Bon, j'ai eu pas mal de visites sur mon premier chapitre, voici le second !
Pas mal de visites mais une seule review, ce qui m'a plutôt déçut :(
« Moi vouloir être chat
Retrouver les gouttières
Mes copines de litière
Mais toujours rester à toi
Prendre des mines chafouines
Me lécher les babines
Quand viennent tes copines
Moi vouloir être chat
Et ne risquer de tes doigts
Que leurs caresses sur moi »
Putain, encore cette chanson ?
Je m'étire, redresse un peu la tête en regardant le réveil.
Merde, j'ai pas bu, hier, pourtant ? Pourquoi est ce que je me sens aussi bizarre ? Et c'est quoi cette vision de merde ? Obligé de me concentrer trois plombes pour arriver à voir qu'il est ..
Vingt deux heures trente ?
MERDE !
Je secoue la tête, me lève.
C'est quoi cette sensation au niveau de mes jambes encore ? Je tiens pas debout !
Je soupire, avance comme je peux pour .. tomber du lit. Oui oui, ca sent bien le parquet. J'ai mal, merde !
Bon, deux secondes. Faut que j'arrive à me souvenir de ce que j'ai fait, hier. J'ai pourtant rien pris, au club, pas bu non plus. Alors quoi ? Je suis malade, une connerie comme ça ?
Quelqu'un tambourine ma porte.
Oh putain, les hommes de Tsunade sont là. Je vais me faire tuer !
Je rampe sous le lit. C'est vraiment aussi poussiéreux que ça ?
J'entends que ma porte se fait défoncer.
- Je regarde cette pièce, prends la salle de bain.
Comme si j'allais me planquer dans une salle de bain de moins de deux mètres carrés. Pas bien futés les mecs.
J'entends des pas précipités un peu partout autour de moi et, à mon grand malheur, des genoux se poser sur le sol, près du lit. Une main remonte la couette et je me retrouve presque nez à nez avec lui.
Oh putain, ca y est, je suis cuit !
Il me regarde tandis que j'essaye de m'éloigner de lui mais une main gigantesque vient m'attraper la tête. Je me débats comme je peux, les yeux fermés et me retrouve bientôt les jambes dans le vide.
Il a mangé du lion, ce mec, ce matin ?
Putain, ça fait mal en plus !
Il se met à rire, grassement, bientôt rejoint par une autre voix et j'entends :
- Tu savais toi, qu'Hidan avait un chat aussi mignon ?
Mais j'ai pas de chat, merde !
Et les rires s'intensifient. Qu'est ce qu'ils sont brise burne, ces mecs !
Je me débats encore un peu et me sens tomber. Je me rattrape comme je peux sur le lit mais je me suis tordu le poignet je crois. Putain, je pouvais pas être si haut que ça, si ?
Je m'écarte un peu, gémis en m'appuyant sur mon poignet douloureux et dis :
- Putain, c'est bon, je m'habille et j'arrive !
Je rouvre les yeux et vois les hommes fouiller mes vêtements de la veille.
Hé, me piquez pas mon téléphone, merde ! J'en ai besoin !
Deux regards se tournent alors vers moi et je me sens épié un long moment avant que les rires reprennent. Tain, mais c'est quoi encore cette merde dans laquelle je me suis fourré ?
Après avoir totalement mit mon appartement à sac, ils s'en vont, me laissant presque agonisant sur le lit. Y'a des trucs que je ne comprendrais jamais mais tant mieux s'ils se tirent !
Bon, il faut que je reprenne mes esprits un peu. J'ai faim, un peu, j'ai mal à ce putain de poignet, va falloir que je fasse venir un serrurier, que je m'achète un nouveau téléphone.
Je soupire, m'allonge sur le dos qui me semble particulièrement grand aujourd'hui. Je m'étire doucement en fermant les yeux, essayant de me réveiller. Pas particulièrement confortable, aujourd'hui.
Soudain, je réalise quelque chose. 1 … 2 … 3 ... 4 … Merde ! Ils sont où, mes pouces ? Oh, ces enfoirés me les ont coupés quand je dormais ! Oh non, je veux pas voir ça, ca doit être horrible !
Je me mets à trembler.
Minute ! Depuis quand je tremble, moi ?
Pfff, n'importe quoi. Je devais être vraiment rond hier pour être dans un état pareil ! Je me redresse, prenant, forcément, appui sur mon bras douloureux, vais pour me gratter la tête et …
C'est quoi encore, ce truc, sur ma tête ? Pourquoi j'en ai deux, en plus ? Bon, mes cheveux ont jamais été aussi doux mais c'est pas une raison.
Depuis quand ais-je les cheveux aussi courts moi ?
J'ouvre les yeux.
« Tu savais toi, qu'Hidan avait un chat aussi mignon ? »
Chat ?
« Chat, tu deviendras »
Chat ?
Oh que non, y'a pas moyen !
Je baisse la tête, m'attendant à voir mon torse musclé. À la place, je vois un petit corps gris clair, très poilu. Je me laisse tomber en arrière, lève les jambes et vois des pattes velues. Quant à mes mains, je vous le donne en gage !
Je les repose sur mon visage.
Merde, Merde, Merde !
Je regarde autour de moi. Tout me paraît tellement grand. Aucune chance que je puisse me voir dans le miroir de la salle de bain. Où alors ? Il faut nuit, à cette heure ci en plus.
Putain de merde ! En plus, j'ai faim ! Je fais comment moi, sans pouces ?
Bon, je me lance. Je galope, tant bien que mal, jusqu'au bord du lit. Non, je galope pas. Je me déplace. Voilà, parfait. Bon, ma pat .. mon bras me fait un mal de chien mais ça n'est pas le plus important. En arrivant au bord du lit, je regarde en bas, perds l'équilibre mais me réceptionne parfaitement. C'est déjà pas mal, non ?
À part le miroir de la salle de bain, je n'en ai pas d'autres. Il faut donc que je sorte. Essayer de voir si je trouve autre chose.
Je n'y croirais pas tant que je l'aurais pas vu.
En arrivant à la porte, je remercie longuement les hommes de Tsunade de l'avoir défoncée mais suis quand même obligé de la tirer fortement pour l'ouvrir assez afin de m'y faufiler. En la passant, je sens un petit chatouillement, au niveau de mes joues. Pas le temps, j'étudierai ça plus tard.
Le détecteur de mouvement du couloir allume la lumière pour moi et une pensée horrible me vient à l'esprit.
Quatre étages à descendre. Sans ascenseur. Avec une .. un poignet en vrac.
Je savais que j'aurais dû insister sur l'ascenseur quand je me cherchais un appart.
D'un autre côté, je ne vois pas comment j'aurais fait pour appuyer sur les boutons, dans mon état actuel.
Peut être qu'en sautant …
Bon, pas le temps d'y penser, j'ai des marches à descendre moi. Marches qui me semblent particulièrement immenses, pour le coup.
Je me lance, gémis de douleur à cause de ce poignet foulé.
Une vraie torture pour arriver jusqu'en bas. Merde, c'est vraiment douloureux, cette connerie.
J'ai ensuite de la chance, vu que la porte de l'immeuble est aussi délabrée que le reste du bâtiment. Les vitres sont cassées et ça me permet de passer au travers de l'encadrement de la porte. Encore deux marches et je suis enfin sur le trottoir, un peu essoufflé. Il y a beaucoup de circulation, comme d'habitude, les prostituées sont de sortie, aguichent leurs futurs clients.
De quel côté est ce que je pourrais aller moi ?
Gauche. Il faut que j'aille à gauche.
Je prends alors cette direction, le plus rapidement possible, vu la situation et finis par arriver, trempé à cause de la pluie qui vient de se mettre à tomber, devant le magasin de nuit dans lequel je me rends pour mes courses personnelles. À savoir de l'alcool et des capotes. Je mange au club, en général.
Et si mes souvenirs sont bons …
Oui ! Les meubles des caisses sont en inox plutôt réfléchissant. Je m'y précipite, m'arrête dans une glissade parce que c'est trempé par terre et …
Putain, je suis un chat.
Un petit chat même. Gris, à priori. J'ai une queue …
Oh. Mon. Dieu.
Je suis tellement paralysé par mon image que je ne vois pas cette semelle immense venir se poser sur la queue. Je hurle de douleur, et sors du magasin en trombe, ne faisant même pas attention aux voitures en traversant.
C'est quoi leur putain de problème à ces voitures ? Elles ont qu'à s'arrêter au lieu de klaxonner !
Je me planque sous un banc, à bout de souffle.
Résumons. Je suis un chat, le plus mignon au monde, soit dit en passant, pour une durée indéterminée, je suis trempé, j'ai une .. patte en vrac, mal à la queue, et une putain de goutte d'eau vient de tomber dans mon oreille !
Je secoue frénétiquement ma tête et remarque que quelqu'un vient de s'agenouiller devant le banc. Une main s'approche de moi et je .. miaule fortement en essayant de reculer, mais bien sûr, je suis déjà acculé, hein ?
Une main brûlante vient entourer mon ventre et me tire doucement. Je me débats du mieux que je peux, mords, griffe. Je suis misérable comme ça. Sous ma vraie forme, le mec serait déjà à terre !
- Chut, calme toi mon beau, je te ferais pas de mal !
Rien à foutre ! Repose moi !
- Chuuut, t'en fais pas, je vais te mettre au chaud ! Et te donner du lait !
Du lait ? Alors là, c'est carrément de la corruption ! Je ne bois pas de lait moi, seulement de la vodka !
- Et du jambon, si t'es sage.
Jambon ? Ah, ça me tente déjà plus.
J'arrête de gigoter pour regarder la personne qui me tient. Je pose doucement les coussinets sur sa main et penche la tête sur le côté.
Il, puisque c'est un homme, a des cheveux mi longs d'une couleur que je n'arrive pas à identifier, une longue frange cachant la moitié de son visage, de grands yeux foncés, même si uniquement l'un d'entre eux est visible, un visage fin.
Voyant que je me suis calmé, il sourit et je regarde un peu autour.
Il a de gros sacs dans l'autre main. Il m'a sûrement vu dans le magasin.
Il pose les sacs en questions, ouvre sa veste et me glisse dedans en murmurant :
- Reste au chaud ici. J'appelle un taxi, reste tranquille.
Il referme doucement sa veste et j'essuie ma tête contre son pull auquel je m'accroche des griffes. Je le sens bouger mais la proximité de son torse me réchauffe. J'étais vraiment glacé.
De longues minutes plus tard, la fermeture s'ouvre doucement et je saute rapidement en dehors, pour me réceptionner, à mon plus grand malheur, sur ma patte affaiblie.
J'émets un petit geignement en relevant la patte la lèche pour essayer de l'apaiser, mais ça n'a pas l'air de beaucoup fonctionner. Je remarque ensuite que je suis sur un grand canapé en tissu. Mais je ne regarde pas plus que ça parce que bon, il m'a promit du jambon, et je meurs de faim.
Je miaule fortement pour le lui faire comprendre et le vois sourire. Il range ses courses à une vitesse effarante avant de sortir une petite assiette. Je ne le vois pas, étant donné que le dossier du canapé me cache la vue, mais j'entends le moindre bruit qu'il fait. Y compris le tintement de l'assiette qu'il sort d'un placard. J'entends un paquet sous vide s'ouvrir et la douce odeur de jambon vient me titiller les narines.
Une minute plus tard, à peine, il pose une assiette à dessert devant moi et me murmure de me régaler pendant qu'il va sécher ses cheveux.
Je me jette sur le jambon comme la pauvreté sur le monde. Putain que ça fait du bien. Bon, je suis obligé de mâcher ça un long moment avant de l'avaler mais ça me fait un bien fou. Je me surprends même en train de ronronner.
L'homme revient quelques minutes plus tard dans ce qui ressemble à un pyjama, une serviette autour de la nuque. Il se réinstalle à côté de moi, glisse le dos de l'index sur mon dos mais je m'éloigne en grognant.
Me pique pas mon jambon !
Je souffle, donne un coup de patte dans le vide et finis rapidement le jambon avant d'avoir frénétiquement envie de lécher ma patte douloureuse. L'homme murmure :
- T'es blessé, hum ?
Ça se voit pas, connard ? J'ai la patte plus épaisse que l'autre !
Quand mon envie de la lécher s'estompe, je m'étire et regarde un peu autour. De ce que je vois, je suis dans un grand salon.
Merde, il est riche ?
Le canapé sur lequel je suis est un grand canapé d'angle avec des coussins, une table basse en verre et en face, il y a un grand écran de télé. D'après ce que je peux voir, un bon home cinéma et des consoles de jeu.
AÏE !
Il vient de passer le doigt sur ma patte douloureuse. Je souffle, lui croque le doigt pour qu'il s'en aille et boite un peu plus loin pour me remettre à lécher ma patte. Il se rapproche et murmure :
- Je m'appelle Nagato.
Et tu parles à un chat, connard !
- Et ça m'arrangerait si je pouvais essuyer tes poils, pour éviter que tu me mettes de la flotte partout.
Il récupère sa serviette, la passe doucement sur mes poils. Je me surprends à nouveau à ronronner. Merde, comment ça s'arrête, cette connerie ?
Je sais !
Je me planque derrière un coussin et m'allonge.
Il pouffe de rire, enlève le coussin et dit :
- Bon, je te laisse passer la nuit ici. Ou dans ma chambre, si tu préfères, il y fait plus chaud.
Non mais ça va pas ? Jamais j'entrerais dans la même chambre qu'un mec louche avec des cheveux d'une couleur que je connais pas ! Je reste là, na !
Il s'éclipse un court moment et revient avec un pull qu'il roule en boule sur le canapé en disant :
- Ça te suffira pour cette nuit.
Il m'attrape d'une main sous le ventre avant que je puisse réagir et il me pose doucement sur le pull. Oh, c'est doux. Et chaud. Je m'y love en pensant que ça sent bon et il grattouille doucement ma tête avant de me souhaiter une bonne nuit et de partir.
Je m'endors dans les minutes, ronronnant, perdant mes griffes dans les mailles du pull.
A dans quelques jours pour la suite ;)
(Et n'hésitez pas à m'envoyer vos critiques !)
