Cascade de One-shots

Auteur : Moi, Rubis-san

Genre : Romance, hurt/comfort

Crédits : Tout, que ce soit les personnages ou le monde, en gros One Piece dans son intégralité appartient à Oda-sama (DONNEZ-LES MWOUAAAAA ! J'EN AI BESOIN POUR SURVIVREEEEE D8 Comment ça "si je meurs le monde s'en portera mieux " ? Ah non, en fait ça ne changerait rien...). Bref, je désespère et j'espère toujours et encore, mais One Piece n'est pas à moi... Monde cruel... T^T

Le petit -ou pas- mot de l'auteur : Tout d'abord, merci à ceux qui ont commenté, Estrella-san et Leelo250. Merci beaucoup !

Et sur ce chapitre ? Un tintintintinnnnn*sbaaaf* Hum hum. Donc je disais, pour votre plus grand plaisir - ou pas -, un Doflamingo/Nami. J'ai essayé de respecter le plus possible le caractère des personnages (je n'aime pas faire dans l'OOC U_U). Ce ne sera donc qu'une attirance physique - enfin si on peut appeler ça ainsi xD-, pas de la romance. Bonne lecture ! =D

/!\ WARNING /!\ LIME /!\


Caresse-toi pour moi…

La mer agitait l'embarcation, la ballottant agréablement au gré des flots. Et lui il s'ennuyait, nonchalamment assis contre le mât du navire, au milieu de flaques et de traînées rougeâtres. Il contempla durant quelques minutes le liquide écarlate qui serpentait paresseusement entre les planches du pont, les empreignant lentement de sombre. Puis il fixa les corps ensanglantés et les membres coupés qui traînaient çà et là. Tiens, une main était restée accrochée à la poignée d'une quelconque porte. Ah, et un pied tenait debout tout seul, comme s'il allait amorcer un nouveau mouvement. Et là une tête qui affichait un air singulier. Ah et aussi… Il soupira. Que c'était ennuyeux tout de même ! Plus personne à lentement tuer, plus de sang à faire couler, plus d'organes vitaux à transpercer, plus de peur à savourer. Ah ! Il bailla. Que ces humains étaient peu résistants ! Ils ne lui permettaient de s'amuser qu'à peine quelques minutes. C'était déprimant. Qu'il était loin le temps où il trouvait sans peine des adversaires à sa taille ! Il ferma les yeux, déçu. Pour les rouvrir lorsqu'un rayon de soleil lui caressa le visage, la lumière dorée jouant avec les cheveux blonds de l'homme. Cela lui permit d'apercevoir une vague forme noire se dessiner au loin sur l'océan. Une masse obscure qui se précisait au fil des minutes, prenant peu à peu l'apparence d'un îlot accueillant, recouvert d'une forêt de palmiers.

« Une île, fufufu, je vais pouvoir à nouveau m'amuser. » ricana le Capitaine Corsaire en se relevant.

Il épousseta et réajusta correctement sur ses épaules son manteau de plumes roses. Puis, alors que le bateau des défunts pirates sur lesquels il avait assouvi sa soif de mort heurtait des rochers qui bordaient le rivage de l'île, il sauta allégrement sur les pierres humides juste avant que l'embarcation ne vole en éclats.

« Reposez en paix ! » se moqua-t-il sans vergogne des corps qui – en même temps que leur navire – sombraient au plus profond de l'eau.

Puis, sautillant avec aisance de roche en roche, le flamant atteignit finalement la plage. Alors qu'il posait les pieds sur le sable fin, le corsaire observa les alentours. L'endroit où il se trouvait donnait sur une petite ville à l'allure fort sympathique. Des chaumières aux toits de chaume, chacune entourée d'une terrasse en bois, parsemaient le devant de l'îlot. Doflamingo se dirigea vers le village, les éléments le composant se faisant de plus en plus nets à mesure qu'il avançait. Après une dizaine de minutes environ, le blond déboucha dans une rue animée et commerciale, à n'en pas douter. Les marchands, derrière leurs stands, tentaient d'attirer les clients par d'attrayants slogans. Leurs étalages reluisaient d'articles divers et variés, allant de simples confiseries aux choses les plus saugrenues. Les enfants couraient, joyeux, virevoltant de boutique en boutique, les yeux émerveillés. Leurs parents essayaient tant bien que mal de les retenir et de ne pas les perdre de vue. L'ambiance était gaie, détendue, conviviale. Des gens, réunis en petits groupes, conversaient tranquillement, assis aux tables d'un quelconque café, sirotant cocktails et boissons glacées. Des jeunes filles flânaient devant les vitrines des magasins, s'attardant pour admirer d'étincelants bijoux ou des vêtements colorés, riant et discutant coiffures, fêtes ou relations amoureuses. Cela rappela d'ailleurs à l'homme au manteau rose que cela faisait longtemps qu'il n'avait pas passé un petit moment en tête à tête avec une femme. Afin de combler ce manque qui avait rapidement envahi son esprit, il scruta la population à la recherche d'une potentielle proie. Il se délectait à l'avance de la frayeur qu'il pourrait sentir émaner de sa victime. En effet, il n'était pas une personne tendre, il avait besoin d'inspirer la peur, le respect par la crainte, et ce dans n'importe quelle de ses actions. Et pour cela, quoi de mieux qu'un viol ? D'autant plus que son pouvoir était très pratique pour le réaliser. Il fixait donc la foule avec attention, à la recherche d'une belle créature plantureuse dont il pourrait abuser sans remords. Car des remords, il n'en avait jamais.

Tout à coup, une chevelure flamboyante attira son regard. Il concentra son attention dessus et fut ravi de découvrir sa destinataire, une sublime rousse. Son joli minois où brillaient deux iris d'un chatoyant chocolat, encadré par de courtes mèches de cheveux cuivrés lui conférait un charme indéniable. Aussitôt cela augmenta l'excitation naissante du corsaire. Il s'approcha furtivement de la jeune fille, occupée à négocier le prix d'un article avec un marchand réticent à l'idée de perdre de l'argent.

L'équipage au Chapeau de Paille avait accosté sur l'île de Coco Island le matin même. Alors que leur capitaine, excité comme d'accoutumée par ce nouveau terrain de découvertes, avait sauté directement sur la terre ferme et s'était précipité impatiemment dans la ville, ses compagnons avaient pris le temps d'organiser leur venue. Ainsi, ils s'étaient divisés en plusieurs groupes. Chopper et Usopp étaient partis, accompagnés de Sanji, faire les courses. Zoro avait reçu la garde du Vogue Merry. Nami et Robin, quant à elles, avaient décidé de faire du shopping, puis, après une bonne heure d'achats, s'étaient séparées, l'historienne allant feuilleter des livres dans une librairie tandis que la navigatrice continuait son examen des différents étalages. Et maintenant, celle-ci discutait le prix d'un superbe bracelet ciselé qu'elle voulait absolument obtenir. La rousse avait presque réussi à convaincre le marchand, quand soudain un bras puissant entoura sa taille fine. Dans le même temps elle s'aperçut qu'elle était incapable d'exécuter le moindre geste, aussi infime soit-il. Elle ne pouvait rien faire, ni se débattre, ni crier. Elle se figea totalement en reconnaissant le nom que bégaya le vendeur de bijoux juste avant qu'il ne s'évanouisse :

« Do-Do-Doflamingo ?! »

Le corsaire se délecta de la tension qui habitait le corps de sa proie. Grâce à son pouvoir de manipulation, elle ne pouvait ni bouger, ni parler. Totalement à sa merci. Il sentait son affolement, son dos raidi contre le sien. Mais il sentait aussi son parfum floral, une agréable fragrance de mandarine qui lui caressait les narines et le faisait saliver. Il avait envie de goûter à sa peau sucrée. Ne pouvant plus attendre, il obligea sa victime immobile et silencieuse à marcher en sa compagnie vers un coin sombre pour plus de discrétion, puis le blond se propulsa sur le toit des maisons, emportant sur son dos la jeune femme pétrifiée.

Arrivés à la forêt, il la déposa dans une minuscule clairière qu'il avait repérée entre les palmiers. Les fougères et les buissons leur fournissaient une cachette idéale, les dissimulant aux yeux des éventuels et rares passants. Il esquissa un sourire retors : il serait tranquille pour accomplir son forfait.

Il libéra la rousse de son emprise. Aussitôt celle-ci recula et il put lire la peur dans son regard brun. Puis elle dégaina une sorte de baguette bleue, et la pointa vers lui, le menaçant ouvertement.

« Laissez-moi partir tout de suite ou…

– Que crois-tu pouvoir faire avec ça ? la nargua-t-il en riant à gorge déployée.

– Taisez-vous ! Ou je vous promets que vous allez le regretter ! insista-t-elle en attrapant à deux mains son bâton – comme pour se donner plus d'assurance, pensa le corsaire.

– Fufufufu, railla-t-il en agrippant le manche bleuté, un poussin ne devrait pas jouer avec des objets dangereux, il pourrait se blesser. »

Et alors qu'elle écarquillait les yeux à l'entente du surnom ridicule dont il l'avait affublée, il la désarma avec facilité, laissant tomber l'arme de la navigatrice par terre dans un bruit sourd. Il lui saisit ensuite les poignets et les écarta, s'offrant ainsi une somptueuse vue sur le décolleté de sa proie. Il se passa la langue sur les lèvres alors qu'il plaquait la jeune femme contre le tronc d'un cocotier. Il se rapprocha du corps à sa merci.

« E-Ecartez-vous tout de suite ! protesta en se débattant Nami.

– Fufufufu, pas question ! Tu es beaucoup trop appétissante pour que je te relâche, mon poussin.

– Je-je ne suis pas un poussin ! Et poussez-vous ! »

Il sourit, amusé. Elle lui résistait ! Diable, que c'était excitant ! Il se sentit durcir. Il se colla presque à celle qui lui tenait tête et refusait de se soumettre.

« Je-je, arrêtez ! Ou mon capitaine vous réglera votre compte ! lui cria cette dernière.

– Fufufu ton capitaine ? lui susurra-il, moqueur.

– Oui, Luffy vous éclatera, que vous soyez corsaire ou non ! l'éclaira-t-elle tout en continuant de lutter.

– Ainsi tu sais que je suis un Capitaine Corsaire ? » s'étonna-t-il tout en se serrant un peu plus contre elle.

Il lui lécha le cou. Elle frissonna. Il s'amusa à lui mordre la peau, à goûter cette douceur satinée empreinte d'une alléchante odeur de mandarine qui ne lui donnait que plus envie de la jeune fille.

« Ou-Oui, et je ne comprends pas-pas pourquoi vous…, réussit-elle à articuler avec difficulté, sentant l'organe humide sur sa clavicule.

– Fufufu, chutttt mon poussin, la coupa-t-il en plaquant sa main contre sa bouche.

– Mmmmmmmm ! »

Elle tenta encore une fois de se dégager, en le blessant à un endroit sensible, mais il bloqua sans effort sa jambe avec la sienne, en profitant également pour lui écarter les cuisses. Puis, tenant les poignets de sa victime d'une seule main au-dessus de la tête de cette dernière, il reprit son ouvrage, léchant et mordillant l'épiderme de la rousse. Il l'entendit réprimer ses soupirs tout en essayant encore et toujours de s'extraire de sa poigne de fer. Il remonta jusqu'à son oreille, mordit le lobe de celle-ci, se délectant du frisson difficilement contenu de la cartographe. En même temps qu'il ôtait la paume qui bâillonnait Nami, il lui chuchota :

« Alors mon poussin, on commence à aimer ça ?

– Ja-jamais ! » riposta-t-elle, furieuse.

– C'est ce qu'elles disaient toutes. » ricana-t-il en descendant sa main vers la poitrine de la navigatrice.

Il commença alors à malaxer le sein droit de celle-ci en de longs mouvements circulaires tandis qu'il continuait de marquer son cou laiteux de traces de dents et de suçons. La résistance de la jeune femme s'affaiblissait. Elle gigotait moins, comme privée de ses forces et de sa volonté à mesure que le corsaire jouait avec son corps. Un sourire pervers et goguenard fleurit sur le visage du blond. Il passa ses doigts froids sous le fin débardeur qui habillait la détentrice du log pose. Il caressa le ventre plat de cette dernière, remontant lentement vers le soutien-gorge. Puis, à travers le fin tissu de la lingerie, il pinça le téton dressé – ce qu'il remarqua avec une certaine satisfaction – du globe de chair qu'il maltraitait précédemment. Il se délecta du brusque sursaut qui agita « son poussin ». Un gémissement s'échappa des lèvres de celui-ci. Il approfondit son massage, allant même jusqu'à relever le haut de la rousse afin de passer sa langue sur la peau si douce qu'il devinait en dessous. Il intercala également son genou gauche entre les hanches écartées de l'amoureuse des mandarines.

« Qu'est-qu'est-ce que vous croyez être en train de fai-faire ? » accusa entre deux halètements – car elle ne pouvait désormais plus se retenir – sa proie.

Il ne répondit pas, préférant faire frissonner son interlocutrice en passant son organe humide dans le creux de son nombril. Dans le même temps, il débuta un frottement de sa jambe contre l'entrecuisse de la rousse qui gémit de plus en plus fort, finissant par capituler et s'abandonner aux soins du flamant. Il arbora quelques instants un rictus de victoire avant de s'atteler de nouveau à la tâche. Tout en jouant avec la poitrine de la belle, il caressa du bas vers le haut les cuisses féminines avant d'infiltrer ses longues phalanges sous la jupe courte de la navigatrice, se rapprochant inexorablement de sa culotte. Arrivé au sous-vêtement, il posa ses doigts dessus et effectua ensuite de petits va-et-vient. Il constata avec contentement qu'au fil de ses allers-retours sur cette partie si sensible, l'étoffe s'humidifiait et que les gémissements de la jeune femme allaient croissants. Mais lorsque le corsaire voulut franchir cette dernière barrière de tissu, Nami sembla reprendre ses esprits. Elle se débattit et referma soudainement ses jambes, paraissant emplie d'une énergie nouvelle et déterminée à lutter.

« Main-maintenant ça suffit ! Il n'est pas question que je vous laisse faire ! s'offusqua la jolie avare ayant repris – apparemment – contenance.

Doflamingo se redressa, déçu. Mais un sourire vicieux vint vite remplacer sa grimace de désappointement. Il se pencha vers la détentrice du log pose qui avait l'air à nouveau lucide.

« Fufufu, alors mon petit poussin ne veut plus que je le touche ? ricana-t-il en la fixant dans les yeux, ce qui produisit un léger rougissement de la part de sa vis-à-vis. Mais ce n'est pas un problème fufufufu. »

Il activa son pouvoir et lâcha la jeune femme qui ne pouvait de toute façon bouger. Il dirigea ensuite la main gauche de celle-ci vers son entrecuisse et fit passer ses fins doigts sous sa propre culotte. Il plaça la paume droite de la navigatrice sous son soutien-gorge. Le corsaire s'amusa de l'incompréhension teintée de peur qui brillait dans les étincelantes pupilles brunes.

« Qu'est-ce que vous faîtes ? s'enquit, alarmée, la rousse.

– Et bien, tu ne veux plus que je te touche, alors… caresse-toi pour moi…, lui souffla-t-il avec sensualité dans le creux de l'oreille.

– Hein ?! » se figea sa compagne réticente tandis que ses pommettes viraient à l'écarlate.

Le blond ricana, infiniment satisfait de la tournure que prenaient les évènements. Il s'adossa à un palmier puis utilisa à nouveau son pouvoir pour contrôler les mouvements de Nami. Il l'obligea à exécuter de longs va-et-vient sur son antre des plaisirs tandis qu'il la forçait à malaxer fortement ses deux seins, la faisant se pincer durement les tétons de temps en temps. Ces supplices eurent bientôt l'effet escompté, provoquant les gémissements sonores – et ô combien excitants, il devait l'avouer – de la jeune femme.

« Alors mon petit poussin, te rends-tu compte que ce sont tes propres mains qui te donnent tout ce plaisir ?! Fufufufu n'est-ce pas infiniment jouissif ? lui susurra, narquois, son bourreau.

– Ta… Ahhh… Tais-t-toi… » lui rétorqua faiblement la torturée.

Il lui arqua une phalange et la fit pénétrer dans son vagin. Ses halètements redoublèrent. La cartographe était toute échevelée, essoufflée et surtout d'une intéressante couleur pivoine. Elle respirait rapidement, par saccades. Il accéléra le rythme de ses mouvements tandis qu'il lui dictait de frotter son clitoris avec son pouce.

« A-ar… Ahhh… Arrête ç-ça… se rebella encore une fois la rousse.

– Fufufufu, non, répondit d'un ton sans appel son interlocuteur.

– Co-connard, l'insulta dans un murmure la belle.

– Vraiment ? Tu as l'air d'aimer pourtant, la nargua le pirate à la solde du gouvernement. La preuve tu ne pleures pas fufufu !

– Ja-jamais… Ahhhh… je pleurerai pour un… Ahhhhh… salo-pard de ton es-espèce…

– Quelle volonté fufufufu. »

Doflamingo en eut tout à coup assez et désira passer aux choses sérieuses. Alors qu'il s'approchait de la cartographe, son escargophone personnel sonna. Agacé, il l'ignora et se pencha vers celle qui haletait et attisait son désir de minute en minute. Mais un grand cri retentit soudain dans la forêt, semblant se rapprocher de seconde en seconde :

« NAMIIIIIII ! T'ES OU ?! »

Le corsaire se redressa, aux aguets. Il arrêta les mouvements qu'il faisait subir à la rousse et bâillonna celle-ci. Puis, remarquant que la voix qui n'arrêtait pas de hurler le nom de sa victime devenait de plus en plus nette et proche et saisissant des bruits de pas – des tongs, précisément –, il se résigna à interrompre ses actions et à quitter les lieux. Il n'avait pas vraiment envie de se battre contre ce Monkey D. Luffy – il se rappelait en avoir entendu parler durant la réunion à l'issue de la guerre civile d'Alabasta –, pas qu'il en ait peur, non, mais le moment n'était pas encore venu. De plus son escargophone continuait inlassablement à sonner. Sûrement cet imbécile de Bellamy qui cherchait à le joindre, songea-t-il. Voyant que les fourrés qui bordaient la clairière commençaient à s'agiter, il en déduit que le Chapeau de Paille arrivait. Il soupira, mieux valait partir, il n'était plus d'humeur à se battre. Il se redressa, entraînant dans ce geste la cartographe. Il la scruta, permettant à un petit sourire de fleurir sur ses lèvres. Il discernait toujours un fond de frayeur dans le regard chatoyant de la jeune femme, mais le sentiment qui maintenant dominait était sans nul doute la colère – ou la haine, il ne savait pas trop. Et après tout… il s'en fichait. Quelle intéressante fille tout de même ! Cela lui changeait agréablement de toutes ces fillettes qui se mettaient, dès lors qu'il les touchait, à pleurer et à le supplier d'arrêter mais se soumettaient presque immédiatement pour ensuite, une fois l'action finie, le regarder avec terreur et crainte. Oui, décidément cette fille était intéressante. Dommage, il n'avait pas pu terminer ce qu'il avait commencé. Il se promit néanmoins de revenir le finir un jour. Ce serait sans aucun doute délectable de jouir et de la colère et du corps de la demoiselle. En attendant, il allait devoir finir tout seul… Il se pencha vers la jeune femme.

« Dommage mon poussin, nous n'avons pas pu finir mais… je reviendrai… » lui chuchota-t-il sournoisement.

Elle ne riposta pas, se contentant de le fixer avec, dans ses prunelles, une rage assez puissante pour être perceptible. Il ricana. Puis, sans qu'elle ne s'y attende, il l'embrassa sauvagement, la mordant presque. Mais avant que la navigatrice ne puisse réagir, il s'était déjà décollé d'elle et avait disparu entre les arbres, libérant la belle avare de son emprise. La jeune fille rousse demeura perplexe, une foule d'émotions diverses et parfois contradictoires se bataillant en elle. La rage de s'être fait humilier, la honte, la peur, mais aussi la frustration de son excitation non assouvie.

Excitation qu'elle n'arrivait pas à comprendre d'ailleurs. N'aurait-elle pas dû être suffoquée par la terreur ? Dégoûtée du toucher du corsaire sur sa peau jusqu'à en vomir de répulsion ? Crispée, convulsée, anéantie au sol ? La peur était bien là, mais pourquoi était-elle aussi faible en comparaison de ce qu'elle venait de vivre ? Pourquoi était-ce la colère qui dominait en elle ?

Et pour quelle raison, surtout, était-elle si émoustillée, si frustrée ? Etait-ce ce parfum de danger qui flottait autour du flamant qui l'avait inconsciemment séduite et lui avait murmuré de se laisser aller ? Ou avait-elle cédé parce qu'elle recherchait un contact de cette sorte depuis longtemps, mais qu'aucun de ses compagnons ne pouvait la satisfaire, et qu'elle avait besoin d'un homme au caractère indomptable et aussi sournois que le sien ?

L'arrivée de son capitaine la tira de ses réflexions.

« Bah Nami, pourquoi tu m'as pas répondu ? l'interrogea Luffy.

– Heu… je dormais… esquiva son amie.

– Ah ok, c'est pour ça alors que tes habits sont n'importe comment…

– Heu oui… » rougit de gêne la détentrice du log pose.

Puis elle sembla réaliser les paroles du brun. En effet, si sa jupe s'était rabaissée automatiquement du fait de sa très courte longueur, son débardeur, lui, était toujours relevé sur sa poitrine, dévoilant son soutien-gorge à dentelle rouge. Elle s'empressa de le réajuster. Puis elle tourna la tête vers le protégé de Shanks.

« Pourquoi tu me regardes comme ça, Luffy ?

– Bah, je me demandais pourquoi t'avais les doigts humides et tout brillants… lui répondit ce dernier.

– Ah heu ça ? C'est rien… éluda rapidement sa vis-à-vis, sentant le fard lui monter aux joues – elle baissa la tête pour le dissimuler.

– Ok, bon on rentre au Merry ? J'ai faim ! enchaîna le ventre sur jambes.

– Toujours le même hein… soupira Nami en souriant. En fait, comment tu m'as retrouvée ?

– Je t'ai entendue crier un truc du genre « réglera votre compte ».

– Ah…

– Pourquoi tu criais d'ailleurs ? lui demanda son capitaine en se grattant le front.

– Il y avait une immense araignée sur mon épaule, mentit avec aisance la cartographe.

– Ah c'est pas grave alors, on rentre ? s'écria joyeusement le Chapeau de Paille en commençant à marcher.

– Oui. » acquiesça la rousse en lui emboîtant le pas.

Et alors que tous deux s'éloignaient, regagnant leur navire, la navigatrice caressa d'un air pensif ses lèvres. Ses sentiments, ses interrogations lui étaient incompréhensibles. Et elle ne comprenait pas pour quelle raison elle était impatiente de revoir le corsaire bien qu'il soit un ennemi et, par-dessus le marché, un beau salaud…


Alors un commentairen ? Mon OS vous a-t-il convaincu ?

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