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Chapitre X : Recherche

« Ce manque de chakra, c'est trop la poisse ! Et c'est putain de trop dur de trouver Nara, » bouillonna intérieurement Temari. Après avoir pris un bon bol chaud de ragoût - enfin de la vraie nourriture ! Enfin de la vraie nourriture qui ne lui donnait pas envie de vomir ! – elle avait attendu le retour de Shikamaru à l'auberge jusqu'au coucher du soleil. Il n'était jamais reparu.

Depuis, brûlant d'impatience, Temari parcourait la ville à la recherche du bon-à-rien. Mais peut-être que Temari aurait pu profiter de l'aide d'Ino, parce que son chakra n'était pas suffisamment stable pour être efficace. Dieu seul savait combien de fois elle avait essayé, mais à chaque fois qu'elle propageait son chakra, il semblait se craqueler et s'affaiblir aux extrémités.

Néanmoins, elle vérifia tous les coins tranquilles, les collines ensablées et les calmes jardins rocailleux, sans succès. Elle retourna faire un tour à l'auberge, mais personne ne s'y trouvait. A la fin, elle reprit le chemin de la tour du Kazekage, complètement abattue.

Peut-être que les dieux ne voulaient pas que Shikamaru sache la vérité ? Temari tira sur l'une de ses couettes et monta lourdement les escaliers vers ses appartements. Elle était prête à aller se coucher. Toutes ces recherches et ces bouleversements émotionnels l'avaient épuisée.

« Temari-sama. » Temari fut tirée de ses pensées par une voix tonitruante qui la surprit. « Kazekage-sama vous cherche – on tient actuellement une réunion d'urgence. » Le garde s'inclina profondément devant elle. Elle avait tellement été perdue dans ses pensées qu'elle ne l'avait pas remarqué avant qu'il ne prenne la parole.

« Merci, Kari-san. Veuillez dire au Kazekage-sama que j'irai le rejoindre dans un instant. »

Avant que le garde ne puisse protester, elle se glissa dans ses appartements et referma la porte derrière elle. Seigneur, elle était bien trop fatiguée pour ces conneries. Enfin, si Gaara avait exigé sa présence, c'est que ça devait être important. Elle se rafraîchit le visage avec de l'eau froide, s'aplatit les cheveux, et s'avança à grands pas dans le couloir, espérant avoir l'air convenable.

En ouvrant la porte du bureau du Kazekage, elle fut assaillie par un hurlement : « Je me fous de ce que dit l'accord, Lord Gaara, » criait Sakura, les joues rouges de colère. « Shikamaru ici présent – ce petit génie – était sensé négocier mon engagement pour l'abaisser à six mois au lieu d'un an. Et je ne suis absolument pas d'accord pour être ambassadrice en rotation ici – je suis fidèle à Konoha… »

« Mais Sakura-chan… »

« Naruto, si tu prononces un seul mot – un seul ! – je te tue ! Si je ne te connaissais pas, je dirais que Gaara-kun et toi avez quelque chose en tête. Oui, crois pas que je ne sois pas au courant de tes fréquents voyages via Hirashin entre Konoha et Suna ! Ton jutsu de téléportation laisse des traces, et je sais que t'es en train de manigancer un truc ! »

« Mais Sakura-chan… »

« Y a pas de Sakura-chan qui tienne, imbécile ! Je suis ici comme représentante de Tsunade, et en tant que telle, je suis ta supérieure hiérarchique – futur Hokage ou pas ! » répliqua Sakura.

A ce moment-là, Temari ouvrit la porte en grand. Elle jeta un regard perplexe à Sakura et Naruto avant de s'adresser à son frère : « Vous vouliez me voir Kazekage-sama ? »

Elle cilla en apercevant Shikamaru mais elle garda un visage inexpressif. Après tout, les affaires venaient avant le plaisir – ou dans ce cas précis, les affaires avant la torture.

« Veuillez prendre un siège, Temari-sama, » déclara Gaara. « Comment vous sentez-vous ? »

« Beaucoup mieux, grâce à Ino-san, » répondit-elle sur un ton égal. « Naruto-san, Sakura-san, c'est un plaisir de vous revoir. »

Sakura lui sourit. « J'aimerais vous voir, vous et Ino, après cette réunion, Temari-san. Elle m'a informée de votre… état. »

« Ce serait très aimable à vous, » répondit doucement Temari. « Dites-moi, Sakura-san, qu'est-ce qui vous trouble ? Et, je vous en prie, asseyez-vous. Votre long voyage a dû vous épuiser. »

« M'épuiser ? J'ai plutôt la nausée à cause de la téléportation via Hirashin, » grommela Sakura en se jetant dans son fauteuil. « Temari-san – ou devrais-je dire Temari-sama ? Non, Temari-san vous convient ? »

Temari acquiesça et Sakaura continua. « Temari-san, je crois que ce contrait doit être considéré comme nul et non avenu. Shikamaru n'aurait jamais dû être investi de l'autorité de l'Hokage en son absence. Ceci à cause de sa relation personnelle avec vous, Temari-san. Je pense que le Kazekage a utilisé cette situation pour faire de cette négociation une véritable boucherie pour Konoha. Vos impressions, Temari-san ? »

Temari choisit ses mots avec prudence. A sa droite, elle pouvait sentir le regard impénétrable de Gaara vrillé sur elle, et à l'autre bout de la table, celui tout aussi déconcertant de Shikamaru.

« J'ai bien peur que vous n'ayez raison, Sakura-san, » répondit-elle lentement. Elle déglutit avant de continuer. « Peut-être vaudrait-il mieux renégocier le contrat. Je ne voudrais pas être la source d'un conflit entre Suna et Konoha. »

« Le contrat a déjà été signé par Shikamaru avec son propre sang et il avait les pleins pouvoirs, » marmonna Gaara. « On ne peut le défaire. »

« Putain Gaara… » commença Sakura, mais Naruto lui attrapa le bras et parla à sa place.

« Sakura, tout ce qui se trouve dans ce contrat m'a l'air tout à fait correct… »

« Naruto ! Est-ce que tu comprends à quel point Tsunade est furieuse à l'heure actuelle ? C'est toi qui a insisté pour que l'équipe Ino-Shika-Cho s'occupe des négociations contre le meilleur jugement de Tsunade ! Et tu… »

« Je suis d'accord avec Gaara, » rétorqua Naruto passionnément. « Euh – je veux dire, avec Kazekage-sama. Le contrat est valable. Si on me demande mon avis, toutes les clauses sont parfaitement sensées… »

« Parfaitement sensées ? Comme si donner le secret de notre jutsu de barrière… »

Temari prit la parole avant que Naruto et Sakura ne puissent continuer leur dispute. « Pardonnez-moi, honorables invités, mais il semblerait que vous soyez d'avis contraires. Votre position en ressortirait fortifiée si vous discutiez de ce problème en privé et qu'ensuite, vous reveniez au conseil. Je serais d'avis de suspendre cette réunion jusqu'à demain matin. Honorables frères, qu'en pensez-vous ? »

« Oh oui, par pitié, si cela plaît à la myriade de dieux se trouvant aux cieux, oui, je ne veux plus entendre Naruto et Sakura se prendre la tête. » grogna Kankuro. « Gaara ? Est-ce qu'on peut faire une pause jusqu'à ce que Konoha prenne une putain de décision ?. »

« Accordé, » fit Gaara. « Vous êtes libérés. »

« Naruto, je veux te voir dans mes quartiers d'ici deux heures – et si ce que tu dis n'a toujours aucun sens, alors que Kami me vienne en aide parce que je vais te battre jusqu'à ce que j'arrive à t'en inculquer, » lança à voix basse Sakura. Son compatriote roula à peine les yeux et disparut dans un éclair jaune.

« Veuillez excuser mon coéquipier. Il est beaucoup trop gentil pour diriger, » dit Sakura en grognant. Puis, « Ino, viens avec moi. J'aimerais faire une analyse complète de l'état de santé de Temari-san. J'ai cru comprendre qu'elle était en… » Sakura s'arrêta brusquement en voyant le regard paniqué de Temari et se reprit rapidement. « Euh, que Temari-san avait la Peste. Temari-san, vous nous guidez ? »

« Très bien, » chuchota Temari, la sueur froide issue de la presque gaffe de Sakura coulant le long de son cou.

Ino frappa Sakura dans le dos. « Ouaip. Bonne idée, Sakura. Choji, Shikamaru, on se voit avec Sakura et Naruto dans leurs chambres d'ici deux heures aussi, okay ? » dit Ino en souriant.

Choji approuva. « Super. Je vais chercher le dîner, je suis affamé ! »

Temari se leva de son fauteuil et jeta un coup d'œil à Shikamaru. Il était encore plus taciturne que d'habitude – elle ne l'avait pas entendu prononcer un seul mot – et il évitait son regard. Il se leva, comme un automate, pour suivre Choji, qui était déjà sorti, mais Temari se dirigea vers lui et l'attrapa par la manche.

Il avait les yeux rouges, soulignés par d'épaisses cernes violettes, comme s'il n'avait pas dormi depuis une semaine, et il avait les joues creuses. « T'as une sale gueule, » lâcha-t-elle.

« Merci, » grogna-t-il. Il tenta de se défaire de sa poigne mais elle le tenait fermement.

« Rendez-vous ce soir, plus tard dans la soirée – quand tu auras réglé cette affaire avec ton équipe, » chuchota-t-elle en rougissant. Elle ne put dire un mot de plus parce que Sakura et Ino l'avaient attrapée et la traînaient quasiment en direction de l'hôpital.

Ce ne fut que lorsqu'elle fut à mi-chemin qu'elle se rendit compte qu'elle avait oublié de préciser le lieu de leur rencontre à Shikamaru. Putain, je suis trop conne, pensa amèrement Temari. Si j'étais un poisson, je me noierais.

Shikamaru accompagnait Choji, les mains pleines de plats à emporter. « Tu es sûr qu'on a besoin d'autant de nourriture, Choji ? »

« Shikmaru, bien sûr que oui ! La réunion ne pourra pas être productive si tout le monde a faim. De plus, il y a ici deux-trois trucs qui ne sont que des casse-croûtes pour avant la réunion. »

Peu après, les deux compères patientaient dans la salle commune. Choji s'enfilait un bol de nouilles tandis que Shikamaru fixait le mur sans enthousiasme.

Putain, qu'est-ce que Temari voulait dire par rendez-vous ce soir ? Où ? Et quand exactement ? S'il fallait le définir, Shikamaru aimait l'exactitude et la nébuleuse requête chuchotée à son oreille le laissait perplexe.

Il avait passé la plus grande partie de l'après-midi à éviter Temari. Il semblait qu'à chaque fois qu'il s'était écarté hors de son chemin, il l'avait retrouvée dans une autre de ses cachettes. C'était comme si Temari avait eu un sixième sens lui disant où se trouvait Shikamaru. Il n'allait pas se flatter en pensant qu'elle était en fait à sa recherche. Non, c'était probablement le contraire. Peu importait les efforts que faisait Shikamaru, peu importait où il se trouvait, il se retrouverait systématiquement dans les pattes de Temari.

« Quelque chose te tracasse, Shikamaru ? » demanda Choji, la bouche pleine de nouilles.

« Mmmm. »

« Tu peux m'en parler, si tu veux. »

« C'est rien. » Shikamaru s'affala dans son fauteuil et pianota nerveusement sur son genou.

Ils restèrent assis ainsi, dans un silence pesant, jusqu'à ce que Choji mette de côté son bol de nouilles préchauffé et marmonna : « C'est à propos de Temari… »

« Choji, c'est ma faute si elle va mourir. »

Choji cilla en regardant son meilleur ami pendant une minute, intégrant ce qu'il venait de dire. « Temari va mourir ? »

« Merde Choji, c'est pour ça que j'ai signé ce putain de traité sans réfléchir ! Je peux pas la laisser mourir, Choji ! C'est ma faute… »

« Attends une minute, Shika. T'es sûr qu'elle… »

« Oui. J'ai lu son dossier médical. Elle a vraiment failli mourir. Si Ino n'avait pas tant insisté pour l'examiner, le foie de Temari aurait explosé, ou quelque chose dans ce genre. Putain, » dit Shikamaru, les dents serrées. Il se leva de son fauteuil et commença à faire les cent pas. « C'est ma faute si elle a la peste en premier lieu. »

« Shikamaru… Temari a essayé de te parler toute la journée. Je pense qu'elle a un truc important à te dire. »

« Tch. Elle me déteste. Elle me déteste, » marmonna Shikamaru, « et je ne peux pas lui en vouloir. »

« Shikamaru, pourquoi… »

« Parce que je lui ai refilé la Peste du Zombie, voilà pourquoi ! » trancha Shikamaru, se retournant vers son ami.

Choji ne fut pas intimidé. Il fixa Shikamaru pendant longtemps, très longtemps. Finalement, il s'aventura à parler. « Shikamaru. Tu ne lis pas ce qu'il se trouve entre les lignes ici… »

« Elle veut me voir ce soir, Choji. Mais je peux déjà te dire ce qu'elle va me dire. J'ai été un vrai connard avec elle. Alors qu'elle avait besoin d'un ami, je me suis conduit comme un crétin. Elle va pas laisser couler ça, » grommela-t-il, recommençant ses allers-retours le long de la pièce.

Choji laissa échapper un long soupir. « Shikamaru, calme-toi… »

« Comment veux-tu que je me calme… »

« Je t'ai dit de te calmer, merde ! » cria Choji. Comme il l'avait prévu, l'éclat surprit Shikamaru qui se tut et se tint tranquille. « Ecoute-moi, Shikamaru. Juste fais-moi confiance pour cette fois. Tu vas aller voir Temari ce soir, et elle va tout t'expliquer, et tout ira bien… »

« J'arrive pas à réfléchir, Choji. Je sors. Dis au reste de l'équipe konohienne que j'ai un truc important à faire, et que je suis d'accord avec vous quoique vous décidiez… »

« Mais… »

Avant que Choji ait le temps de répondre, Shikamaru était sorti par la fenêtre. « Hé bé, pour un génie, t'es pas très malin. » ronchonna-t-il.

« Choji ! » appela Ino, débarquant telle une furie par la porte de l'appartement. « Il s'est barré le Flemmard ? »

« Shikamaru ? Ouais, il est parti, » répondit Choji en soupirant. « Il va pas pouvoir assister à la réunion. »

« Excellent. Okay, le champ est libre les gars – réunion chez nous ! » cria Ino. Elle était accompagnée de Naruto et Sakura, ce qui n'étonna pas Choji.

Non, ce fut le fait que Gaara et Kankuro les suivaient de près qui lui fit écarquiller les yeux.

« Je dis que la réunion peut commencer ! » fit joyeusement Naruto.

« Ta gueule, imbécile, » râla Sakura.

Choji lança un regard perplexe à Ino. « Qu'est-ce que… »

« Naruto et Gaara vont enfin nous dire ce qu'il se passe, » s'écria Sakura. « Ces deux abrutis ont tout manigancé. Putain, Naruto, vraiment je… »

« Pas le temps, pas le temps ! » brailla Naruto. « J'ai une confession à faire rapidement, et après j'aurai besoin de votre aide à tous ! »

« Naruto, » le coupa Ino, « quel plan tiré par les cheveux… »

« Ce n'est pas tiré par les cheveux, » marmonna Gaara. « C'est même plutôt brillant. »

« Vous voyez ? C'est moi, le brillant futur Hokage, Uzumaki Naruto…"

« Naruto, si tu veux survivre à cette nuit, crache le morceau et vite, » le cassa Sakura. « Et Choji – passe-moi un bol de nouilles. »

Waouh, qu'est-ce que Temari se sentait idiote. Elle n'arrêtait pas d'entendre Sakura lui crier dessus : Putain, mais à quoi tu pensais, en mettant en danger la vie de ton bébé et la tienne comme ça ? Est-ce qu'il faut que je te rappelle que l'enfant que tu portes a la double nationalité en comptant Konoha, et que si jamais j'entends la moindre histoire comme quoi tu mets encore en péril sa santé, je te traîne devant la Justice Konohienne !

Après que Temari se soit fait pourrir verbalement, Ino parvint enfin à calmer la kunoishi médecin folle furieuse. « J'ai vraiment failli me blesser – ou blesser le bébé – ou même nous deux, » songea Temari dans la nuit froide. Qui savait que le foie était aussi important ? Qui aurait pu savoir que le chakra de son bébé était en train de détruire le sien d'abord ?

Enfin bref, peu importait, parce que Temari était officiellement une connasse. Elle soupira et passa un bras autour de son ventre. Une protubérance commençait à se former, pas grand-chose, mais juste assez pour que ça devienne visible.

« Je suis tellement désolée, Peste. T'es pas encore né que j'ai déjà l'impression d'avoir complètement merdé. » Secouant la tête de droite à gauche, Temari évolua sans but à travers les allées sombres de la ville. Quand elle s'arrêta, elle fut surprise de se trouver au pied de la tombe de sa mère.

Elle s'agenouilla dans le sable froid, souhaitant avoir pensé à amener de l'encens ou une quelconque offrande. « Hé maman. Bonne nouvelle, je suppose. Je suis enceinte. Bien sûr, ma stupidité a failli tuer le bébé, et le père doit très vraisemblablement me haïr, mais sinon, tout va bien. Ouaip, tout est juste… génial. »

Temari expira profondément et appuya son front contre la pierre froide. « Je sais pas, maman. Pourquoi t'as eu autant de gamins ? Les bébés sont des trucs tout ridés et bizarres. En plus, » chuchota-t-elle, « le dernier t'a tuée. »

Temari ferma les yeux. « Pourquoi t'as enchaîné si vite les bébés, maman ? L'un après l'autre ? T'étais pas une vache, c'est de nous avoir eu aussi rapprochés qui t'a tuée. » Temari se souvenait de la naissance de Gaara. Enfin, elle en avait un vague souvenir, elle n'avait que trois ans à l'époque, mais elle s'en souvenait quand même : les horribles hurlements qui venaient de la salle d'opération, et pire encore, lorsque les cris s'étaient arrêtés et que les faibles gémissements infantiles avaient commencé.

Quand les portes de l'hôpital s'étaient rouvertes, son Okaasan était recouverte d'un drap blanc, et son nouveau petit frère – il était si petit alors, l'air si fragile – avait reçu une bête à une queue scellée à l'intérieur de lui.

Temari se souvenait, un petit peu, de ce à quoi ressemblait sa mère. Des cheveux courts, châtains, toujours souriante, très gentille et très douce. Temari ne lui ressemblait en rien actuellement. En oubliant la petite bosse que formait son ventre, elle était aussi dure que la pierre et aussi rude que le sable. Elle ne savait pas comment elle allait pouvoir gérer toute cette histoire de maternité.

« Okaasan, j'aimerais tellement que tu sois là, » chuchota-t-elle, son souffle se matérialisant dans la nuit froide. « Tu saurais quoi faire. »

Mais la tombe ne lui répondit pas, bien qu'elle ait pressé son front contre elle. Seul demeurait le silence des étoiles apparaissant progressivement en scintillant au-dessus de sa tête, la pâle lune se levant à l'Est. Temari porta ses mains à son ventre.

« Je ne veux pas mourir, maman, » chuchota-t-elle, effrayée. L'enfantement n'était pas une bataille où Temari pourrait se fier à ses talents pour vaincre ses ennemis. C'était quelque chose qui échappait complètement à son contrôle, et aucun talent, aucun jutsu ou chakra n'allait la sauver.

« Je ne veux pas mourir, » répéta-t-elle, plus fort cette fois. Une faible brise lui ébouriffa les cheveux et fit claquer les pans de son manteau mal attaché.

« Je ne te laisserai pas mourir, » fit une voix derrière elle, et pendant un instant, Temari fut convaincu qu'il s'agissait de la voix d'outre-tombe de son okaasan. Mais quand elle se retourna pour faire face aux ombres dont était issu le son, ce n'était décidément pas sa mère.

« Shikamaru, » croassa Temari. « Qu'est-ce que… Qu'est-ce que tu as entendu ? »

Bon, braves gens, je m'excuse auprès de tous ceux qui ont lu ce chapitre avant le 2 août pour toutes les fautes dont le texte était truffé. Je l'ai enfin relu - n'ayez crainte, il n'y avait aucun soucis au niveau de la traduction, c'est juste que, faute d'ordinateur personnel qui a décidé de me faire un coup de Trafalgar, j'ai entièrement traduit le chapitre à la main avec un bon vieux gros dico d'anglais, puis ai emprunté l'ordinateur d'un de mes amis pour le taper et le poster. Et par manque de temps, je ne l'ai pas relu. Normalement, tout est enlevé mais il peut rester une ou deux coquilles, je ne suis pas parfaite malheureusement. Mais ça devrait être déjà plus lisible. Pour les chapitres suivants (le dernier et l'épilogue), j'ai bien peur que vous ne deviez attendre la dernière quinzaine d'août pour en voir la couleur. Je pars en vacances ! Bonnes vacances à ceux qui en ont, bon courage pour les autres et la suite à la fin du mois !