Voilà un nouveau chapitre ^^

Sasa : Ca m'arrive souvent d'essayer de soudoyer mon chat avec du jambon, c'est pour ça que je l'ai placé :p Je suis toujours impatiente de recevoir tes reviews, elle me font tout le temps plaisir, et bien rire :D Merci à toi ^^

Gaaragirl630 : Ravie que ça te plaise. Pour te répondre à ton interrogation, je te laisse lire ce chapitre. Merci pour ta review ^^


Les jours passent rapidement après cet escapade. Une mois, un second et arrive l'été. Je n'arrive pas à définir notre relation. De son côté, c'est bien simple, je crois que je suis devenu un très bon ami, malgré ma condition. Je l'accompagne partout, sous les yeux hallucinés des gens à qui il me présente. J'ai même rencontré son éditeur et il prévoit de faire un bouquin sur moi.

« Le chat tenant un peu trop du chien ».

Ce n'est pas le titre définitif mais on va écrire un putain de bouquin sur moi, ce qui sera sûrement la meilleure chose qui me soit arrivée. En mettant de côté ma transformation en fait. Enfin, j'en sais trop rien. Je suis toujours partagé entre l'envie de rester un chat, et avoir l'impression de faire quelque chose d'utile de ma vie, à savoir tenir compagnie à quelqu'un qui en a besoin; et celle de redevenir humain. Parce que bon, si j'arrive à le faire sourire en tant que chat, je pourrais aussi, dans mon corps d'origine. Peut être mieux, d'ailleurs. Après tout, Kakuzu m'a toujours traité d'imbécile heureux.

Kakuzu … Je ne l'ai pas revu, depuis ce retour du parc. Je ne sais même pas s'il me cherche encore. Je me surprends à l'espérer, parce que ça voudrait dire qu'il ne m'a pas oublié. Après tout, je n'avais que lui. Mes parents m'ont foutu dehors quand j'avais seize ans et je suis allé vivre chez lui le temps que je me trouve un travail. Il m'a toujours soutenu, à sa manière, à grande quantité d'insultes, de tapes dans l'épaule, des moqueries fraternelles. J'ai toujours put compter sur lui, et ça a toujours été réciproque. Je ne sais pas comment on en est arrivés là. Quand on était gosse, on se foutait sur la gueule tout le temps. On s'est fait de bonnes crasses avant de fraterniser pour attaquer les autres ensemble.

Je ne sais pas comment définir notre « relation », avec Nagato. J'ai l'impression d'être son confident. Il m'a raconté des secrets à lui, en me disant que certaines choses, même Yahiko ne les savait pas. Certaines choses sont plutôt flagrantes, comme sa gourmandise exacerbée pour le chocolat, ses tics quand il écrit, du genre se mordiller la langue entre ses canines; à droite quand il est inspiré et qu'il écrit facilement, à gauche quand il doit réfléchir à ses phrases.
Et dans les détails les plus dissimulés, il adore se grattouiller la nuque quand il a besoin de câlins. Yahiko ne sait pas que Nagato aime fumer quand il stresse. Mon maitre m'a dit que Yahiko était très … maternel à ce niveau là, et que s'il le choppait, ça serait pire que de dire qu'Orochimaru était revenu.

Nous sommes lundi aujourd'hui, je crois. Nagato est encore en train de dormir. Il bosse beaucoup la nuit en ce moment alors, il faut bien qu'il se repose, de temps en temps. Il m'a lut tous ses bouquins et je les ai adorés. Je suis pas un grand liseur, en général, bien au contraire, mais qu'il me fasse la lecture m'a plut.

Il a une façon de lire qui me plait. Il a une voix agréable, et a toujours le ton pour chaque personnage. Vu que ce sont ses écrits. Il a sa façon propre de voir ses personnages, de les faire jouer. Il leur donne même des accents à certains. Ça lui arrivait même de rire tout seul en relisant certains passages. J'ai adoré ça.
Après son réveil, comme à notre habitude, je vais dans la douche avec lui. Je crois que ça l'amuse que j'adore autant l'eau. Comme je l'ai dit, au moins, ça m'évite d'avaler les poils. Devoir les recracher est très douloureux et désagréable.

Ensuite, on mange et il essaye un peu de jouer avec moi.
Bon, je vais être franc, ce côté de la vie d'un chat est marrant au début, mais plutôt chiante à force. Pour moi, je veux dire. Oui, je peux sauter n'importe où, faire des bonds assez impressionnants, je suis super souple mais quand même … Je suis humain, merde ! Je me laisse faire pour lui faire plaisir mais il comprend rapidement quand j'en ai marre. Mes instincts animaux prennent souvent le dessus mais j'essaye tant bien que mal à les réprimer. J'aimerais quand même éviter de me transformer totalement en chat, me perdre. Imaginez si un jour je redeviens humain et que je garde mes pratiques de chat ? Je ferais quoi ? Je me lécherais les mains pour les nettoyer, miaulerais pour qu'on me nourrisse, ne boirais que du lait.
L'horreur.

Et le lundi, comme tous les lundi soirs, c'est supermarché ! On va tout le temps au magasin de nuit dans lequelle il m'a vu pour la première fois. C'est genre, de l'autre côté de la ville mais il aime bien marcher et moi aussi !
En fait, il préfère bosser la nuit. Il trouve que ses neurones fonctionnent mieux et que l'inspiration est plus présente à ce moment.
On marche donc dans les rues, je m'éloigne, de temps en temps, pour sentir une odeur particulière. Les courses se passent parfaitement. Les caissiers me saluent, comme d'habitude et Nagato prend ma nourriture préférée. Oui, je crois que je me suis fait à la pâtée pour chats. Pas si mauvais que ça, quand on n'a rien d'autre. Il paye les courses en cash, comme d'habitude et on ressort du magasin, sous les regards hallucinés des non habitués.
On traverse une rue, puis une autre mais il se fait arrêter par une bande de jeunes.

- Allez, déballe ton fric ou j'te pointe !

Je me mets directement en boule mais Nagato lâche ses courses, sort son portefeuille et donne ce qui lui reste.

- Quoi ? C'est tout ?
- Je viens de payer mes courses, j'ai plus rien …
- Tu t'fous de notre gueule là ?
- Non, je vous promets !

Avant que je puisse réagir, j'entends un gémissement de douleur et vois le corps de Nagato tomber sur le macadam de la route, les pieds dans le caniveau. La bande déguerpit en courant tandis que j'ai les yeux rivés sur Nagato.
Merde, y'a quelqu'un ? Venez l'aider !
Je miaule tout ce que je peux mais je ne vois personne. Je vais m'allonger sur lui, espérant comprimer la plaies mais l'odeur du sang m'entoure totalement.
Non, Nagato, s'il te plait, pas ça. Tient bon, quelqu'un va arriver !

Je vais faire quoi, moi, si tu m'abandonnes ?

Je regarde autour et sens effectivement que quelqu'un arrive. Trop vite, beaucoup trop vite. Je me relève, et vois une voiture arriver dans la rue, fonçant droit sur Nagato.
Merde, arrête toi ! Tu vois bien qu'il y a quelqu'un au milieu de la route !
Mon regard passe des phares au corps inanimé de Nagato. Putain il …
Pas le temps de réfléchir. Je me précipite vers la voiture dont le conducteur réagis enfin. J'entends des pneus crisser sur le sol, je saute et me fais projeter en arrière pour atterrir à un mètre de Nagato. Je sens que mes os sont brisés, je ne sens même plus mon arrière train.
De mes pattes avant, je rampe comme je peux vers Nagato, passe la tête sous sa main inerte et la lèche.
Je le vois ouvrir faiblement les yeux. Reste en vie Nagato. C'est à mon tour de prendre les coups pour toi, tu dois rester en vie.
J'entends des pas précipités derrière moi, quelqu'un téléphoner pendant que je regarde Nagato dans les yeux. Merde, qu'est ce que ça fait mal !
Ses doigts bougent doucement sur ma tête, dans une caresse légère et mes yeux se ferment avant un noir absolu.

Je t'ai sauvé la vie.