Hey tout le monde. Ce chapitre n'en est pas vraiment un. C'est juste un délire qui m'a bien fait triper pendant que je crapahutais parmi les vaches et leurs déjections (celle qui ont lu Merlin qu'elle est grosse comprendront). Je tiens à dire que ce chapitre est une réécriture. J'avais déjà mis trois pages sur Document Word mais je ne sais pas par quelle opération de Merlin elles ont été supprimées. L'original étant toujours mieux je ne suis pas sure de bien parvenir à rendre la stupidité du premier essai. RAR en bas.
Chapter 18 : Poudlard est attaqué : le remake
Ou
La curiosité n'est pas le plus vilain des défauts.
Harry était heureux. On était dimanche, il allait faire un bon petit déjeuner, il avait embrassé passionnément Drago la veille et puis…ben, on était dimanche. En plus de cela, le couloir dans lequel il se trouvait était vide ce qui signifiait qu'il pouvait s'adonner à une de ses activités préférées.
Parler à son ventre affamé.
-Bonjour Ventre d'Harry ! Pourquoi grognes-tu ainsi ? Tu as faim ? Oh !
-….
-Pauvre petit chou ! Ton propriétaire, Harry, il est vraiment méchant ! C'est un gros vilain.
-…groough…
-Quoi ? , s'exclama t-il horrifié. Tu dis que je suis cet Harry. Mais ça veut dire que je suis un gros vilain. Et depuis ce matin tu n'as avalé qu'un verre de jus de citrouille au gout étrange ?
Comme Harry avait la tête penchée, jusqu'à embrasser son ventre, il entendit plus qu'il ne vit les pas précipités qui venaient dans sa direction. Il se redressa immédiatement. Le Sauveur du Monde Sorcier qui parlait à son ventre ça ne le faisait carrément pas !
Il vit alors plusieurs élèves fuirent dans la direction opposée à la sienne, l'air apeuré. Il en laissa passer plusieurs avant d'en attraper un par le bras.
-Que se passe t-il ? , s'enquit-il.
-Il parait que des carottes mutantes se sont se sont échappées du jardin d'Hagrid et qu'elles sont dans l'école. Elles veulent toutes nous dévorer.
Harry le lâcha et il détala comme un lapin. Des carottes mutantes…rien que ça ! Un peu plus tard il en arrêta un autre, en espérant que cette fois ci il aurait une version sensée.
-Il y a des clones de Dumbledore qui nous attaquent avec des tartes au citron transgéniques comme armes. Fuis Harry avant qu'il ne soit trop tard.
Ah ouais, d'accord. L'élève prit ses jambes à son cou. Et Harry en bon Gryffondor, repartit dans la direction opposée à tous ceux qui couraient. Quand soudain, il vit une chevelure blonde qui lui était familière se diriger vers lui. Et cette odeur…
-Drago ? , appela t-il.
Ce dernier, avec la grâce innée des Malfoy, bifurqua et s'arrêta devant lui.
-Oh par Merlin, Harry ! Es tu devenu fou ? Il y a des choses affreuses par là bas et toi tu t'y précipites comme si tu allais vers un monde de prairies fleuries peuplées de joyeux lapins blancs, de gâteaux et de jus de citrouille !
Harry leva un sourcil à la manière de Rogue.
-Quoi ? , se défendit Drago. J'ai toujours pensé que c'était la définition du Paradis pour les Gryffondors.
-Et quelle est la définition du Paradis pour les Serpentards ?
-Oh, on s'en fiche ! Il faut qu'on se tire, et en vitesse !
-Pourquoi déjà ?
Un air horrifié se peignit sur les traits de Drago.
-Tu demandes pourquoi ? Mais Elles sont là-bas !
-Elles ?
-Celles-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom !
-Non ! Pas Elles !
-Si, acquiesça le blond, l'air grave.
-Drago, sauve moi, piailla Harry.
-Hé ! C'est toi le Gryffon ici ! Je comptais sur toi pour me protéger.
-Hum…Drago, demanda t-il tandis qu'il s'accrochait désespérément à ses vêtements qui dégageaient une odeur envoutante, je ne t'ai jamais dit que j'avais failli être envoyé à Serpentard ?
-Quoi ? Tu n'es même pas un vrai lion ?
-Eh bien, tout de suite les grands mots ! Je suis un vrai Gryffondor, c'est juste que…
-Pourquoi moi ? , continuait de geindre Drago. Tant de Serpentards sur terre et c'est sur moi que ça tombe !
Il se laissa tomber sur le sol, entraina le brun dans sa chute. Ce dernier se releva péniblement. Il tendit l'oreille et prit l'air inquiet.
-Drago ? Relèves toi ! J'entends des bruits de pas assez inquiétants.
Il jeta un coup d'œil au blond toujours au sol, à se plaindre.
-Drago ? Il est encore temps de partir. On peut peut-être leur échapper. Aller lèves toi !
-Nooon, fut sa seule réponse.
-Je t'en supplie. Elles approchent.
Il s'approcha avec la ferme intention de sortir de là avec le blond, quitte à le trainer sur le sol comme un vieux tas de chiffons. Et là, aussi prestement qu'un Serpent, ledit tas de chiffons se releva et se plaça derrière la protection qu'offrait le corps d'Harry.
-Je préfère encore rester là, souffla t-il. Au moins tu fais une barrière entre moi et elles mais à la course je serais derrière toi et donc plus vulnérable.
-Vil Serpent !
-Je prends ça pour un compliment venant de quelqu'un qui est un faux Gryffondor, répliqua t-il.
-Oh ça va ! Tu vas me lâcher avec ça, oui ?
Et après ces paroles d'une extrême tendresse, ils se turent, laissant approcher les pas. Et enfin, les tants redoutés Yaoistes apparurent.
OoOoOoOoOoO
Un peu plus tôt dans le centre de Commandement du Club (alias : la Salle sur Demande)
-Tout à été réglé ? , demanda Pansy en jetant un coup d'œil à la carte de Poudlard étalée sur la table.
-Oui, répondit Hermione en notant quelque chose sur une feuille de parchemin. Neville ? Tu as donné la potion à Harry ?
-Oui, c'est fait, répondit-il à contrecœur. Mais pourquoi…
Il se tut sous le feu du regard de Lavande.
-Et toi Pansy, continua Hermione, imperturbable, Blaise a bien donné la potion à Drago ?
-C'est fait. La corruption a été facile.
-Qu'est ce que tu lui as donné en échange ?
-Mieux vaut pour toi que tu ne le saches pas.
Hermione haussa les sourcils, mais ne dit rien et se replongea dans l'examen de sa feuille.
-Alors ? , murmura Mallory.
-J'ai volé le Devoir de Métamorphoses d'Hermione. Il va copier dessus et me le rendre pour que je le remette à sa place avant qu'elle ne se soit aperçue de sa disparition.
Mallory pouffa attirant l'attention de la principale intéressée.
-Qu'est ce qu'il y a ?
-Oh rien. J'imaginais juste la tête que feront les gens quand ils s'apercevront de ce qu'on prépare.
-Hmm. Où sont les cibles ?
-Whaouh ! Hermione, t'as carrément pris le langage du truc, s'exclama Ginny. Où sont les cibles ? , répéta t-elle avant de s'esclaffer.
-Je les ai, dit soudain Coraline. Regardez-les s'agiter comme des insectes.
Toutes les yaoistes se penchèrent sur la Carte. En effet, elles avaient emprunté (alias : ordonner à Neville de la voler pendant qu'Harry dormait) la Carte des Maraudeurs. Hermione était la seule excepté Coraline et Mallory (ce qui était fort étonnant) à savoir comment l'activer. Neville était bien sûr, mortifié de ce qu'il avait fait mais personne ne semblait s'intéresser à ses états d'âme.
-Au fait Herm', dit Lavande, qu'est ce qu'il y a au juste dans la potion qu'ont leur à donné ?
-Ma conscience m'oblige à ne pas vous révéler exactement la recette et les ingrédients à utiliser. Mais c'est un croisement entre une Potion révélatrice, une Potion d'attirance ce qui fait que pour chaque personne qui en a bu l'autre est irrésistible et que tous ses sentiments envers cet autre remontent à la surface. Et croient moi ils ne sont pas facile à raisonner.
-Heureusement qu'Hermione n'est pas à Serpentard, dit Pansy, où sinon on aurait tous fini envouté. Chacun d'une façon différente.
Elles se mirent à rire.
-Et comment tu as fait pour les ingrédients ?
-On les a volés dans la réserve de Severus, répondit Mallory d'une voix calme.
-Vous…avez…volé…dans…la réserve….du…Professeur…Rogue ? , s'étrangla Hermione.
-Oh. Je croyais qu'on te l'avait dit Hermy !
-Eh bien, théoriquement, dit Coraline, on ne les a pas volés. Dumbledore nous a dit et je cite : « Allez y les enfants et amusez vous bien ! « J'estime que c'est sa façon à lui de nous donner son autorisation.
-Bon, déclara Pansy. On peut y aller. Respect, articula t-elle silencieusement dans le dos de la préfète
OoOoOoOoOoO
La première réaction d'Harry face à ses filles, qui l'avait terrorisé, persécuté mais aussi aider à leur manière fut :
-Je suis déçu. Je voulais voir les tartes au citron transgéniques de Dumbledore.
Un silence accueillit sa remarque et un ange passa en voletant.
-Whaouh, fit il en s'arrêtant devant Drago. C'est quoi la marque de ton shampoing ? Il me le faut ab-so-lu-ment ! Tes cheveux sont magnifiques !
Qu'ils soient devant une armée de redoutables tarées n'effleura même pas l'esprit de Drago. Il se contenta de répondre, en rejetant lesdits cheveux en arrière :
-Oui, je sais, merci. Mais mon shampoing est en édition limitée. Et si tu voyais la liste d'attente pour le coiffeur/coloriste !
Ce fut Hermione qui la première reprit la parole.
-Allez ouste petit ange ! Ce gros blanc a assez duré !
Il s'en alla, toujours en voletant, profitant au passage pour leur tirer la langue. Alors les Poudlardiens dans le couloir reprirent leur conversation comme si de rien n'était.
-Vous n'avez pas regardé un peu trop Charlie et ses drôles de dames ?
En effet toutes les Yaoistes étaient vêtus de combinaisons en cuir noir avec des rangers et une Kalachnikov. A leurs côtés deux garçons, dont Neville, tenaient d'énormes ventilateurs braqués sur leur tête pour que leurs cheveux s'agitent dans le vent telles les héroïnes d'un film d'action.
-Regardez ces jolies petites proies ! , s'exclama Ginny d'un ton excité.
Quant à Drago, tout ce qui l'intéressait c'était les armes.
-C'est quoi ?
-Des Kalachnikov en plastique.
Il dut faire un air bovin parce qu'Harry se décida à lui expliquer.
-Des armes moldus.
-Oooh.
-Et pourquoi vous avez des armes moldus en plastique ?
-Pour faire peur aux sorciers qui se dressaient sur notre route.
-Moi, déclara enfin Harry, je ne trouve pas que vous ressemblez à des carottes mutantes.
Il y eut un gros blanc et l'ange repointa le bout de son nez.
-Oh non !, s'exclama Milicent. Dégage !
Il s'éclipsa en leur tirant une nouvelle fois la langue.
-Merci Harry, dit Hermione d'une voix douce. Ca fait plaisir de savoir qu'on ne ressemble à une carotte mutante. Et maintenant…
Le même cri sauvage sortit des poitrines de toutes les filles.
-Banzaï ! , hurlèrent-elles avant de se précipiter sur Harry et Drago qui se mirent à courir à toutes jambes.
Neville soupira profondément.
-Tu crois qu'on va les suivre comme ça toute la journée, demanda t-il à l'autre garçon, où on peut aller manger tranquille ?
-On va manger. De toute façon la vitesse de leur course devrait bien faire voler leurs cheveux !
Et ils se dirigèrent vers la Grande Salle en laissant les ventilateurs, tristes et esseulés, dans le couloir.
OoOoOoOoOoO
-Par ici, indiqua Harry à Drago en le poussant dans une Salle vide.
A eux deux, ils tirèrent le verrou de la salle et soufflèrent un bon coup. De l'autre côté de la porte, on pouvait entendre les ricanements excités des yaoistes et les cris de surprise des gens qui les voyaient.
Harry s'assit sur une chaise pour reprendre son souffle tandis que Drago s'appuyait au mur. Lorsque leur respiration se fut un peu calmée, chacun prit conscience de la situation dans laquelle il se trouvait.
D'abord le fait qu'ils se trouvent enfermés dans une vieille salle de classe désaffectée, qu'ils n'étaient que tous les deux et qu'ils avaient un bon bout de temps à tuer, et ensuite…cette odeur délicieuse qui émanait de l'autre et donnait irrémédiablement envie de s'en approcher et d'humer à pleins poumons.
Cette odeur, Harry l'avait déjà sentie, lorsqu'il s'était accroché à Drago mais l'arrivée des folles l'en avait détourné. Maintenant que plus rien ne pouvait le distraire, il éprouvait l'envie folle de se jeter sur Drago. C'était cette seule pensée qui animait son esprit.
Quant à Drago, c'était tout aussi dur pour lui. Harry exhalait des relents irrésistibles. Ca lui donnait envie de le toucher, de caresser sa peau et de frotter son nez contre sa gorge, la lécher vu que c'était visiblement de là que partait ce parfum.
Pendant ces quelques semaines où ils avaient appris à se connaitre, tous les sentiments qu'ils refoulaient inconsciemment avaient eu le temps de se développer, croître et d'atteindre des proportions jusque là inimaginables.
Et il fallait que, ce soit lorsqu'ils étaient enfermés tous deux dans cette pièce, avec en prime ce parfum, qu'ils se révèlent dans toute leur force et leur splendeur.
Sans même le faire exprès, ils prirent une grande bouffée d'air en même temps. Ca allait être dur…
OoOoOoOoOoO
-Je peux savoir pourquoi ils ne font rien ? , demanda Pansy.
Les couloirs s'étaient vidés et on n'entendait presque plus rien en provenance de l'extérieur. Les élèves naïfs qui avaient eu vent des rumeurs incroyables (et les avaient cru) s'étaient réfugiés dans leur dortoir et les Yaoistes après avoir atteint leur but principal s'était retranché dans un lieu hautement stratégique.
Le bureau d'Albus Dumbledore.
En montant dans l'ascenseur super classe du directeur Luna avait dit :
-C'est moi où ce truc c'est de la frime totale ?
Bref, désormais les filles étaient bien installés sur des coussins, avec sur les genoux (comme tout cinéphile qui se respecte) un paquet de popcorn. Mais pourquoi du popcorn ? Eh bien, tout simplement parce que grâce à la géniale intervention de Dumbledore toutes les salles désaffectés du premier et deuxième étage avaient été remplies de caméras et de micros. La salle où s'étaient réfugiés Harry et Drago ne faisant pas exception.
-Hermione tu es sure que la potion fonctionne ? , demanda Ginny pour la centième fois.
Et pour la centième fois, elle ne reçut en réponse qu'un regard méprisant voulant surement dire : parce que tu crois qu'une potion, fabriquée par moi la grande Hermione Granger peut sérieusement échouer ? Ou peut être quelque chose de moins narcissique car il s'agissait quand même d'Hermione et non de Drago !
-Peut être que leurs hormones ne se sont pas encore pleinement réveillées, suggéra Coraline en prenant une poignée de popcorn. Mais je suis sure qu'une fois que ce sera fait elles ne les laisseront pas en paix.
A ces mots, elles se mirent à glousser comme des malades, imitées par Dumbledore qui avait remplacé le popcorn par des bonbons au citron de qualité supérieure. Le genre de sucrerie qui n'était réservée que dans les grandes occasions. Et ceci en était une.
-Attendez une seconde, lança soudain Mallory. Harry ne vient-il pas de lâcher un gémissement ?
-Oh, mais oui elle a raison.
Elles se penchèrent vers les hauts parleurs pour mieux entendre. C'est alors que les évènements se précipitèrent.
Harry se leva de sa chaise…
(Nda : j'ai brièvement envisagé de couper là)
OoOoOoOoOoO
Sérieusement, Harry n'en pouvait plus. Il régnait une chaleur d'enfer dans cette pièce et l'odeur de Drago n'en était que plus alléchante. Et comme si ça ne suffisait pas, il était toujours appuyé au mur, yeux clos, dans une posture lascive. C'en fut trop il lâcha un gémissement, et immédiatement se mordit la lèvre en espérant que Drago n'avait rien entendu.
Drago se retint de toutes ses forces de ne pas se précipiter vers la chaise et d'écraser ses lèvres contre celles d'Harry. S'était-il même rendu compte à quel point le bruit qu'il avait fait avait été indécent si fort qu'il avait réussi à briser les maigres barrières de self-control que Drago avait réussi à ériger ? Surement pas.
C'est alors que le raclement des pieds d'une chaise contre le sol le fit ouvrir les yeux. Harry s'avançai vers lui comme en transe, ses yeux verts assombris.
-Je…n'en…peux…vraiment…plus…Drago, chuchota t-il d'une voix rauque.
-Moi…non…plus, répondit-il sur le même ton.
Ce fut libérateur. Il ne leur fallut pas beaucoup de temps pour qu'ils précipitent la rencontre de leurs lèvres, de leurs corps. Drago s'accrocha à la nuque du brun comme à une bouée de sauvetage, qui lui, lui attrapa les hanches dans un geste de possession.
Presque avec tendresse, le blond traça le contour de ses lèvres et il entrouvrit la bouche. Leurs langues s'unirent et se mirent à danser ensemble. Les émotions ressenties par les deux étaient comme des feux d'artifice intenses, colorés, fascinantes, bruyantes…
Il ne formait plus qu'un. Un gémissement, une étreinte, un baiser, un désir…
Doucement Harry passa ses mains sous la chemise de Drago. Il palpa le creux de son dos, remonta légèrement, passa sur le ventre. Doucement pour ne pas l'effrayer, pour qu'il lui dise s'il ne le voulait pas. Mais ses caresses ne rencontrèrent aucune résistance. Au contraire, le blond y répondit en enfouissant ses doigts dans la tignasse désordonnée, en plaquant encore plus sa bouche contre l'autre qu'il désirait avidement.
Puis il commença à picorer son cou de baiser, à pouvoir enfin approcher son nez de cette gorge qu'il avait tant voulu sentir peu de temps auparavant. Et pendant ce temps les mains d'Harry continuaient à se tracer leur chemin sur son torse.
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Dans le bureau la tension était à son comble allait-il enfin se passer ce que tout le monde attendait avec autant d'impatience depuis autant de temps ? Les yaoistes et Dumbledore n'était plus qu'une même pelote de nerfs, tendus dans l'attente.
Dans le feu de l'action, Ginny renversa son jus de citrouille sur son beau haut tout neuf. Elle ne s'en rendit même pas compte.
Et soudain…l'écran s'éteignit.
Aussi bêtement et aussi soudainement que ça, il devint noir. Les caméras et les micros dans les autres salles fonctionnaient toujours mais ceux qui couvraient la salle qu'occupait Harry et Drago cessèrent tout bonnement de fonctionner. Au moment précis où Harry retirait sa chemise à Drago en plus…
-C'est une blague, n'est ce pas ? , finit par lâcher Mallory. Je veux dire, ils vont se rallumer, hein ?
-Oui, renchérit Pansy. Quelqu'un s'est assis sur la télécommande et a éteint sans le faire l'écran ? Que tout le monde se lève et regarde sous ses fesses !
Mais malgré ce qu'elles disaient elles savaient tout comme les autres que le spectacle était fini. Elles n'assisteraient pas au dénouement de ce pour quoi elles avaient tant œuvré.
-Je crois, Dumbledore, que sous l'effet de la magie dégagée par Harry et Drago, les caméras peu habitués à y résister ont tout simplement…brûlé. Il a du arriver la même chose aux micros.
Et avec un profond soupir elles se résignèrent.
OoOoOoOoOoO
Contrairement à ce que l'on aurait pu penser d'une école avec une telle réputation, les élèves de Poudlard n'étaient pas vraiment capables de perspicacité. La plupart s'étaient terrés comme des rats dans leur chambre, en entendant les versions ridicules de l'attaque de Poudlard par des légumes mutants, si bien qu'ils y avaient peu de garçons dans la salle avec Neville et Colin Crivey.
-Alors voilà, dit Neville. Nous allons vous montrer à quoi peut bien ressembler le portrait type d'une yaoiste en transe. Nous avons fait un montage à partir des photos que Colin a bien voulu nous donner.
Il souleva une grande feuille blanche sur un tableau et les garçons retinrent des cris d'effroi en voyant ce qu'il y avait en dessous. N'ayant rien d'autre sous la main, Neville prit sa baguette pour énumérer les différents points de son discours.
-Regard fiévreux, possibilité de sang qui coule du nez mais ça dépend du sujet, bave au coin de la bouche, doigts qui se tendent frénétiquement pour toucher le spectacle offert, et bien sur le fameux gloussement et les cris excités que vous avez du entendre résonner dans les couloirs.
-Wahou ! , dit un garçon. Tout le monde peut être visé ?
-Ca dépend de la philosophie du sujet. Soit il y a celles pour qui tout le monde est yaoissable, alors à ce moment là vous pouvez très bien être attaqué, soit il y celles qui soutiennent que seuls certains garçons peuvent faire du yaoi, ont le profil type si vous préférez et alors gare à ceux qui le présentent !
Un frisson parcourut l'assemblée.
OoOoOoOoOoO
-Je rêve, n'est ce pas ? , demanda Lavande en jetant un regard à un écran encore allumé. Neville n'est quand même pas en train de présenter un tableau intitulé La Yaoiste type à des garçons terrifiés ?
Elle remarqua les regards fuyants du groupe dans lequel elle se trouvait. Même Dumbledore s'évertuait à ne pas croiser son regard.
-D'accord. Je ne rêve pas. Je vais de ce pas lui régler son compte.
Les yaoistes, soudainement intéressées, regardèrent l'écran en question. Elles virent une Lavande furax se mettre à hurler sur Neville, le taper derrière la tête, le bannir à jamais du Club avant de partit d'un pas digne. Puis après cette sortie, Neville tomba à genoux et remercia les Fondateurs et Merlin.
-Merci, sanglota t-il. Je n'attendais que ça depuis que ce maudit Club a été crée. Je vous en serai éternellement reconnaissant.
OoOoOoOoOoO
-Tu ne trouve pas ça étrange ? , demanda Drago, la tête appuyée contre le torse nu d'Harry.
-Quoi ?
-Que ces folles ne se soient pas mises à notre recherche. Je veux dire ce sont des yaoistes qui étaient…
-Drago ! Es t-on vraiment obligés de parler d'elles maintenant ? Après ce que nous venons de vivre ? Ne pourrais t-on pas oublier tout ce qui n'est pas toi et moi pendant les heures qui vont suivre ?
-D'accord, murmura t-il.
Lorsque les lèvres d'Harry caressèrent doucement ses cheveux il se rasséréna. Que pourrait-il donc se passer de si terrible maintenant qu'ils étaient passés à ce nouveau stade de leur relation ? Il oublia bien vite ses craintes…
Pourtant un futur très proche allait lui montrer qu'il ses peurs étaient totalement légitimes…
A suivre…
Ca vous a plu ? Ca vous a plu ? *auteure complètement surexcitée, qui bondit partout* J'espère en tout cas. Oh et pour la première partit dites vous bien que c'est la faim qui met Harry dans cet état.
Ce chapitre marque, en même temps que celui des yaoistes, le retour de la culino-ficeuse que je suis. J'ai fini de l'écrire dans ma tête en faisant des gaufres, qui se sont avérées délicieuses (non, ce n'est pas pour vous faire saliver que je dis ça !). Et bien que ça n'ait rien à voir, je dois vous dire que j'en ai profité pour me brûler allègrement les doigts sur le gaufrier.
RAR
Laura : Hey ! Merci d'abord pour ta review. Je suis ravie que la fic te plaise autant ainsi que l'idée des deux folles ! J'espère que ce chapitre ci aussi t'a plu et qu'il ne t'a pas trop fait attendre. Bonne lecture et à plus !
