Les mots étaient partis de sa bouche plus vite qu'elle ne l'aurait cru, dans un murmure à peine audible. Ces mots étaient parvenus à ses oreilles tout de fois. Un sourire apparut alors sur ses lèvres et il se pencha. Au contact de ses lèvres, elle perdit pied. Son baiser était tellement chargé d'émotion qu'elle en implosait en elle-même. Elle le lui rendit. Il était tellement tendre et doux. Bientôt ses mains encerclèrent son visage pour aller se perdre dans ses boucles blondes. Il embrassait divinement bien et c'était leur premier vrai baiser. Bientôt leurs langues se mêlèrent et tout s'intensifia. Il avait attrapé sa nuque de sa main gauche et lui caressait le visage de l'autre. Elle sentit peu à peu le poids de son corps contre le sien, elle avait chaud et elle sentait chaque battement affolé de son cœur contre sa poitrine. Elle sentit l'envie monter en elle. L'envie folle d'arracher tous ses vêtements inutiles. Mais elle ne me put s'empêcher de rompre le contact.
Mordillant sa lèvre au passage, il se détacha d'elle. Elle le regarda en silence.
« Quoi ? Je suis si mauvais ? Tu veux que je parte ? J'aurais peut-être pas du... »
Sa voix était brisée. Il paniquait et cela se ressentait. Son regard était affolé et ses mains tremblaient. Mon dieu, ce visage si innocent et aimant la fit fondre. Il resta en suspend à ses mots qui mirent du temps à faire surface.
« Non. Reste avec moi. J'ai envie de toi.
- Moi aussi. »
Il sourit et lui déposa un baiser rapide sur sa bouche. Il était heureux. Il avait osé faire le premier pas et maintenant, elle était dans ses bras. Il la plaqua alors brusquement contre le matelas et se positionna au-dessus d'elle. Emprisonnant ses lèvres de nouveau sous ses gémissements d'allégresse. Elle sentait son bassin peser sur le sien et l'entraîner dans son mouvement. Il embrassait maintenant la peau de son coup avec tant de sensualité ! Elle prit alors les devants et glissa ses mains sous son tee-shirt. Le remontant légèrement, il comprit le signal et l'enleva en le jetant par terre. Il se pencha sur elle pour continuer son supplice. Ses mains s'étaient glissées sous son débardeur et ses seins étaient cajolés par ses caresses. Il sentit chaque parcelle de sa peau intensément. Elle avait froid, il le sentait sous ses mains. Sa poitrine s'était durcie. Il enleva alors le débardeur et déposa ses lèvres sur ses tétons. Elle gémit de plus belle. Elle le désirait comme jamais elle avait désiré quelqu'un. Ses mains parcouraient sa poitrine de toute part tout comme ses baisers. Bientôt, il descendit encore plus bas sur son bassin. Il la déshabilla sous ses baisers et ses effleurements. Bientôt, il n'eut plus de vêtements non plus. Fred descendit alors encore plus loin et embrassa l'intimité de la jeune femme. Elle s'arc-bouta avec temps de vigueur qu'il intensifia encore plus son va et viens avec sa langue. Elle était conquise. Elle passa une main dans ses cheveux et lui releva le visage de l'autre. Elle lui fit signe de revenir sur elle et il s'exécuta. Il lui prit alors la cuisse en la releva doucement et entra tout doucement en elle. Elle le sentait dans son être, aussi bien physiquement que mentalement. Collés nus l'un à l'autre, ils ne faisaient plus qu'un. Il l'embrassait de plus en plus fort et elle fit de même. Leur désir était si grand qu'il aurait tout consumé sur son passage. La terre s'arrêta de nouveau de tourner. Lui, il n'y avait plus que lui et personne d'autre. Le ciel pouvait bien s'effondrer et les océans s'évaporer, rien n'aurait changé ce magnifique moment. Il s'agrippa à elle comme ci sa vie en dépendait. Se noyait sous ses caresses délicates, son souffle se fit de plus en plus fort. Il l'embrassa sauvagement lorsqu'il finit part jouir en elle. Ils avaient explosé de plaisir à l'unisson. Ils ne s'étaient pas souciés du bruit qu'ils avaient fait, ni de ce que les autres avaient pu entendre. Tout était parfait. Il l'embrassa encore une dernière fois et la fit basculer d'un coup de hanche sur lui pour qu'elle puisse se blottir tout contre son torse.
Il lui chuchota ensuite à l'oreille, des mots qu'elle n'avait entendus que dans ses rêves les plus fous :
« Je t'aime Eden, et cela, depuis le premier jour. »
Ses forces la quittèrent soudain avant qu'elle ne puisse répondre le moindre mot et c'est alors qu'elle s'endormit. Était-ce un rêve ? Elle était seule dans la chambre. La lumière du jour commençait à peine à percer dans le ciel. Fred n'était pas là. Elle vit ses affaires éparpillées sur le sol, mais pas de traces des affaires de Fred, mis à part sa chemise bleue pale. Elle la saisit de bout des doigts et enfoui son visage à l'intérieur. Elle humait se saisissant parfum de fleur sucrée. De la cannelle, oui, c'est ça. Vanille et cannelle et une pointe de miel. Non ce n'était pas un rêve, il était bien venu hier, elle avait avoué ses sentiments et lui aussi. Son cerveau ne fit qu'un tour. Et s'il avait fui ? S'il ne pensait pas ce qu'il avait dit ou regrettait de l'avoir touchée ainsi ? Et il au courant de son secret ? Ses mains glissèrent dans les manches de la chemise pour finalement la mettre. Elle sentait si bon ! Elle ne voulait pas quitter ce si beau rêve. Pas maintenant alors qu'il semblait si réel. La porte s'ouvrit puis claqua dans son dos. Paniquée de se retrouver sans culotte ni rien d'autre sur le dos, face à une tierce personne, elle se retourna paniquée. Puis elle le vit. Lui, le seul et unique amour de sa vie. Il avait ce visage rayonnant que les enfants ont le matin de Noël. Torse nu, il avait enfilé son pantalon et tenait dans les mains un plateau débordant à craquer d'un déjeuner copieux ainsi qu'un bouquet de fleurs. Des pivoines, ses préférées.
« Tu portes ma chemise là ?
- Oh euh... Oui, j'espère que ça ne te dérange pas... Ses yeux pétillants de malice et son sourire se firent plus grand, plus doux. Il posa le plateau sur le lit et me prit dans ses bras.
- Absolument pas, tu es si belle avec. »
La matinée traîna en longueur, les minutes qui la séparaient de lui étaient interminables. Elle avait encore deux heures de cours après la Métamorphose. La pause arriva. Elle se dirigea vers la Grande Salle, mais fut brusquement soulevée par-derrière. Une force masculine l'entraîna dans une salle déserte. Là où personne ne pouvait les voir. Ses bras l'emprisonnaient et son souffle se faisait insistant sur sa nuque.
« Tu m'as tellement manqué mon cœur. »
Ils se cherchaient sans cesse. Lorsqu'ils se croisaient au détour d'un couloir, il n'hésitait pas à l'embrasser sauvagement, à l'abri des regards. Ce n'était pas rare non plus qu'il l'entraîne dans les recoins sombres du château pour la prendre amoureusement dans ses bras. Il était le meilleur amant qu'une fille puisse désirer. Deux semaines passèrent. Deux semaines au Paradis. Mais le moment de vérité approchait. Fred ne pouvait pas cacher plus longtemps à son jumeau sa joie jusqu'alors contenue. Eden non plus. Ne pas parler à sa meilleure amie était insoutenable. Ils étaient tous assis autour de la grande table des Gryffondor quand Lee Jordan poussa subitement un cri.
« Qu'est-ce qui se passe ? Demanda Neville
- Mais oui bien sûr ! Eden et Fred !
- Oui, c'est bien nous. C'est cool que tu te souviennes de nos noms. Je t'en suis reconnaissant Lee. »
La réplique que venait de lâcher Fred fit rire tout le monde. Lorsque les éclats de voix retombèrent, Lee poursuivit.
« Vous êtes ensemble, n'est-ce pas ? Je vous ai vu vous tenir la main sous la table à la bibliothèque et ...
- Quoi ? ! Tu vas à la bibliothèque, toi ? »
Le jumeau de Fred avait parlé si fort que plusieurs têtes à la table voisine se retournèrent. Il semblait scandalisé que son Fred puisse connaître et fréquenter un endroit si malsain à ses yeux. Prenant son courage à deux mains, Fred planta son regard intense dans les yeux de son frère et déclara aux oreilles de tous :
« Oui et je sais lire figure-toi. Et Eden et moi, on est ensemble ! »
Le silence tomba. Puis se fut l'explosion à la table des Gryffondor. Tout le monde se leva. Le couple tant attendu s'était enfin formé. Les amis de Fred criaient de joie. Ginny rouspéta un bon moment pour ne pas avoir été tenue au courant. Les autres filles du dortoir allaient bon train sur les commérages pour rependre au plus vite la nouvelle et des filles pleuraient. Un attroupement de filles s'était formé non loin de l'effusion de joie et pleurait comme-ci la fin du monde venait d'arriver. C'était le fan-club des jumeaux. Le dernier des jumeaux, leur idole, leur fantasme et leur rêve venait de s'écrouler. Fred Weasley était pris. Pris par une fille débarquée y a un peu moins d'un an seulement. Une fille de sixième année avait mi moins d'un an à séduire le jeune homme quand d'autres y avaient consacré leur scolarité.
« Bah alors Eden, tu ne me dis pas bonjour ? »
Draco Malefoy venait de s'approcher de la table des Gryffondors. Il avait ce sourire goguenard du Serpentard qui s'apprétait à lancer une bombe.
« Je ne vois pas de quoi tu parles Draco.
- Eh bien, jamais j'aurais pensé que tu tomberais si bas. Mais bon après tout, tu es bien la fille de tes parents. D'ailleurs, toi aussi, tu as la marque des Mangemorts ? »
Fred se retourna vers Eden qui semblait mortifiée. L'heure était venue de dire toute la vérité. Personne ne parlait. Tous écoutaient avec attention l'échange entre le Serpentard et la Gryffondor.
« Ça veut dire quoi au juste ? »
Fred s'adressait à la blonde. Il ne prêtait plus attention au garçon. Le silence tomba. Plus personne n'osait bouger ou dire un mot. L'effet qu'avaient eues les paroles de Malefoy était réussi. Il savait qu'elle serait obligée d'avouer qui elle était réellement.
« Tu le sais très bien. Je suis une fille de partisans des ténèbres. Et alors ? Tu crois que la vie était facile, que les voir faire le mal me faisait plaisir ? Ils me maltraitaient ! Et les cicatrices que tu as vues l'autre jour. Je ne suis pas tombée, c'est des brûlures de cigarette ! »
Fred s'en fichait, après tout elle n'était pas responsable des actes de ses parents, mais ils se posait plusieurs questions.
« Tu nous as dits que tes parents étaient morts dans un accident de voiture.
- Oui, c'est ce que je prétends. C'est ma couverture. Tu imagines le nombre de personnes qui voudrait me tuer en entendant ça ? Une fille de Mangemort ! Remarque ça changerait pas grand-chose de me tuer maintenant ou d'attendre quelques mois...
- Quoi ? »
Elle le regarda de son regard le plus triste. Elle devait lui dire toute la vérité. À lui, mais aussi à ses amis. Elle avait aimé la vie quelle avait menée avec eux. Il fallait qu'ils le sachent. Pourquoi elle n'avait rien dit à ceux qui lui faisaient confiance. Fred attendit. Il avait du mal à assimiler autant d'informations du même coup. Elle était une fille de Mangemort, traquée et elle avait prédit sa mort pour dans quelques mois.
« Mes parents étaient des personnes aveuglées part le pouvoir. Mais ils étaient lâches. Alors le Seigneur des Ténèbres a décidé de les punir pour avoir failli à leurs missions. Il les a tués. Je me suis retrouvée orpheline à ce moment-là. Voldemort m'a alors prit et a fait une expérience sur moi. Depuis je peux voir des bouts de l'avenir. Il comptait faire de moi une arme. Mais heureusement l'Ordre du Phénix est venu me libérer juste après sa chute. L'ordre m'a donné une couverture et m'a placé en foyer.
- C'est donc ça tes convulsions et pertes de connaissance ? »
Tout d'un coup Eden tomba, à genoux, secouée de sanglots. Elle redoutait la dernière partie de son récit. Ses amis n'avaient pas relevé son pouvoir particulier à entrevoir l'avenir, mais c'était ça qui faisait toute la différence.
« Oui, j'ai des visons de l'avenir, mais il faut que vous compreniez ce que cela implique. Chaque fois que je vois un bout du futur, ma vie raccourcie dangereusement. Et ça, je ne peux pas l'empêcher. Personne ne le peut et d'ailleurs, je n'en ai pas pour longtemps. Je l'ai vu retrouver sa puissance ! Il me cherche, il veut se servir de moi comme d'une arme.
- Qu... Quoi ? Tu n'es pas en train de dire que tu es vouée à la mort pour bientôt ?
- Je ne survivrais pas jusqu'à mes 18 ans...
- Non, non, non, non... »
Fred s'écroula. La bombe venait d'être lâchée. Et elle faisait très mal. Sa copine était une fille de Mangemort et allait de toute manière mourir quoi qui se passe et elle lui avait caché... Il n'entendit plus les bruits aux alentours, le monde s'était figé autour de lui. Le temps, c'était arrêté.
« Eden, tu ne peux pas être sérieuse quand même ?
- Si Ginny. Je vais mourir bientôt. »
Fred s'était enfermé dans le dortoir. Cela faisait deux jours qu'il n'en était pas sorti. Les personnes autour de lui restaient silencieuses face à son mutisme. Sa vie venait de s'écrouler à l'annonce d'Eden. Devait-il continuer de la voir ou effacer tous ces moments de bonheur en sa présence ? Il l'aimait, mais l'amour était-il plus fort que tout ? Tout se bousculait dans sa tête. Ok, elle était une fille de Mangemort. Mais il n'avait pas le droit de la condamner pour les actes de ses parents. Oui, elle allait mourir. Mais il l'aimait malgré tout. Les larmes continuaient de franchir ses paupières. Cette histoire allait lui briser le cœur et il le savait. Quel que soit son choix, il finirait malheureux. Malheureux d'assister à la mort de sa belle ou malheureux de vivre si loin d'elle. Le troisième jour, il prit sa décision.
C'est alors qu'il décida de sortir du dortoir, et descendit dans la Salle Commune. Il aperçut son frère jumeau au loin, près de la cheminée.
« George...
- Elle est dans la Grande Salle. »
Avec un dernier regard en arrière, il courut le plus vite possible. Il courut à perdre haleine jusqu'aux portes de la Grande Salle. Il se tenait devant ses portes, frêle et tremblant. Sans plus aucune hésitation, il pénétra à l'intérieur de la salle. Elle était là, à quelques mètres à peine. Elle avait remarqué sa présence, mais ne fit rien. Le temps semblait s'être arrêté. Il prit alors une grande inspiration et franchi les quelques mètres qui les séparaient.
« Fred, je comprends parfaitement que tu ne veuilles plus me voir et c'est'... »
Avant que la blonde n'ait pu finir sa phrase Fred avait posé un genou à terre face à elle et lui avait saisi les mains. La Gryffondor ne bougea plus, stupéfaite par la situation.
« Je me fiche que soit fille de telle ou telle personne. Je sais qu'il ne te reste plus beaucoup de temps à vivre. Il ne m'en reste plus beaucoup non plus parce que dès le moment où tu t'en iras, mon cœur cessera de battre. Je ne peux pas vivre plus longtemps loin de toi. Tu es ma seule raison de vivre. C'est pourquoi j'ai décidé de tout faire pour te rendre heureuse jusqu'à la dernière seconde. Eden, je sais que ça peut paraître précipité, mais veux-tu m'épouser ? »
Un an était passé après la révélation d'Eden. Malgré cela, Fred avait décidé de rester auprès d'elle. Peu importe le temps qui leur restait ensemble, il en profiterait. De son côté, elle avait été soulagée d'apprendre que personne ne la rejetait. Elle, une mourante. Beaucoup de choses s'étaient passées depuis ce jour-là.
Un garçon nommé Harry Potter avait vaincu Lord Voldemort. Le couple était resté soudé malgré les épreuves. Elle avait dit oui à la demande en mariage de Fred et elle était tombée enceinte. Une petite fille était née. Espoir. Malheureusement, les visions n'avaient pas cessé, mais elle faisait comme-ci de rien n'était. Fred aussi essayé de ne pas trop penser au triste moment qui les attendait. Mais ce jour arriva par un matin d'hiver. Eden avait refait un malaise et Fred s'était précipité à son chevet en laissant Espoir dans les bras de Molly. La petite fille n'avait que 2 mois.
« Mon amour, ça va allez comme toujours, ne t'inquiète pas...
- Non, C'est la fin, je le sens. »
Eden avait horriblement maigri. Elle arrivait à peine à soulever ses bras tellement la force lui manquait. Fred ne versa pas de larme. La douleur dépassait bien les pleurs, elle était en train de lui faire ses adieux. Il avait eu si peu de temps ensemble, c'était injuste.
« Prend soin de notre fille. Ne la laisse pas se maquiller avant ses 16 ans et ne lui donne pas de sucrerie entre les repas surtout.
- Non ne t'inquiète pas. Mais tu sais, tu pourrais la voir grandir ! Je suis sur qu'il existe un moyen de ...
- Non Freddy, tu le sais bien. Sois courageux, tout ira bien. Sois heureux et sache que tu peux refaire ta vie avec une autre. C'est tout le bonheur que je te souhaite. Prends soin de mon bébé. Je t'aime pour toujours. »
Son regard devint alors opaque. Elle ne bougea plus. Un sourire s'était figé sur ses lèvres. Fred tenait toujours sa maigre main dans les siennes.
« Je t'aime aussi... Non, je t'en supplie, ne me quitte pas... Reste. Reste pour Espoir. »
J'ai ma petite idée pour faire une suite à cette histoire. Mais je ne le ferai pas sans review ! Et oui, je suis un peu découragé puisque je vois que des lecteurs lisent jusqu'au bout, mais ne me donnent pas leur avis ! Donc voilà, même un petit message fait toujours plaisir donc n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez et surtout si je dois continuer ! Bisous à vous :)
