Et voilà, dernier chapitre. Merci à tout le monde d'avoir suivit mon histoire !
Je mettrais peut être des bonus. j'ai déjà plusieurs idées en tête mais ça reste à affiner. Je pense publier une autre de mes fictions mais je ne sais pas encore quand, ni laquelle :)
Merci pour toutes vos reviews, votre soutien, ça m'a beaucoup aidé à continuer à poster =)
neko-chan : Parce qu'il devait s'arrêter là :p
Booomeagnu : Merci beaucoup !
Sasa : Imagine qu'un jour, on te dise "Salut, je suis ton chat", tu réagirais comment ? :p Courage pour la fin :) Tu vas y arriver !
Gaaragirl630 : Il y a une différence entre avoir l'esprit ouvert et être prêt à croire en la magie :p
kimika su : C'est limite de l'espionnage industriel qu'il a fait, notre Hidan :D
Une pensée à Necrophiliac ! J'attendais une review, j'en ai pas eue pour le chapitre précédent ! En espérant que la fin te plaise ^^
Bonne lecture !
Je mets à peu près une nuit à lui expliquer ce qu'il s'est passé et après ça, il doit aller bosser. Je reste là, prostré dans la souffrance. Mais merde alors. Depuis quand est ce que je suis capable de souffrir autant ?
« Depuis que t'es tombé amoureux, Connard ! »
Ouais, merci ma conscience, c'est exactement ce dont j'avais besoin !
Mes tentatives suivantes sont tout aussi désespérantes. Je campe en bas de son immeuble, me faisant, une fois sur deux, arrêter par les flics, j'ai essayé de lui écrire, de lui téléphoner mais je crois qu'il a changé de numéro. Putain, Nagato, t'étais prêt à croire que j'étais un chat intelligent mais ça, c'est trop pour toi ? Comment est ce que je dois me sentir moi, après ça ?
Je comprends quand même que ça puisse le choquer. Après tout, bon, mon discours ne relève pas spécialement de quelqu'un de sain d'esprit mais il pourrait au moins me laisser m'expliquer jusqu'au bout ! Je ne demande que cinq minutes. En cinq minutes, même pas, je pourrais lui prouver que c'est la vérité ! Je lui raconterai dans les moindres détails tout ce qu'on a fait ensemble. Même sa façon de se foutre de moi quand il me réveillait !
Je suis dans notre parc là, installé à la place qu'il prenait tout le temps. Je me sens misérable de devoir en arriver là. Pour aucune des filles avec lesquelles j'ai couché je n'aurais fait ça. Enfin, c'est la première fois que je tombe amoureux donc c'est assez nouveau, tout ça, pour moi. J'ai l'impression d'être un de ces psychopathes comme on n'en voit qu'à la télé ou dans les journaux.
En le voyant arriver, mon cœur fait un bond. Ça aussi, c'est nouveau. Ça arrive aussi quand je me mets à penser à lui, n'importe quand dans la journée. Il s'approche mais s'arrête rapidement en relevant la tête. Je le regarde dans les yeux mais il fait demi tour. J'essaye de le rattraper mais il me hurle de le laisser, ce qui attire tous les regards sur nous.
Si je l'oblige à m'écouter là, devant tous ces témoins, ça ne sera pas bien vu, hein ?
Alors je le laisse partir, pensant déjà à mon dernier recours. Le plus risqué. L'ultime moyen pour qu'il m'écoute.
Je me prépare chez Kakuzu. Ça l'inquiète un peu, d'ailleurs. Je lui raconte ce qu'il se passe, à chaque fois. Et il semble de plus en plus attristé pour moi. Comme si je lui faisais pitié.
Cette fois, ça sera quitte ou double.
Je me retrouve, ce soir là, devant l'immeuble, dans l'ombre d'une ruelle. Il a un repas de gala cette nuit, rediffusé en direct à la télé alors je sais qu'il va bientôt sortir. Une voiture vient de se garer devant l'immeuble et je le vois sortir une minute plus tard.
Qu'est ce qu'il est beau, ce soir.
Une fois la voiture hors de vue, je me dirige vers l'immeuble et entre dans le hall. Alfred, notre cher gardien se place devant moi et je soupire en disant :
- Alfred, je sais que vous ne me croirez pas mais je suis Hidan. Et je suis totalement et entièrement amoureux de Nagato. Laissez moi passer, je vous en supplie.
Il m'attrape le menton, tourne mon visage vers la lumière et regarde un long moment mes yeux avant de soupirer en disant :
- Je me demande comment il fait pour ne pas le voir.
Il me lâche et me fait signe d'y aller. Merde, il est plus intelligent que ce que je pensais. Je monte rapidement dans l'ascenseur, appuie sur le bouton de l'étage et entends Alfred me souhaiter bonne chance.
J'arrive à l'étage, force rapidement la serrure. Il ne la verrouille pas souvent, il se contente de la claquer. Il fait beaucoup trop confiance à Alfred ! Après tout, Orochimaru n'est jamais revenu !
J'entre dans l'appartement et constate que presque rien n'a changé. Je referme la porte, revisite un peu l'endroit, me rappelant de ces souvenirs partagés. Il a posé une photo de moi sur sa table de chevet. Merde, il était vraiment accro à ma forme de félin ! Je devrais peut être demander à la vieille de me transformer à nouveau !
J'attends un long moment, installé sur le canapé. Me retrouver ici est à la fois douloureux et agréable. Il y a son odeur tout autour de moi, ses marques de passage, comme le courrier sur la table basse, son bol du matin dans l'évier de la cuisine.
Et si ça fonctionne pas ? J'aurais fait tout ça pour rien ?
Mon coeur manque plusieurs battement quand je l'entends mettre sa clé dans la serrure de la porte d'entrée. Je m'en approche, le coeur lourd et attends qu'il rentre. Il me voit immédiatement, bien sûr, mais je voulais éviter de l'effrayer.
- Putain ! Hidan ! Que faites vous là ? Comment êtes vous entré ?
- Nagato, je …
- NON ! J'EN AI RAS LE BOL ! DEHORS !
Il va pour ouvrir la porte mais je la claque, lui attrape les poignets plutôt brusquement et murmure :
- Nagato, s'il te plait, écoute moi. Je ne te demande que ça. Je te raconte tout, du début à la fin, et si tu ne me crois toujours pas après ça, je te promets de ne plus jamais essayer de te contacter.
Il me regarde dans les yeux, clairement énervé et j'ajoute :
- S'il te plait, Nagato. Je te promets que tu n'entendras plus jamais parler de moi si tu décides de me foutre dehors. Je te le promets.
Il soupire profondément, ferme les yeux et hoche la tête alors je le lâche. Il frotte doucement ses poignets avant d'enlever sa veste et la jeter sur le canapé en se dirigeant à la cuisine. Il se réchauffe un café avant d'aller s'asseoir au salon. Il me regarde un court instant et me fait un signe de tête alors je m'installe à côté de lui et le laisse boire quelques gorgées avant qu'il dise :
- Je te préviens que si ça ne tient encore pas debout, je porte plainte pour infraction de propriété privée et harcèlement.
- D'accord.
Il se racle la gorge, s'installe confortablement et je murmure :
- C'était un peu brouillon, la première fois que j'ai essayé de te raconter, et je ne pense pas que tu aies lut mes lettres.
- Je ne les ai pas ouvertes.
- Je m'en doutais. Avant tout ça, je bossais dans un club privé pour rembourser une dette. J'ai fait un pari qui a plutôt mal tourné et j'ai perdu. J'étais barman. Et un soir, en finissant mon service, j'ai vu un chaton, derrière le club mais je ne pouvais pas m'occuper de lui. Pas les moyens, pas le temps. Sauf qu'il m'a suivit quand je suis rentré et s'est fait renverser en traversant une rue. Crois moi, j'étais un connard à ce moment là, ça ne m'a pas touché.
Je soupire, baisse les yeux devant son regard perçant.
- En arrivant chez moi, j'ai trouvé une vieille sur mon lit. Genre un peu sorcière avec des yeux bizarres. Elle était là pour me punir de la mort du chaton, parce que j'aurais put faire quelque chose pour lui. Et elle m'a ensorcelé. Au début, il s'est rien passé mais quand je me suis réveillé, le lendemain soir, j'étais un chat ! Les hommes de Tsunade ont démolit ma porte, parce que j'étais en retard au boulot et m'ont malmené. C'est comme ça que je me suis blessé à la patte .. Au poignet .. Enfin appelle ça comme tu veux. Quand ils se sont tirés, je me suis dit que j'étais sûrement dans une merde pire que celle d'avoir parié avec des mafieux. J'ai cherché un moyen de me voir et j'ai pensé à l'inox réfléchissant des caisses du magasin. Alors j'ai descendu mes quatre étages comme j'ai put, j'ai courut le plus rapidement possible et j'ai vu que j'étais un putain de chat.
Je marque une pause pour reprendre mon souffle, lui jetant des regards angoissés pour essayer de déceler la moindre émotion en lui mais il est totalement impassible.
- On m'a marché sur la queue. Crois moi, ça fait un mal de chien cette connerie ! Je suis allé me réfugier sous le banc en face du magasin et tu m'as récupéré. Tu m'as glissé dans ta veste pour me réchauffer.
Il boit une nouvelle gorgée et je soupire.
- Après, il s'est passé tellement de choses. Ton syndrome de page blanche quand t'essayais d'écrire la nouvelle pour le magazine. Je t'ai même tapé mon prénom au clavier quand tu me cherchais un nom. J'essayais de te faire comprendre qu'écrire sur mes conneries serait une bonne chose. Le coupe de la douche écossaise était hilarant ! Mais le plus drôle est quand même ta tête au réveil.
Je souris.
- Après, je pourrais te raconter tout ce qu'il s'est passé. Genre quand je t'ai surpris au lit avec Orochimaru. Que j'ai allumé la lumière pour voir ce qu'il se passait. Je ne m'attendais pas vraiment à ce que tu sois homo. Je croyais même que tu sortais avec Konan ce soir là ! Et t'as pris les coups à ma place quand Oro s'est énervé. Oh, tu m'as aussi demandé de choisir mon collier ! Tu avais prit plein de couleurs et j'ai choisit le noir. Enfin, je crois parce que la vision d'un chat est horrible ! Vraiment !
- Raconte moi comment je me suis décidé à écrire pour l'article.
- C'était la première fois que tu m'as sortit au parc. Konan t'avait conseillé de prendre un peu l'air pour te changer les idées. Tu voulais pas, au début, tu croyais que j'allais m'enfuir. Alors je me suis faufilé et tu as été obligé de céder. Au parc, je me suis amusé à grimper partout, j'ai essayé d'attraper des oiseaux, une souris. Je me suis même fait poursuivre par quatre gosses ! Je me suis installé sur le dossier du banc, à côté de toi mais y'en a un qui s'est un peu trop approché. J'ai pas fait attention et je suis tombé. Après, tu m'as appelé, alors je suis venu sur tes genoux pour les laisser faire. Tu me tenais même par le collier pour être sûr que je parte pas !
Il me regarde un long moment.
- Tu as passé la nuit a écrire. Tu as dit que j'étais ton inspiration.
Sa lèvre inférieure tremble un peu et il demande :
- Et le lendemain ?
- Le lendemain, t'es sortit avec ce connard d'Orochimaru. Tu l'as ramené ici et il t'a baisé mais je l'ai interrompu en allumant la lumière. Ça l'a énervé et tu m'as protégé, pour pas qu'il me frappe, en prenant toi même les coups. Tu étais tellement mal que tu n'as même pas bougé. T'es resté allongé à côté du lit et tu t'es endormit alors j'ai fait ce que j'ai put pour te couvrir et je t'ai donné un oreiller avant de dormir avec toi. J'ai même pris une douche avec toi, le lendemain !
Il détourne les yeux et demande :
- Qu'est ce que j'ai dit à propos d'Oro ?
- Que tu l'aimais depuis tout gosse. Que ça faisait sept ans que vous sortiez ensemble et que c'était l'homme de ta vie.
- Donne moi des détails.
Sa voix tremble. Il pose sa tasse et baisse la tête.
- Je me suis retrouvé bloqué en haut des meubles de la cuisine, une fois. Je voulais voir si j'arriverais à monter mais j'ai pas sut redescendre. Et tu as d'abord prit des photos avant de m'aider à descendre ! J'adorais m'installer sur l'étage supérieur de l'arbre à chat parce que comme ça, je voyais toute la ville en contrebas. Tu m'as retrouvé en train de dormir dans ta machine à laver une fois. J'y étais allé parce que tu venais d'en sortir le linge et il y faisait super chaud ! Tu avais peur que j'aille sur le balcon parce que tu croyais qu'avec un coup de vent trop fort, je tomberai !
Il pouffe de rire et j'ajoute la phrase :
- Tu m'as embrassé sur le nez en disant que c'était peut être comme les crapauds dans les contes de fée.
Il relève les yeux vers moi et me regarde un long moment. Au moins, il ne pleure pas.
Bon, j'ai parlé un peu vite.
Il pose une main tremblante sur sa bouche et murmure :
- Pourquoi ? Pourquoi est ce que t'as fait tout ça alors que je t'ai repoussé, insulté, ignoré ?
Je souris, prends sa main dans la mienne et murmure :
- Parce que je suis ton putain de prince charmant, Nagato.
Je glisse une main sur sa nuque et l'embrasse.
Je l'aime.
