Titre de la fiction : N'abandonne pas.
Titre du chapitre : Une promesse dans les ténèbres
Auteur : Dealo
Disclaimer : Akihito et Asami appartiennent à Yamane Ayano.
Genre : Romance/Drama/Policier
Couple : AsamiXAkihito
Note : Voici la suite, j'espère que vous apprécierez ! Pour les reviews, les réponses au chapitre 01 sont sur mon profil, comme d'habitude !
Une promesse dans les ténèbres
Akihito se mordit la lèvre avec rage. Il avait beau s'acharner, encore et encore, les boulons résistaient à toutes ses tentatives pour les desserrer. Cela faisait plusieurs jours maintenant qu'il essayait, encore et encore, de dévisser les petites boules de fer. Avec ses doigts, ses ongles, ses dents… Il ne disposait d'aucun outil qui lui aurait permis de bouger les petites pièces de métal. Ses efforts restaient vains, et ses forcent diminuaient en même temps que son espoir de fuir cet enfer s'amenuisait.
Reniflant doucement, il retourna s'asseoir sur le petit fer. Il connaissait désormais chaque centimètre carré de la pièce. Il n'avait même plus besoin de tâtonner devant lui pour savoir ou était le mur, le lit et le cabinet de toilette.
Cela faisait maintenant plusieurs mois… Enfin il lui semblait. Il avait arrêté de compter maintenant. Il était privé de sa liberté et frappé presque tous les jours. Sa « cellule » sentait de plus en plus mauvais et Akihito se demandait si ce n'était pas l'odeur de l'abandon, mélangée à celle de la peur.
Il ne pouvait rien faire et son dernier espoir était qu'Asami vienne le chercher. Mais plus le temps passait, plus cet espoir se faisait mince. Que pouvait-il faire bon sang ? Comment sortir de là… ?
Des bruits de pas retentirent derrière la porte de fer et Akihito poussa un gémissement de désespoir. Ca ne s'arrêterait donc jamais… ? La porte grinça mais Akihito resta immobile, attendant les coups qui n'allaient plus tarder.
La voix de son geôlier retentit dans la petite pièce, amusée :
- Eh bien, tu es bien calme aujourd'hui…
Akihito resta silencieux, ignorant superbement son ennemi. Devant son manque de réaction l'homme eut un petit rire et s'approcha de lui. Il s'assit sur le lit, près de lui, et dit :
- Je devrais peut-être modifier mes habitudes… Il parait que tu aimes les hommes…
Akihito déglutit difficilement et pâlit, son corps commençant à trembler d'appréhension. Non, il n'allait pas rajouter cela en plus à son enfer quotidien… ?
- Inutile de pleurer, tes larmes n'ont aucun effet sur moi, tu devrais le savoir maintenant, non ?
Akihito ferma violement les yeux, cherchant à retenir la moindre larme. Il ne devait pas abandonner... Il devait se battre… Et si pour cela il devait se faire frapper, eh bien tant pis ! Reniflant doucement, il écarquilla les yeux au maximum, mais encore une fois, il ne put rien distinguer. Pourtant l'homme à coté de lui le voyait distinctement. Comme il le pensait, il était totalement aveugle.
Prenant la parole, il articula rageusement avec de la pitié dans la voix :
- S'il vous faut rendre un homme aveugle, le menacer et le frapper chaque jour alors qu'il ne peut pas se défendre pour vous sentir fort, vous me faites pitié… Allez-y, utilisez donc votre soit disant force pour me forcer… Vous vous sentirez bien mieux, j'en suis certain !
Il sentit l'homme à côté de lui se tendre violement. Et comme il le pensait, un premier coup l'atteignit à la tempe droite. Il s'effondra sur le lit en gémissant doucement, tandis que son adversaire se relevait et lui enfonçait son poing dans le ventre, se fichant du sang que cracha Akihito quand une de ses côte de brisa.
Malgré la douleur de son corps, son esprit tournait à plein régime. Il devait l'énerver, encore et encore. La colère faisait faire des erreurs, c'est Asami qui le lui avait appris.
- C'est tout ce que t… tu peux faire… minable ?
L'homme poussa un hurlement de rage avant de se jeter sur lui, inconscient du mal qu'il pouvait faire à son prisonnier.
- Faible moi ? Minable…, Je t'en foutrais ! Qui c'est qui pleure tous les jours ? Qui gémit au moindre coup… ? Qui hurle le nom d'un homme, en espérant qu'il vienne le sauver... ? HEIN ?
Après plusieurs minutes de passage à tabac, il s'arrêta finalement, reprenant son souffle difficilement. Il se figea alors. Le photographe gisait sur le lit, les yeux clos et la respiration difficile. Merde, il avait été trop loin…
Il sortit son portable et composa rapidement un numéro, tout en prenant le pouls de sa victime. Il était trop lent, le gamin ne tiendrait pas à cette allure.
Après quelques minutes de conversation où il tenta d'expliquer à son patron ce qu'il venait de se passer, il reçut l'ordre suivant :
« Amène-le à l'hôpital, trouve une excuse et fait en sorte que le mioche ne parle pas. On est trop près du but pour se permettre de le perdre maintenant. Tu pourras le tuer une fois l'objectif atteint. »
Il raccrocha en grommelant et se saisit du plus jeune avec force. Il n'aurait qu'à dire qu'il l'avait trouvé dans une allée. Se dirigeant vers la porte, il ne distingua pas l'étincelle d'espoir dans le regard presque éteint de sa victime.
Akihito perdit totalement connaissance quand son assaillant le jeta violement dans la voiture, insensible à sa douleur. Il ne revint à lui que plus tard, allongé dans un grand lit moelleux. Ne distinguant rien, il devina qu'il s'agissait d'un hôpital à l'odeur et aux bruits qui l'environnaient. Il pouvait sentir un objet posé sur sa bouche et son nez probablement un appareil pour l'aider à respirer. C'était étrange, car malgré l'obscurité dans laquelle il se trouvait, cela faisait longtemps qu'il ne s'était pas senti aussi bien. Il mit quelques secondes à se rappeler les derniers événements. Sa poitrine le faisait souffrir comme pas possible et il lui semblait que tout son corps était passé sous un rouleau-compresseur mais au moins il n'était plus dans sa prison.
Alors qu'il tentait de se redresser, malgré la douleur cuisante qu'il ressentait sur chaque centimètre carré de son corps, une main appuya violement sur le bandage qui enserrait son torse. Il poussa un gémissement et s'effondra sur le lit. Alors qu'il reprenait son souffle, une respiration résonna près de son oreille et la voix de son tourmenteur murmura :
- Reste bien couché et ne garde pas espoir… Si tu dis quoique ce soit, je te tuerais ainsi que ceux à qui tu auras parlé. Tu es prévenu.
Akihito écarquilla les yeux et son cœur s'emballa avec violence. Les bip-bip du cardiogramme s'accélérèrent et l'homme près de lui eut un petit rire.
- Bien, tu as l'air de comprendre ta situation. Pour l'histoire, je t'ai trouvé dans une ruelle, des hommes étaient en train de te passer à tabac. Tu confirmeras cette version des faits. Ah et… Pour tes yeux, tu n'auras qu'à dire que c'est normal.
Bien malgré lui, Akihito laissa couler quelques larmes. Il était idiot, il aurait dû se douter que simplement sortir de sa prison ne suffirait pas. Il devait rejoindre Asami le plus vite possible ou au moins lui faire savoir qu'il était là.
Comme s'il avait lu dans son esprit, l'homme murmura de nouveau :
- Je ne compte pas te laisser seul, ne serait-ce que quelques secondes… Dès que tu seras guéri, on partira d'ici. Nous n'avons pas fini notre discussion de ce matin… C'était quoi déjà… ? A oui, à propos des hommes il me semble.
Akihito eut un frisson de dégout et détourna la tète dans la direction opposée à la voix.
Un chuintement résonna non loin de lui et une voix féminine retentit :
- Notre malade est réveillé ! Vous nous avez fait peur, votre état était critique.
La femme s'approcha du lit et vérifia les constantes du malade tout en continuant de parler :
- Vous avez trois côtes cassées, une légère commotion cérébrale et le poignet droit cassé. Vos agresseurs n'y ont pas été de main morte. La police a été prévenue mais l'homme qui vous a ramené s'est occupé de la déposition. Ah, en revanche pour vos yeux nous n'avons rien pu faire… Il semblerait qu'ils soient brûlé depuis un petit moment maintenant. Avec le temps, il est toutefois possible que la vue vous revienne. Vous vous êtes fait cela comment ?
Akihito pouvait sentir l'intérêt de l'homme près de lui. Il voulait tant dire la vérité et pouvoir rejoindre Asami… Mais il ne pouvait pas mettre une jeune femme innocente en danger. Il retira le masque à oxygène et murmura :
- C'était un simple accident ménager…
- Oh, il faut que vous fassiez plus attention ! Ah oui, voulez-vous que l'on contacte quelqu'un ? Et nous avons besoin de votre nom et prénom. Vous n'aviez pas vos papiers avec vous. Heureusement, votre bienfaiteur a pu payer votre traitement.
Akihito déglutit avec peine. Il avait le droit de dire son vrai nom… ?
Une petite pression sur son épaule l'incita à parler. Il devait tenter… L'homme ne devrait pas réagir pour si peu.
- Je m'appelle Takaba Akihito.
- Très bien, nous contactons quelqu'un ?
Akihito serra les dents de rage et murmura finalement :
- Non, ça ira.
Il pouvait sentir la satisfaction de l'homme près de lui. Cet enfoiré… ! Si seulement Asami pouvait recevoir cette info !
- Très bien ! Si vous avez besoin de quelque chose, n'hésitez pas à appeler. Vous pouvez aussi demander à votre bienfaiteur, il a indiqué qu'il resterait avec vous jusqu'à ce que vous alliez mieux. Vous avez vraiment de la chance.
-Hm, en effet.
Il entendit un léger chuintement et il ne retrouva de nouveau seul avec son ennemi. Celui-ci lui remit le masque à oxygène sur le visage et eut un petit rire en le sentant se tendre sous la peur.
- Du calme, je ne te ferais rien… pour le moment. C'est bien tenté le coup du nom mais ça ne parviendra pas jusqu'à ton Asami. Tu ne resteras pas assez longtemps ici. Maintenant je te conseille de te reposer et de ne plus bouger, pour que ça guérisse encore plus vite.
Akihito ferma les yeux de toutes ses forces et retint un sanglot. Il ne pourrait jamais se sortir de ce pétrin... Asami… Où était-il ? Pensait-il à lui ? Le cherchait-il ?
OOOoooOOO
A quelques kilomètres de là, au dernier étage d'un grand immeuble, Asami Ryuichi attendait le rapport de ses hommes. Finalement, ils avaient une piste. La plaque d'immatriculation n'avait rien donné. Il s'agissait d'une voiture volé le jour précédent. En revanche lorsqu'ils avaient été voir l'homme à qui appartenait la voiture, celui-ci avait indiqué que le vol avait été filmé par une caméra de sécurité. Et sur cette vidéo, on voyait parfaitement le visage du voleur.
A partir de cette image, un nom avait rapidement été trouvé. Yuusuke Takaichi. Il était connu pour quelques infractions, avec certains faits plus grave, tel que la torture. Et maintenant il ne manquait plus que sa dernière adresse en date.
La porte du bureau d'Asami s'ouvrit avec force et Suoh s'avança vers son patron, une feuille à la main. Asami fixa le morceau de papier avec intensité avant de s'en emparer et de sortir de son appartement.
La chasse pouvait commencer.
Le trajet dura une quinzaine de minutes. Asami mis ce temps à profit pour vérifier son Beretta et imaginer tout ce qu'il ferait à l'homme qui lui avait enlevé Akihito.
La yakuza fit signe à son chauffeur de se garer plus loin que l'adresse précisée sur la feuille. Ils auraient probablement besoin de l'effet de surprise. Apparemment Yuusuke Takaichi habitait près du port, dans un entrepôt. Il s'agissait d'un lieu à l'écart de la ville… Il y avait donc de grandes chances pour qu'Akihito soit retenu ici.
Asami sortit de la voiture rapidement et fit signe aux deux hommes qui l'accompagnaient de le suivre en silence, arme au poing.
Une fois face à l'entrepôt dans lequel leur homme était sensé habiter, Asami frissonna. Il était si proche du but… Akihito avait disparu depuis 1 mois et demi maintenant. Chaque jour, les chances de remonter jusqu'à lui diminuaient et pourtant Asami n'abandonnait pas.
Il secoua la tête pour faire disparaitre les pensées parasites qui le distrayaient et d'un violent coup de pied, il défonça la porte. Aussitôt, ses deux hommes le suivirent à l'intérieur de la grande pièce. Il n'y avait rien de plus qu'un vieux canapé défoncé, une table et une télévision. Cela ressemblait plus à une planque qu'à un lieu où vivre.
Cela renforça l'espoir d'Asami. Akihito ne devait pas être loin !
D'un signe de la main, il indiqua un couloir à ses hommes et s'engouffra en premier dans celui-ci. Les murs étaient en béton et teintés par l'humidité. Dans le fond, une porte en fer était légèrement entrouverte.
Les battements de cœur d'Asami accélérèrent. Il devait être si proche… Et pourtant il ne ressentait aucun signe de vie venant de la petite pièce. Déglutissant, il poussa un peu plus la porte et retint un haut le cœur lorsque l'odeur lui parvint.
La pièce était sombre et correspondait parfaitement à ce qu'il avait pu voir sur les photos qu'il recevait tout les jours. Il baissa son arme et appuya sur le petit interrupteur qu'il vit. La lumière jaillit sans un bruit, d'une ampoule fixée au plafond.
Akihito n'était plus là. Il l'avait manqué.
Il s'avança jusqu'au petit lit de fer et posa sa main sur les draps tachés. Il se figea lorsque ses doigts touchèrent le sang, encore humide. Ce ne pouvait être que celui d'Akihito et s'il était encore humide… Cela signifiait qu'Akihito était là il y a peu de temps encore. Mais tout ce sang…
Serrant les dents de rage, il fit glisser son regard le long de la petite pièce. Il repéra de nombreuses petites taches similaires sur les murs. Probablement là où son amant avait été projeté par son tourmenteur. Le choc lui avait probablement légèrement ouvert le crâne, provoquant ces tâches de sang.
Asami resta un petit moment dans cette salle, s'imprégnant de l'odeur dans laquelle avait vécu son amant, imaginant sa douleur et son désespoir. Il se gorgea de ces sensations, qu'il transforma en rage.
Il ferma finalement les yeux et se fit la promesse de le retrouver et de lui faire oublier tous ces mauvais moments. Ses yeux brulants d'un éclat meurtrier, il sortit de la pièce. Mais il ne perdait pas espoir. Si Akihito avait perdu autant de sang, il avait peut-être été déplacé dans un lieu où il pourrait être soigné. Soit dans un hôpital, soit chez un très bon docteur qui ne poserait pas beaucoup de questions. Et Asami avait des contacts partout.
Il le retrouverait.
En espérant que vous avez aimé^^
