Note de l'auteur : Alors d'abord, merci beaucoup pour les reviews, elles m'ont fait très très très plaisir ! ^^ J'espère que ce chapitre vous plaira ! Personnellement, pour une fois je suis plutôt satisfaite de ce chapitre, il me plaît bien. Miracle non ? ^^
Donc oui, j'ai retrouvé deux brouillons, donc celui-ci et celui du prochain chapitre. Par contre pas de traces de mon plan de fic donc je crois que je vais aviser. Je ne peux donc pas vous dire combien de chapitre il va rester exactement, mais à vu de nez je dirais 5 ou 6. Pour le prochain chapitre, je ne sais pas encore quand je le posterai. Dans pas trop longtemps avec de la chance. J'essaierai la semaine prochaine, ou celle d'après.
Bonne lecture !
Chapitre 24 : Fêtes de fin d'année.
Précédemment dans « Et si Harry avait fait un autre choix ? » :
Journée d'Halloween bien remplie et qui fut un total succès.
Harry, Ron, Ginny et Hermione ont préparé la salle pour la fête d'Halloween clandestine.
Fête qui s'avéra être d'une débauche presque choquante mais hilarante.
Et maintenant, la suite…
Noël succéda rapidement à Halloween. Tellement vite même que lorsque les vacances débutèrent, le 20 décembre, personne n'avait encore songé à acheter les cadeaux de Noël ! Il faut dire que tous étaient bien occupés. Non ! Pas seulement à faire des blagues parfois douteuses voyons ! Bon… un peu quand même, c'est vrai. Mais aussi parce que, pour faire plaisir à Lily et Hermione – et non pour une quelconque autre raison –, la petite troupe avait décidé de se mettre plus sérieusement à travailler.
Pour la même raison, Sirius et James s'étaient plus sérieusement pris au jeu de leur nouveau travail et essayaient de se comporter plus en professeur qu'en élève. Lily pensait qu'ils devaient se montrer un peu plus fermes et sévères et surtout, plus adultes. Finalement, ils avaient conclu qu'elle n'avait pas tout à fait tord.
Pour autant, les blagues et la bonne humeur ambiante depuis le début de l'année ne s'était pas fanée !
Mr Cranberry était un très bon professeur lui aussi. Mais pas du genre à qui l'on devait remonter les bretelles pour qu'il soit plus ferme ! Pas mal le critiquait sur son comportement paranoïaque et parfois à la limite du tyrannique, mais personne ne pouvait contester la qualité de ses cours. A vrai dire, Harry l'appréciait beaucoup. Il demandait toujours à ses élèves de donner le meilleur d'eux-mêmes, que ce soit pour un examen, un petit exercice ou un simple entraînement et lorsqu'ils ne l'étaient pas le professeur n'hésitait pas à se montrer particulièrement dur. Selon ses propres mots, on devait toujours se donner les moyens d'être le meilleur, même pour quelque chose qui nous semble futile autrement, lorsque la situation exigerait que nous le soyons, nous échouerons. Ceci, c'était le premier bon point qu'Harry pouvait lui accorder.
Le second était celui-ci : Mr Cranberry faisait parti des quelques personnes à ne pas partir du principe que, sous prétexte que Voldemort avait disparut, le monde de la magie ne connaîtrait plus jamais de guerre ou de conflits. Il agissait toujours comme si une quelconque menace pouvait toujours surgir à n'importe quel instant, sans toutefois tomber dans la paranoïa comme le faisait Maugrey. Mr Cranberry était simplement réaliste. Harry était heureux de constater que les futures générations de Poudlard, grâce à Mr Cranberry et aux professeurs dans de la même carrure, étaient sûres d'être préparées à l'impensable. Au moins, ils ne seront pas complètement livrés à eux-mêmes.
Harry avait décidé qu'une dernière blague serait de mise avant les vacances d'hiver. C'est pour cela que la quasi-totalité des habitants de Poudlard se retrouvèrent affublés d'accoutrements – voir plus que de simples accoutrements – de personnages représentatifs des fêtes de fin d'années : des pères Noël, des lutins, des rennes…
Le résultat en était hilarant, surtout pour ceux qui n'étaient pas touchés en fait.
Le professeur McGonagall s'était transformée en petit lutin tout vert à l'air renfrogné et au nez aplati alors que Sirius était à présent l'incarnation même du stéréotype moldu du Père Noël, y compris la bedaine. Ce dernier menaça d'ailleurs son filleul de toutes sortes de choses possibles et imaginables pour qu'il lui rende, selon ses mots, son corps de Dieu vivant de la beauté et du sex appeal.
Manque de chance pour lui et pour les autres, les effets ne s'estompaient qu'avec le temps. Aucun sort, aucune potion. Juste… le temps.
« Mais… combien de temps ? » Demanda Sirius, avec beaucoup d'appréhension, d'une toute petite voix.
« Oh, quelques jours », répondit négligemment Harry avant de prendre ses jambes à son cou avec presque la totalité de Poudlard à ses trousses.
La nouvelle stupéfia tout le monde. Ils allaient devoir passer Noël comme ça ? Non, Harry n'aurait pas été aussi cruel ! Quoique les photos de Noël auraient été hilarantes ainsi ! Mais non, les choses reviendraient à leur état normal le 23 décembre. Oui, parce que Harry était tout de même suffisamment sadique pour souhaiter les voir se payer une honte monumentale en procédant aux achats de Noël !
Finalement la nouvelle, une fois assimilée, arracha des cris de stupeur, d'offense et peut-être même de haine momentanée. Et cette blague valait à notre héros international quelques bonnes heures de retenues – toutefois bien méritées ! Mais, il s'en fichait : ils avaient bien rigolé, ça valait largement le coup !
Le lendemain, ils partaient vacances d'hivers. Ils avaient prévus de passer les réveillons à Godric's Hollow, tous ensemble. Le manoir allait à nouveau être bien rempli après quelques mois d'absence !
A peine furent-ils arrivés chacun chez eux que, sans même prendre le temps de défaire leurs valises, ils prirent leur courage à deux mains, mirent leur dignité au fond de leurs poches, et sortirent en courant faire les achats de Noël. Ils se dispersèrent rapidement, certains allant au Chemin de Traverse, d'autres dans des quartiers moldus. Chacun d'eux était d'ailleurs toujours aux aguets, craignant de voir apparaître la personne à qui ils destinaient le cadeau qu'ils étaient en train d'acheter. On aurait presque pu se croire dans un James Bond, surtout avec Sirius et James qui exagéraient volontairement leur méfiance.
La fortune d'Harry prit encore un sacré coup ce jour là, mais encore une fois, il s'en fichait – une fois n'étant pas coutume. D'ailleurs ses parents et son parrain avaient noté qu'il se fichait de pas mal de chose depuis la fin de la guerre. Son côté insouciant, normal pour un adolescent, n'était pas pour leur déplaire – surtout en sachant ce par quoi il avait du passer – mais ils trouvaient que la transition guerre/plus de guerre s'était faite vraiment rapidement. Peut-être même trop rapidement pour être normale.
Ce fut Lily et Molly qui se chargèrent des courses pour le repas de Noël, le 24. Bien sûr, elles auraient pu demander aux elfes de maison de préparer l'un de ces succulents repas dont ils avaient le secret : Dobby et Kreattur, entre autre, auraient été plus que ravis de les servir. Mais les deux femmes pensaient qu'il était plus convivial de faire la cuisine elles-mêmes, au risque de quelques ratés.
Lorsqu'elles rentrèrent au manoir, la petite tribue était toute rassemblée dans le vaste salon, occupée à déballer les vieux cartons de décorations de Noël. Certains de ces cartons avaient été retrouvé dans les décombres du Manoir et dataient donc de l'époque du premier Noël de James et Lily, ce qui les rendit fortement nostalgiques.
James leur fit lâcher leur sacs de force – bien que Molly protestait, voulant se mettre de suite aux fourneaux – pour qu'elles les rejoignent afin de décorer la maison, sans magie bien sûr !
« Sans magie, la fête est plus folle ! » lança Sirius en riant alors qu'il se souvenait d'une publicité moldue qui passait lorsqu'il regardait la télévision en cachette dans sa jeunesse.
Au centre du salon, un immense sapin s'élevait, bien feuillu et d'un vert profond, trouvé et ramené par Regulus. Il semblait presque surréaliste. Sirius insista, tel un bambin qui fête son premier Noël, pour décorer le sapin. Alors forcément, comme bon meilleur ami qu'il est, James fit presque un caca nerveux pour être avec Sirius, entraînant Lily à sa suite. Remus les rejoignit aussi, avant c'était une de leur coutume de décorer le sapin ensemble. Mais cela remontait à longtemps. Bien avant qu'ils ne réalisent que la trahison, la mort et le doute ne puisse s'abattre sur leur petit groupe. Tonks resta sur le sofa avec Teddy dans les bras mais Harry et Ginny les rejoignirent avec enthousiasme. De même que James avait fait un caprice pour Sirius, Harry insista pour que Ron et Hermione soient avec eux. Les autres décidèrent de laisser le petit groupe entre eux, ils en avaient bien besoin, et s'attelèrent à la décoration de la pièce en elle-même.
Le plus gros de la décoration se fit sans magie, ce qui était en fait, d'un certain point de vue, bien plus magique que la magie elle-même. Mais lorsqu'il fallu, par exemple, décorer le haut du sapin, la tâche s'avéra plus ardue. Quoique la solution semblait d'une évidence toute simple pour certains. Comme Sirius par exemple. Sirius qui lança, tout naturellement, un sort de lévitation sur son meilleur ami, le prenant par surprise et recevant, ainsi, des injures à faire trembler Salazar Serpentard ! Il se fit largement réprimander par Molly alors que le reste de la tribu éclatait de rire.
D'ailleurs, le petit hic c'est que Sirius aussi éclata de rire. Et sans le vouloir, il relâcha le sort, ce qui valu à James un atterrissage forcé et brutal sur les fesses ainsi qu'un air hébété dont on rigolerait encore pendant plusieurs années grâce à la photo prise par Remus. Finalement, James se releva et engagea une course poursuite à travers le Manoir., clamant vengeance. Et, alors que, selon James, il allait gagner, Lily s'interposa pour les calmer. Elle était la seule ayant un tant soit peu d'autorité sur les deux hommes, en particulier sur son mari. Et elle ne tenait pas à avoir le manoir saccagé par leurs bêtises à quelques heures seulement du réveillon. James se contenta donc, pour la forme, de menacer son meilleur ami. Merlin sait quel genre de blague allait jaillir de son esprit tordu de Maraudeur !
Cependant, Sirius avait tout de même eu une bonne idée. La lévitation était excellente, drôle, et bien plus amusante qu'un escabeau ou que de faire simplement léviter les objets. Tous se mirent donc à lancer ce sort sur son voisin, en l'avertissant cette fois.
De leur côté, les Weasley avaient décidé d'accrocher des tapisseries volantes magiques aux murs afin de rendre la pièce plus chaleureuse qu'avec une simple couche de peinture. La pièce devenait alors aussi plus harmonieuse avec le sapin et l'esprit de Noël. En effet, les tapisseries étaient rouge très foncé, imprimées de motifs de Noël vert foncé et de guirlandes magiques dorées.
Ce fut le petit Teddy qui plaça l'étoile au sommet du sapin de Noël. Il était tout fier de lui, et ses parents aussi ! Ce fut James, cette fois, qui prit le cliché du visage « gaga » de son ami.
Après cela, Molly et Lily envoyèrent tout le monde dans les étages, ou dans leur propre demeure, voulant rester au calme pour préparer le repas et la salle – car elles refusaient catégoriquement toute aide ! Et l'une comme l'autre était bornée comme pas possible. Impossible donc d'argumenter avec elles. Ils ne leur restaient plus qu'à obéir en silence. Elles avaient prévu un véritable festin digne de Poudlard et avaient donc du pain sur la planche. Ce qui voulait aussi dire qu'elles n'avaient pas la moindre envie (ni le temps) de les avoir dans les pattes !
Pendant ce temps, les étages étaient en fête ! Certains faisaient des parties de bombabouses ou d'échec-parody, le jeu de l'année d'autres se cherchaient des noises, pour changer, d'autres faisaient des blagues douteuses, comme si elles pouvaient ne pas être douteuses de toute façon d'autres se faisaient des câlins aussi, recevant des taquineries vraiment pas discrètes.
Le temps passait rapidement. D'autant plus que le petit Teddy se mit soudain à pleurer comme un dément. Il était impossible à calmer et personne ne trouvait d'où venait son problème. Alors il passa de bras en bras, faisant plusieurs fois le tour des personnes présentes, sans se calmer. Ses parents commençaient même à songer à l'emmener à Ste Mangouste, peut-être était-il malade ?
Finalement sa mère le récupéra, inquiète et quelque peu ennuyée par ce raffut. Puis il s'arrêta de pleurer aussi soudainement qu'il n'avait commencé et fut pris d'un énorme fou rire, incontrôlable à nouveau. Ils se regardèrent interloqués.
« Tu vois ! » s'exclama Remus en se moquant de ce caprice. « Je t'avais bien dit que j'étais trop vieux ! Il est déjà à moitié sénile le pauvre ! »
Pour toute réponse Tonk lui tira la langue puérilement en le tapant, alors que le reste de la famille éclatait de rire.
« Oh le pitit loupio ! » S'exclama Sirius en prenant le petit – qui cessa subitement de le rire pour le regarder avec une certaine appréhension – dans les bras. « Tu vas nous faire un de ces petit Maraudeur junior toi ! C'est bien, continu comme ça ! »
« Euh... Sirius ? » Demanda Remus avec stupéfaction.
« Oui ? » demanda celui-ci avec innocence.
« Si tu pouvais éviter de parler à mon fils comme s'il était demeuré, et éviter également de l'inciter, si jeune, à faire des bêtises… »
« Remus, coupa sa femme, ce n'est pas ça le problème. Le problème c'est qu'il faut à tout prix que Sirius cesse de paraître si idiot en présence d'un enfant parce que là… Ca craint ! » Oui, Nymphadora Tonks dans tout son tact !
Finalement Molly monta avertir tout le monde que tout serait prêt dans deux heures et qu'ils avaient intérêts, s'ils tenaient à leurs fesses, à être prêts à ce moment là. Sirius qui, comme d'habitue lorsque l'on menaçait ses précieuses fesses, s'affola et se précipita en premier vers la salle de bain, les faisant tous beaucoup rire.
Puis ils réalisèrent qu'ils étaient bien plus nombreux que ce qu'il y avait de salle de bain. Surtout que Sirius squattait une salle de bain du manoir au lieu d'une de chez lui. Alors, après s'être fixés quelques secondes dans le blanc des yeux, ils se ruèrent tous vers les salles de bain les plus proches et encore disponibles. La propriété fut très vite envahi de jurons, de portes qui claques, de jurons à nouveau, de coups frappés à des portes, de cris de victoires… Heureusement qu'ils n'avaient pas de voisins immédiats, car entre tous ces drôles de bruits et les personnes faisant une course sans pitié dans le jardin en commençant – pour certain – à se déshabiller, ils se seraient certainement tous fait enfermer à Ste Mangouste !
Cependant, personne ne fut en retard à l'inspection du bas. En effet, Molly et Lily, telle deux mégères, les fit se mettre tous en ligne et inspectèrent leur tenue et leurs mains. Heureusement, tous étaient parfais. Enfin aussi parfait qu'ils pouvaient l'être bien sûr. La soirée commença donc dans une ambiance bonne enfant et l'hilarité générale.
Même l'apéritif était succulent et raffiné ! Mais Lily du calmer tout le monde, plus particulièrement Sirius et Ron, car s'ils continuaient ainsi, ils n'auraient plus de place pour le reste. Cependant, après s'être tous regardés, ils conclurent implicitement que ces deux estomac-sur-pattes ne pourraient jamais être rassasiés. Il s'avéra que c'était juste : ils se goinfrèrent comme pas deux, en en redemandaient toujours, incroyable ! Le repas se déroula donc sous les moqueries envers les deux garçons, qui se fichaient royalement des commentaires tant qu'ils avaient à manger.
Evidemment, Dora ne serait pas Dora si elle n'avait pas fait une ou deux maladresses comme renverser le saladier de purée de patates douces sur son mari. Elle reçu alors le regard courroucé de Molly, qui avait passé un long moment à éplucher et écraser ces patates, et accusateur de son mari.
« Ne t'inquiète pas chéri, on dira que Teddy avait vomi sur toi » lui dit-elle en l'embrassant pour se faire pardonner alors que James et Sirius éclataient de rire en prenant une photo.
« C'est ce qu'avait fait Harry pour notre premier Noël » se remémora Lily en fronçant les sourcils à ce souvenir, ce qui fit d'autant plus rire l'assemblée alors que Harry s'empourprait.
« Lily était choquée » se souvint Sirius le sourire aux lèvres.
« Dommage qu'on ai plus la photo » soupira James.
Tonks se promit alors d'essayer de retrouver la dite photo. Entre le Square, les vieux cartons de son mari et les cartons de ce qui avait été récupéré à Godric's Hollow, il devait bien y avoir cette photo, et peut être même d'autres !
La soirée se passa donc sous l'augure des souvenirs, déclenchant une vive nostalgie, des rires, provocant pas mal d'étouffements, des sourires complices, des bons plats. Et se finit, tout naturellement, par les cadeaux !
Tous étaient bien trop impatients pour attendre le matin de Noël, alors ils se réunirent tous au pied du grand sapin du salon, sous lequel les cadeaux étaient tous arrivés, comme par magie dira-t-on. Commença alors un échange de cadeau très bruyant et pas du tout organisé, chacun cherchant frénétiquement son cadeau parmi la liasse qui s'y trouvait. Au milieu de tout ce bazar, de temps à autre, une personne criait de joie en sautant sur celui ou celle qui lui avait offert le cadeau de ses rêves.
Ce fut le cas de Lily à qui James offrit les billets d'avion qu'il avait acheté. Lily avait toujours voulu faire un voyage moldu, alors il s'était dit que l'Espagne serait un bon choix pour cet été. Apparemment, il avait été bien inspiré ! Finalement ils se sautèrent mutuellement dans les bras lorsque James découvrit qu'elle lui avait offert des places pour le prochain match de Quidditch national.
Regulus avait offert, pour rigoler, une boite de préservatifs moldu à son frère. Sirius regarda l'objet avec curiosité, se demandant ce que cela pouvait bien être. Il lu donc les instructions à voix haute, faisant rire tout le monde avec sa mine étonnée et déconfite.
« Les mecs moldu mettent ça ? » s'exclama-t-il un peu choqué.
« Je te rappel qu'ils sont moldus justement Sirius, » commença Lily. « Il n'ont pas notre sort safesex ».
Mais mis à part cette blague, Regulus lui offrit également une jolie paire de ski, au plus grand plaisir de Sirius qui, comme on le sait, aime les trucs extrêmes. Ils avaient dû être connecté sur le même canal lorsqu'ils sont allés acheter leurs cadeaux car Sirius lui avait prit un snowboard. Pas frère pour rien !
L'échange de cadeaux continua un long moment. Le plus gâté fut s'en doute le petit Teddy, que tout le monde adorait tellement qu'ils lui avaient tous offert plusieurs cadeaux. Pas de doute, ce petit aurait toujours tout ce qu'il voudrait avec un entourage pareil !
Enfin, ils croyaient que Teddy serait le plus gâté… Jusqu'à ce que le lendemain, leur cheminée ne soit complètement obstruée par la tonne considérable de cadeaux, tous adressés à Harry !
Celui-ci les regarda éberlué et stupéfait si bien qu'il resta plusieurs minutes planté devant l'entrée du salon, à ressembler à un poisson (ce qui valu une autre photo !). Tout le monde l'aida à déballer le tout. Certains cadeaux déclenchèrent la fureur Weasleyienne de Ginny ou plutôt, les petits mots qui les accompagnaient. Autant il reçu des cadeaux très biens, tels que des livres, des nécessaires à potions, accessoires porte chance ou autre autant il reçu des choses dont il ne soupçonnait pas l'existence, tels que des sex toys moldus et sorciers très… bizarres, ainsi que des déguisements ou autres franfeluches. Le pire était sans doute les lettres allant avec ces cadeaux. L'une par exemple :
« Mon Harry bien aimé ! J'espère que tu apprécieras mon cadeau, il te permettra de penser à moi, voici ma photo ! A bientôt mon chou, et amuse-toi bien ! » Le tout avec une tonne de smileys animés sorciers très provocateurs. Il faut savoir qu'il lui avait offert une poupée gonflable sorcière, pouvant prendre la forme de n'importe qui. Tout le monde ria bien !
Et Sirius et son père le taquinèrent beaucoup, jusqu'à ce qu'ils réalisent que Ginny était réellement du genre jalouse. Harry la calma avec un baiser, dans lequel Ginny donna toute sa fougue, faisant presque rougir les gens présent ce matin là tant ils se sentaient de trop. Cependant, personne ne fit de remarques sur ce long et très sensuel baiser, ni sur les joues cramoisies d'Harry, ni sur l'air un peu moins renfrogné de Ginny (même si elle prit un malin plaisir à tout brûler), ni sur le fait qu'elle se blotti contre Harry, qui l'accepta bien volontiers contre lui sur le canapé. C'était un exploit ! Autant qu'il n'y ait pas de taquineries, qu'eux deux se montrant si démonstratifs.
Après cette journée le temps passa encore à une vitesse folle, au grand damne d'Harry, qui se faisait de plus en plus morose, sans que quiconque ne comprenne vraiment pourquoi ce soudain coup de blues. Plusieurs personnes, notamment Hermione, Ginny, Lily et Remus, expliquèrent que c'était probablement le contre coup de la guerre. Harry n'avait pas encore pété un câble à ce propos. Il n'avait pas tout cassé, pas eu de crise de larmes ou de prostration, pas de colère. Rien. Ca en avait étonné plus d'un. Peut-être qu'il lui avait fallu autant de temps pour réaliser que tout été fini et qu'il avait une vie normale, ce qu'il n'avait jamais eu mais toujours souhaité.
Cependant, personne n'avait été vraiment convaincu, même si, quand ils avaient fait part de leur hypothèse à Harry, celui-ci avait hoché la tête, sans en dire plus. Simplement qu'ils ne devaient pas s'inquiéter, que ça allait. Chose qu'ils avaient tous de plus en plus de mal à croire. Harry changeait trop, trop vite, trop extrêmement, trop silencieusement.
Voyant l'inquiétude de ses proches, Harry fit son possible pour sourire à nouveau, pour faire comme que rien n'était, que tout allait très bien, qu'il allait très bien. D'un certain côté, il allait bien oui, il ne pouvait rêver mieux. D'un autre côté… eh bien oui, le temps passait décidément bien trop vite à son goût. Cependant il se reprit, en façade du moins, afin de faire passer des bonnes fêtes à ses proches. Le voyant aller mieux, et ne sachant déterminer si c'était de la comédie ou non, ses parents cessèrent de le harceler, gardant tout de même un œil attentif à leur rejeton.
Afin de cesser de se tourmenter, Harry mit deux fois plus de cœur à l'ouvrage pour préparer la fête du Jour de l'An. Plusieurs élèves et professeurs de Poudlard y étaient conviés, ainsi que leurs amis et parents, ou également des personnes ayant compté pour Harry, comme son ancienne voisine à Privet Drive. La fête prévoyait donc de compter énormément de personnes, autant sorcières que moldues ou cracmoles ! Pour tout préparer, c'est long mais c'est chouette. Ce qu'ils craignaient c'était pour tout ranger après coup !
Harry se dévoua pour les courses, pour le ménage, pour aider à choisir la musique. Pour tout en réalité. Il était donc presque débordé, passant de moins en moins de temps avec Ginny, ce que ses parents remarquèrent. Cependant, suivant les conseils de Lily, personne ne s'en mêla ça n'était pas leurs affaires.
« Tu m'évites ou quoi ? » demanda abruptement Ginny en suivant Harry alors que celui-ci grimpait à l'étage en vitesse avant de redescendre aider à la décoration.
« Pardon ? » demanda-t-il surpris qu'elle l'ait suivi.
« Tu m'as très bien compris ! Depuis Noël c'est à peine si on a passé dix minutes ensemble ! » Gronda-t-elle se souciant peu d'élever la voix et ne remarquant pas qu'au rez-de-chaussée, tout le monde s'était tu.
« Je suis désolé ».
« Je m'en fiche que tu sois désolé, ce que je veux c'est une explication. Et pas seulement ces conneries que tu sors aux autres », insista-t-elle tout aussi fortement en lui bloquant le passage.
« Je ne vois pas de quoi tu parles ».
« Tu veux dire pour les conneries ou pour ton comportement ? » s'emporta-t-elle. « Dans les deux cas tu te fiches de moi ! »
« Pas du tout Gin'… » Tenta-t-il de s'expliquer faiblement.
« Ah non ? Alors explique-moi pourquoi tu es si… bizarre ? Tu as toujours l'air absent, tu ne souris plus, quand tu ne t'acharnes pas à préparer cette stupide fête tu t'enfermes dans ta chambre pour faire Merlin sait quoi. Et quand on te demande ce qui ne va pas, comme le font les gens qui s'aiment vraiment – parce que figure toi que y a un sacré paquet de gens qui t'aimes vraiment Harry, moi la première – tu oses nous sortir des absurdités comme 'Non non tout vas bien' ou 'De quoi vous parlez ?' Alors arrête ce jeu stupide Harry et dis moi la vérité ! » S'écria Ginny, ne reprenant son souffle qu'à la fin de son discours. Harry en fut s'en voix, et on aurait pu entendre une mouche voler alors qu'elle se trouverait dans la cave !
« … Je ne sais pas quoi te dire Gin » déclara-t-il finalement après un long silence. « J'aimerai pouvoir te l'expliquer, vraiment. Mais je ne peux pas… »
« Pourquoi ? » lui demanda-t-elle plus doucement cette fois.
« C'est… compliqué. » souffla-t-il avant de relever la tête et de prendre sa petite amie dans ses bras. « Mais Gin, crois-moi, ne t'inquiètes pas pour moi je vais bien et ce n'est pas des bobards. Et je ne veux pas que tu doutes de moi, je t'aime. »
« Alors essai de m'expliquer ! » lui dit-elle après qu'il l'eu embrassé.
« Fais-moi juste confiance d'accord ? Ce n'est qu'un coup de blues rien d'autre, je vais bien, ça va passer, ça arrive à tout le monde. »
« Qui essais-tu de convaincre Harry ? »
« Personne » Souffla-t-il. « Je te demande juste de me faire confiance, s'il te plaît, je ne veux pas te mentir.»
Alors elle hocha la tête, les larmes aux yeux, blessée. Au moins il était honnête. Elle accepta, cependant, un autre baiser, se serrant contre lui, peut-être dans l'espoir d'écraser cette dispute. Ils restèrent longtemps à l'étage, dans les bras l'un de l'autre, à s'embrasser. Suffisamment longtemps pour que les autres se remettent à vaquer à leurs occupations, frustrés de ne pas avoir entendu les réponses d'Harry. Il n'y avait plus qu'à cuisiner Ginny. Mais qui s'y risquerait ?
Lorsque le couple redescendit, tous eurent la bienséance de ne faire aucune remarque sur leur prise de bec. On pu cependant noter une petite amélioration au cours de la journée puisqu'Harry prit souvent sa belle au dépourvu en l'attrapant de temps à autre pour lui voler un baiser. D'abord surprise Ginny n'avait pas vraiment réagit, toujours un peu blessée par leur dispute. Cependant elle appréciait ses efforts et comprenait là un désir de se faire pardonner et de lui montrer son amour. Alors elle aussi retrouva son sourire. D'un coup l'atmosphère de la maison redevint joyeuse, Harry était toujours un peu morose mais il faisait des efforts et le voir si amoureux avait du bon. Alors petit à petit Sirius se remis à les taquiner allégrement. Sauf que ça n'arrêta pas le couple pour autant et Sirius et James se firent un sourire complice, heureux que les choses commencent à rentrer dans l'ordre. Et bien qu'Harry fasse des efforts pour sourire, à l'intérieur, il était toujours sujet à une terrible tempête.
Le soir du 31 décembre, la propriété commença à se remplir assez rapidement dès 20 heures. Harry était impressionné du monde qu'il y avait, il n'en connaissait pas la moitié ! Des voisins, des amis proches ou éloignés, des « collègues », des filous qui avaient réussis à s'inviter à la fête dieu sait comment… Le monde ne manquait pas ! C'est difficilement qu'il se fraya un chemin dans la foule pour apporter un verre à Ginny, qui le remercia d'un baiser. A peine leurs verres furent-ils vide qu'ils rejoignirent les autres sur la piste de danse. Plusieurs fois ils changèrent de partenaires dans une volute, se retrouvant quelques fois avec un parfait inconnu.
Un des meilleurs moments qui fut immortalisé fut la danse farfelue de Dean et Harry. De même, toute la salle se souda pour la danse des canards – dont tout le monde cherchera, dès le lendemain, à supprimer les photos prises ! L'arche qui avait été installée un peu plus tôt dans l'entrée fut le lieu idéal pour les photos souvenirs. Enfin les photos souvenirs élégantes plutôt, parce que Harry recrachant sa bierreaubeure par le nez est un souvenir mémorable, bien que pas très élégant ! Bref, l'arche était merveilleusement bien décorée. Blanche, une toile de fond rouge, une fine pluie de neige magique, des lianes, des fleurs. Magique. Chaque photo était dupliquée en photo moldu, les différences étaient saillantes ! Les couples, les familles et les amis s'y précipitaient.
Evidemment, à minuit, tout le monde embrassa tout le monde, et le Manoir fut empli de cris et de vœux de bonheur. Harry, qui s'était isolé un instant pour contempler ce joyeux spectacle, eu un bref éclair de tristesse dans les yeux avant d'être tiré au milieu des embrassades pour n'être à nouveau qu'amour et bonheur. Au moins quelques temps.
N'oubliez pas ! Une petite review pour le lecteur, un grand pas pour l'auteur :)
