Me revoilà avec un peu d'action ^^
Sasa : A nouveau merci pour ta belle review :) Pour t'embêter un peu, je ne vais pas répondre à tes question, sauf en disant une chose : Attends la suite :D je sais, c'est sadique mais j'aime lire tes reflexions. Pour la petite phrase de drague, ça m'est venu comme ça et je dois avouer que je ris aussi à chaque fois que je la relis. Ne t'en fais pas pour la suite, j'ai écris une grande partie de la fic, et il se peut que j'en écrive un peu plus que prévu :)
Bonne lecture !
Ça, par contre, ça me fait réagir. Je me redresse brusquement et vois Nagato se reculer en tremblant. Il est angoissé, ça se voit sur son visage. Et la face de serpent qui entre sans ménagement dans l'appartement.
- Je .. Non, je ne veux pas.
- Na-ga-to …
C'est quoi, ce ton doucereux ! Tu l'as frappé, la dernière fois que tu l'as vu !
NE LE TOUCHE PAS !
Je saute habilement sur la table de la salle à manger puis sur le parquet avant de m'approcher en me gonflant. Nagato me fait signe de partir mais Orochimaru s'accroupit devant moi en disant :
- Oh, tu t'es prit un chaton de garde en fait ?
C'est qui que tu traites de chaton, connard ?
Je souffle, crache et il pouffe de rire.
- Oro, je .. C'est terminé, je ne veux plus.
- Oh ? Je croyais que tu m'aimais …
- Non, je … S'il te plait, va-t-en … je ne … Je ne veux plus te voir …
- Et tu auras qui pour veiller sur toi, si je m'en vais ?
- Je m'en fous. Je … Je n'ai plus peur.
- Plus peur ? Regarde toi, tu trembles comme une feuille ...
Le brun se redresse, passe doucement le bout des doigts sur la joue de Nagato qui ferme les yeux, par pur dégout mais je lui mords le mollet. Il a osé touché à Nagato, encore. Il me repousse d'un coup de pied tandis que Nagato lui hurle de me laisser en dehors de ça.
Hors de question.
- Nagato, tu sais que je t'aime, non ?
Ravale cette phrase, connard !
Je prends de l'élan, saute sur l'homme en m'aidant de mes griffes et monte le long de son bras pour aller le griffer au visage. Il me repousse comme il peut mais je lui mords la main pour m'attaquer à nouveau à son visage.. Il m'attrape de l'autre main, par la peau du cou, mais je me débats furieusement. Nagato, de son côté, semble totalement pétrifié devant la scène. Ses jambes semblent sur le point de lâcher, des larmes coulent le long de ses joues.
Orochimaru me balance plus loin et je me retrouve allongé par terre, un peu sonné à cause du choc mais je lui saute à nouveau dessus et m'accroche à ses bijoux de famille, canines dehors, griffes plantées dans les cuisses. Et il a beau hurler de toutes ses forces, je ne le lâche pas. Je sens le goût du sang dans ma gueule, un goût métallique, ignoble. Il lève à nouveau la main et je le lâche pour éviter qu'il me frappe à nouveau. S'il y met toute sa force, je sais que mon corps actuel ne résistera pas longtemps.
Alors je me recule en feulant, les poils hérissés, la queue ayant triplé de volume.
Sors d'ici ou je te bouffe, connard !
Oh, je crois que je saigne de la gueule. Rien à foutre ! Il a pas à toucher à mon maitre ! Je grogne une dernière fois, menaçant et il s'en va en claquant la porte que Nagato verrouille immédiatement. Quand c'est fait, il se laisse glisser le long du bois et me regarde, encore sous le choc. Je me reprends immédiatement, lèche le sang qui a coulé sur mes pattes et vais m'installer sur ses jambes en ronronnant. Il me prend contre lui et se laisse sangloter un long moment.
C'est terminé, maintenant. Tu n'auras plus peur mon grand.
J'essuie, discrètement, ses joues en frottant innocemment ma tête contre lui et il renifle une dernière fois avant de se lever, et d'aller dans la salle de bain pour essuyer le sang sur mon pelage gris. Il fait des gestes lents, doux pour ne pas m'apeurer. Ensuite, il m'essuie dans une serviette tiède et m'emmène dans sa chambre où il me pose sur le lit, se déshabille et s'installe sous la couette en prenant le bouquin. Il me lit cinq chapitres d'affilé ce soir. Je crois que ça lui change les idées et que ça lui fait du bien. Quand il s'allonge en éteignant les lumières, il me caresse un moment.
- Dis, Hidan, t'es mon prince charmant ?
Oula, faut que t'arrêtes de boire ! Bon, ok, je suis très charmant, voire plutôt beau mais d'une, je suis pas gay, de deux, je suis pas un prince, et de trois, je suis un putain de chat, actuellement ! Tu vas quand même pas tourner zoophile ! Quoique avec l'autre con qui ressemblait à un serpent, t'étais pas loin, quand même !
- Faudrait peut être que je t'embrasse ! Comme les princesses embrassent les crapauds, dans les contes de fée !
Enlève tes sales pattes de là ! … Hé, attends voir ! Vas y, essaye ! Je suis plus à ça près !
Il dépose un léger baiser sur mon nez mais rien ne se passe.
Merde ! Forcément, ce genre de truc me tombe pas dessus hein ? Fallait que je sois un chat et que le mode d'emploi n'existe pas ! Enfin, peut être que si, mais je l'ai oublié !
Je lui tourne le dos, ronronne sous sa main chaude et m'endors en pensant que j'aurais peut être dû être transformé en crapaud.
On passe la journée suivant au lit. Je crois qu'il déprime. Bon, il m'a nourrit, quand même, il a grignoté mais il semble plutôt mal alors j'essaye de le réconforter, tant bien que mal. Ce genre de truc n'est pas facile, quand on est un chat. J'aurais très bien put lui préparer un thé, l'emmener draguer en boite, le faire rire, mais en tant que chat, pas facile !
Le lendemain, très tôt, on toque à la porte. Je m'en vais directement me placer devant en soufflant mais j'entends la douce voix de Konan.
- Oh, y'a un chat de garde, maintenant.
Nagato arrive en trainant des pieds, ouvre la porte et je miaule devant la belle Konan. Elle est accompagnée, aujourd'hui, par un jeune homme roux avec plein de piercing. Il a un regard très froid et il est actuellement posé sur moi. Mais je détourne rapidement les yeux en voyant Konan se baisser pour me soulever. Elle me sert contre elle, embrasse Nagato sur la joue et ils entrent tous les deux.
Qu'est ce qu'il a, l'autre mec, à me regarder de cette façon ?
Une fois installés sur les canapés, je vais dans les bras de Nagato. Désolé, belle Konan, mais il en a plus besoin que toi. D'ailleurs, il me caresse doucement et finit par murmurer :
- J'ai vu Oro avant hier.
Konan soupire et l'autre homme dit :
- C'est pour ça que je suis là. Nagato, tu vas …
- C'est … C'est terminé.
- Si tu dis ça pour me calmer …
- Non ! Je lui ai dit que je ne voulais plus le voir. Et que c'était finit.
- Tu es sérieux ?
- Totalement. Et il ne risque pas de revenir.
- Q .. Qu'est ce qu'il s'est passé ?
- Konan, tu te souviens ce que je t'avais dit à propos de ce chat ?
- Arrête, Nagato, c'est ridicule ! Ça n'est que de l'instinct !
- Et bien, instinct ou pas, il m'a protégé. Il lui a sauté dessus, l'a attaqué plutôt sauvagement.
Je ronronne. Oui, c'est vraiment pratique d'avoir des griffes ainsi que des crocs.
- Oro a voulu me faire changer d'avis, encore une fois. Mais Hidan s'est interposé et l'a fait fuir en le blessant plutôt sérieusement.
Je me tourne sur le dos pour avoir des grattouilles sur le ventre. Imagine si j'avais été un chien ! Genre un berger allemand. Il n'aurait même pas essayé de t'approcher !
Je m'étire et Konan demande :
- D'autres choses bizarres ?
- Pas vraiment. Il est resté avec moi toute la journée au lit, hier.
- Je peux regarder des crocs ? Il pourrait en avoir perdu dans la bataille.
Je me remets sur mes pattes, bondis jusqu'aux cuisses de Konan et la regarde dans les yeux. Tu vas le croire ou pas que je suis spécial ? Merde, je suis pas un chat, à la base !
Elle me fait ouvrir la gueule, l'inspecte un moment avant de me faire sortir les griffes.
- On dirait que ça va.
- On s'en fout du chat, Konan.
Comment ça, on s'en fout ! Non mais t'es qui, toi, d'abord ?
Je retourne m'installer avec Nagato et le rouquin murmure :
- Donc, tu ne le verras plus ?
- Non. Je n'ai plus peur d'être seul. Et puis, vous serez là, vous. Et Hidan aussi. Je ne veux plus subir ça.
- Tu es sûr ? Tu nous as déjà fait ce coup là !
- Totalement sûr.
Il remonte doucement son tee shirt pour montrer ses hématomes qui ont tourné au violet depuis la dernière fois. Merde, je pensais pas que t'avais autant souffert pour me protéger. Konan soupire tandis que l'autre homme demande :
- Pourquoi il t'a fait ça ?
- Hidan a allumé la lumière quand on …. et Oro a pas aimé alors il a essayé de le frapper et j'ai voulu le protéger.
L'autre homme soupire et le prend dans ses bras. Hé ! Fais gaffe, je suis là moi !
Je m'extirpe de l'étreinte et vais sur mon arbre. Non mais oh ! T'as faillit m'écraser espèce de troué !
Aaah mais maintenant que j'y pense, ça doit être lui, Yahiko, non ? Celui dont Konan avait parlé. Le meilleur ami de Nagato, qui lui faisait la gueule.
Pourquoi est ce qu'il embrasse Konan, d'abord ?
Merde, ils sont ensemble alors ? J'aurais pas ma chance avec la belle bleue ? Fait chier !
Je reste à les observer un long moment. Ils ont l'air vraiment inséparables, ces trois là. Enfin, le cas « Orochimaru » a sûrement dû les éloigner un peu, mais voir Nagato sourire me fait plaisir. Il est clairement plus beau avec un sourire sur les lèvres.
Ils dinent tous les trois ensemble. Nagato a commandé une pizza et ils la dégustent devant la télé avant que les garçons se fassent quelques parties de jeu vidéo alors que je suis sur les jambes de Konan. Elle me caresse lentement en riant devant l'attitude des deux autres. C'est vrai que s'ils se faisaient la gueule depuis que Nagato a commencé à sortir avec Orochimaru, ils n'ont pas dû avoir beaucoup de moments de ce genre.
Ils partent tard dans la nuit, non sans que Yahiko demande une dernière fois à mon maitre de répéter ses nouvelles résolutions.
Quand nous nous retrouvons tous les deux, Nagato me prend dans ses bras en murmurant :
- Tu les aimes bien, mes amis ? Ils n'ont peut être rien dit, mais ils doivent être heureux de voir que j'ai une sorte de protecteur.
Comment veux-tu que je réponde ? Je n'ai plus de chances avec Konan !
- J'aimerais bien me trouver quelqu'un qui m'aimera autant qu'ils s'aiment, tous les deux. Ça fait tellement de temps qu'ils sont ensemble que je n'arrive même plus à me souvenir d'un moment où ils étaient célibataires. Et Yahiko m'a avoué qu'il allait la demander en mariage, bientôt. Et que je serais son témoin.
Ça, c'est une belle histoire.
- Tu sais, Hidan, des fois, je regrettes que tu sois un chat.
Ok, tu es clairement zoophile. Vas te coucher, maintenant, avant de dire d'autres conneries.
