Hello tout le monde =) Me revoilà avec un nouveau chap !
Sasa : Après ta review, je me suis rendue compte que j'avais été très imprécise sur le lieu où a été retrouvé notre cher Hidan. En fait, il a été retrouvé dans la ruelle où il avait vu le chaton, deux ou trois jours après l'accident de Nagato :) Donc non, Nagato n'est pas à côté :) Oui, j'ai un peu repris les insultes à la chaine, pour qu'on retrouve la version Humain d'Hidan ^^ En espérant avoir éclairé ta lanterne :)
Necrophiliac : Je te laisse lire ce chapitre pour répondre à toutes tes questions :) je me suis bien amusée à écrire les retrouvailles entre nos zombies préférés :p
Gaaragirl630 : Réponse 1, Jean Pierre et oui, c'est mon dernier mot ! En effet, la transformation a réussit à faire ressortir le bon côté de notre Hidan national, et la sorcière l'a récompensé en lui donnant une nouvelle chance parmi les humains :) J'ai bien rit quant à ta réponse 3 xD J'aurais put faire ça, mais ça aurait été sadique :D
Je sors aujourd'hui. Je sais même pas quel jour on est. Kakuzu m'a ramené des vêtements et il me ramène chez lui. Il a changé d'appart, entre temps. Il habite plus près de son travail, ce qui a l'air de l'arranger. C'est aussi petit qu'avant, mais il dit toujours qu'il n'a pas besoin de plus. Une petite pièce à vivre avec cuisine, une chambre et une salle de bain. En arrivant, il me dit :
- Allez, fais comme chez toi. T'auras qu'à prendre mon lit et je prends le canapé.
- Non, je m'en fous, garde ton lit !
- T'es sûr ?
- Oui, t'inquiète ! Un canapé me suffira !
- Tes fringues sont dans des cartons en bas de mon armoire.
- Ok.
- Pour l'instant, tu fais ce que tu veux, ok ? Tu reprends doucement ta vie.
- Tu .. tu te souviens, la vieille Tsunade avec qui j'avais fait un pari ?
- Elle a été arrêtée et toute sa branche a été démantelée. T'inquiète pas pour ça.
Je hoche la tête et m'installe sur le canapé, les mains jointes, la tête basse.
Merde, qu'est ce que je vais faire, maintenant ?
Une semaine entière passe. Je ne fais rien. Je passe la journée à tourner dans l'appart, désespérément seul. Et mon coeur me tiraille quand je pense à Nagato. Jusqu'à ce que Kakuzu m'oblige à sortir avec lui. Il veut me payer un café. Je dois lui sembler super mal pour qu'il dépense volontairement de l'argent pour moi.
On le boit en silence, et sur le chemin du retour, je m'arrête devant un kiosque à journaux. Je regarde un long moment le magazine devant moi. C'est celui pour lequel Nagato avait écrit la nouvelle comique. « Les auteurs se déchainent ».
Je jette un regard à Kakuzu qui ne semble pas comprendre mais il me tend quand même la monnaie pour l'acheter. Merde, je dois vraiment avoir une sale gueule.
Dès qu'on arrive chez lui, j'ouvre le magazine, cherche rapidement la page et lis la nouvelle, telle qu'il l'avait écrite. Kakuzu regarde au dessus de mon épaule mais je m'en fous, pour l'instant. Je me revois faire ces conneries, ouvrir l'eau chaude, me retrouver bloqué en haut des meubles de la cuisine. Il y a même une des photos de Nagato et moi, prise par Konan, sur une page entière. Il semblait heureux, Nagato. Il a un grand sourire en me regardant, tandis que je fixe l'appareil photo d'un air blasé. Ça devait faire trois heures que Konan essayait de prendre une photo potable.
Il y a quand même un petit encadré en bas de la nouvelle :
« Hidan, le chat que Nagato Uzumaki avait recueillit, a été tué dans un accident, il y a quelques jours. D'après le conducteur du véhicule, si le chat n'avait pas été là, il aurait percuté le corps de Mr Uzumaki qui avait été, quelques secondes plus tôt, poignardé par une bande de jeunes souhaitant le voler. Mr Uzumaki est très touché par la disparition de son animal, que beaucoup considéraient comme particulièrement intelligent. Son prochain livre, intitulé « Hidan, un chat pas comme les autres » devrait sortir ce mois ci. »
Mes mains se mettent à trembler mais je me reprends rapidement pour ne pas le montrer à Kakuzu. Celui ci me fait d'ailleurs sursauter quand il dit :
- Je l'ai croisé, ce mec ! Et le chat aussi ! Il m'a attaqué sans raison. Il avait les mêmes yeux à la con que toi !
Je ferme les yeux, douloureusement et il me fout la paix.
Merde, pourquoi est ce que je souffre autant ? Je suis pourtant pas si mélodramatique en général.
Je compte les jours jusqu'à la sortie du bouquin. En attendant, je collectionne les articles concernant Nagato, comme une fangirl. Je me sens pitoyable mais honnêtement, sans ça, je crois que je perdrais la boule. Kakuzu essaye de me faire parler, me demande depuis quand je m'intéresse autant à la littérature mais je l'ignore totalement.
À la sortie du bouquin, je fais la queue pour l'avoir dans les premiers et le dévore en quelques heures. Merde, j'ai été obligé de m'enfermer dans la salle de bain pour ne pas que Kakuzu voit que je chialais comme un gosse à cause du petit mot au début : « A la mémoire d'Hidan, prince charmant, à ses heures ».
Putain, tu pensais à quoi Nagato ? Tu vas vraiment passer pour un putain de zoophile !
Pourquoi est ce que j'arrive pas à arrêter de chialer ? Franchement ? Il n'était pas si …
Putain, il me manque horriblement, l'enfoiré !
C'est décidé, aujourd'hui, je fais quelque chose !
Alors je me rends au petit magasin de nuit pour aller supplier le responsable de me donner un travail. Ok, c'est pas très intelligent mais je ne vois pas ce que je pourrais faire d'autre. J'ai de la chance qu'il accepte de me prendre en test. Kakuzu a été content de voir que j'avais un boulot. Je suis caissier, yeah !
Deux putains de mois sans le voir ! Bon, d'un côté, j'ai un peu d'argent de côté, Kakuzu est bien content que je fasse quelque chose, mais ça me tue de l'intérieur.
D'ailleurs, c'est un lundi soir que je le vois. A l'heure à laquelle on avait l'habitude de faire nos courses. Il est là, dans la file, dans MA file, ses cheveux cachant toujours la moitié de son visage. Ah tiens, il a vraiment les cheveux rouges alors ? Il m'adresse même un léger sourire quand je lui souhaite un bonsoir.
Putain, Nagato, regarde mes yeux. Regarde mes putains d'yeux ! Tu les reconnaitrais ! Au moment de payer, il sort ses billets, me les donne et frôle ma peau au passage. Ça le fait redresser la tête. Il me jette un coup d'oeil, me regarde un court instant dans les yeux avant de se détourner.
Il ne m'a pas reconnu ? Il n'a pas reconnu mes yeux ?
Je le suis du regard tandis que la mégère qui était derrière lui gueule qu'elle a pas que ça à faire.
En rentrant, je ne peux pas me retenir. À peine la porte de l'appart est claquée, je m'effondre et fonds en larmes. Oh je suis pathétique !
Kakuzu, alerté par les bruits, accours. Il semble choqué en me voyant dans cet état mais vient me prendre dans ses bras.
- Tu t'es souvenu ?
- Je n'ai jamais oublié.
- Quoi ? Mais …
- Putain, tais toi ! Laisse moi du temps !
Je me reprends lentement, au bord de la crise d'angoisse et il murmure :
- Hidan tu .. Je t'ai jamais vu dans un état pareil.
- J'ai pas vraiment disparu.
- Hein ? Tu …
- Promets moi de ne pas te moquer de moi.
- Je ..
- S'il te plait, Kaku.
- Promis.
Je me fais un peu d'air de la main en me redressant.
- J'étais transformé en chat.
- Quoi ?
- Tu m'as promis !
- Je ne me moque pas mais .. Hidan ..
- Tu te souviens le chat qui t'a bouffé les mollets ?
- Oui ?
- C'était moi !
- Tu …
- Ses yeux ! Souviens toi des yeux !
Il me regarde un long moment avant de se laisser tomber sur les fesses.
- Pourquoi tu étais transformé en chat ?
- Une sorcière ! Pour me punir.
- Te punir de quoi ?
- De pas avoir aidé à chaton. Il s'est fait tué alors la sorcière m'a transformé en chat pour que je comprenne ce que c'était.
- Putain c'est …
- Je sais ! J'ai eu du mal à m'y faire aussi !
- Pendant tout ce temps ?
- Oui.
- Et tu faisais quoi ?
- Je squattais chez Nagato.
- Ah ! Je comprends mieux pourquoi tu gardes tous ces articles ! Et tu as lut un putain de livre !
- Je l'ai vu ce soir ! Je me suis fait embaucher là bas exprès parce qu'il y va.
- Et .. ?
- Quoi « Et » ?
- Il s'est passé quoi ?
- Il a pas reconnu mes yeux .. Il .. Il ne m'a pas reconnu.
Il y a un long silence avant qu'il murmure :
- Putain, Hidan.
- Quoi ?
- T'es amoureux de lui.
- Quoi ? Arrête dis pas de conneries !
- Pourquoi t'es dans ces état alors ? Tu aurais put lui parler, faire genre ami-ami mais tu l'as pas fait ! C'est que tu veux plus, non ?
- Qu'est ce que tu racontes encore ? Je suis pas gay !
- Hidan ! Tu as chialé en lisant des articles parlant indirectement de toi !
- Mais …
- Je t'ai vu ! Et entendu ! Les murs sont fins ici !
- Je suis pas amoureux de lui !
- Putain, regarde toi ! T'es en pleine crise d'angoisse !
Je le repousse, me lève et vais m'enfermer à la salle de bain.
Moi ? Amoureux ? D'un MEC ? Et puis quoi encore ? Putain, t'as fumé quoi, Kakuzu ?
Je m'installe par terre.
Amoureux ? Ça serait bien la première fois que ça m'arriverait. Et faudrait qu'en plus, ça tombe sur un mec ? Non, hors de question. Je suis pas homophobe, mais … disons que c'est pas mon truc.
Je revois le visage de Nagato. Sa façon de me sourire quand je le câlinais, la malice dans ses yeux, sa voix quand il prononçait mon prénom.
Merde, pourquoi est ce que mon coeur bat aussi vite maintenant ? Non mais tu vas te calmer, connard ? Je t'ai rien demandé d'abord !
Merde, je serais amoureux de lui alors ? Non, c'est pas possible, je le connais à peine.
Ouais, j'ai vécu cinq mois avec lui, je le connais par cœur. Toutes ses habitudes, ses tics, ses petites manies.
Merde. Je suis dans la merde jusqu'au cou. Être un chat, à côté de ça, c'était des vacances.
Quand je ressors de la salle de bain, la main sur la bouche, réalisant enfin que je suis totalement amoureux, je croise le regard de Kakuzu qui soupire en me faisant un signe de la tête. Je vais m'installer à côté de lui sur le canapé et il me prend dans ses bras.
- C'est pas interdit, Hidan.
- Mais avec toutes les filles que j'ai baisées et …
- Ça t'es tombé dessus, tu peux rien y faire.
- Mais qu'est ce que je vais faire ?
- Pour l'instant, tu vas te calmer un peu, te reposer parce que demain, tu bosses. Et tu trouveras bien jusqu'à votre prochaine entrevue.
Merde. Merde. Merde.
