Severus qui ne le regarda à aucun moment. Quand à Harry et Drago ils avaient tous deux un air indéchiffrable m^me si Drago surpassait Harry dans ce domaine.

Hermione et Pansy étant quand même têtue elles tentèrent de savoir ce qui avait bien pu se passer pour que les garçons rentrent fâchés à ce point. Elles avaient toutes deux échangés leurs impressions, mais n'ayant pas été convaincues par les hypothèses avancées elles essayèrent tant bien que mal de se renseigner auprès des premiers concernés.

-Harry, commença Hermione usant de toute la diplomatie qu'elle avait en réserve. Ne veux tu vraiment pas parler de ce qui s'est passé hier soir ? Ca te ferait peut être du bien d'échanger avec nous. Nous sommes tes amis après tout.

Harry qui était en train de mâchonner distraitement un croissant vit là l'occasion de mettre leur plan en place.

-Pas question, s'emporta t-il. J'ai déjà dit à Ron que c'était une affaire close.

Hermione échangea un regard avec le roux et soupira lorsqu'il acquiesça.

-Comme tu voudras.

Et le repas reprit tandis qu'Harry jubilait intérieurement. Ca marchait comme sur des roulettes. Il dut se retenir de ne pas jeter un œil à Malfoy qui mangeait à sa table. Il ne voulait pas se trahir.

De son côté Drago se faisait seriner par une Pansy franchement agaçante quant au fait qu'elle ne comprenait pas pourquoi Harry et lui ne faisait aucun effort. Il finit par se lever, lui signalant par son mutisme qu'il n'avait aucune envie de lui parler.

-Très bien Dray, finit-elle par hurler. Mais ne te plains pas si une certaine information venait à filtrer.

-C'est du chantage, lança t-il d'une voix plate cachant du mieux qu'l pouvait la terreur que lui inspirait cette nouvelle.

-Oh, tu crois, railla Pansy sarcastique. C'est toi qui décide.

Avant de sortir Drago lança un dernier regard furtif vers Potter. Visiblement lui, sa copine avait abandonné. Pour la première fois il regretta que Pansy ne fût pas une inoffensive Poufsouffle. Ce n'était pas franchement agressif un blaireau, non ?

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Sirius n'arrivait toujours pas à croire que Severus l'ait planté comme ça. Il avait espéré une discussion, un regard, une explication… Rien. Comment avait-il pu partir après ce moment d'absolu qu'ils avaient vécu ?

Et maintenant il mangeait calmement le regard obstinément fixé vers le mur du fond de la salle. Il n'ouvrait la bouche que pour avaler la nourriture, sans jamais que ses yeux dévient dans sa direction. Grrrr ! Que c'était rageant ! Comment…

Son regard étant en quasi permanence posé sur Severus il ne vit pas Dumbledore et les petites pestes se mettre à comploter. Jusqu'à ce qu'une main touche son bras.

-Siri, murmura une petite voix.

Oh non. Coraline.

-Tu nous as roulés, poursuivit-elle. Tu avais promis que la situation entre toi et Sevy s'améliorerait si vous aviez l'occasion de vous parler en tête à tête. Nous t'avons pratiquement livré Sev' sur un plateau et maintenant il n'y as plus entre vous qu'un éloignement gêné.

-Et vous vous êtes si manifestement sauté dessus que je m'étonne que personne a part nous ne les remarqué, intervint la seconde voix.

Sirius soupira. Pourquoi diable étaient-elles si perspicaces ?

-Ce n'est pas si facile, tenta t-il d'expliquer.

-Je ne vois pas ce qui est difficile.

-Eh bien…

Puis il capta les regards intrigués des autres professeurs et de certains élèves. Bien sur celui qui l'intéressait le plus, gardait les yeux vers le mur. Stupide mur ! Qu'avait-il donc de si intéressant ?

-Ce n'est pas franchement l'endroit le plus discret Cora, objecta Mallory. Allons dans le couloir.

Elle opina et elles le trainèrent quasiment au bas de sa chaise.

-Vous êtes bien lourd Siri. On dirait un peu une montagne de nouilles cuites.

Il en resta stupéfait.

-Vous devriez sincèrement penser à arrêter les sucreries et à faire du sport, poursuivit Coraline à la suite de son amie. Ou sinon vous deviendrez obèse.

-Eh bien merci.

-Nous disons pour votre bien, vous savez Siri. Regardez un peu Sevy, lui fait attention. Et malgré le fait qu'il le cache derrière ses robes noire je suis sure qu'il a un corps magnifique.

Sirius déglutit en repensant à ce qui s'était passé la nuit précédente. Severus au dessus puis en dessous de lui, les gémissements, le plaisir…et l'absence quand il s'était réveillé.

-Il l'a, murmura t-il.

Il ne vit pas les regards triomphants qu'échangèrent les jeunes filles en l'entrainant dehors. Il était beaucoup trop plongé dans ses pensées pour ça. Il ne vit pas non plus le regard intrigué que lui lança un certain professeur de Potions.

Une fois dans le couloir il se concentra sur la conversation à venir.

-Qu'est ce que vous voulez savoir ?

-Pourquoi vous n'avez pas tenu votre promesse.

-Tout d'abord je n'ai rien promis. J'avais juste dit que j'essaierais. Ce que j'ai fait.

Il fut le feu de deux regards furibonds.

-Je n'avais jamais dit que ce serait facile. Severus est tellement…rahhh ! Je ne trouve pas les mots.

Mallory intervint.

-Tellement frustrant. A tel point qu'à un moment vous vous êtes carrément sautés dessus. Ce n'est pas franchement la meilleure solution pour clarifier une relation mais passons… Je suis juste trop contente que ce soit arrivé.

A la fin de sa tirade, elle se mit à sautiller de joie.

-Ce n'est pas comme si…hum…tu l'avais vécu.

Rougissement.

-Et alors ? Vivre par procuration ça vous dit quelque chose ? Alors vous êtes priés de ne pas gâcher ma joie.

-Ne vous inquiétez pas, dit l'autre. Mal' est parfois très…enthousiate.

-J'ai vu ça.

-Mais je vous en prie, continuez à éclairer notre lanterne. Pourquoi la situation n'a-t-elle pas évoluée de façon positive ?

-Je te parie, dit Mallory qui commençait à se calmer, qu'en fait ils ont bien fait leurs cochonneries et que quand il s'est réveillé Siri était seul.

Vachement vachement perspicace la petite en fin de compte, pensa t-il. Et pourquoi déblatérait-il avec ces fillettes sur sa vie sentimentale tourmentée ? Mais l'intérêt qu'il lut dans leurs yeux le décida. Au point où il en était…. Et puis avec qui d'autre aurait-il pu parler ? Harry ? Ha ! Remus ? Mouais à la rigueur mais il aurait fallu qu'il soit là. Sauf que ça semblait abusif de lui demander de venir juste pour le bassiner avec ses déboires. Mieux valait donc se rabattre sur ces deux filles qui le fixait attendant qu'il se décide.

-C'est bien ça, finit-il par dire. Quand j'ai ouvert les yeux j'étais seul, couché sur un canapé, couvert d'une couverture.

-Et nu de surcroit si je suppose bien.

Sirius se mit à rougir une nouvelle fois de façon incontrôlée. Cette discussion devenait sacrément embarrassante. Il observa avec une fascination croissante leurs sourcils qui se fronçaient. Puis Coraline reprit la parole.

-Sevy et vous êtes vachement embêtants. Vous n'arrêtez pas de vous voiler la face, exactement comme vos neveux. Ca devient saoulant à force.

-Heureusement qu'il y a Ron et Blaise, souligna Mallory.

-Hum, heureusement. Des garçons intelligents que voila…

-Bien que je trouve qu'ils prennent beaucoup de temps avant de se décider.

-Mallory !

Sirius se racla la gorge.

-Ah oui, c'est vrai. Vous êtes là. Comme nous avons envie de vous voir avec Sevy nous allons vous donner une seconde chance que vous êtes priés de ne pas gâcher cette fois. Nous vous préviendrons lorsque tout sera prêt.

Et elles partirent, le laissant en plan. Il n'entendit que quelques paroles

« Besoin de Drago…assommé avec un autre livre…attention aux bosses… »

Il décida de ne pas chercher à comprendre.

OoOoOoOoOoO

Comme à son habitude Drago s'ennuyait en cours d'Histoire de la Magie. Binns devrais être prescrit en somnifère tant il était soporifique. Soudain on frappa à la porte et Rusard passa sa tête dans l'entrebâillement.

-Mr Malfoy est attendu dans le hall.

Drago se redressa, toute envie de dormir envolée comme par magie. Binns fit glisser son regard sur la salle endormie ne s'arrêtant sur personne. A coup sur il ignorait qui il était. Drago se leva, interrogeant Rusard du regard quant au fait qu'il devait oui ou non laisser ses affaires.

-Vous pouvez les laisser.

Drago demanda à Blaise de les surveiller et se dirigea la tête droite vers la sortie.

-Votre mère est là, l'informa Rusard laconique.

Sa mère ? Mais que faisait-elle là ? Il hâta le pas, pressé d'en savoir plus. Il pressentait une manœuvre pansyenne. Pourtant ça ne faisait que deux jours qu'elle lui avait juré d'informer toute l'école à propos d'un certain body. Elle n'avait quand même pas osé… Dommage qu'il n'ait pas pensé à la regarder en sortant de classe. Ca lui aurait été utile là maintenant.

Et puis il la vit. Ou plutôt les vis. Sa mère. Les deux folles. En pleine discussion comme si elles étaient les meilleures amies du monde.

-Mère ? , demanda t-il en arrivant.

-Dragounet, piailla t-elle (Oh Merlin). Te voila enfin ?

-Mère, mère et la classe Malfoy dans tout ça ?

-Je suis une Black, Drago.

Il balaya ses protestations d'un revers de main.

-Je ne vois pas où est le problème. Black ou pas vous devriez savoir vous tenir.

-Mais je sais me tenir Dragounet.

Il décida de changer de sujet, pour le moment. Malheureusement sa mère n'était pas d'accord.

-Drago a toujours été assez coincé, confia t-elle aux deux filles, il est exactement comme son père et son parrain.

-Lucius et Sevy ?

-Oui. Vous les connaissez ?

-Vous connaissez mon père ! , s'exclama Drago.

Mallory lui jeta un regard bovin.

-Il est très connu je te rappelle.

-Oui, nous connaissons Lucius et Sevy. Nous voyons parfaitement ce que vous voulez dire.

-Je peux savoir où vous voulez en venir ?

-Oh, Drayounet, dit sa mère en se tournant vers lui, tu vois…toi et Lucius, sans parler de Severus, vous êtes incapable de trouver l'amour de votre vie sans aide. Et cette aide, fierté oblige, vous la refusez.

-Pas du tout.

-Ah ! Tu illustre parfaitement ce que je veux dire ! Par question de fierté, vous reculez et vous vous…

-Voiler la face, souffla Coraline.

-Exactement ! Par crainte de ce qu'on pourrait penser et du fait que ça ne corresponde pas forcément à ce que vous voulez être vous passer à côté de l'amour.

-L'amour ? , s'étrangla Drago. Il n'est jamais été question d'amour.

Il entendit sa mère pousser un profond soupir.

-Tu me désole Dray. Heureusement que ton père est devenu un peu plus raisonnable.

-Et ça veut dire quoi ?

-Nous divorçons ! Ou du moins nous nous séparons. J'espère qu'il en profitera pour retrouver la chance qu'il a laissé passer.

Drago crut d'abord qu'elle se moquait de lui, mais son air sérieux l'en dissuada. Et si elle ne plaisantait pas…oh non…elle et son père ne pouvait décemment pas se séparer, c'était inconcevable.

-Drago ? , dit sa mère d'une voix inquiète, Drago ? Ca va ?

-Je…

Et il s'effondra. Sa tête heurta violemment le sol et il ferma les yeux. Ce devait être un cauchemar, un affreux cauchemar…Il allait se réveiller et tout irait bien. Plus de yaoistes, plus de divorce, plus de menace avec un body… Rien que son ancienne vie de Prince des Serpentards.

Malheureusement, les voix qui retentissaient au dessus de lui ne l'aidaient en rien à s'en convaincre.

-Hé, dit Mallory, il faut en profiter.

Profiter de quoi ? Hein… Quoi encore ?

-Drago, commença t-elle d'une voix qu'elle voulait hypnotisante, rendez vous dans la Grande salle pour le déjeuner.

-Je te rappelle que j'avais l'intention de manger ce midi.

-Ouais, ouais, c'est ça. Mais ne pense pas nous fausser compagnie.

-Si vous m'aidez à me relever avant que quelqu'un passe, d'accord.

-Tu vois ce que je t'avais dit, exulta Mallory.

Puis il se sentit hissé par trois paires de main.

-Mère, protesta t-il, vous n'auriez pas pu m'aider ?

-Oh Drago ! Elles ont un esprit si…Serpentard que je n'ai pas pu résister à la tentation de les voir à l'oeuvre.

-Belle conception de l'esprit de famille, maugréa t-il.

Elle lui tapota la tête, condescendante.

-Bien. Narcissa. Drago. Nous allons vous fausser compagnie. Il est temps pour nous de nous consacrer à nos autres activités.

Drago traduisit cela par : Il est temps pour nous d'aller persécuter des petits innocents qui ne nous avaient rien demandé. En même temps…s'ils elles les laissaient respirer.

-Au revoir, lança Mallory. Et Dray…n'essaies surtout pas de filer avant qu'on t'ai vu. Nous savons où tu dors…

Et elles partirent en gambadant joyeusement, bras dessus bras dessous. Enfin…

A suivre…

Oui, chère lectrices (j'ai fini parme convaincre qu'aucun garçon ne lisait ceci) voici venue la fin de ce chapitre. Je tiens simplement à vous poser une question : Après m'avoir tué dans d'atroces souffrances, pour avoir coupé le chapitre précédent, qu'auriez vous fait en découvrant que morte j'étais incapable d'écrire la suite ?

C'était tout. Review ?