Et un nouveau chapitre, plus long que le précédent. Bon, pour faire simple, il y en aura une quinzaine ^^
Pas beaucoup d'action pour l'instant mais ça viendra :
A mes fidèles lectrices : Un grand merci :)
Ça n'est que quand son réveil se met en route qu'il ne recommence à bouger.
« Moi vouloir être chat
Quand dehors il fait froid
Attendre mon repas
Tapi au creux de tes draps
Si un jour tu préfères
A mes félines caresses
Les canines d'un chien en laisse
Tu ne comptes pas sur moi
Pour dormir sur le sofa
Je te montrerai de quoi
Est capable un gros chat
A ce jeu là je suis le roi
Et la souris ce sera toi »
Pas possible ! Elle me suit, cette chanson !
Je soupire, m'étire en posant les pattes sur la joue de Nagato qui grogne un peu en me serrant doucement contre lui.
Hé, mec, tu serais pas un peu de compenser un manque de compagnie avec moi là ?
Il se redresse doucement en me tenant contre lui d'une main et je pose mes pattes de devant sur son épaule avant d'y déposer ma tête. Je dormirais bien encore un peu moi !
Mais non. Nagato se lève, m'embrasse doucement sur la tête et murmure :
- Je dois me remettre au boulot.
Fais ce que tu veux, moi, je me repose !
C'est pas possible d'être autant fatigué !
Il marche lentement dans le couloir, titubant légèrement. À la cuisine, il se sert un bon café qu'il va boire, installé sur le canapé pendant que j'ai repris mes aises sur un coussin. Je le vois me regarder un long moment avant de demander :
- Tu accepterais un collier ? J'en ai acheté plusieurs, je pouvais pas me décider sur la couleur.
Comment ça, un collier … ?
Il finit son café à son rythme avant de fouiller un moment à la cuisine. Il revient avec plusieurs colliers.
Oh mon dieu ! Je crois qu'il a acheté un collier rose ! NON ! HORS DE QUESTION !
Il les pose devant moi et dit :
- Vas y, choisis.
Mec, t'es au courant que je suis un putain de chat ? Je sais que je suis spécial mais quand même, je suis pas censé pouvoir choisir une couleur !
Mais vu que tu me laisses le choix, je prendrais le noir parce que bon, quand même, j'ai ma fierté moi. Out le rose, le rouge, et même le bleu !
J'attrape le collier noir en cuir dans ma gueule et il sourit en disant :
- Oh, je vois que monsieur a bon goût.
Il te manque une clairement une case, tu le sais ça ?
Nagato place doucement le collier autour de mon cou, l'ajuste et dit :
- T'es mignon, comme ça.
Je suis toujours mignon, moi, monsieur. Même au réveil, contrairement à d'autres ! Je suis même un putain de beau gosse !
Il sourit, caresse doucement ma tête et dit :
- Douche et je m'y mets.
Quoi ? Y'a des actrices qui vont venir ? Tu fais ça dans ton salon ? Ici, sur le canapé ?
Merde ! J'ai dormis là, je te signale !
Il se lève et je le suis, attaquant doucement ses pieds nus pour lui dire que je suis pas spécialement d'accord de dormir là où il fait ses cochonneries. Il me laisse même entrer dans la salle de bain avec lui. Il me soulève et me pose sur le meuble en disant :
- Regarde toi un peu.
Et pour me regarder, y'a de quoi faire ! Un grand miroir prend toute la largeur du mur, du haut du meuble jusqu'au plafond. Je m'assieds devant mon reflet et commence à me regarder.
Non mais t'as vu comment je suis beau quand même ?
Oh merde, il se déshabille devant moi, le con !
Tu devrais faire un peu de muscu, ça te ferait pas de mal !
Il entre sous la douche tandis qu'une idée machiavélique germe dans mon esprit. Vas y, douche toi, profite ! Tu vas bientôt hurler !
Je m'approche doucement du robinet mitigeur. Putain, c'est pratique d'avoir des coussinets comme ça, ça fait aucun bruit !
Je bouge, comme je peux, le mitigeur du côté chaud et m'allonge pour ouvrir le robinet en le levant avec mes pattes arrières.
Ça loupe pas ! Dix secondes plus tard, un cri résonne dans la pièce !
AHAHAHAH ! Il sort de la cabine en grelottant. Oh mon dieu, je vais lui faire ça tous les jours, c'est trop marrant ! En me voyant, il me pointe du doigt d'un air mauvais. Il referme le robinet, m'attrape d'une main et me sort de la salle de bain avant de verrouiller la porte.
Mauvais joueur.
Bon, je l'attends, assis sagement devant la porte et le regarde quand il sort de la pièce, tout habillé, les cheveux séchés et attachés sur le haut de son crâne. Il me jette un regard noir avant de s'agenouiller en disant :
- T'es pas sympa !
Tout de suite les grands mots ! Arrête, c'était hilarant ! Ta tête était absolument épique !
Il me caresse doucement le dos et je ronronne avec joie, juste pour le provoquer. Il me soulève ensuite et dit :
- Pour la peine, tu vas venir travailler avec moi.
QUOI ? T'es zoophile en plus ? MERDE ! C'est quoi le numéro de la SPA déjà ?
Appelez la police ! Les pompiers ! Le GIGN ! Euh .. La CIA mais aidez moi, merde !
AU SECOURS ! CE MEC EST UN PERVERS ! IL VA ME VIOLER !
Il entre dans la pièce en face de sa chambre tandis que j'essaye de m'échapper mais il me tient bien, l'enfoiré !
NON ! JE VEUX PAS VOIR CA !
Y'a un canapé, une grande armoire où il range sûrement ses accessoires, un grand bureau en bois avec un ordinateur dessus.
Je le savais !
Il s'assied doucement sur le gros fauteuil de bureau, me lâche enfin et je vais me pelotonner dans l'angle de la pièce en soufflant. Il me regarde un moment avant de soupirer en disant :
- T'es dingue, tu le sais ça ?
Comment ça dingue ? Tu veux me violer et publier ça sur internet ! Pauvre con va !
Il allume son ordinateur et … ne fait rien. Il est là, les yeux rivés sur l'écran, les coudes posés sur le bureau. Son regard semble même triste. Après plusieurs soupirs de sa part, je m'approche doucement, me place devant sa tête. Il est sur un logiciel de traitement de texte. Devant une page blanche. Je la regarde un moment avant de tourner les yeux vers lui. Il me caresse le dos, distraitement et murmure :
- Faudrait que je te trouve un nom, petit chat.
Hé, j'ai déjà un nom !
- T'es un mâle, d'après ce que Konan m'a dit alors …
- Tu en doutais, peut être ? T'as vu la taille de mes couilles ? Non mais …
Maru ? (1)
Hors de question, j'ai déjà un nom, je viens de te dire !
Pendant qu'il cherche, les yeux fermés, je regarde son clavier. Oh oui, je vais le lui noter. Bon, un chat qui tape au clavier, c'est pas spécialement normal, mais si c'est juste une fois, on s'en fout !
Alors …
H – I – D – A – N.
Je regarde l'écran. Oh je suis un pro !
Il lève les yeux et murmure :
- Hidan ?
Oui ! C'est moi !
- Oh, c'est mignon.
Non, pas mignon ! Fort ! Mâle ! Viril ! Pas MIGNON merde !
- Bon, ça sera Hidan alors, mh mon beau ?
Il me caresse une dernière fois avant d'effacer ce que j'ai écris. Ça me dit pas ce que c'est, ton putain de métier. Il me regarde un moment dans les yeux et murmure :
- J'ai ce truc à rendre avant la fin de la semaine et j'ai aucune idée.
Quel truc ? Merde, tu pourrais pas me dire ce que tu fais ? Je pourrais t'aider !
Et puis, d'abord, c'est quoi cette coupe ? T'es pas une trentenaire célibataire à ce que je sache ! (2)
Je saute doucement sur son épaule, attrape l'élastique qui retient ses cheveux et tire dessus avant de le laisser tomber. Beurk, les cheveux dans la gueule, c'est dégueulasse. Ses cheveux retombent doucement sur son visage et il soupire en disant :
- T'es pas possible …
Je sais mais tu fais quand même moins désespéré comme ça. Je me replace sur le bureau et il me fait tomber sur le côté pour me chatouiller le ventre. Ah oui là ! Juste là ! Encore un peu ! Oh ca fait du bien ! Je m'étire et le regarde.
Il soupire à nouveau et murmure :
- Tu comprends sûrement rien de ce que je te dis mais je vais faire simple. Je suis écrivain.
Ecrivain ? Ouah ! La classe ! C'est pour ça que t'as un si bel appart ?
Il se lève, cherche un moment dans l'armoire et en sort cinq ou six bouquins qu'il pose à côté de l'ordinateur en disant :
- J'ai écris ça !
J'arrive pas à lire le nom des bouquins. Quelle vue de merde !
- C'est de la science fiction, principalement. Des mondes utopiques, avec des monstres, des ninjas, des pouvoirs bizarres. Ça a fait un petit carton.
Il me caresse doucement le ventre pendant qu'il parle.
- Un magazine m'a demandé d'écrire une nouvelle comique pour leur numéro spécial « Les auteurs se déchainent » mais je suis pas spécialement doué pour ça !
Mais moi, je suis un pro des conneries, si tu veux ! Vas donc parier avec des mafieux, tu verras à quel point c'est marrant ! Je miaule.
- Quoi ?
Quoi quoi ? Je t'ai fais prendre une douche écossaise ce matin, c'est marrant non ? Allez, raconte mes conneries ! Tu verras, ça marchera !
- Laisse moi bosser, s'il te plait.
Mais je peux te donner des idées ! Allez, écris sur moi !
- Allez, vas jouer, faut que je me concentrer.
Pf ! Tant pis pour toi ! Moi, je vais aller … dormir ! Et tu resteras devant ta page blanche ! Je le laisse quand même m'embrasse sur le dos, me poser par terre. Beurk, il est vraiment en manque, ce mec ! Faut qu'il se trouve une femelle ! Rapidement !
Je me dirige vers le salon et mon regard est attiré par ma litière. Merde, je vais quand même pas faire là dedans ? Ça a une odeur bizarre en plus.
Bon, pas le choix mais je vous promets, c'est dégueulasse !
Je vais ensuite rapidement sur le canapé où je m'allonge en regardant ma patte. Elle est moins douloureuse. Je devrais peut être enlever le bandage, non ? J'entreprends de le décortiquer, le sparadrap colle à ma langue, j'en ai aussi dans les poils mais ma patte est enfin libre ! Victoire !
Je m'installe ensuite sur le dos, les quatre pattes en l'air et somnole, parfaitement en paix avec moi même.
1 : référence aux vidéos youtube sur Maru, un chat japonais dont la principale activité est de poser devant la caméra de sa maitresse.
2 : référence à la coupe de cheveux « légèrement » désordonnée de Bridget Jones quand elle déprime.
