Me revoilà, et surtout, voilà mon avant dernier chapitre. Oui, je sais, c'est dur à entendre, mais il faut bien que cette histoire se termine un jour !

Sasa : Pour ton problème de clavier, la touche "Inser" est ton amie :) J'avoue que je ne voulais pas trop prolonger le côté "je l'aime ou pas ?". j'ai lut plusieurs fic, dans lesquelles ces incertitudes duraient pendant des heures, et je dois dire qu'à force, ça m'a un peu soulé. Donc, pour ma fic, je voulais que ça soit rapide, mais que ça reste à la manière de "mon" Hidan. Brut et vif. Et aussi, essayer de mettre en evidence la confiance qu'Hidan avait en Kakuzu, vu que c'est grâce à ce dernier que notre Jashiniste préféré se rend compte de ses sentiments ^^ Pour Nagato, ce chapitre devrait répondre à tes question :) Et oui, ca va bientôt se finir, mais il y aura des bonus !

Booomragnu : J'ai été très surprise que tu me définisse comme une "Déesse de l'écriture". Je sais qu'il m'arrive de faire des fautes, de mal tourner mes phrases et surtout, je suis loin de certains autres auteurs qui ont un style beaucoup plus romancé que le mien ! Pour les autres fictions, peut être que j'en posterai, mais ça ne sera pas vraiment le même style que celle là. Je garde la surprise ! :) Merci pour ta review ^^

neko-chan : Ceux qui ne veulent pas la suite sont ceux ne voulant pas que ma fiction s'arrête :p Merci pour ta review ^^

Necrophiliac : Je ne cache pas qu'Hidan est OOC, bien au contraire. Mais je pense qu'à partir du moment où l'on place des personnages ne nous appartenant pas, dans des situations dans lesquelles ils ne risquent jamais d'être via l'oeuvre originale, ils sont presque forcément OOC. Je ne sais pas trop si ma phrase est francaise mais j'espère que tu as compris l'idée ! Comme pour Sasa, ce chapitre devrait répondre à tes questions :) Bonne lecture !

Gaaragirl630 : Hidan n'est pas Gay, il est amoureux d'un mec xD Personnellement, je n'appelle pas ça être gay. enfin, moi même, je ne sais pas vraiment comment je dois le définir, "mon" Hidan. Comme je l'ai dit, via une phrase de Kakuzu, ça lui est tombé dessus, et il ne pouvait pas faire grand chose contre ça ! Quant aux sentiments, je peux te certifier que certains hommes peuvent "aimer" les femmes sans jamais tomber amoureux!

Bonne lecture :)


La semaine passe rapidement sans que je réalise vraiment ce qui m'arrive.
Et d'abord, comment est ce que ça a put arriver ? Moi ? Tomber amoureux d'un mec ? Bon, ok, le mec en question est plutôt spécial dans le genre mais c'est pas une raison, si ?

C'est la meilleure putain de raison.
J'angoisse dès que je pense à l'aborder. Qu'est ce que je peux dire, d'abord ?

« Salut, je suis ton chat ! »

A part si je veux me faire enfermer, je suis pas certain que ça soit une bonne idée.
Lundi soir, je suis de repos mais je vais quand même au magasin, faire genre je fais des courses. J'attends l'heure au rayon café. J'ai changé à peu près cinq fois de tenue, pris trois douches, sous le regard moqueur de Kakuzu. Mais il m'a dit que j'étais beau.
Quand je vois Nagato entrer dans le magasin, je perds tous mes moyens. Merde, c'était quoi mon texte, déjà ?
Je le surveille du coin de l'oeil. Il évite le rayon animaux et je le comprends. Je suis quand même censé être mort. Ça n'est que quand je le vois s'approcher de la sortie que je me dépêche de l'aborder. Je l'appelle, le vois se retourner et me plante devant lui. Je bégaye un court instant avant de dire :

- Je suis désolé de vous aborder comme ça mais .. Enfin, ça fait plusieurs fois que je vous vois et enfin … j'aimerais vous inviter à boire un café ou un thé ou ce que vous voudrez.

Il me regarde un moment tandis que je garde la tête basse.
J'ai l'impression d'être un condamné à mort attendant que le bourreau fasse son travail.

- Ca serait avec plaisir.

OH MON DIEU ! Je suis encore en vie !

- C'est vrai ?
- Oui !

Je me risque un coup d'oeil et le vois sourire. Rah, j'ai envie de le prendre dans mes bras, là, tout de suite. Je dis :

- Il y a ce café où je vais souvent, ça s'appelle le Chat Gris. À deux ou trois rues d'ici.
- Demain, dix-neuf heures ?
- P …. Parfait.

Son sourire s'étire légèrement et il s'en va tandis que je reste planté là.
Merde, j'ai un rencard ! Un vrai ! Avec un mec en plus !
Je le vois me regarder, au dessus de son épaule quand il arrive l'autre côté de la rue et son sourire se transforme en moue adorable genre « Oh putain, il est mignon en plus ».
Je rentre rapidement chez Kakuzu et saute -enfin- de joie. Il comprend rapidement parce qu'il sourit en me regardant faire.
Putain, j'ai l'impression d'être une pucelle sur le coup.
Obligé de prendre un cachet pour pouvoir dormir.
Je passe la journée à chercher une tenue. Encore. Et à me faire beau exprès pour Nagato. Est ce qu'il est aussi excité de son côté ? Je l'espère grandement !
J'espère aussi qu'il n'est pas du genre à coucher le premier soir ! Sinon, je suis mal.
J'arrive à l'endroit environ une demie heure trop tôt. Le patron, Jiraya, me connait bien alors ça le dérange pas que je consomme pas tout de suite. C'est ici que Kakuzu a l'habitude de m'emmener quand ça va pas.
Je me sens rougir en voyant Nagato entrer. Il s'est fait beau, lui aussi. Habillé sans que ça soit de trop, ses cheveux sont magnifiques, il a même mit sa chevalières à son pouce. Il me l'a montrée une fois, disant que c'était tout ce qui lui restait de ses parents. Qu'il ne la sortait que pour les grandes occasions.
Je me lève quand il s'approche et il me sert la main avant qu'on se réinstalle. Il me regarde un court moment avant de dire :

- Vous vous appelez Hidan, c'est ça ?
- Je .. Oui mais …
- J'ai lu un article sur vous, il y a quelques mois dans un journal.

Jiraya s'approche et prend notre commande. Nagato se prend un irish coffee alors que je prends un chocolat chaud. J'ai un goût prononcé pour tout ce qui est au lait depuis quelques temps. Nagato reporte rapidement son attention vers moi.

- Vous étiez porté disparu.
- On dirait qu'on m'a retrouvé !

Il sourit et j'ajoute :

- Il y a deux-trois mois, environ. J'ai été retrouvé dans une ruelle.
- Qu'est ce qu'il vous est arrivé ?
- Vous me croiriez pas si je vous le disais.
- Je suis plutôt ouvert d'esprit, vous savez ?
- Je sais. Je connais vos livres.

Le rose lui monte au joues. Ça doit être la première fois que je le vois rougir. Ça lui donne un côté très mignon.

- Je suis un grand fan, d'ailleurs. J'ai fait la queue pendant des heures pour le dernier.
- Vraiment ? Et pas pour les autres ?
- Non ! Désolé !

Il pouffe de rire et j'ajoute :

- On m'a fait la lecture pour les autres.

Il relève les yeux et Jiraya nous ramène nos consommations. Nagato attaque sa crème à la petite cuillère et demande :

- Donc vous êtes un de mes fans ?
- On peut dire ça, oui.
- Et vous donnez souvent rendez vous à vos idoles ?
- Vous les acceptez souvent, de votre côté ?

Il se fige dans une légère gêne.

- Uniquement quand je suis intéressé.

Merde, il a craqué pour moi ? Il est « intéressé » !
J'entame mon chocolat avant de demander :

- Je peux vous demander quelque chose ?
- Bien sûr.
- Vous avez fait exprès de venir à ma caisse, la semaine dernière, n'est ce pas ?
- Touché.

Il est encore gêné. Tain, s'il continue, je vais me mettre à baver ! Mais merde ! Depuis quand est ce que je bave devant les mecs moi d'abord ? Je prévoyais de me faire Konan quand même !

- C'était la première fois que je sortais depuis longtemps. Ça n'est pas spécialement positif mais …
- La première fois depuis l'accident ?

Il baisse un peu la tête et dit :

- Voilà. Je redoutais ce moment. Mes amis m'ont beaucoup soutenu mais il y avait certaines choses qu'ils ne comprenaient pas.
- Quel genre de choses ?
- Je ne suis pas certain que vous puissiez les comprendre, non plus.
- Je peux essayer.
- Dans ce cas ….

Il inspire profondément.

- Si vous m'avez lut, vous devez savoir que j'avais un chat. Du même prénom que vous d'ailleurs.
- Oui, je le sais.

Ma gorge se sert. Bien sur que je le sais, merde !

- Il comptait beaucoup pour moi. Je l'ai toujours trouvé très différent et très spécial. Quand j'ai dit à mes amis qu'il avait pleuré, après avoir été renversé, ils ne m'ont pas crut.

Je te crois, moi.
Il pose sa main sur la table et j'hésite un court instant avant de poser la mienne dessus, glissant les doigts au creux de sa paume. Je la caresse doucement du pouce avant de dire :

- Ce que vous avez vu ne doit pas être altéré par leur jugement ou la « normalité ». Votre chat vous a sauvé la vie en se sacrifiant.

Il ressert doucement les doigt sur les miens et demande :

- Vous me croyez ?
- Je suis prêt à croire n'importe quoi tant que l'émotion est présente.

Il me regarde dans les yeux mais je me détourne rapidement en disant :

- Je vais être franc avec vous, je suis plutôt simplet en général. Je ne suis pas un intello qui dévore des bouquins à longueur de journée. Je ne suis qu'un caissier.
- Il ne faut pas vous dévaloriser. Mon Naruto n'était pas bien fin non plus, au début, mais il a murit !
- Naruto est un personnage de fiction.
- La magie est présente dans ce monde, Hidan. Sous une forme différente que celle des fictions mais il ne suffit pas grand chose pour la déclencher.
- Vous croyez ?
- Regardez donc notre situation. Première fois que je sors depuis deux mois, j'étais terrorisé, un spray au poivre planqué dans ma poche, et qu'est ce que je vois, dans mon magasin préféré ? Le jeune homme dont parlait un article que j'ai lut à mon chat ! Et l'homme en question m'invite à sortir avec lui la semaine suivante.

Ouais, et je me souviens que tu avais dit que j'avais du charme ! Et un beau sourire.
Sourire que je lui montre rapidement avant de dire :

- J'ai faillit me dégonfler !

Je lâche sa main, bois une gorgée de chocolat sous son regard amusé et il demande :

- Vous n'avez pas l'habitude des rendez vous ?
- Quelque chose comme ça, oui.
- Je vais vous faire une confidence. Moi non plus.

Je souris à nouveau et il déclare :

- Si ça se trouve, on est tout à fait ridicules, pour un tiers observateur !
- Parlez pour vous, moi, j'ai toujours la classe !

Je me redresse un peu, et replace mes cheveux en le regardant de haut ce qui le fait bien rire.

- Et moi, je suis un auteur reconnu !
- Oh, c'était bas ça ! Je peux pas rivaliser !
- D'ailleurs, vous ne me demandez pas d'autographe ?

Je lui fais mon sourire le plus charmeur. Je le vois regarder mes lèvres, rougir en détournant un peu les yeux.
Merde, je lui fais vraiment un effet monstre en plus.

- Pourquoi est ce que je demanderai un autographe alors que je suis en rendez vous avec vous ? Si je n'avais voulu qu'un autographe, je vous l'aurais demandé à ma caisse et je ne vous aurais pas dérangé de la sorte.
- Vous ne me dérangez pas, Hidan.

Alors qu'il se tenait droit depuis le début, sur le bord de sa chaise, il laisse son dos aller s'appuyer contre le dossier, un sourire aux lèvres. Merde, il a du charme, lui aussi. Il replace ses cheveux derrière son oreille et me jette un coup d'oeil avant de déguster une nouvelle cuillère de crème, l'air de dire « Alors ? T'as quoi à répondre à ça ? »
Putain, je drague un mec, je me fais draguer et j'adore ça !

- Vous n'avez donc pas votre prochain best seller en cours d'écriture ?
- Non ! Je suis en vacances mais j'ai quelques idées pour mon prochain livre.
- Il parlera de quoi ?
- Top secret, désolé ! Si je vous le dis, l'information risquerait de se promener sur internet et j'aimerais éviter.
- Si je vous dis que vous pouvez avoir confiance en moi, ça fonctionne ou pas ?
- Non, je suis désolé.

Je soupire, faussement blessé. Merde, je t'ai vu à poil ! En train de te faire baiser par un vieux ! Tu pourrais me faire confiance, quand même !
Il sourit et ajoute :

- A part si vous me prouvez que vous me faites confiance aussi.
- Comment pourrais-je faire ça ?
- Vous sembliez gêné de parler de ce qu'il vous est arrivé mais ça n'a fait qu'attiser ma curiosité.

Je me détourne. Merde, c'était pas prévu ça. Et je ne peux clairement pas lui mentir.

- Vous me racontez ce qu'il s'est passé et je vous dis pour mon bouquin.
- Vous ne me croirez pas.
- Je vous l'ai dit, j'ai l'esprit ouvert.

Je passe les mains dans mes cheveux en baissant la tête et dis :

- Il ne le sera jamais assez pour ça.
- Vous ne l'avez raconté à personne ?
- Uniquement mon meilleur ami.
- Il vous a crut, lui ?
- Oui.
- Pourquoi pas moi, dans ce cas ?
- Parce qu'il me connait assez pour savoir quand je dis la vérité, même si elle me fait passer pour un fou.

Il ne dit rien et j'ajoute :

- Parce qu'honnêtement, vous allez sûrement me dire d'aller me faire interner après mon récit.
- Je vous écoute.

Je bois quelques gorgées de chocolat et regarde Nagato en disant :

- Vous croyez en la magie ?
- Je viens de ….
- Non. La vraie magie. Celle des contes de fée.

Il semble dubitatif.

- C'est ridicule. Rien que de retourner cette histoire dans ma tête, toute les façons de le raconter qui me viennent à l'esprit me semblent totalement grotesques.
- Soyez simple.
- Tu as revu Orochimaru ?

Il se redresse.

- Comment avez … ?
- Putain, c'est … Nagato, je suis ton chat.

Et voilà la phrase que je ne devais surtout pas dire.

- Enfin … J'ai été transformé en chat par une sorte de vieille pour me punir. Le soir même que tu m'as trouvé sous le banc, en face du magasin.

Je le regarde dans les yeux et il finit par se détourner en mettant sa veste.

- Tu habites au quarante deuxième étage de la tour d'Ame. Le gardien s'appelle Alfred.
- Hidan, vous ….
- Ta boite aux lettres est celle de la 3eme colonne, deuxième ligne.

Il se lève et je le suis en disant :

- Le premier soir, tu m'as donné une tranche de jambon dans une assiette blanche avec des fleurs de cerisier peintes. Le lendemain, tu m'as emmené chez Konan, ton amie vétérinaire et j'ai pissé sur la table. Elle m'a vacciné, t'a dit que la couleur de mes yeux était une tare génétique.

Je lui attrape le bras mais il échappe à mon étreinte en me disant d'arrêter et il appelle un taxi de la main.

- Tu sortais avec Orochimaru depuis tes quinze ans, quand tu étais encore au foyer avec Konan et Yahiko. Vous êtes restés ensemble pendant sept ans, jusqu'à ce que je l'attaque pour te protéger. Après ça, tu es resté une journée complète au lit avec moi et … le lendemain, Yahiko est venu avec l'idée de te remonter les bretelles. Konan a même vérifié mes dents pour être sûr que je n'en avais pas perdu.

Un taxi s'arrête à sa hauteur et il ouvre la portière avant de rester un long moment figé. Jusqu'à ce qu'il se retourne, les yeux baignés de larmes et murmure :

- Vous êtes cruel, Hidan. Faites vous soigner.

Il monte ensuite dans la voiture qui démarre immédiatement.
Un poids se fait alors sentir dans mes entrailles.
Pourquoi ? Pourquoi est ce que tu ne m'as pas crut ?
Je vais rapidement payer les consos avant de rentrer en courant chez Kakuzu.

- Déjà ?

Pour toute réponse, je m'effondre sur le sol, mes jambes ne me tenant plus. Kakuzu soupire, s'installe à côté de moi et pose doucement ma tête sur ses cuisses en essayant de me réconforter.

Merde ! Merde ! MERDE !