Sous les yeux médusés de nombreux élèves, ils s'éloignèrent du lycée. Ils marchèrent un long moment, l'un à côté de l'autre, dans un silence qui aurait pu être pesant, mais il n'en était rien. Lui se satisfaisait qu'elle ait accepté de le suivre, et elle appréciait qu'il lui laisse le temps dont elle avait besoin. Tag avançait tranquillement, se raclant la gorge de temps à autre, pour s'adapter aux petits pas de Kay Leen. Elle regardait à l'opposé, ne voulant pas croiser son regard, alors qu'elle se mordait machinalement l'intérieur de la joue. Et ils continuèrent ainsi pendant une dizaine de minutes quand soudain, elle s'immobilisa, les mains fermement serrées autour des bretelles de son sac à dos. Le jeune homme, trop concentré à ne rien faire de spécial, continua de quelques pas avant de se retourner pour lui faire face, afin de comprendre ce qui avait interrompu leur balade silencieuse. Elle avait le regard vide, comme perdue dans ses pensées. En fait, son cerveau tournait à toute allure, alors qu'elle réfléchissait à une bonne manière de rompre le vide, d'entamer la conversation. Le temps fut comme suspendu pendant un temps, puis elle releva la tête, plongeant ses yeux dans les siens.

– Connard. Dit-elle d'une voix presque mécanique.

Tag écarquilla les yeux, ne sachant pas comment réagir, ni même s'il devait le faire. Elle ne semblait pas en colère ou triste. Elle avait prononcé ce mot dans une simplicité et une neutralité désarmante.

– Tu es un connard ! Reprit-elle, avec plus de volonté et d'assurance. Je te l'avais déjà dit par message, mais fallait que je te le dise en face… Désolée ! Mais putain, ça fait du bien !

Il hocha doucement la tête en esquissant un fin sourire.

– Désolée… Ça fait beaucoup de gros mots en peu de temps, mais …

– C'est OK ! Je l'ai mérité ! Mais, si on est là, c'est parce que j'ai le droit à une deuxième chance, non ?!

Elle haussa un sourcils avant de lui répondre, surjouant volontairement le dédain :

– Certainement pas ! J'ai accepté juste pour voir l'autre pétasse se décomposer alors que je lui volait son bout de viande.

– Dans ce cas, je te suis doublement redevable. D'abord pour accepter de passer du temps avec moi, le connard. Et aussi pour m'avoir sauvé des griffes de cette fille, qui m'aurait visiblement mis au menu ce soir, si j'en crois tes dires !

Il lui tendit la main en lui faisant un clin d'œil, mais elle ne lâcha pas les bretelles de son sac, regardant sa main quelques instants, avant de reprendre sa marche. Après un petit soupir de déception, Tag la rattrapa en petites foulées, et ils reprirent leur conversation.

– Que proposes-tu pour te faire pardonner ?

– Hum.. Soirée resto ? Dit-il très naturellement.

– Non !

La réponse de Kay Leen fut catégorique et surpris notre jeune athlète. Elle n'avait pas sourcillé, pas réfléchi plus d'une seconde et s'était contentée de ce simple mot.

– Euh… OK…

– J'ai un mauvais souvenir des sorties au resto avec toi !

– D'accord, que dis-tu d'une soirée console chez toi ou chez moi, tu choisis. Et on se fait livrer des sushis, c'est moi qui paie !

Elle fit mine de réfléchir quelques instants avant d'accepter, et de prendre congé. Elle était arrivée chez elle.

– Bon, on se dit à demain soir alors ? Insista Tag.

Dans un sourire lumineux qui vit naître un vent de bien-être chez le jeune homme, elle hocha la tête en guise de confirmation.

Lorsqu'il arriva chez lui, Samy était déjà rentré du collège et faisait ses devoirs. Il le salua brièvement et monta dans sa chambre. Avec ce changement de plan, il n'avait pas eu le temps de passer déposer l'enveloppe et irait le faire le mercredi suivant. Il prit ensuite le temps de travailler sur des cours de biologie pour rester au niveau et continuer de consolider ses acquis, en vue de la rentrée à venir. Sans qu'il ne s'en rende compte, l'heure du dîner était arrivée.

– Salut mon fils, comment vas-tu ? Tu as pu faire ce que tu voulais aujourd'hui ?

Ne souhaitant pas entrer dans une discussion conflictuelle avec son père à propos du dossier qu'il n'avait pas posté, il éluda la question par une demi-vérité.

– Oui, globalement ! Et vous, la journée s'est bien passée ?

– Plutôt bien, oui. Pas mal de réunions sont en préparation. On arrive sur la fin d'année et la plupart des associations qu'on soutient se lancent dans des projets de dernière minute pour vider les caisses. Sinon elles savent qu'elles auront moins de subventions l'an prochain ! Donc on va avoir du tri à faire sous peu… Expliqua-Ramon, très naturellement.

– Moi c'était relativement calme aujourd'hui, pour une fois ! Et toi Samy ? Demanda Isabelle.

– Euh… Ouais… C'était un peu ch… ennuyeux ! Et on nous a rendu 2 contrôles.

– Et ? Sa mère attendait visiblement plus d'informations sur le résultat de son fils.

– En physique j'ai eu 14/20.

– Super !

– Bravo Samy !

– Et le deuxième ? Insista-t-elle.

– 6/20.

Un air inquiet se dessina sur le visage de la mère de famille, alors que les deux autres n'osaient rien ajouter.

– Mais c'était en musique, alors c'est pas grave !

Il semblait convaincu de ce qu'il disait, mais Isabelle ne put s'empêcher de lui rappeler que cette matière comptait au même titre que toutes les autres dans sa moyenne. Un lourd silence s'installa alors que chacun finissait son assiette. Au moment de débarrasser la table et de remplir le lave-vaisselle, Tag reprit la parole :

– On pourrait demander à Kay Leen ?

– Pardon ? Visiblement, Isabelle ne comprenait pas ce dont il parlait.

– Pour la musique. Elle est en option musique dans son lycée, je ne sais pas si elle est super douée ou pas, mais je pense qu'elle a un niveau suffisant pour aider un élève de 3ème. Elle vient jouer demain soir, je lui demanderai si tu veux ?

Sa question s'adressait à Samy, qui se contenta de hausser les épaules et de quitter la table en direction de sa chambre. Isabelle apprécia la proposition de son beau-fils et le remercia à la place de l'adolescent.

– Donc vous n'êtes plus fâchés ? Ajouta-t-elle.

– Non, enfin je ne sais pas… Je pense qu'elle m'en veut encore un peu mais on a discuté aujourd'hui, et je lui ai proposé de venir jouer à la console demain soir. D'ailleurs j'ai oublié de t'en parler… ça ne pose pas de problème ?

– Vous ne saurez même pas que nous sommes là, les jeunes !

Et compléta sa réponse d'un clin d'œil complice qui les fit sourire, Ramon et elle, en voyant le rouge monter aux joues du jeune homme. Ce dernier prit congés également et alla se coucher, après avoir raconté ses aventures à sa meilleure amie.

C'était le jour des retrouvailles, le jour de la dernière chance ; elle serait là, ce soir, pour une revanche derrière les manettes ! Hormi pendant ses heures au restaurant, où son esprit était occupé, son esprit s'épuisait à imaginer tous les scénarios possibles pour la soirée à venir. Il lui avait donné rendez-vous vers 20h, et il finissait à 19h et son programme était tout prêt. Une fois son service achevé, il passa au restaurant japonais qui était sur la route et commanda tout un set de sushis et de makis avec poisson, avec des légumes et même avec de l'omelette. En guise d'accompagnement, il avait décidé de rester dans le classique ; donc 2 salades de chou et 2 soupes miso. Il se dit qu'il la laisserait choisir en premier, et mangerait ce qui plairait le moins à la jeune femme. Son sac en papier à la main, il finit de faire route jusqu'à son habitation. A mesure que l'heure approchait, il sentait son cœur battre de plus en plus rapidement, angoissé à l'idée d'échouer à regagner sa confiance. Il arriverait un peu avant elle, installerait le contenu de son sac sur la table basse, et sortirait quelques canettes. Ensuite il sélectionnerait quelques jeux sympas et descendrait les coussins qui traînaient dans sa chambre pour qu'ils puissent s'installer par terre sans avoir trop mal au dos. Quand elle sonnerait, tout serait prêt et il n'aurait plus qu'à la mettre à l'aise et à profiter de cette soirée entre amis ; car c'était bien ça le plan, retrouver son amitié, et passer un bon moment.

Mais quand il eut le portail en visuel, il comprit que rien n'allait se passer comme prévu, car elle était déjà là, plantée devant le portail. Elle portait une veste en jean noire, un slim kaki et des converses noires, et restait immobile en regardant l'écran de son téléphone. Pendant qu'il marchait dans sa direction, son portable vibra :

🌸 ️🎮K-Kay👩 🎤🎸🌸

* Hey ! Je suis arrivée … *

🎮~~TaG~~🎮

* Bouh ! *

Kay Leen fronça les sourcils en lisant cette réponse qui n'avait aucun sens, quand tout à coup elle sentit une présence dans son dos :

– BOUH ! Hurla Tag.

La jeune femme poussa un cri stident, elle sursauta sur au moins 30 centimètres. La main sur le cœur, qui battait à toute allure, et le souffle qui se faisait difficile, elle le regarda d'un air interdit.

– Merde ! Je pensais pas te faire flipper comme ça, ça va aller ?!

Tag était partagé entre un rire incontrôlable face à la scène à laquelle il venait d'assister et la tête de Kay en cet instant, et quelques remords d'avoir mis la jeune femme dans un tel état d'anxiété. Il posa une main sur le côté de son bras, cherchant une étincelle de conscience dans ce regard figé dans l'effroi. Puis, les lèvres de la jeune femme se tordirent vers le haut, et un rire profond s'échappa de sa gorge.

– Merde ! Faut pas me faire des trucs pareils ! Genre, vraiment pas Tag !

– Quoi, t'es cardiaque ?! La charia-t-il.

Elle se redressa et lui lança un regard plein de défiance.

– Et si je l'étais, hein ?!

– Bah, franchement, ce serait la merde ! Je veux dire, cardiaque à 17 ans, c'est la loose, non ?! En plus, ça voudrait dire, plus de sport, de d'attraction à sensations, plus de films d'horreur non plus ?!

– N'importe quoi ! Les cardiques peuvent regarder des films d'horreur, espèce d'idiot !

Elle était là, l'amie qu'il avait fait fuir quelques mois plus tôt. Elle lui parlait naturellement, sans prise de tête, sans retenir ses propos, et il se rappela alors pourquoi son départ l'avait tant atteint.

– Bon viens, ça va refroidir !

D'un mouvement de tête, il indiqua le sac en papier "Sushi Pop" qu'il tenait toujours dans sa main.

– Peu probable que les sushis et les makis refroidissent au point d'être immangeables, très cher !

– Oh, ah bon ?! Et bien, très chère, sachez que je n'ai point que des sushis dans ce sac et que la soupe miso froide c'est pas top !

– Oh ! t'as pris de la miso ?! Avec tofu et tout ?! Fallait le dire aller, donne moi ce sac, sort les clés et hop !

Un sourire en coin et un sourcil levé à la The Rock, il resserra son étreinte sur la poignée du sac avant de poser l'autre sur celle du portail. Dans un mouvement qu'il voulu lent et théâtral, il abaissa cette dernière et ouvrit le battant, qui n'était pas verrouillé.

Par la fenêtre, ils aperçurent Ramon et Isabelle, assis dans le canapé. Quand ils les virent pénétrer dans la cour, ils semblèrent pris de panique. Ils atteignirent la télé en toute hâte, remirent les coussins à leur place et disparurent, laissant le salon à la disposition des deux jeunes gens. La scène, digne d'une série humoristique, ne manqua pas d'amuser Tag et Kay, qui se lancèrent des regards complices. Une fois à l'intérieur, Kay Leen reprit connaissance de cet espace. Elle scruta la pièce, comme si elle la découvrait, alors qu'elle était déjà venue. Mais pour elle, c'était presque comme dans une autre vie. Tag, de son côté, essayait tant bien que mal de se remémorer les étapes de son plan, qui partait de plus en plus à la dérive. Il prit la veste de Kay Leen, avant de monter avec dans sa chambre, la laissant seule dans la cuisine. Quand il réapparut, il n'avait plus sa veste, mais avait disparu sous une pile de coussins qu'il jeta au sol.

– Euh, tu veux un coup de main ? Demanda-t-elle timidement.

Tag, relevant la tête de derrière le canapé, répliqua :

– Non ! Non ! C'est bon, je vais me débrouiller, t'inquiète!

Et il installa les coussins aussi élégamment que possible au sol. Peu satisfait de sa première mise en place, il recommença. Et une troisième fois, avant d'être interrompu par la voix de son amie, penchée au-dessus de lui.

– Tu sais que je sais aussi m'asseoir sur un canapé, et qu'au pire, ces pauvres coussins ont le terrible destin de passer la soirée sous ma paire de fesses…

Son naturel et sa simplicité le désarçonnait. Une fois encore, son rire s'échappait de ses lèvres sans qu'il n'ait eu le temps de comprendre ce qui se passait. Pendant un instant, il éprouva même une certaine jalousie à l'encontre du coussin qui aurait le privilège d'être moulé sur les deux petits melons bien fermes et rebondis de la jeune femme. Mais elle le sortit de ses pensées en s'étallant de tout son long sur le tapis de coussins.

– Comme ça pas de jaloux ! Dit-elle.

Tag n'était pas de cet avis, lui l'était un peu, là, tout de suite. Ne pouvant plus toucher aux coussins, coincés sous la jeune femme, il se rendit dans la cuisine et revint avec leur repas du soir.

– Coca ? Fanta ? Ice Tea ? Lui demanda-t-il.

– Euh… juste un verre d'eau s'teuplé. Merci !

Bien que surpris par sa requête, il s'exécuta et lui apporta, avant de s'installer à côté d'elle. Pendant une heure, tout se passa comme prévu ; ils mangeaient, rigolaient en jouant à un jeu de course de voiture. Elle aimait tous les sushis et les makis, mais avait une préférence pour le saumon. Elle était plutôt sauce salée que sucrée, et elle n'y allait pas de main morte sur le wasabi. Tag apprenait à la connaître et, bizarrement, ces petits détails insignifiants lui donnaient un sentiment divin. Pas pour leur originalité, car ils étaient relativement communs, mais parce que ce sont les petites choses que seules les gens proches savent les uns des autres ; et il voulait être un de ses proches. Mais tout à coup, entre deux check-points, Kay Leen lança :

– Sinon, félicitations ! Mon père m'a dit que t'avais eu une place en école de kiné et que tu partais bientôt !

Elle avait fait de son mieux pour paraître naturelle, mais au fond, elle ressentait une profonde tristesse, car ce garçon était la seule personne avec laquelle elle avait le sentiment de pouvoir être elle-même. Il ne connaissait pas son passé, ni les ragots sur elle du lycée, il voyait juste la Kay Leen qu'elle était à ce jour. Et Tag ne fut pas plus à l'aise à la suite de cette remarque, il allait partir à plusieurs centaines de kilomètres, décision que le jeune homme avait prise, car il avait fait une croix sur son amitié avec elle. Mais maintenant, il était à nouveau partagé entre la joie d'étudier ce qui l'intéressait et la peine de partir loin d'elle.

–Ah… ouais… merci.

De longues secondes passèrent.

– Et tu pars quand ?

– Ce week-end…

Le silence qui suivit dura une éternité. Finalement, c'est elle qui le rompit, se raclant la gorge et forçant un sourire à se dessiner sur son visage, elle regarda Tag et ajouta :

– Ouah ! C'est top ! Tu dois avoir hâte d'y être. Une nouvelle vie qui commence, de nouvelles aventures, pendant que nous, ici, on va continuer notre petite routine !

– Ouais… sûrement.

Une autre éternité.

– Et toi, au lycée, c'est cool ?

– Ouais, plutôt. La terminale, c'est intense visiblement, mais j'ai deux super potes, que t'as vu tout à l'heure, Anita et Alex, donc ça va le faire !

Elle lui adressa un clin d'œil et ils partirent dans un rire complice à nouveau, l'atmosphère se détendit à nouveau.

– C'est ton mec ?

– Qui ? Alex ? Peu probable, mais il adorerait que tu sois le sien ! Le taquina-t-elle.

Pris de court par cette révélation, Tag tiqua un instant, avant de reprendre :

– Ah mince ! J'espère qu'il ne m'en voudra pas, mais je vais devoir décliner sa proposition. Si c'est ton ami, c'est sûrement un gars bien, mais… non !

La complicité. La simplicité. Une soirée entre amis comme l'un et l'autre l'espéraient. Ils jouèrent, mangèrent et discutèrent pendant plusieurs heures encore. Il était minuit passé, et ils furent contraints de mettre un terme à ce beau moment. Elle avait cours le lendemain, et lui travaillait. Ils firent donc route en direction du portail avant de se dire au revoir.

– Merci Tag, c'était chouette comme soirée ! Ça m'a fait du bien pour être honnête !

Le sourire qui illuminait son visage rappela à Tag qu'il ne voulait pas simplement être son ami, que ce sourire provoquait en lui bien trop de feux d'artifice pour qu'il se voile encore la face. Il devait la retenir, encore un peu, et c'est là qu'il se souvint que son frère avait besoin d'un coup de pouce en musique. Tout en attrapant du bout des doigts ceux de la jeune fille, il bafouilla :

– Avant que tu partes, euh… Samy… c'est mon frère, hein ! Euh… il a du mal en musique au collège et… comme je sais que tu… je sais pas trop ce que tu fais, en fait, mais y'a musique dans tes cours de spé, alors, je me demandais si tu accepterais de lui filer un coup de main de temps en temps ?!

Elle plongea ses deux iris vert émeraude dans les siennes, qui ne savaient pas où regarder jusque là.

- Bien Sûr, avec plaisir !

Et ils restèrent ainsi plusieurs minutes, seul le chant du vent s'engouffrant dans les feuillages se faisait entendre. Tag était comme hypnotisé par l'éclat de cet océan émeraude qui le fixait et dans lequel il se noyait avec délice. Tout à coup, il réalisa que cette fois, elle n'avait pas retiré sa main, ses petits doigts fins et légèrement calleux du fait de ses études en bijouterie étaient toujours posés dans la paume de sa main.

– Tu m'appelleras ? Elle prononça ces quelques mots sans sourciller, toujours fixée sur les yeux du grand argentin en face d'elle.

– Hein ?!

– Quand tu seras là-bas, tu me donneras des nouvelles de temps en temps, hein ?!

Il se força à sourire en acquiesçant, mais l'image du futur qui se dessinait dans son esprit lui donna la nausée. Elle était partie parce qu'il l'avait blessée. Maintenant qu'ils s'étaient réconciliés et que tout devenait possible, c'est lui qui allait partir, pour au moins un an. Finalement, elle reprit sa main et fit route en direction de sa maison, laissant Tag avec l'écho de ces derniers mots qui tournait en boucle dans son esprit.

– Au revoir !


Ce chapitre est sorti avec 1 journée de retard car j'ai eu peu de temps pour écrire dernièrement.
Comme je vous l'ai annoncé hier sur mon profil, je vais prendre quelques "vacances", car je suis actuellement en congés, d'un part, et surtout parce que je suis à flux tendu.

J'écris la semaine pour le week-end, pour 2 fanfictions. Autant dire que je vais craquer...

Donc pas de publication pendant 2 semaines, et on se retrouve pour le chapitre 16 le 23 Juillet, sans faute!

Pas d'inquiétude, Un océan émeraude va continuer et va être terminé, alors stay tuned ;)

XOXO

Yélie