Hey ! voici le chap3 par moi et Tschiseko, et puis… *gaea bouille niveau cent* des reviews ?

Edgar ignorait à quel moment exact il quitta les quais neuf et dix pour le quai 9 ¾, mais, la première impression qu'il eut de celui-ci fut celle d'un lieu enfumé et bruyant. A côté de lui, Arthur eu un hoquet de surprise. Ils rejoignirent Harvey et les filles qui les attendaient un peu plus loin.

Rapidement, Cora et Layla furent la elles aussi. Les deux enfants échangèrent un regard brillant d'excitation. Bientôt, ils seraient à bord de cette superbe locomotive rouge et noire et feraient route vers Poudlard.

« Bon, fit Cora, prêts pour le grand saut ? On va vous trouver une place et mettre vos valises dans un compartiment libre. »

La petite famille s'égailla sur le quai, Harvey ayant récupéré le chariot d'Edgar. Celui-ci leva ses yeux vers sa mère.

« Tu sais ce qui est bien à Poudlard, le devançât –elle, c'est que peu importe la maison ou tu seras réparti, ce sera forcément celle qui te correspond »

Le jeune garçon sourit à sa mère et lui pressa doucement le bras avec sa main libre, l'autre fermement agrippé sur la cage d'osier du chaton encore sans nom. Layla les appela alors depuis l'une des portes.

- Venez-vite, il y a un compartiment de libre ici !
- Vas-y Edgar, on se voit à Noël de toutes façons .

Le jeune sorcier se mit sur la pointe des pieds, l'embrassa sur la joue et fila rejoindre sa meilleure amie.
Après les dernières effusions de tendresse, le train se mit en marche et ils quittèrent la gare.
Assis de part et d'autre de la fenêtre, Layla et Edgar se partagèrent des chocogrenouilles.
- Elle est vraiment sympa ta mère, de nous avoir donné de l'argent pour des bonbons. La mienne n'aurait jamais accepté, en même temps, elle aurait peut-être raison… fit la petite fille en baissant les yeux sur ses légères rondeurs.
- C'est quand même notre première année loin de la maison, argua Edgar regardant quelle carte il avait trouvé cette fois. Encore Potter, grommela-t-il, tu la veux ?

Il en profita pour détailler son amie, bof, il l'avait toujours connue un peu ronde et cela n'enlevait rien à son intelligence et à sa gentillesse. (Ou à sa folie.)
-Tu sais, reprit la jeune fille en prenant délicatement la carte, je crois qu'ils ne sont pas très contents ou d'accord avec le fait que j'aille à Poudlard. Ce sont des scientifiques, ils n'aiment pas trop le fait que j'aille dans une école de magie et non pas dans un collège huppé qui m'ouvrirait les portes d'une université renommée, pour les citer.
- Pourtant ils s'entendent très bien avec maman »

Edgar trilla quelques dragées surprises dans la paume de sa main et se décida pour une verte claire.
« Oui, mais Cora s'entend bien avec tout le monde »
Sauf avec mon père se dit le garçon en fourrant une dragée bleue dans sa bouche. Avant de la recracher immédiatement avec une grimace.

Layla se replongeait dans son Martien en dix leçons quand la porte du compartiment s'ouvrit brusquement faisant sursauter le chaton, entre temps baptisé Sorbet, qui se réfugia sur les genoux d'Edgar. Celui-ci leva les yeux sur les nouveaux arrivants.

Ils étaient cinq et semblaient menés par un grand garçon dégingandé aux cheveux noirs et aux yeux verts.
« Salut les mioches, excusez-nous mais y'a plus de place ailleurs »
Son ton ironique était à peine voilé. Edgar et Layla n'eurent pas besoin d'échanger un regard pour décider qu'ils les ignoreraient.

Seulement, il n'en était pas de même des nouveaux venus.
« Je crois que vous n'avez pas compris, on veut ce compartiment, reprit l'un des autres, un petit maigre aux cheveux châtains. »
Les deux enfants levèrent les yeux vers le groupe
« - Dégagez quoi !
-Et en quel honneur ? rétorqua Edgar en fronçant les sourcils »

L'adolescent lui était déjà antipathique.
« -En l'honneur que nous sommes des troisièmes années et que vous deux, des gamins de première année
- Mais…commença Layla
- Mais rien du tout. Ce compartiment nous revient »

Edgar sentit son poing se crisper sur sa toute nouvelle baguette, encore lisse et parfaite. Un pied heurta violemment le sien. Avec les yeux, Layla lui fit signe de ne rien faire. « Viens Ed on y va ». Ils rassemblèrent leurs affaires et se glissèrent entre les membres du groupe. « Aller salut Eddie, à la prochaine ! ».

A ces mots, Edgar s'arrêta et lança bien fort « Tu as raison Layla, on respire bien mieux dans le couloir. Ce compartiment avait quelque chose de … puant »
Des exclamations de rage éclatèrent au sein du groupe. Mais quand leur chef passa la tête par la porte, les deux enfants étaient déjà partis.

« Edgar, tu aurais pu trouver quelque chose de plus original…
Le jeune garçon haussa les épaules. Ils tiraient leurs malles dans le couloir, à la recherche de place libre. Sur ce point, l'autre n'avait pas menti, le train était bondé. Finalement, après remonte trois wagons, ils découvrirent un compartiment occupé par un garçon seul.

« Salut, fit Edgar, on peut s'assoir ? »
Le jeune garçon lui jeta un regard indéchiffrable comme s'il réfléchissait à s'il allait les regarder plus longtemps ou les ignorer totalement. Il avait déjà enfilé sa robe noire de l'école, et celle-ci tranchait fortement avec la blondeur froide de ses cheveux et le bleu glacé de ses yeux. « Oui » répondit-il sobrement avant de se tourner vers la fenêtre.

Après avoir sorti chacun une robe de sorcier, les deux amis hissèrent leurs valises dans les filets et reprirent leur dégustation de friandise. Au bout de quelques minutes de silence gêné, Edgar se tourna vers l'autre garçon.
« Tu en veux une ? » demanda-t-il en lui tendant une chocogrenouille.

Le petit blond hésita un peu, puis tendit la main prudemment.
« -Je m'appelle Edgar Blackwell. Toi aussi tu rentres en première année ?
-Oui, répondit-il en croquant dans le chocolat, je m'appelle Scorpius.
-Scorpius comment ?
-Scorpius… Malefoy, compléta le jeune sorcier avec une moue satisfaite »
Layla eu une exclamation de mépris.
-Ça te pose un problème ?
-Non, mais ceux qui font des rodomontades avec leur nom ne sont souvent pas bien intelligent…
- Des… Qu'est-ce que tu en sais ?
-C'est juste que je supporte pas les types arrogants.
-Tu…
-Hé ! s'écria Edgar, arrêtez ! On vient de se rencontrer, vous allez pas déjà vous disputer ? Et puis on s'en fiche de savoir le nom de famille des uns et des autres. Maintenant reprenez un chocolat. »

Il fouilla sur ses genoux, mais ne trouva rien. Il baissa les yeux. « Sorbet ! T'as mangé les chocogrenouilles ? »
Le chaton rota avec contentement, et se mit à ronronner. Un rire discret échappa à Scorpius, le sourire de Layla alla en s'agrandissant. Et finalement, un fou rire généralisé se mit à tous les secouer.

Sur ces entrefaites, le train arriva en gare. Après un instant de réflexion, Edgar abandonna l'idée de laisser sorbet dans son panier, et le cacha dans sa poche. Les trois enfants par un accord silencieux restèrent groupés, le jeune Blackwell entre Scorpius et Layla par mesure de précaution.

Alors qu'ils prenaient pied sur le quai, une grosse et puissante voix résonna dans les airs. « Les premières années ! Les premières années par ici ! »
L'homme le plus grand et le plus barbu qu'Edgar eu jamais vu se tenait au bout du quai, une lanterne dans son énorme main.

Les jeunes sorciers se dirigèrent difficilement vers lui. Il les mena vers le lac de l'école et ils durent grimper dans les barques.