Lu' les lecteurs !

Nous voici de nouveau vendredi soir. Je vous félicite d'avoir survécu une semaine de plus !

Voici donc le dernier chapitre de ma fiction, avec un John enfin en pleine possession de ses moyens. Je pense déjà à une nouvelle fiction, j'espère que j'arriverai à la rendre lecturable.

Merci à vous de me lire ! 3

_:)

Ce fut un rayon de soleil tapant sur mon visage qui me réveilla. Cette lumière ne pouvait indiquer qu'une chose, il était bientôt 14h. Je sorti de mon lit en sursaut. Il me semblait avoir un rendez-vous important à 15h mais qu'était-ce ?

Ce que je fis de ma nuit me revenais en mémoire au fur et à mesure de ma toilette. Ainsi, Sherlock était en vie. Pour en avoir le cœur net, je devais attendre 15h. Ce rendez-vous était le plus important de ma vie. Allait-il venir ? Mon cœur se serra à l'idée que ce ne fusse pas le cas. Il me devait bien ça !

Pour la première fois depuis que je vivais dans cet appartement, je me sentis à l'étroit. Je le trouvais terne, d'un grisâtre aucunement bon pour le moral. Il n'y avait aucun objet de distraction. Qu'avais-je pu faire tous ces mois en revenant ici? Cet appartement était mon reflet actuel. Le reflet du drame que je n'avais pas pu surmonter. Sherlock me redonnait déjà goût à la vie. S'il revenait vraiment à Londres, je déménagerai pour un appartement plus cosy et chaleureux. Comme au 221B.

Presque 15h, je devais préparer le thé, auquel cas, le détective n'aurait aucune raison de rester dans mon appartement sans vie. Je descendis à la boutique la plus proche pour prendre des biscuits. Un goût sucré que je n'avais pas eu en bouche depuis un temps infini. 14h55, j'étais fin prêt.

Je regardais l'horloge comme un enfant attendant l'arrivée du Père Noël. Il ne me fit pas languir plus de trois petites minutes. Lorsque j'entendis le parquet du palier craquer sous ses pas, mes jambes me conduire à la porte sans fléchir. Je savais ce que je voulais. Je voulais voir Sherlock, peut importe les sentiments négatifs à son encontre. Je les enfuit au plus profond de moi et ouvrit la porte avant même qu'il ne frappe.

Il était resplendissant. Cette nuit je n'étais que colère et surprise, dans l'incapacité de prêter attention à certains détails tels que l'apparence. Aujourd'hui, je n'avais d'yeux que pour lui. Il paraissait encore plus grand et élancé que dans mon souvenir. Ses pommettes pouvaient toujours vous couper tellement elles étaient saillantes. Sa démarche était élégante, son manteau lui tombant pile ou il le fallait. Et ses yeux. Ses yeux étaient d'un bleu ou se perdre était une étape infranchissable. Ils brillaient de contentement. Il semblait...heureux ?

Il tenait dans sa main gauche une boîte. Les mêmes biscuits que je venais d'acheter. Il avait eu une attention pour notre rendez-vous. Cela me toucha et me fis sourire bêtement. Décidément, Sherlock Holmes faisait tout pour se faire racheter.

-« En faisant le thé hier soir, j'ai vu que tes placards étaient vide. Voici de quoi nous régaler John. » Il dit ceci d'un ton enjoué en me mettant la boîte près des yeux. Comment pouvais-je lui en vouloir ? Je devais tout faire pour garder les idées claires et ne pas me faire avoir par son charme -qu'il savait utiliser à bon escient- .

-« Tu es donc là, sur le pas de ma porte. Le vrai Sherlock Holmes en chaire et en os. »

Il me tendit la main pour que je puisse juger par moi-même de sa réalité. Je la serra contre la mienne. Je n'arrivais pas à la lâcher. Nous entrâmes ainsi, ce qui ne sembla nullement le déranger.

-« On ne se débarrasse pas de moi ainsi je le crains. Tu as meilleure mine John. »

Nous nous asseyons à la même place que cette nuit.

« Je vois que nous avons eu la même idée ! Ces biscuits sont les meilleurs. » Il me sourit de la façon la plus sincère que je n'avais jamais vu. Il faisait beaucoup d'efforts pour me distraire. Et il était bon. J'étais près à entrer dans son jeu sans condition. Je reprenais mes esprits.

- « Si nous parlions de Mycroft, Sherlock ? Sait-il que tu es en vie ? Tu dis que c'est lui qui me suivait le temps de ton... absence ? » Sherlock semblait satisfait que nous empruntions ce chemin.

-« As-tu perdu tout ton sens de l'observation John ? Je ne suis pas dans la tête de mon frère mais j'imagine qu'il devait s'inquiéter pour toi. Le jour de mon enterrement, j'étais dans la coulisse, je vous observais. John, jamais je n'aurai imaginé que ta peine durerais autant de temps. Je t'ai vu abattu ce jour-là. Je n'ai pas dû être le seul ! Je ne connais pas les intentions de Mycroft, il te donnera certainement plus de détails que moi. Bien entendu, personne n'est au courant de mon retour d'entre les morts. John, j'ai confiance en toi, seulement en toi. En cet instant, je ne souhaite que personne d'autre ne sache que je suis en vie. Peux-tu faire cela pour moi malgré ce que tu as enduré ? Mon affaire en cours nécessite que je reste... mort si je puis dire. »

-« Cela me paraît évident que je vais garder ta couverture secrète. Mais en retour, j'aimerai que tu viennes me voir aussitôt que tu auras remis les pieds à Londres. Nous avons perdu assez de temps tous les deux, je voudrais conserver cette bulle qui nous entoure encore un peu de temps. »

Je rougis instantanément. Que penserait-il de cette confession ? Sherlock Holmes n'est pas un homme de sentiments, si j'essuyais un refus, je l'aurais bien cherché. Mon cœur battait à tout rompre. Ses sourcils s'étaient levés en signe d'étonnement. J'étais mal parti, pourquoi l'avais-je dit tout haut ? Ce débordement de sentiments lui ferait peur et il repartirait aussi vite qu'il est revenu.

-« Si cela te conviens, nous ferons ainsi. Je t'expliquerai en détail cette affaire si cela t'intéresse bien évidemment. Je ne voudrais pas parler pour rien. »

-« Sherlock, tu es parti un an, tout ce que tu me diras m'intéresseras. »

-« Et si nous buvions ce thé ? » Il nous servit et bu une gorgée. « John, pourrais-tu aller chercher à Baker Street mon violon et le faire nettoyer avant que je ne revienne ? Cela fais des mois que je n'ai pas pu en jouer, j'ai beaucoup d'airs en tête, cela me deviens insupportable. Tous résonnent en moi, je ne sais plus quoi en faire. »

Cela impliquait de me faire retourner dans l'appartement, seul, avec tous ces mauvais souvenirs gardés intacts. Comme s'ils étaient figés au 221B.

Cependant...

- « J'irai, sois en sûr. Je suis impatient que tu me joues ces nouveaux morceaux. » Cette requête ne disait-elle pas qu'il reviendrait ? Je prendrais sur moi le moment venu. Et Mrs Hudson sera ravie de me voir de nouveau chez elle. Qu'en serait-il à son retour ? Irions nous de nouveau vivre à Baker Street ? Hier cela me dérangeais, aujourd'hui non. Retrouver mon ami me comblait plus que tout tout.

Sherlock me coupa dans mes pensées.

- « Pour une fois que ce n'est pas moi qui ne parle pas à cause de mes réflexions ! Je comprends ce que tu me dis depuis tout ce temps. Ne pas savoir où tes pensées te mènes, cela est... insupportable ! Si tu acceptes de revenir vivre avec moi à mon retour, je tenterai de changer cela. »

-« Comme si c'était possible ! Tes réflexions te sont nécessaires, je ne voudrais pas que tu changes quoi que ce soit à ce propos ! Mais que tu ne fasses plus ton air de « Nous savons exactement ce qu'il s'est passé. » alors que moi je suis au même point depuis des heures, cela me conviendrais, en effet. »

Cette journée prenait une tournure agréable. Si nous étions dans notre appartement de Baker Street, cela aurait été une journée presque ordinaire. Il se leva.

- « John je- »

-« Tu dois t'en aller, j'ai compris. Reviens vite cette fois. S'il te plaît. » Je fis un sourire timide. Le moment que je redoutais ne me paraissait plus aussi difficile. Je savais qu'il allait revenir. Même s'il fallait que j'attende encore quelques mois, il me reviendrait. « Essaie de me contacter de temps en temps si c'est possible. »

-« Tu sais que ça sera très difficile. Et risqué. J'essaierai mon ami. » Il me regardait droit dans les yeux. Oui, j'allais survivre, oui il reviendrait. Tout irait pour le mieux peut importe la date de son retour. Il prit la direction de la porte.

-« Attends! » Je le pris par le bras. Il se retourna vivement.

-« Oui John ? »

-« Tu as oublié de m'embrasser avant de partir. »

C'est ce qu'il fit. Il m'embrassa tendrement, puis vivement pour me signifier qu'il devait partir. Ce fut merveilleux et incroyable. Il parti et laissa dans son sillage une odeur de mystère et de vieux livres.

Quelques mois plus tard, en me promenant dans la rue, un SDF que je croisais régulièrement me donna un papier. J'attendis patiemment de retourner à Baker Street pour le lire. Quand j'entrais dans cet appartement, mon cœur se remplissait, j'y étais bien. C'était notre maison. Il ne manquait plus qu'une chose.

Sur le papier était inscrit :

«L'amour est ce qui me protège. Retour dans quelques jours. SH »

Fin_:)

Merci une fois encore de m'avoir lu, je n'avais jamais fait cela, et franchement, ça m'a énormément plu. Je compte bien réitérer !

Love.