Et voilà le chapitre 2, évidement je ne possède pas Harry Potter ni le livres ni les films. Toujours écrit avec Tschiseko. Bonne lecture !
Edgar cala une chemise parfaitement pliée entre une robe d'hiver et un chaudron en étain rempli de chaussettes. Il allait se saisir d'un paquet de livre quand ceux-ci s'élevèrent à un mètre du sol, avant de bringuebaler hors de la chambre. Le jeune garçon garda les yeux sur l'embrasure de la porte, puis bondit sur ses pieds et dévala les escaliers en criant : « Grace ! Je sais que c'est toi ! Rend moi mes livres ! »
Deux petites filles identiques en short et T-shirt sortirent de la cuisine en affichant des mines innocentes.
« -Edgar ? Que se passe-t-il ? demanda la jumelle en t-shirt violet
-Faites pas semblant ! Je sais que c'est vous qui m'avez pris mes livres »repris son frère plus calmement.
La jumelle en t-shirt jaune secoua la tête en signe de dénégation. « Je ne vois pas de quoi tu parles »
Edgar allait répliquer vertement quand des exclamations de joie lui parvinrent depuis le salon. Suivi par Grace et Diana, il rebroussa chemin et entra dans le salon.
« Ah ! Ma petite Karen tu es formidable ! »
Portant la dernière-née à bout de bras, leur père dansait au milieu de la pièce, riant et chantonnant, un paquet de livre de magie voletait près d'eux. Le jeune garçon s'avança.
« Karen rend moi mes livres s'il te plait ». La gamine lui jeta un regard qu'on eut pu qualifier de machiavélique n'eut été de son âge. les livres s'élevèrent un peu plus.
« -Trois ans et déjà si puissante, quelle merveille !
-Papa ! J'ai besoin de mes livres ! Maman va me tuer… »
Harvey Coyle eu un haussement d'épaule et un sourire ravi quand les livres exécutèrent un looping.
« -Mais non Edgar, ta mère ne …
-Edgar Blackwell ! J'espère pour toi que ta valise est prête ! »
Edgar baissa les bras « et voilà… »
A ce moment-là, tout d'abord les livres disparurent mais l'énorme valise du jeune garçon apparu à leur place gonflée comme si elle avait été dument bouclée et rangée. Karen eu un gloussement de rire. Le père sauta de joie et repris sa danse, alors que sa femme débarquait comme une furie dans le salon.
« Qu'est-ce que c'est que ce cirque ? Tout le monde en marche, on est en retard. Grace, Diana, allez chercher Layla, et plus vite que ça. Harvey, prend Karen et va sortir la voiture, allez ! Hop, hop, hop ! »
Les quatre Coyle filèrent au pas de course.
Cora soupira et s'accroupit à côté de son fils qui vérifiait sa malle.
-Alors ?
- Elle est prête. Merci à Karen finalement. »
La sorcière sourit et ébouriffa les cheveux d'Edgar qui les recoiffa mécaniquement.
« On y va ? demanda une petite voix »
La mère et le fils se retournèrent.
« Arthur, s'écria Cora, tu es malade, reste au lit, madame Codbourgh passera te voir tout à l'heure ».
Le plus âgé des enfants Coyle fit non de la tête.
« C'est l'année prochaine que je vais à Poudlard, j'aimerai bien savoir comment est la gare. Et puis j'ai promis à Edgar de l'accompagner »
La mère et le fils échangèrent regard résigné. « J'ai comme l'impression que tu ne lâcheras pas le morceau. Va vite t'asseoir dans la voiture, on vous rejoins »
Avec un sourire éblouissant, Arthur acquiesça et se dirigea vers la sortie aussi vite que son état de fatigue lui permettait.
Cora se redressa et, par reflexe, ramena ses cheveux en arrière et les attacha en un chignon grossier. « Reste la cinq minutes Edgar, je reviens »
Le jeune garçon hocha la tête, un air interrogatif sur le visage. Sa mère ne s'absenta que cinq petites minutes avant de revenir avec un panier en osier à la main.
Un miaulement plaintif s'en échappa quand elle le posa au sol. Après lui avoir jeté un regard circonspect, Edgar s'approcha de la cage et en ouvrit la petite porte. Un chaton roux et blanc aux long poils et particulièrement s'en échappa pour venir se frotter contre sa main.
« -Qu'est-ce que…
-Un petit cadeau pour ta première année. Vu qu'on a déjà un hibou familial… je me suis dit que tu apprécierais un compagnon plus…poilu. »
Tout en gratouillant le menton du chaton, le jeune sorcier adressa un regard reconnaissant à sa mère.
« -Merci
-Oui ben aller dépêche-toi de fermer cette valise et de boucler cette bestiole, on est déjà en retard. »
Le panier cale sous le bras, la valise au bout de l'autre, Edgar avança lentement et difficilement jusqu'au jardin.
Déjà ses trois petites sœurs étaient installées à l'arrière du mini van, Arthur et Layla l'attendait au milieu, sa mère s'installait au volant et Harvey s'échinait à hisser la mallede Layla dans le coffre. «Edgar viens m'aider, à deux on devrait y arriver ». Effectivement, après quelques essais infructueux, ils réussirent à ranger les valises et, sous les exhortations de Cora, se précipitèrent dans la voiture.
«On est partis ! »
Démarrant sur les chapeaux de roues, le véhicule sortit du quartier résidentiel, puis de Birmingham et ils s'engagèrent sur l'autoroute. Edgar se tourna vers Layla.
« Et tes parents ? Ils sont pas là ?
Sa meilleure amie fit non de la tête
« -Mon père avait une réunion hyper importante, et Maman est au labo pour la semaine, alors…
-Qu'est que qu'il y a dans le panier Edgar ? demanda Arthur en se penchant pour regarder son frère.
Délicatement, le jeune garçon extirpa le chaton du panier et le posa sur ses genoux.
« -Oh ! Il est adorable ! c'est quelle espèce, un plutonien ? s'extasia Layla en lui grattant la tête, comment il s'appelle ?
- Je crois pas qu'on trouve des chats plutoniens en Angleterre, Layla. Pour son nom… je sais pas encore . Vous m'aider à trouver ? »
Au bout de deux heures de voyage agrémenté de proposition de nom, de « quand est ce qu'on arrive » et d'un certain nombre de jurons, ils finirent par se garer devant la gare de Kings cross. Manœuvrés par Cora, ils arrivèrent quasiment sans encombre aux quais 9 et 10.
« -Tu sais Cora, je trouve que tu conduis très bien pour une sorcière.
-Par rapport à ce taré bien roux qu'on à doublé à l'entrée de la ville ? Je crois qu'il était à Poudlard en même temps que moi »
Pendues à ses bras, les jumelles s'agitèrent : « Maman ! On peut passer la barrière toutes seules ? »
Cora soupira, « Si vous voulez, mais votre père passe d'abord pour vous attendre. »
Harvey pris Karen dans ses bras. « Aller c'est parti ! lança-t-il d'une voix faussement enjouée.
Après le départ des jumelles, Edgar se tourna vers sa mère. « Arthur et moi on va passer ensemble. Et tu iras avec Layla. ». La jeune fille sursauta et adressa un regard reconnaissant à son ami, qui lui répondit par un clin d'œil. Les deux frères empoignèrent chacun un coté du chariot respirèrent un grand coup et s'élancèrent contre le mur.
