La réserve de Baxter se situe dans Salem nord, état de New York conté de Westchester (comme la propriété de Xavier).
Disclaimer : X-Men : le commencementappartient à qui de droit.
ILLUSIONS :
Chapitre 5 :
Durant la journée, qui fut riche en rebondissements, les deux hommes furent extrêmement occupés, avec à la fois l'entraînement de Charles et les développements hésitants de leur relation. En effet, Charles avait réussi à étendre sa zone d'influence bien plus qu'auparavant, ce qui, probablement grâce à l'usage répété de Cerebro, était bien plus facile pour lui. Cela lui avait en tous cas apprit comment s'y retrouver parmi tant d'esprits différents en même temps, sans faire de mal à quiconque, ni à eux, ni à lui-même, ce qui explique que la tension presque douloureuse habituellement présente quand il étendait sa zone d'influence était quasi absente. Il s'était entraîné à contrôler des animaux de la Réserve, un par un, à plusieurs dans le même endroit, et enfin différentes petites bêtes à des endroits complètement opposés du parc, et tout ça en élevant la difficulté de la tâche demandée, car le contrôle nécessaire augmente suivant la contradiction de l'ordre par rapport à leur instinct. Par exemple, il avait réussi à réveiller une chouette en plein milieu de journée, à la faire voler dans les environs pendant une bonne heure, tout en passant à côté de plusieurs proies sans qu'elle ne se détourne. Pour compliquer l'exercice, Erik avait accepté de participer. Pendant que Charles ordonnait différentes choses aux animaux, Erik devait penser à un mot dans un laps de temps le plus court possible, le but étant pour Charles d'attraper chacun de ces mots. Une fois satisfait, Charles organisa autre chose : Il aurait à entrer dans l'esprit d'Erik pour explorer un peu sans être détecté, Erik ayant cette étrange faculté de le remarquer quasiment à son entrée. Cet activité était rendue bien plus difficile car Charles s'efforçait de ne pas voirles souvenirs, mais seulement de les traverser. Non pas qu'il réussissait à chaque fois, mais ça, Erik n le savait pas.
Cependant, un autre seuil fut franchi dans leur relation, quoique pas le dernier du jour, lorsque Charles se permis de demander l'autorisation de contrôler l'esprit de son ami.
« Erik – avait-il commencé avec hésitation – J'aimerais essayer un autre exercice... comme j'ai quelqu'un avec moi qui pour une fois veut m'aider avec ma mutation, parce que contrôler des animaux c'est bien mais ça n'est rien comparé à l'esprit humain. Je... Serais-tu... d'accord pour que… euh...je... prenne le contrôle sur toi... ? » avait-il fini par demander en évitant soigneusement le regard d'Erik.
Erik était alors complètement abasourdi. En effet, autoriser l'accès de son esprit pour exploration ou pour prendre le contrôle était deux choses totalement différentes, mais après seulement un moment plongé dans les yeux de son ami, qui les avait relevés probablement à l'absence d'un non franc et massif, il avait pu voir toute la sincérité, l'empathie, l'hésitation et la compassion dont son ami était capable, le réassurant, même si l'amour caché au plus profond de ce regard avait certainement orienté sa décision. En conséquence, il accepta d'aider Charles. Pour une fois il participait à une expérimentation volontairement et presque avec excitation... Un changement !
Ainsi, Charles pris le contrôle sur son ami, lui faisant exécuter diverses actions telles que l'immobilité la plus totale, tourner sur lui même et ce même bien après avoir eu le tournis, répondre à des questions par des vérités ou des mensonges, n'importe quelle action qu'Erik n'aurait jamais envisagée en temps normal. Évidemment, il mit un point d'honneur à ne pas dépasser les limites et donc ne demanda jamais quelque action humiliante ou évocatrice de son passé douloureux, même s'il y en avait toujours un arrière goût, de par le procédé.
Parmi les éléments à retenir de cette journée pour Erik, la plus évidente était de ne plus jamais sous-estimer Charles Xavier. Cet homme était un maître dans l'art de porter un masque et de construire une illusion de totale sécurité autour de lui alors qu'il avait le pouvoir de faire presque n'importe quoi avec n'importe qui. Il n'osait pas imaginer ce qui aurait pu advenir eut Charles été soumis au même sort que le sien dans son enfance. Erik était suffisamment honnête avec lui-même pour savoir que son désir de vengeance et sa colère permanente à l'intérieur de quelqu'un comme Charles (et ceci sans considérer la foison de gens dont il arrive à s'entourer) aurait été un pur désastre, à l'échelle mondiale. Il ne comprenait pas du tout comment Charles pouvait le considérer, lui, comme ayant le potentiel de devenir plus puissant que lui-même.
A présent, ils étaient juste en train de se relaxer, quoique Erik pouvait toujours sentir Charles à l'arrière des ses pensées, dans un silence confortable, lorsqu'il furent surpris pas une averse. En quelques secondes ils étaient trempés jusqu'aux os. Ils coururent jusque sous un grand chêne, et s'installèrent en attente de la fin de cet intempérie. Comme il faisait encore suffisamment chaud, ils décidèrent d'enlever au moins leurs T-shirts mouillés.
Cependant, ils avaient oubliés ce qui se cachait sous ces hauts. Bien que la présence de cicatrices sur le corps d'Erik ne fut pas surprenante étant donné son passé, c'était une toute autre affaire que de voir ces preuves d'inhumanité. Donc Erik était logiquement très gêné de montrer les marques de sa souffrance, mais il savait, du moins une partie de lui le réalisait, que Charles était déjà au courant de leur présence comme de tout le reste de sa vie d'ailleurs, et ce même s'il n'en avait jamais chuchoter un traître mot.
Toutefois, le choc vint quand Erik vit le dos de Charles pour la première fois. Voyez-vous, Charles n'avait pas l'habitude de faire attention lorsqu'il se changeait vu que la seule autre personne susceptible de rentrer dans sa chambre était Raven, qui était de toutes façons au courant du problème, ce qui explique qu'il avait complètement oublié son propre jeu de cicatrices, seulement pour s'en souvenir en raison de la vague d'émotions émanant d'Erik. Il se sentait bombardé par l'horreur, la compassion, la rage. A ce moment Charles n'avait pas la moindre idée de comment agir en pareils circonstances. Uniquement Raven savait pour ces cicatrices et ce parce qu'elle était présente lors de leur création et nécessaire pour les traiter. Autrement, il n'avait jamais eu à se préoccuper de la réaction des gens à leur propos, même lors de ses aventures d'un soir puisqu'il s'arrangeait toujours pour qu'elles ne remarquent ni ne se rappellent rien en détails. Mais avec Erik, c'était différent. Son opinion était devenu tellement importante ces derniers temps que Charles était pétrifié. Il pouvait se sentir successivement rougir et pâlir, il commençait à trembler, et son esprit à la fois tournait sur lui-même et était foncièrement vide.
Pour sa part, Erik passait très rapidement à travers diverses états émotionnels. Il était très surpris de découvrir ces marques sur son ami, il ne lui avait même pas traverser l'esprit que Charles pût avoir une enfance non idyllique considérant le manoir, l'argent, les domestiques... Puis il devint inquiet et soucieux, ne sachant pas ce qui c'était passé ni si cela le faisait toujours souffrir, pour enfin ressentir la familière rage, quoique les idées de tortures qui lui tournaient dans la tête pour le bâtard responsable de cette horreur étaient toutes nouvelles dans leur origine. Il avait une envie impérieuse d'oblitérer le responsable de la manière la plus lente et douloureuse qui soit. Personne n'était autorisé à blesser son Charles ! Attendez, SON Charles, depuis quand... ? Oh ben, autant l'admettre !
Néanmoins sa colère irrationnelle disparut comme neige au soleil à la vue de l'état dans lequel s'était mis son cher Charles. Il devait faire quelque chose...
« Charles – commença-t-il doucement – calme toi... Tu n'as pas à paniquer... » cela n'avait de toutes évidences aucun effet, pas surprenant puisqu'il n'avait jamais été doué avec les mots. Alors il décida d'agir à la place. Il s'approcha lentement de son ami pour maladroitement le prendre dans ses bras. Il put sentir Charles se raidir contre lui, mais il ne relâcha pas son étreinte. Il voulait faire comprendre à Charles qu'il était là pour lui.
Petit à petit Charles se détendit dans les bras de son ami. Il se laissa être supporté et Erik l'entraîné vers le sol, toujours enlacés.
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