Long chapitre à nouveau ! je m'excuse d'avant, les prochains risquent d'être plutôt courts :( Ne m'en voulez pas, je veux les arrêter à des points précis à chaque fois.
Sasa : Heureuse que ça te plaise, j'espère que la suite répondra à tes attentes :) Ton enthousiasme me fait chaud au coeur :p et oui, Hidan avait clairement autre chose à penser par rapport à l'homosexualité de Nagato ^^ A toutes :)
Il se réveille environ deux heures plus tard alors que j'ai pas bougé. Il cligne plusieurs fois avant de bailler en s'étirant. Ah tiens, j'avais jamais remarqué qu'il avait un piercing à la langue !
Il me prend dans ses bras en se redresse, frotte doucement sa joue à ma tête.
- Faut que j'aille chercher le courrier.
Bonjour à toi aussi !
Il se lève, me tenant toujours conte lui, enfile rapidement des chaussons, prends ses clés et sort de l'appart. Il me pause par terre dans l'ascenseur et baille à nouveau tandis que je me lèche une patte. Une fois en bas, il ouvre sa boite, en sort plusieurs lettre ainsi qu'un journal. Je le suis, sous les regards en coin du gardien. En remontant, je le vois se caresser légèrement, sûrement pour essayer de faire passer une "dureté" du réveil.
Je soupire.
Tu ferais mieux d'aller tirer un coup ! Et un vrai, cette fois, pas te taper un vieux puant qui ressemble à un serpent.
Une fois rentré, je me sens obligé de faire mes griffes sur le tapis de l'entrée. Je n'ai pas put me retenir, une putain de pulsion ! Il me regarde, la tête dans le cul et s'installe au salon en allumant la télé pour ouvrir ses lettres. Il grogne en voyant des factures puis ouvre le journal. Il lit plusieurs articles mais je l'arrête à la page des faits divers.
Oh. Mon. Dieu.
Non ! Tourne pas cette putain de page !
Je m'allonge dessus, et regarde le petit article encadré mais impossible de lire. Il se penche un peu et lit :
- « Hidan, 22 ans, porté disparu ».
Merde, je suis officiellement porté disparu alors ?
- Il s'appelle comme toi.
C'est moi ! C'est normal ! Lis moi ce putain d'article et en vitesse !
- « Hidan a été vu durant la nuit du cinq au six à son travail, selon les témoins. Plusieurs personnes affirment l'avoir vu rentrer chez lui mais personne ne peux confirmer qu'il soit sortit de son immeuble. C'est son meilleur ami qui a donné l'alerte après plusieurs appels sur son téléphone mobile ainsi qu'une visite de la police à l'appartement de la victime. Celui ci était totalement retourné mais aucun n'indice n'a été trouvé concernant ce qu'il s'est passé. Un numéro d'appel a été mit en place. »
Il me lit ensuite le numéro. C'est le téléphone de cet enfoiré de Kakuzu. Alors il me cherche ? Et il s'inquiète pour moi ? Merde, moi qui pensais qu'il s'inquiétait que pour son fric !
Ça fait plutôt longtemps que je le connais, Kakuzu. On se voit pas souvent parce qu'il bosse comme comptable dans une grosse boite. Mais on se retrouve devant un verre, de temps en temps. J'aurais put lui demander le fric pour rembourser ma dette mais c'est un putain d'avare.
Il a même donné une photo de moi ! Et bien ! Je ne m'attendais pas à ça ! Je me pousse du journal pour laisser Nagato tourner la page et il regarde la photo d'un peu plus près.
- Il est mignon ! Bon, il a disparut mais il a du charme … et un beau sourire.
Merci !
C'est bon signe qu'un homo me trouve mignon ? Vous croyez que ça veut dire qu'il en a après mon cul ? Oh, non, Nagato, n'y pense même pas ! Ca ne me dérange pas que tu sois homo mais ne lorgne pas sur mes fesses parfaites !
Il finit rapidement le journal avant de le jeter, comme les lettres, sur la table basse. Il se penche ensuite sur moi, chatouillant mes moustaches.
- Tu sens bon depuis que tu t'es lavé avec moi !
Dis tout de suite que je puais, avant !
- Tu devrais peut être te laver avec moi tous les jours, mh ?
Douche toi en maillot de bain et on en reparlera !
Il me pose sur le canapé et se lève pour s'étirer en grognant.
- Je retourne bosser.
Arrête, bosse pas, t'es blessé !
- Tu m'as donné des idées !
Il grattouille ma tête de l'index et s'en va en trainant des pieds.
Pour la peine, je vais faire des conneries ! Comme escalader ce meuble, à la cuisine, qui me faisait peur la dernière fois ! Je suis certain que je peux y arriver !
Je m'y rends, monte sur le bar et essaye de trouver un moyen de monter. Alors, si je monte sur le meuble bas, que je prends de l'élan, je devrais pouvoir sauter aussi haut, non ?
Allez, j'essaye !
Je saute sur le meuble en face telle une danseuse étoile et prépare mon saut.
3 … 2 … 1 … Décollage !
Je me rattrape du bout des pattes sur le bord du meuble, me hisse en haut et …
Comment est ce que je vais descendre ? Ah non, trop haut pour que je saute de là haut !
Bon, euh … J'ai l'air con moi, là haut. En plus, y'a plein de poussière !
- Miaou ?
Obligé d'appeler Nagato quoi ! La honte. Plus jamais !
- Miaou !
Mais il va se dépêcher un peu oui ?
Il débarque, ENFIN, me cherche du regard avant que je miaule à nouveau. Quand il me voit, il explose de rire. Obligé de se tenir les côtes. C'est ça, moque toi ! Tu le regretteras amèrement !
Attends, tu fais quoi là ? Ah non, me prends pas en photo ! Non, hors de question !
Je recule, essaye de me cacher.
- Allez, reviens, on montrera ça à Konan !
Encore moins ! Ta Konan, si je retrouve ma forme, je la mets dans mon lit !
Je le regarde par dessus le meuble et il récupère rapidement une chaise, la ramène, monte dessus. Je saute immédiatement sur son épaule, enchaine sur un saut vers le bar puis sur le sol. Plus jamais je ne remonte là haut !
Je me secoue un peu, mettant de la poussière partout et Nagato râle avant de ranger la chaise. Je le vois prendre le balai mais je vais directement prendre sa place sur son fauteuil, dans le bureau. Quand il m'y rejoint, il soupire, m'installe sur ses cuisses et me lit ce qu'il a déjà écrit. Il raconte mes péripéties dans un style très comique !
Tu vois ! Quand tu veux !
Il passe la fin de la journée à écrire. Entre mon exploration en haut du meuble, notre douche, il y a de quoi faire. Il m'a même dit qu'il avait bouclé son article !
On mange rapidement avant de nous installer devant la télé. Lui, allongé de tout son long sur le canapé tandis que je prends le dossier, les pattes pendant misérablement de chaque côté. Il me caresse, de temps en temps, mais je vois bien qu'il pense à autre chose.
Quand il va se coucher, j'allais m'installer sur le canapé mais je l'entends m'appeler. Je cavale donc jusqu'à sa chambre. Il est installé contre la tête de lit, nu, d'après les vêtements par terre et il a un livre en main. Il me fait signe alors je bondis sur le lit, m'installe contre son torse et il dépose un bisou entre mes oreilles en ouvrant le livre qu'il tient en main.
- C'est un de miens. J'aime bien les relire, une fois par an.
Et il entame la lecture du premier chapitre. C'est une grande aventure, se passant au Japon d'après ce que j'ai compris. Le personnage principal est un gosse qui s'appelle Naruto.
Je ronronne en l'écoutant. Il a une voix grave et posée. Ça me détend.
- Chapitre un terminé ! Je te lis le deuxième demain.
Il pose le livre sur la table de chevet et je m'installe sur la couette pour m'endormir dans la seconde. Je me réveille dans une odeur que je connais bien. Oh, Konan, j'adore me réveiller dans tes bras !
Je redresse doucement ma tête, vois son visage d'ange et elle m'aide à me remettre sur mes pattes en disant :
- Une vraie peluche, ce chat !
Elle caresse lentement ma tête avant de reporter son attention vers Nagato qui lui montre son téléphone.
Tu me le paieras.
Pendant qu'ils parlent de mes exploits, je vais rapidement manger, boire un peu et passe par les toilettes avant de revenir, bien heureux que Konan soit là.
Elle sent particulièrement bon aujourd'hui !
Nagato me montre un angle de la pièce du doigt et j'aperçois un arbre à chat avec grattoir que je m'empresse d'aller essayer ! Je monte ensuite tout en haut de l'arbre, donne un coup de patte à la fausse souris accrochée dans un tube et redescends pour aller m'installer sur les cuisses de Konan.
- Je t'avais dit qu'il était bizarre.
- Arrête de dire n'importe quoi, Nagato. Il ne comprend pas ce que tu dis !
Bien sûr que si, je le comprends !
- Bien sûr qu'il me comprend !
- Oh, Nagato, fais marcher ton cerveau un peu ! C'est un chat !
Non mais comment elle te parle, celle là ! Vas y, donne moi un ordre, qu'on lui montre !
- Tu as revu Oro, c'est ça ? Et ça te fout à l'envers encore, hein ?
Quoi ?
- Rien à voir !
- Putain ! Nagato, quand est ce que tu comprendras que ce mec est en train de bouffer ta vie ! Largue le ! Envoie le chier, merde !
Bien dit ! Le chat trop intelligent est de ton côté, là, belle bleue !
- Je …
- Oh, si tu dis que tu l'aimes, je me tire !
- Mais je l'aime ! Tu le sais très bien !
- C'en est trop Nagato !
- Mais …
- Un mot de plus et je t'envoie Yahiko !
C'est qui, Yahiko ?
- Tu ne ferais pas ça, quand même ?
- Je vais me gêner !
- Quand est ce que vous comprendrez que …
Elle se lève, me mettant littéralement par terre et prend sa veste avant de s'en aller. Faut pas la mettre en rogne, la Konan !
Nagato me regarde un court moment avant de me mettre sur ses jambes en soupirant.
- Je suis désespérant, hein ?
Je n'osais pas le dire.
- Yahiko, c'est .. mon meilleur ami, qui refuse de me parler tant que j'aurais pas coupé les ponts avec Oro.
Il a bien raison !
- Il vient quand même, de temps en temps, pour me remonter les bretelles.
Il faut bien que quelqu'un le fasse ! Regarde toi !
- Je … Je ne veux pas être seul.
Et c'est pour ça que tu restes avec ce connard ? Merde ! Reprends toi un peu !
- Tu veux qu'on sorte ? L'air frais me fera du bien je pense.
Oh oui !
Je vais me poster devant la porte, sous son regard blasé et il vient mettre sa veste, ses chaussures avant d'ouvrir la porte. Une fois dehors, je galope autour de ses jambes. Qu'il se dépêche un peu ! J'ai une vengeance à prendre !
Je le précède pour aller au parc. Il marche vraiment pas vite !
Je cherche la souris un long moment mais impossible de remettre la patte dessus alors je grimpe aux arbres, essaye d'attraper des oiseaux mais ils sont encore trop rapides. Ou je ne suis pas assez discret. Il faudrait peut être que je prenne plus de temps pour les chasser.
Quand je redescends, je fais mes griffes sur le tronc, pour faire genre, c'est à moi et sens une odeur particulièrement forte. Je regarde autour et ne suis que mon instinct. Je traverse une rue, puis une seconde avant de débouler dans une ruelle sombre.
Une femelle en chaleur !
Merde, il faut que je la drague ? Genre « Salut minette ! On partage une souris ? »
Je m'approche doucement mais quand elle me voit, ses poils hérissent, elle me souffle dessus, crache tout ce qu'elle peut.
C'est bien la première fois que j'ai ce genre de réaction. En général, j'ai le temps de parler avant qu'on me rejette !
Je repars, la tête basse, la queue entre les jambes. Je suis sûre que tous les matous du quartier vont y passer en plus !
Ou bien, elle a juste sentit que j'étais pas vraiment un chat ?
C'était par où, le parc, déjà ?
Je suis mon instinct, pas le choix. J'entends même Nagato m'appeler. En arrivant à l'entrée du parc, j'accélère mon allure et fais un bond magistral pour atterrir à côté de lui. Il me regarde, soupire de soulagement.
- Ne me fait plus jamais ça, petit con !
Mais y'avait une femelle ! J'ai même pas put me retenir !
- On rentre, allez !
Il me soulève, me sert contre lui. Hé, je suis qu'un chat, faut pas t'en faire comme ça.
Bon, non, je suis pas vraiment en chat ! D'accord, inquiète toi pour moi !
Tiens ... C'est quoi ce géant là ...
Hééé ! C'est Kakuzu ! Stop ! Arrête toi !
Je saute de ses bras et vais m'agripper au pantalon du géant qui me sert de meilleur ami. Kaku ! Regarde moi dans les yeux !
Il s'accroupit à côté de moi, caresse ma tête en souriant tristement.
Merde, t'es autant touché que ça par ma disparition ? Je miaule, plusieurs fois et Nagato me récupère dans ses bras en s'excusant. Kakuzu lui sourit et dit :
- Pas de problème. Il me rappelle beaucoup un ami avec ses yeux.
Putain ! Kaku, ouvre les yeux ! Une sorcière m'a transformé en chat sans raison ! C'est simple à comprendre, non !
Vas y, regarde moi ! Regarde ces putains d'yeux ! Tu les critiques assez souvent pour savoir que ce sont les miens, merde !
Une sorte d'éclair passe au fond de ses yeux et il se détourne rapidement en s'excusant et reprend son chemin. Putain, tu me désespères Kaku !
Et Nagato qui essaye de m'apaiser. Putain, arrête toi ou je te griffe ! C'était mon putain de meilleur ami et même lui ne m'a pas reconnu !
Une fois dans l'ascenseur, il cède, enfin, et me laisse sauter sur le sol.
Je te boude.
On arrive à son étage, il nous fait entrer et je vais m'installer tout en haut de mon arbre à chat.
Merde alors. Kakuzu est touché par ma disparition, et Nagato était paniqué à l'idée que je puisse m'enfuir.
Qu'est ce qu'il va se passer, le jour où je retrouverai ma vraie forme ? Je vais devoir blesser l'un des deux ? Je suis pas spécialement gentil, je l'avoue sans problème, mais j'aime pas vraiment blesser les gens sans raison. Et puis, d'abord, comment je vais faire pour sortir de cette forme ? Elle avait dit quoi, déjà, la vieille ? J'en ai plus la moindre idée ! Y'a seulement cette chanson de chat qui me revient en tête.
Nagato me jette des regards en coin alors je lui tourne le dos.
C'est un ami non ? Enfin, il m'héberge, me nourrit, me protège. En demandant juste des câlins en retour. Bon, je suis parfois réticent mais dans l'ensemble je les lui accorde ! Surtout en ce moment ! Est ce qu'il ferait pareil, s'il me voyait dans ma vraie forme ?
Je ne bouge pas en entendant toquer à la porte.
- Oro ?
Oui, je suis sadique ! Ne vous inquiétez pas, la suite arrive bientot :)
