Et un nouveau chapitre ! (Et vous avez de la chance, j'ai été inspirée, au début, il ne faisait que 850 mots.)
Sasa : J'avoue, ça me fait plaisir de savoir que des gens sourient en lisant mon histoire ^^ Tu me donnes même envie de continuer un peu plus que ce que j'avais prévu. Je ne dis pas que je vais le faire, mais j'en ai franchement envie !
Mama : Merci pour ta review ^^ Je ne t'en veux pas de ne pas en avoir posté avant :) Après tout, avec toutes les visites que je reçois, je devrais en avoir beaucoup plus que ça, mais je sais que tout le monde ne prend pas le temps de le faire. ça ne me dérange pas vraiment mais ça fait toujours plaisir d'avoir des critiques ^^ Je poste régulièrement parce que mes chapitres sont plutôt courts ^^ Ca serait clairement frustrant (même pour moi), si je ne postais qu'un chapitre par semaine :) En espérant que la suite te plaise ^^
Le lendemain après midi, il se passe quelque chose de vraiment bizarre.
On est en train de manger, tranquilles et quelqu'un toque.
Alors directement, je me mets en boule devant la porte, prêt à attaquer au cas où ça serait encore Orochimaru. Mais quand Nagato ouvre la porte, ce sont des policiers que je vois. Et un mec de la fourrière, d'après son matériel.
- Bonjour monsieur, désolé de vous déranger mais on nous a signalé que vous logiez un chat enragé. La personne blessée a porté plainte et nous devons euthanasier votre animal.
QUOI ? HORS DE QUESTION ! IL MERITAIT CE TRAITEMENT, L'AUTRE FACE DE SERPENT.
Nagato tourne les yeux vers moi mais il n'a pas le temps de réagir. Je slalome rapidement entre leurs jambes, évitant leurs mains gantées, me faufile au dernier moment dans l'ascenseur tandis que les portes étaient en train de se refermer et il se met à descendre. Il a sûrement été appelé par un étage inférieur. J'ai eu beaucoup de chance.
Il s'arrête au quatrième et deux personnes entrent, me regardant curieusement mais je me contente de me lécher la patte droite.
Que voulez-vous ? J'ai une putain de classe.
En arrivant tout en bas, je sors en même temps qu'eux et le gardien nous ouvre la porte. En voyant les voitures de police et le camion de la fourrière en bas, je m'arrête, regarde autour et déguerpis avant que les hommes descendent à leur tour. Je galope un long moment au travers des rues jusqu'à me retrouver dans une ruelle sombre où je sens d'autres chats.
On dirait qu'ils m'acceptent eux !
Je reste là une bonne semaine. Au cas où ces connards retourneraient chez Nagato pour voir s'il m'avait récupéré. Je me gèle le cul toutes les nuits mais au final, c'est pour le mieux.
Ca me manque de ne plus dormir dans un lit confortable, près de ce mec. Je ne comprends pas vraiment comment j'ai put m'attacher aussi vite à lui. Peut être son côté sensible, fragile, qui me donne envie de le protéger. Je ne suis pas du genre à me faire des amis en temps normal. La plupart des gens ne supportent pas mon caractère, ma façon de jurer comme un charretier à chaque putain de phrase, mon côté excentrique et arrogant. Si Kakuzu me supporte, c'est uniquement parce qu'il a un caractère aussi marqué que le mien. Quand on est ensemble, on passe notre temps à nous insulter, à nous foutre sur la gueule, mais il m'a sortit de pas mal de galères quand on était gosse. Et je l'ai beaucoup aidé, au début, quand il savait pas quoi foutre de sa vie.
Bref, la routine ici n'est pas des plus passionnantes. Il y a des fois quelques bagarres, des poils qui volent, un peu de sang même. Nous dormons dans une cave à l'abandon, dans laquelle nous entrons en nous faufilant par une fenêtre cassée. La plupart du temps, je dois me démerder pour me trouver de la nourriture. Du genre, je dois chasser.
J'ai réussit à attraper une souris. Une fois. Elle était blessée. Et c'était un bébé. Mais c'était ça ou je mourrais de faim, de toutes façons, alors autant ne pas faire le difficile !
Quand j'évite de laisser mes instincts passer au delà de ma volonté, je fouille dans les poubelles, ce qui est beaucoup moins humiliant. Je les ai bien vus, mes camarades, en train de me regarder curieusement parce que j'étais incapable d'attraper un oiseau ou une souris. Ces connards sont toujours là, à me considérer, comme si j'étais un incompétent ! Mettez vous à ma place, merde !
Ce matin, je mange un reste de poulet, trouvé dans une poubelle. C'est pas spécialement nourrissant mais c'est mieux que rien. Un peu d'eau dans une flaque et je me tire. Je suis resté là trop longtemps, il faut que je revois Nagato.
Je passe d'abord par le parc, pensant qu'il y sera, peut être. J'y reste la journée, installé sur notre banc, mais aucun signe de lui. Merde, il m'a quand même pas remplacé déjà ?
Je me dirige rapidement vers son immeuble. Je regarde un long moment par la vitre en bas de la porte et vois le gardien venir m'ouvrir. Rah, mec, si je pouvais, je te donnerai un bon pourboire !
Il m'accompagne jusqu'à l'ascenseur, caresse doucement ma tête et appuie sur le bouton de l'étage de Nagato avec un léger sourire.
Comme quoi, les humains ne sont pas tous cons !
Je tourne en rond, le temps que l'ascenseur monte. Merde, c'était aussi long que ça, la dernière fois ?
Je sors rapidement en arrivant au bon étage et vais gratter à la porte en miaulant. Un long moment. Putain, Nagato ! Tu pourrais venir m'ouvrir quand même ! Ton chat adoré revient à la maison, est super crade et aimerait bien manger un peu !
Quand il ouvre, ENFIN, la porte, je suis surpris par sa tenue. Jogging, vieux sweat. Tain, tu déprimes pour moi ? Il a un mouchoir à la main, posée sur sa bouche et les larmes aux yeux. Je ne pensais pas que tu serais autant touché !
Il s'agenouille, me prend contre lui en caressant mon dos et rentre en fermant la porte du pied. Il m'embrasse plusieurs fois la tête et va dans son lit, où il semble avoir établit un camp. Il me sert un peu plus fort.
- Putain Hidan !
Ah ! Toi aussi t'es vulgaire, quand tu t'y mets !
Il ferme les yeux, nous couvre et prends le temps de se calmer avant de murmurer :
- Je ne comprends pas pourquoi je suis comme ça. Tu n'es qu'un chat …
Pas vraiment en fait.
- Mais il y a quelque chose de différent dans tes yeux. Tu es différent Hidan. Spécial, même si Konan n'y croit pas. Tu es bien plus qu'un chat pour moi.
Doucement gamin, je vais croire que t'es tombé amoureux d'un putain de chat là !
- J'ai eu peur que tu ne reviennes jamais.
T'inquiète, je te lâche plus maintenant.
Je le vois me regarder un court moment avant de murmurer :
- Tu pues.
Si j'avais put, j'aurais éclaté de rire !
Ca se voit que c'est pas toi qui vient de passer une semaine à vivre dans la rue, fouiller les poubelles, boire de l'eau presque croupie.
Il se relève rapidement, va dans la salle de bain et me prépare un « bain » dans le lavabo. Il prend son temps pour shampouiner mes poils, enlever la crasse et doit même changer d'eau deux fois tellement elle noircit rapidement.
Une fois mon pelage propre, il me ressort du lavabo et je ne peux m'empêcher de me secouer. J'ai eu une irrésistible envie de le faire mais ça n'a pas l'air de le déranger vu comment il rit. Ça n'est qu'en jetant un coup d'oeil que je comprends la raison de son hilarité !
J'ai l'impression d'avoir doublé de volume ! Mes poils sont genre totalement dressés sur tout mon corps et me donnent l'aspect d'un gros chat moche !
Merde, arrête de rire et essuie moi, enfoiré !
Je miaule et ça ne fait qu'augmenter ses rires !
Oh, pour la peine, je vais me venger !
Je descends rapidement du meuble, cours rapidement jusqu'à son lit et me roule dans ses draps jusqu'à être totalement sec. Il m'a regardé avec les yeux grands ouverts, incapable de bouger ! Comme si je venais de commettre un acte irréparable !
Il me pointe du doigt d'un air mauvais et entreprend de m'attraper.
Oh, tu veux jouer à ça ? Ok !
Je le fais courir dans à peu près tout l'appartement, sautant de meuble en meuble tel un ninja ! Il a même essayé de me soudoyer avec un morceau de jambon mais, malgré les plaintes de mon estomac, j'ai résisté ! Tu ne sais pas à qui tu t'adresse mon grand !
Et pour courir, il a courut ! Si bien qu'il finit essoufflé en étoile sur son lit, respirant comme un boeuf !
Et bien, je pensais que t'avais un peu plus d'endurance que ça !
Et juste pour « l'humilier », je m'allonge sur son dos, m'étire longuement et pose la tête sur mes pattes avant.
- Tu sais, Hidan, j'ai crut qu'ils t'avaient attrapé.
Même pas en rêve !
- Orochimaru a porté plainte contre moi, à cause de ses blessures. J'ai dû payer une amende à cause de toi !
Je te rembourserai.
Bon, j'ai pas d'argent mais je te donne l'équivalent en câlins !
Il soupire profondément en regardant vers la baie vitrée et murmure :
- Ne le prends pas mal mais j'aurais préféré avoir un mec pour me protéger plutôt qu'un chat.
Tu peux avoir les deux, non ?
Il rit un peu amèrement.
- Je suis allé à ce bar, je ne sais plus quand avec Yahiko. Il voulait me changer les idées, et y'a un mec qui m'a abordé. Il était genre super mignon.
Vraiment ?
- Avec un sourire magnifique, de belles fossettes à tomber par terre ! Yahiko s'est rapidement éclipsé pour nous laisser un peu d'intimité. Et franchement, on s'entendait super bien.
Il sourit largement en étirant le bas de son dos et murmure :
- Après avoir bu deux ou trois verres … Peut être cinq, je me souviens pas bien, on est allés en boite. Il était super tard, j'étais genre … dans un état horrible, mais on a dansé, on s'est chauffé, je lui demande s'il veut rentrer avec moi.
Je vois ses joues rougir et il y a de quoi. Il a sûrement jamais fait ça alors que ça m'arrivait genre … tout le temps quand je sortais ?
- Honnêtement, c'était la première fois que je faisais ça ! Alfred a d'ailleurs été très choqué mais il n'a rien dit. Et je ne te parle pas de ce qu'il s'est passé dans l'ascenseur.
Je le vois se mordre la lèvre inférieur. Ah, je connais parfaitement ce regard. Il revoit tout ce qu'il s'est passé, ressens les mêmes sensations. Je crois même qu'il a frissonné !
- Arrivé ici, je n'y tenais plus vraiment. Je comptais même faire ça sur le canapé mais il m'a stoppé !
Ouch !
- J'ai vu son regard passer de l'arbre à chat, tes gamelles, et il m'a regardé genre « T'as un chat ? ».
Il soupire longuement en passant une main dans ses cheveux.
- Je lui ai dit que oui et il m'a juste dit qu'il supportait pas ça et s'est tiré. Je crois qu'on ne m'avait jamais fait de plan aussi foireux ! Même Orochimaru est un ange à côté de ça !
Abuse pas quand même ! Orochimaru est un connard qui a osé lever la main sur toi … Et sur moi, par la même occasion.
- Bref, à cause de toi, je n'ai pas eu le droit d'utiliser mon canapé comme je l'entendais !
Tsss, c'est toi qui m'a recueillit, pas le contraire !
- Mais c'est pas grave. J'attendrais ! Je vais quand même pas t'enfermer dans le bureau pour éviter de refroidir mes possibles conquêtes !
Si j'avais put, j'aurais rit.
T'inquiète pas, Nagato, tu le trouveras, ton prince. Même si je dois t'aider pour ça !
Bon, ça risque d'être difficile, en tant que chat, mais je ferais de mon mieux !
