Merci pour les reviews et les follows, sachant que c'est la toute prmière histoire Twilight que j'ai écrit (y'a 3 ans quand même)
Bref, bonne lecture et le dernier chapitre devrait être là dans la journée.
Les secrets d'Alice
Deuxième nuit à Forks, et je dormis mal. J'avais fait un rêve étrange, qui même au réveil me poursuivait. J'errais dans une forêt, épaisse et sombre. Et je courais... Je fuyais, je ne sais quoi. Des ombres fantasmagoriques évoluaient autour de moi. L'une d'entre elle me parut familière. Je tentais de m'en approcher, mais elle était trop rapide pour moi. Pourtant, quelque chose en elle m'attirait. J'ignorais ce que c'était. Et tout d'un coup, le rêve changea. Je me trouvais à présent dans une grande clairière colorée. Il faisait bon. Le doux soleil réchauffé mes membres glacés. Et parmi les ombres, je la reconnue. C'était Alice. Elle s'avançait vers moi, mais quelque chose d'étrange déformait son visage si parfait. J'y décelais de la peur. Elle s'avança dans la lumière, et une aura d'une blancheur éclatante s'empara d'elle. Sur sa peau, des milliers de diamants scintillaient. Une rivière de diamant courait sur sa peau. J'aurais voulu la toucher, l'effleurer, du bout des doigts, mais à chaque fois que je m'approchais, elle reculait, comme effrayée du contact. Et à chaque fois, elle prononçait mon nom. L'étrange sensation de vouloir attraper quelque chose qui me glissait entre les doigts me frustra et je me réveillais en sursaut.
Ouvrant les yeux, j'examinais la pièce. Rien n'avait changé. Mais il y'avait toujours cette odeur. Ce parfum délicat et fleuri d'Alice. Je me décidais alors à me lever. J'allais être en retard au lycée si je continuais à trainer ainsi. La maison était silencieuse, et j'en conclu que Charlie avait déjà du partir. Une fois douchée et habillée, je me rendis dans la cuisine ou mon père m'avait laissé la cafetière allumée. Je me servis une tasse avant de prendre mon coupe vent, mon sac, et d'aller à ma voiture. Cependant, au lieu de trouver ma vieille Chevrolet rouge délavée, je constatais, surprise, un bolide, jaune, flambant neuf, garé juste devant ma porte. Je faillis lâcher mon sac lorsque je vis Alice sortir de la voiture. En fin de compte, je n'étais pas vraiment étonné de la voir ici ce matin. J'étais persuadée que quelque chose s'était produit hier, entre nous, comme un lien, invisible et fragile. Je m'approchais donc d'elle et me sourit.
-Bonjour ! lança-t-elle.
-Jolie voiture. Répondis-je.
En fait, je ne connaissais rien en matière d'automobile, et j'espérais secrètement que mon interlocutrice ne se lance pas dans un débat.
-Je peux t'emmener au lycée ? me proposa Alice.
J'acceptais, de toute façon, elle ne me laissait pas vraiment le choix. J'entrais dans la voiture au même moment ou Alice prit place derrière le volant. Elle démarra au quart de tour. Et en moins de temps qu'il ne fallait, nous nous retrouvâmes sur le parking du lycée de Forks. La conduite d'Alice me déstabilisa. Elle conduisait si vite...
Je me rendais donc en cours, laissant libre court à ma rêverie. Le songe de cette nuit me laissait un goût amer. Je me demandais pourquoi ce rêve me hantait autant. Peut-être parce qu'il y avait Alice. Et je me rendis compte, au milieu de la matinée ce qui me manquait. Alice m'intriguais. Il fallait que j'en sache plus. J'attendrais le bon moment. A l'heure du repas, je me retrouvais, une fois de plus, assise en face d'Alice. Elle ne mangeait pas mais me forçait à me nourrir. J'essayais de lui poser quelques questions, mais elle les détournait toujours.
-Je vais te faire une faveur. Me dit Alice alors que nous quittions le réfectoire. Ce soir, tu viendras à la maison. Et je te dirais tout ce que tu voudras.
Satisfaite, je retournais à mes cours, attendant avec impatience que cette journée se termine. Alice me raccompagna à la maison, me conseillant de dire à Charlie que j'étais chez elle. Mon père n'y vu aucun inconvénient. Il avait même l'air satisfait. Charlie nourrissait une peur secrète. Que je ne me fasse pas d'amis, et que surtout, je reste cloitrée à la maison. Ce soir là, je m'occupais du repas, pendant que Charlie regardait un match de base-ball sur l'écran plat de notre salon. Je préparais des endives au jambon et l'odeur attira Charlie à la cuisine. Nous dînions ensemble et lorsque nous eûmes terminé, un coup de klaxon retentit. Mon père se précipita à la fenêtre et tira le rideau afin de voir à l'extérieur.
-Je crois que ton amie est là. Dit-il de sa voix grave.
Je me pressais pour débarrasser la table.
-Laisse, je le ferais. Reprit Charlie.
Je pris ma veste au passage et sortit. Alice, dans sa voiture me sourit. Je montais à l'intérieur. Et comme d'habitude, un silence gênant, s'installa entre nous. Elle prit la direction de la sortie de Forks et bifurqua sur un petit chemin, mal éclairé qui partait vers la forêt. La route n'était pas large, et je ne connaissais pas cette portion de la ville. La voiture fila, à la vitesse de l'éclair, sur cette route sinueuse. Nous continuâmes ainsi durant quelques minutes avant de trouver une ouverture dans la forêt. Une maison claire se détachait de la masse verte foncée. Alice ralentit devant le parking et coupa les gaz.
-Voila, nous sommes arrivées. Déclara Alice en sortant de la voiture.
Je la suivais, contemplant avec émerveillement cette bâtisse ultra moderne. De grandes ouvertures coupaient la maison en deux. La brune ouvrit la porte et m'invita à entrer. Une douce musique était diffusée. Le rez de chaussé était complètement ouvert. Aucunes cloisons ne départageaient les pièces. La grande cuisine occupait la partie du fond, et le salon s'étendait sur tout l'étage. Au centre de la pièce, trônait un piano à queue. Je m'approchais de l'instrument, le regardant avec admiration.
-Tu en joue? Demanda Alice en s'approchant de moi.
-Non, pas du tout. Répondis-je, mais j'ai toujours rêvé d'en offrir un à ma mère... Le jour où j'aurais de l'argent.
A part nous deux et la musique diffusée, il n'y avait personne.
-Tes parents ne sont pas là? Demandais-je en scrutant les lieux.
-Si, ils sont là, mais ils sont... En quelque sorte... Cachés... Ils ne veulent pas déranger.
Je fronçais les sourcils. Pourquoi ses parents se cachaient-ils? La brune me montra l'escalier en colimaçon qui menait au premier étage. Je lui emboitais le pas. Nous longeâmes un grand couloir. Puis la brune s'arrêta devant une porte entre baillée. Alice m'adressa un signe de la main afin de la rejoindre. J'entrais dans la pièce qui me parut très grande. La décoration était simple. Deux grandes baies vitrées occupaient les murs du fonds. A la droite, à coté de la porte, un lit, et de l'autre coté, un immense placard. A sol, un épais tapis couvrait le plancher. Je regardais, de tout les cotés. Cette chambre devait au moins faire la taille de ma maison.
-C'est ma chambre. M'informa Alice en s'asseyant sur le lit.
-Très… jolie. Admis-je.
A vrai dire, je ne savais pas quoi répliquer. Je fis quelques pas dans la pièce, jusqu'aux baies vitrées. L'une d'entre elle était ouverte. Je jetais alors un œil à l'extérieur pour essayer de me repérer. Mais rien à faire, nous étions en pleine forêt. Je retournais auprès d'Alice qui m'invita à prendre place à ses cotés. Cependant, son sourire avait disparu, laissant place à présent à une mine fermée. JE l'interrogeais du regard, et Alice me dit.
-Tu veux savoir qui je suis…
J'hochais la tête en guise de réponse. La brune prit une profonde inspiration.
-Je m'appelle Marie Alice Brandon. Mes parents avaient peur de moi et m'ont abandonnée dans un asile. C'est… En quelques sorte le docteur Cullen et sa femme Esmé qui m'ont recueillit. Depuis ce temps, je vis avec eux.
Je souriais à Alice car sa réponse me convenait. Mais la jeune femme, le visage fermé continua.
-Je ne suis pas… Celle que tu crois… Je suis une ombre, parmi tant d'autres. Une ombre dans la nuit… Je ne suis rien…
-Si ! Répondis-je. Tu es quelqu'un, tu es Alice.
-Tu voulais tout connaître sur tout, et j'ai envie de tout te dire. Au moins, je serais tranquille, après, si tu me rejette et je ne pense pas que ce sera le cas, mais je vais te révéler qui je suis réellement…
La brune fit une pause. Elle me transperça de son regard topaze.
-Je suis un vampire. Lâcha-t-elle.
Mon sang se figea. Le peu que je connaissais sur les vampires était dû aux séries et lectures que j'avais faites. Maintenant je comprenais. Je comprenais pourquoi Alice m'attirait tant. Tout en elle était fait pour m'amadouer. Mais, un point que je ne discernais pas, c'était, pourquoi ne m'avait-elle pas déjà mordue ? Hier, alors que nous étions dans la forêt, elle en aurait eu tout le loisir ? Et aujourd'hui, alors que la maison était silencieuse… Pourquoi ne le faisait-elle pas ? Même si mon attirance pour elle était extrême, je me reculais légèrement. Mais même ce mouvement, à peine perceptible, Alice le remarqua.
-Tu n'as rien à craindre. Je ne ferais rien. M'apprit Alice.
Malgré moi, je lui souris. Sa main glacée, sur mon avant bras me fis frissonner.
-Je te promets Bella. Jamais je ne pourrais rien faire contre toi. Cela fait longtemps que je t'attends. Des années même… reprit Alice.
Je l'écoutais d'une oreille attentive.
-En fait, je suis devenue vampire à l'âge de dix neuf ans… C'était il y a quatre vingt ans en arrière. Je ne me souviens pas très bien de ma vie d'humaine. Et aujourd'hui, en tant que vampire, je peux voir l'avenir. Enfin, des images assez subjectives. Et un jour, je t'ai vu… Arriver, ici à Forks.
Je restais abasourdie. Je n'en revenais pas. De plus, je n'arrêtais pas de fixer les yeux d'Alice. Cette couleur topaze m'hypnotisait. A chaque seconde, je voulais m'y noyer à l'intérieur.
-Je t'ai tellement attendue. Et maintenant, je ne peux plus te quitter. Avoua Alice.
Je me figeais. Pourquoi ne pouvait-elle plus me quitter ? Un sourire se forma sur les lèvres de la brune.
-Tu te demande maintenant pourquoi ?
J'acquiesçais, tentant de cacher mon mal être. Alors, la brune s'approcha encore plus de moi. Sa main gauche vint se poser au creux de mon cou. Un frisson me parcouru l'échine et je fermais les yeux, me délectant de ce contact.
-Pendant cinquante ans je t'ai attendu, mais tu n'étais pas encore née. Alors j'ai pris mon mal en patience. Murmura-t-elle.
-Mais comment ça se fait… Que… Enfin tu vois… balbutiais-je.
J'avais du mal à me concentrer. Et la brune se rapprocha encore plus. Je sentis son souffle, aussi froid que le blizzard, effleurer ma joue.
-Je vois le futur Bella et j'ai vu ton avenir, lié au mien… susurra la brune.
Elle s'arrêta un instant avant de reprendre.
-Je t'ai vu, devenir comme moi… répliqua Alice dans un souffle.
Je me figeais, sa main avait bougé, et elle glissait le long de ma clavicule.
-Mais je serais incapable de te transformer. M'informa-t-elle.
Je fronçais les sourcils. Je sentis alors à cet instant son souffle dans mon cou. Je n'osais plus bouger, gardant les yeux clos.
-J'ai peur de ne pas pouvoir m'arrêter. Ton sang est comme une drogue pour moi. C'est le moteur de ma vie. Ce qui me permet de vivre comme ton cœur…
Elle s'était tut. Sa main posée sur mon sein pour désigner mon cœur me fit sursauter. J'ouvris instantanément les yeux. Alice avait appuyé sa tête sur mon épaule et de son autre bras libre, enlaça ma taille. Je n'étais pas gênée de cette position, et étrangement je me sentais bien. Je n'avais pas peur, pas d'appréhension. J'étais bien et heureuse avec Alice.
